Karas

Informations générales
- Format: OAV
- Année: 2005
- Titre original: Karas
- Nombre d'épisodes: 6
- Site officiel: http://www.thekaras.net/
- AKA:
- - 鴉 -KARAS-
- - Karas the prophecy
Staff technique [liste]
- Studio d'animation: Tatsunoko Production
- Réalisation: Satô Keiichi
- Chara-design: Andô Kenji, Hayama Kenji
- Auteur: Satô Keiichi
- Musique: Ike Yoshihiro
- Diffuseur: Tatsunoko Production
Version française
- Licencié: oui
- Titre français: Karas
- Editeur: Dybex
Doublage
Asuka Shibuya (Hinaru), Kasumi Suzuki (Yurine), Keiji Fujiwara (Nue), Toshihiro Wada (Otowa), Kiyoyuki Yanada (Mizutora), Mai Nakahara (Chizuru), Saeko Chiba (Sagizaka Yoshik)
Synopsis
Depuis 3 ans à Tokyo, on retrouve de plus en plus des corps vidés de tout leur fluide corporel.
Narumi Kure, jeune flic plutôt rationnel, est mandaté pour venir résoudre cette série de meurtres. Il va faire équipe avec le lieutenant Minoru Sagisaka, féru de mythologie traditionnelle, qui pense que c'est l'œuvre d'un Kappa.
Parallèlement on rencontre Eko, un Karas, protecteur de Tokyo. Il a cependant abandonné son devoir et tente de prendre le pouvoir des mondes humain et fantôme.
Quant à Yurine, la protectrice des fantômes, elle doit désigner un nouveau Karas afin de faire rétablir l'ordre dans la ville de Tokyo.
Synopsis soumis par emilie
#Par Karasa le 03/08/2011 à 10:58
J'ai vu et re-vu cette série d'OAVs et je dois dire qu'elle fait partie de mes préférées.
Afin de préserver la sécurité des villes japonaises, une Yurine choisit un Karas, ici en l'occurrence, nous sommes à Shinjuku et nous suivons les péripéties d'Otoha.
Cependant, Shinjuku abrite deux Karas : le « vrai 1», j'entends par là « l'officiel », celui que Shinjuku reconnait en tant que Karas ; Le second est Ekou, le précédent Karas qui a éliminé sa propre Yurine afin de devenir indépendant et ainsi, contrôler Shinjuku (le boss de l'histoire, en quelque sorte).
Le gros point fort de cette série est sans conteste sa réalisation ! Force est de constater que la première scène (les dix premières minutes) devrait faire partie des meilleurs affrontements tous anime confondues ! Les lames qui s'entrechoquent, l'effet « Bullet Time » à foison, pouvoirs magiques stylish, enchainements aériens, décors magnifiques et lumineux : tout bonnement fantastique ! Les combats en général tournent dans ce sens et il faut avouer que lorsque Karas dégaine son épée, on en prend plein les yeux ! C'est simple, un grand soin a été apporté aux phases de baston.
Le design des différents protagonistes sont aussi travaillés pour ma part, encore une fois, les armures des Karas sont magnifiques et l'on peut remercier Kenji Andou ainsi que Kenji Hayama pour leur travail qui fait honneur aux héros Tastunoko.
Le thème musical principal de l'anime est celle que je retiendrai le plus, les autres mélodies sont moins captivantes, enfin ça n'engage que moi, je n'ai peut-être pas assez fait attention à la bande-son. En tout cas, elle n'est pas du tout de mauvais goût.
L'histoire est bien développée, j'ai surtout apprécié qu'il y avait une certaine recherche sur ce domaine, sans pour autant réinventer le cinéma, il comporte des rebondissements et quelques surprises. Cependant, il est vrai qu'il manque, pour ma part, quelques imprécisions scénaristiques et que ça reste dommage d'avoir ce défaut pour un anime de cette qualité (Le mystérieux Ekou entre autres).
Je conseille néanmoins de ne pas s'arrêter s'il vous arrive de ne pas saisir la trame principal de la série, cette dernière se dévoile au fur et à mesure. Et puis, un anime tel que Karas, ça se doit de le finir jusqu'au bout !
#Par Shu-Chan le 02/10/2010 à 00:34
Quand j'ai vu que ces OAV allaient être diffusés sur grand écran dans plusieurs salles de cinéma en France le 23 septembre 2010, j'ai sauté sur l'occasion, et malgré le prix élevé de la séance, je ne le regrette pas une seule seconde. Dès le début, on se prend une grosse claque visuelle par un combat en 3D réalisé à la perfection d'une main de maître. La suite est tout aussi parfaite. Visuellement, que ce soit les paysages (très variés) ou bien le chara-design, c'est épuré, c'est magnifique ; les combats en 3D habilement mêlés à la 2D de l'anime sont à couper le souffle, les couleurs sont douces, certains plans sont de toute beauté, ... en bref, cette série est un vrai plaisir pour les yeux. Mais ça ne s'arrête pas là, la bande-son est de la même facture que le visuel : excellente (et tout particulièrement le premier ending qui se laisse écouter en boucle sans problème). Ce qui fait tout l'attrait de Karas, c'est son univers. Il est à la fois très particulier et très attirant ; il émane un mystère qui nous tient en haleine en permanence, tout comme son personnage principal, Otoha, qui, je souligne, est très charismatique. Mais tout ceci ne tiendrait pas debout sans un solide scénario. Certes, en 6 OAV (moins de 3h) il ne faut pas s'attendre à une grande histoire très développée, et même si celle-ci l'aurait amplement mérité, elle reste tout à fait superbe. Toutefois, par la complexité et la maturité que dégage ce scénario, cette oeuvre n'est pas à mettre entre les mains des plus jeunes (aussi par certaines scènes assez gores). En clair, cette série m'aura scotché du début à la fin, et après le générique de fin, on en voudrait bien encore, car 6 OAV, c'est court, c'est très court, c'est trop court même pour une série de ce genre.
PS : à noter que la VF de cette série est excellente ! (et pourtant, Dieu que j'ai horreur des VF)
#Par kuchiki byakuya le 02/02/2010 à 01:15
La première que l'on se dit après avoir vu Karas, c'est qu'on en a eu plein les mirettes, et cela, dès le début. A ce moment, on se dit que ces 6 OAV promettent beaucoup. mais est-ce le cas?
Ma réponse est sans appel: oui. Pour une série d'OAV, le résultat est plus que réussi. Il y a une ambiance particulière, difficile à décrire mais saisissante, comme prisonnière entre deux mondes, à l'image de son héros. L'histoire s'enchaine bien et pour une fois, il n'y a pas de philosophie inutile pour expliquer des faits simples. Les 6 OAV sont bien dosés et quand on en finit un, il faut absolument regarder le suivant. De plus, les éléments importants sont révélés petit à petit, ce qui ajoute à l'envie de continuer. La durée ne souffre pas de discussion je pense car même si le chopix de faire Karas en OAV peut sembler étrange, on ne voit pas trop ce qu'il y a à redire.
Certes, tout n'est pas parfait comme les raisons du Karas rebelle de tout déglinquer dans une ville qu'il a protéger. Il le dit mais ca méritait un peu plus d'éclaircissements. Pareil pour son état qui, techniquement parlant, ne devrait pas être possible. C'est d'ailleurs le facteur récurrent de la série. On ne sait que peu de choses sur le boss final alors que son entrée en matière décoiffait pas mal. On a un peu le sentiment que le studio ne savait pas trop comment expliquer et qu'il a joué la carte du mystère, en nous servant des explications de surface. Ca m'a un peu gêné car j'ai l'impression d'une fausse note alors que le reste était très plaisant.
Mais que cela n'occulte pas son héros classe, à la vie plus que trouble, mais qui effectue son rôle de protecteur à la perfection, comme une sorte de rédemption ou plutôt de libération et qui incarne parfaitement son personnage coincé entre deux mondes, qu'il ne veut pas quitter. Je m'attendais à plus d'attention sur Yurine mais au final, le peu que l'on sait de ces espèces de guide et d'observateur est suffisant. Les inspecteurs s'intègrent bien dans ce schéma et se confrontent courageusement à une réalité qu'ils ne sont pas prêts à affronter. N'oublions pas que Karas est une critique directe de l'humanité qui oublie son passé et cède à sa nature destructrice. Ils incarnent l'espoir des monstres et de la ville (aussi étrange que cela puisse paraitre mais c'est l'idée des OAV).
Autre point fort, le design. C'est beau et la 3D s'intègre bien au reste, donnant un réalisme rarement atteint, mêlant le clair-obscur avec brio. Ce petit truc a eu beaucoup d'effet car, sans être original, le résultat est très plaisant. Du coup, les combats sont magnifiques, bien que parfois un peu surchargés. Mais quand le Karas brandit son épée, on s'émerveille ^^ La scène d'entrée a bénéficié d'un soin tout particulier mais ca valait le coup car on reste scotché. Quoi de mieux pour séduire le spectateur. Ajouté à cela une musique de fin sublime, on en redemanderait presque.
Une bonne surprise que Karas qui irait preuve me réconcilier avec les OAV. Visuellement nickel, scénaristiquement très bon, je ne peux que vous encourager à voir Karas. Installez-vous dans votre canapé, préparez les pop-corn et décollage.
#Par beber le 28/09/2008 à 20:53
Karas c’est avant tout une introduction qui vous en fout plein la vue. Des flashes, des épées lumineuses qui s’entrechoquent brutalement, des armures qui volent au ras des buildings, le tout à une vitesse vertigineuse. Et attention, c’est très bien réalisé, la 3D est nickelle le tout d’un réalisme (tant que faire ce peut bien entendu, vu le thème) saisissant. Bref 5 min de plaisir intense le tout accompagné d’un générique façon film hollywoodien.
Mais Karas c’est aussi 6 OAV. Soyons honnête c’est sans doute ce qui coince dans cette série. En effet le tout n’est pas d’en mettre plein la vue, mais il faut en parallèle savoir accompagner les prouesses techniques d’animation avec un scenario qui non pas tienne la route, mais fasse plus. Car l’histoire tient la route, et est loin d’être ridicule. Mais ça reste bien peu satisfaisant quant au thème déployé. C’est sans doute ce qui est le plus rageant : quel potentiel non exploité !
En effet, si les 3 premiers OAV déroulent le tapis du scenario en introduisant tour à tour chacun des protagonistes, les 3 suivants sont plus axés sur l’action, le tout à grand renfort de scènes plus ou moins spectaculaire.
Alors si la première partie est intrigante, les liens entre les divers protagonistes assez bien tissés, elle n’en demeure pas conventionnaliste de par son déroulement. Le héros bien que charismatique, reste trop ténébreux pour qu’on s’y intéresse totalement, et le coté science fiction est un peu trop poussé (comment aucun habitant de cette ville ne se rend compte de rien, si ce n’est un pauvre inspecteur de police) pour être totalement crédible. Néanmoins pris au premier degré c’est très distrayant.
Là où le bas blesse, c’est que la seconde partie ne semble vouloir se focaliser uniquement sur l’action. Et là le scenario montre clairement ses faiblesse, car outre la spécificité de certains combats dont je traiterais plus part, on tourne rapidement au film hollywoodien pour le coup de bas étage avec un développement et un final assez navrant par rapport à ce qui aurait pu être fait. Mais là encore ou je mettrais un bémol, c’est finalement qu’il ne s’agit que d’une série animée assez classique dans sa trame et dont le seul défaut est de ne pas être en totale cohérence avec la technologie graphique déployée. Quoique….quoique…
…On l’a dit, la première scène est remarquable, tant technologiquement, que dans la mise en scène. La 3D ici est parfaitement maitrisée, ce qui est loin d’être si évident lorsque l’on en voit le résultat dans d’autre production. Toutefois, il est indispensable de soulignée l’inégalité de la qualité de cette 3D. Comme si finalement, les ¾ du budget de la production était passé dans cette première scène. Car certains combats sont absolument ridicule, et ceci lié au design et à la mauvaise intégration 3D pour le coup des méchantes bébêtes mi-hommes mi-méchantes bebetes (me souvient plus exactement ce qu’elles sont, si ce n’est des robots très moche). Le contraste est par ailleurs saisissant car dans ces même scènes de luttes, le Karas lui est super bien traité, augmentant pour le coup la laideurs des robots.
Finalement, ce qui sauve Karas de la dégringolade, c’est un véritable talent du metteur en scène, lequel parvient même à rendre intéressante la plupart des scènes d’actions. Ainsi l’on regarde sympathiquement cette série, et l’on parvient aisément au final.
Karas était une production bourrée de promesse, mais c’est sans doute ce qui la dessert le plus.
#Par georgio le 28/03/2006 à 03:26
Serait-ce un chef-d'oeuvre? N'ayant vu que les trois premiers OAV (sur les six prévus), et d'un naturel plutôt prudent, je ne saurais donner ici une réponse définitive: mais diable que ça sent la tuerie !Pourquoi me direz-vous? Après tout c'est en gros (vraiment en gros...) l'histoire d'un héros nocturne, veillant tel un ange-gardien sur l'insomniaque Tokyo et arborant une combinaison noire bardée de gadgets; un petit air de de déjà-vu... Cette vision simpliste expliquerait-elle la relative méconnaissance dont est victime cet anime?
En effet rares sont ceux qui connaissent la bête et encore plus rares sont ceux qui en parlent.
Et bien je le clame ici haut et fort : Karas mérite toute votre attention, et je pèse mes mots! Les raisons en sont multiples; la première d'entre elles est sans nul doute la qualité technique des OAV. Vous avez là tout simplement ce qu'il y a de plus beau en matière d'anime! Les dessins, sublimes, les couleurs, tantôt ténébreuses, tantôt chatoyantes, l'animation, d'un réalisme inégalé (Motion Capture???), le tout accompagné de mélodies enchanteresses et parfaitement adaptées aux diverses situations. Il suffit de voir, non, de contempler le premier épisode pour avoir une idée de la prouesse! Et ça démarre sur les chapeaux de roues avec un combat titanesque, de toute beauté, entre deux Karas. Il fait nuit à Tokyo lorsque les vitres volent en éclats, les murs se fissurent sous les lourds pas de ces fiers guerriers déchirant le ciel. On ne peut que s'émerveiller devant cette danse nocturne, saupoudrée ici et là d'un effet "Bullet Time" des plus réussis, pour le plus grand bonheur des fans de Matrix. Et que dire de la mise en scène?! Le terme "génial" conviendrait aisément! Sans même parler des phases d'actions, anthologiques, les plans, les dialogues, tout est orchestré avec un brio digne des films hollywoodiens, si bien que chaque OAV se regarde tel un long-métrage de monseigneur Spielberg!
Qu'en est-il du scénario? Pour être honnête, je n'en ai guère saisi encore toutes les subtilités tant il paraît recherché! Mais je dirai que c'est un fort beau mélange de X-Files, Matrix et Batman. X-Files parce que le duo d'enquêteurs, chargés d'expliquer les étranges meurtres perpétrés à Tokyo depuis quelque temps, rappelle furieusement les légendaires Scully et Mulder. Le jeune inspecteur Narumi Kure, d'un naturel incrédule et rationnel, vient d'être appelé afin d'épauler le lieutenant Minoru Sagisaka, lequel est convaincu que des forces paranormales se tapissent dans le mystère de ces disparitions. L'influence de Matrix est quant à elle perceptible au travers de ces fameux combats, sans doute la nouvelle référence en la matière. Enfin, comment résister au parallèle avec la cultissime chauve-souris! Otoha, notre jeune héros, fraîchement devenu un Karas, veille sur Tokyo sous le regard avisé de la charmante Yurine, sorte de protectrice du monde des fantômes. Sans aller trop loin dans la comparaison avec le riche et solitaire gardien de Gotham City, Otoha dispose d'une sublime armure noire ébène renfermant un arsenal qui ferait pâlir notre cher Alfred! Jugez plutôt: dans l'OAV 3, Karas se transforme carrément en voiture, puis en avion, lesquels ne sont pas sans rappeler la Batmobile et le Batplane. Un peu tiré par les cheveux me direz-vous! Je le pense aussi mais la scène est si spectaculaire que j'en suis tombé des nues! Grandiose tout simplement! Qu'on se rassure toutefois, car l'arme de prédilection de notre héros demeure le bon vieux sabre, qu'il manie d'ailleurs avec une grâce digne d'un certain Battosai...
Vous l'aurez compris, une irrésistible odeur de chef-d'oeuvre se dégage de Karas! Si le scénario paraît des plus captivants, il conviendra d'attendre la suite pour se prononcer définitivement. Néanmoins, la véritable claque visuelle et l'ambiance enivrante qui émane de cet anime imposent à tout amoureux de japanime d'y jeter ne serait-ce qu'un coup d'oeil! On ne saurait toutefois le conseiller aux plus jeunes, eut égard à l'atmosphère parfois pesante qui y règne. Karas s'oriente résolument vers un public mature, et la complexité de son scénario ne le destine guère aux plus jeunes. Point de gags ici, de petites culottes ou encore de romance, l'heure est belle est bien à la gravité.
Pour les autres, ne passez sous aucun prétexte à côté de ce futur monument! Sachez toutefois (car il faut bien une ombre au tableau...) que le rythme de diffusion en découragera plus d'un, car plusieurs mois peuvent s'écouler entre chaque OAV. Etant donné la qualité de chacun d'entre eux, quasiment des courts métrages, on imagine aisément la quantité de travail nécessaire. Mais que l'attente est pénible... Signalons enfin que la série est désormais licenciée, ce qui vous obligera à dégainer le porte-monnaie pour pénétrer l'univers ensorcelant de Karas...
