Kiki la Petite Sorcière

Informations générales
- Format: Film
- Année: 1989
- Titre original: Majo no Takkyubin
- Nombre d'épisodes: 1
- AKA:
- - 魔女の宅急便
- - Kiki's Delivery Service
Staff technique [liste]
- Studio d'animation: Studio Ghibli
- Réalisation: Miyazaki Hayao
- Chara-design: Kondô Katsuya
- Auteur: Miyazaki Hayao
- Musique: Hisaishi Joe
- Animation clé: Inoue Toshiyuki, Uratani Chie
Version française
- Licencié: oui
- Titre français: Kiki la Petite Sorcière
- Editeur: Walt Disney Studios Distribution
Doublage
Minami Takayama (Kiki), Kappei Yamaguchi (Tombo), Minami Takayama (Ursula), Rei Sakuma (Jiji)
Synopsis
Kiki a 13 ans, c’est le temps pour elle de partir faire son apprentissage de sorcière, elle part donc en compagnie de son chat Jiji sur son balai. Elle vole et souhaite se diriger vers une ville près de la mer. Après diverses péripéties, Kiki aperçoit enfin une ville bordée par la mer…
#Par Setsuko le 23/07/2009 à 12:19
Peut être l'une des œuvres de Miyazaki les moins retentissantes, il n'en demeure pas moins qu'elle recèle nombre de qualités et qu'elle est loin d'être à considérer comme une simple parenthèse dans sa carrière.
Tout d'abord prenez garde, car malgré le statut de sorcière de Kiki, la magie est loin d'être omniprésente ou à profusion dans le récit. Pas de baguette qui crache des étincelles ni de potions vaillamment concoctées, l'héroïne jouit d'un unique talent, celui de voler à dos de balais. Et en dépit de ce don prodigieux, Kiki est présentée avant tout comme une jeune fille ordinaire, en proie aux mêmes tourments que toute adolescente traversant cet âge.
Aussi désarmant que cela puisse être, « Kiki Delivery’s Service » célèbre la vie de tous les jours, qu'elle émaille de merveilleux afin de transformer le plus doux des quotidiens en aventure. Ainsi, le rythme posé de l'œuvre est à maintes reprises éclipsé par les péripéties effrénées de son voyage.
C'est une œuvre qui m'a d'autant plus touché qu'elle traite de l'émancipation, de l'apprentissage de la vie, de l'épanouissement personnel. Notre héroïne est amenée à s'extirper du cocon familial et se heurte à toutes les difficultés qui en résultent. Fraîchement débarquée en un lieu inconnu, elle s'emploie à gagner son indépendance et à s'intégrer non sans heurts à cet environnement étranger. Son évolution est dépeinte avec beaucoup cohérence. Kiki s'affirme au fil du récit en passant par des périodes de doutes et de sécheresse retranscrits avec une grande justesse par Miyazaki. Pas à pas, on la voit se façonner et s'épanouir au gré de ses rencontres et de ses expériences, et il devient aisé de se reconnaître en cette héroïne confrontée à des problèmes auxquels on se heurte tous tôt ou tard.
Cette histoire d'éveil à la vie est mise en scène avec brio. Tout d'abord, l'animation est irréprochable. Elle retranscrit à merveille la maladresse et l'énergie insouciante avec lesquelles Kiki se meut comme elle nous offre des scènes aériennes prodigieuses. (si bien que l'exaltation ne peine à nous gagner dès que Kiki enfourche son balais). Les décors sont quant à eux très soignés et immersifs, presque sensoriels. Lorsque l'héroïne découvre cette vaste étendue bleue, l'impression de sentir la fragrance iodée de l'océan et le vent salin s'engouffrer dans nos cheveux semble aussi nous assaillir.
Je regrette toutefois qu'aucune image ne s'est incrustée en moi comme on su le faire d'autres œuvres du même réalisateur. Il en est de même pour la musique qui, bien qu'elle berce à merveille le voyage d'apprentissage de notre héroïne, reste très peu marquante.
Mais qu'importe car « Kiki's Delivery Service » est une œuvre extrêmement sincère et touchante, gorgée de tendresse mais qu'aucune mièvrerie ne vient entacher en dépit d'une fin très (trop ?) optimiste. Certes plus enfantin qu'un « Princesse Mononoké » ou qu'un « Château dans le Ciel », mais toujours avec cette particularité de plaire aux enfants sans les infantiliser.
Elle mérite à mes yeux un 8, mais je lui offre un point bonus car Kiki est l'héroïne Miyazakienne à laquelle je me suis le plus identifiée.
#Par kuchiki byakuya le 10/06/2009 à 09:18
J'avoue avoir été presque déçu en regardant Kiki, bien loin des magnifiques Mononoké et autres. La raison est simple: on finit par s'ennuyer devant ce tableau de la vie quotidienne d'une sorcière désireuse de connaitre le monde.
Le changement de registre était audacieux et aurait pu être très bon mais maitre Miyazaki ne parvient pas à nous faire rêver dans ce film où la monotonie de l'histoire l'emporte sur le besoin d'évasion. Le portrait qu'il dépeint de la ville, en étant assez juste, ne passionne guère. Paradoxalement, il y a moins de magie dans Kiki (ce qui est un comble, il faut l'avouer). Là est le problème car ce sentiment se retrouve tout le long du film, avec des hauts et des bas certes, mais jamais suffisant pour relever le niveau. Même l'histoire d'amour naissante est plate, à cause de nos deux héros énergiques mais peu complexes.
On en vient même à se demander l'intérêt du film. En tout cas, je me suis posé la question à mi-chemin. Peut-être a-t-il cherché un peu plus de simplicité dans son histoire mais il manque quelque chose. Totoro aussi était simple mais il y avait l'imaginaire, le retour à l'enfance, le besoin de croire. Franchement, regarder une petite fille livrer ses baguettes sur son balai, c'est pas passionnant et même les moments "dramatiques" n'ont pas l'effet escompté. La fin n'est guère meilleure, avec une tentative de rebondissement, qui ne parvient pas à réveiller le spectateur.
La faute est aussi à mettre sur le compte des personnages, étrangement fades et très loin de ce que l'on est en droit d'attendre d'une tel génie. Kiki est gentille, mignonne, courageuse mais également énervante et naïve. Cette description peut aussi s'appliquer aux autres protagonistes comme la boulangère qui l'héberge et la félicite même quand elle une connerie, ou bien son ami qui rêve de voler. Tous les personnages manquent de nuance. Je suis d'accord pour dire qu'il n'est pas rare de voir ce genre dans les autres films mais la sauce ne prend pas dans celui-ci.
De même pour la musique, qui est bien en dessous. Où sont les thèmes magnifiques de Mononoké ou du Château dans le Ciel? Quid de cette légèreté mélodieuse qui s'incrustait dans l'histoire et que l'on ne pouvait s'empêcher d'écouter une fois le film terminé? Difficile d'écrire un morceau bouleversant quand la situation ne s'y prête guère.
Pour le dessin, heureusement, c'est toujours aussi bon, reconnaissable à des kilomètres mais toujours très coloré et joyeux.
Kiki pêche par sa trop grande simplicité qui ne nous fait décoller qu'à quelques centimètres du sol. Le synopsis ne m'avait pas convaincu et le visionnage ne m'a pas fait changer d'avis. Kiki est un raté pour ma part.
#Par Starrynight le 02/01/2007 à 14:07
A l’instar de Totoro, Kiki est considéré comme un film principalement destiné aux enfants. Pour les francophones, cet effet est renforcé par le choix d’un titre particulièrement mièvre et gamin (alors que le titre anglais « Kiki’s Delivery Service » respecte une fois de plus bien mieux l’esprit du titre original, lequel signifie littéralement « le service express de livraison à domicile de la sorcière »). Cependant, Kiki n’a pas moins de qualités que les autres films de Miyazaki.
Tout d’abord, visuellement, il est magnifique. On peut par exemple admirer les détails du jardin des parents de Kiki, scène aussi soignée qu’éphémère. De même, l’animation est irréprochable. Certaines scènes sont très réussies, comme celles où la jeune fille survole le paysage, préfigurant des scènes semblables (et tout aussi réussies) dans Porco Rosso quelques années plus tard. Musicalement, l’ensemble est moyen, mais quelques morceaux tirent leur épingle du jeu. Je pense notamment aux deux génériques, de petits moments de bonheur aux paroles chantant l’enfance et sa joie de vivre. J’aime beaucoup la manière dont l’opening est amené : tandis que Kiki tente de piloter son balai, c’est Jiji, le chat, qui allume la radio, lançant ainsi la chanson. Pendant celle-ci, on assiste à un moment d’insouciance et de liberté de la jeune fille et de complicité entre celle-ci et son chat.
Dans Kiki, on ne retrouve pas les thèmes habituels aux films de Miyazaki : pas de guerre, pas de nature à préserver, … . Comme Totoro, Kiki est un oasis de fraîcheur. Ce film est avant tout l’histoire d’une personne, la jeune sorcière Kiki, à une période charnière de sa vie.
Une sorte de Harry Potter avant l’heure ? Pas du tout ! Ici, pas de marque particulière, pas de pouvoir hors du commun parmi la communauté de sorciers, pas de fabuleux destin tracé. Juste une enfant bien jeune qui pendant un an doit vivre sa vie en terrain inconnu, en exerçant ses talents pour se faire accepter et se faire une place dans la société. Voilà donc Kiki, partie pour un voyage initiatique, mais sans personne à défendre ou à sauver, sans trésor à rechercher, sans ennemi à combattre, juste un logement et un travail à trouver, et mûrir. Cela n’a rien de facile.
Car, dans la ville, Kiki semble tout droit sortie d’une autre époque avec son gros nœud dans les cheveux et sa robe noire et terne. Le contact n’est pas facile avec les jeunes de son âge qui ne pensent qu’à sortir entre copains, s’habiller à la dernière mode, draguer et faire la fête. Elle leur paraît bien bizarre cette fille qui débarque avec son vieux balai et ne s'intéresse qu’au travail. En fait, le fait d’être sorcière la dessert plus qu’autre chose au début : elle n’a pas de talent particulier à part voler (et encore, pas très bien), pas de baguette ni de formule magique et est finalement une jeune fille presque ordinaire. Mais au fond, voler de soi-même, c’est déjà formidable et cela rejoint le rêve de plusieurs personnes : Tombo qui s’intéresse beaucoup à Kiki et bien sûr Miyazaki. Le réalisateur sait une nouvelle fois nous faire partager sa passion pour le vol. D’où cet émerveillement des amis de Kiki ; ils la voient comme une ange sans ailes ou une aviatrice sans avion. Bien plus qu’un conte de sorciers, ce film raconte l’histoire d’une jeune fille qui doit faire ses preuves. Mais, c’est aussi le récit de parents inquiets pour leur fille unique partie au loin, d’une artiste peintre qui espère avoir trouvé sa voie et d’un chat drôle et débrouillard.
Ce film n’est malgré tout pas exempt de défauts : certaines scènes sont très gentillettes avec de grosses ficelles et le final est aussi prévisible que mielleux.
#Par AngelMJ le 16/01/2006 à 18:23
Kiki est un Ghibli, et qui plus est, un Miyazaki. C'est donc sans crainte que l'on regarde Kiki, se disant que dans tout les cas, on aura à faire à un film de bonne qualité. Car Kiki est un bon film, mais sans doute pas le meilleur du maître.
Bon, c'est vrai que l'emballage est parfait. C'est toujours très beau visuellement, la musique est très belle, l'animation toujours aussi... WAOUH! Bien que le film commence à dater, il n'y parait pas tant le studio nous a habitué à une telle qualité visuelle.
Mais vous me direz, pourquoi Kiki n'a pas suscité en moi le même engouement que pour les autres films Ghibli? A cela j'ai trouvé deux explications, voire une si l'on veut globaliser : c'est bien trop... parfait.
Un film techniquement parfait, c'est bien. Des persos et un scénario sans quasiment aucune tâche, ça l'est beaucoup moins. Je veux dire par là que certains personnages manquent cruellement de réalisme car ils sont TROP gentils. Dans la vie "normale", Kiki aurait essuyé beaucoup plus de déceptions que les quelques banalités qu'elle rencontre dans le film. De plus, tout tourne principalement autour de la jeune sorcière, ce qui rend les autres personnages peu profonds.
Et le scénario reste quand même, avec du recul, carrément mielleux. Tout finit quasiment trop bien et bien que le personnage de Kiki ne sorte pas totalement indemne de son aventure, le tout reste prévisible et légèrement trop gentillet. Les thèmes abordés dans le film sont toujours un peu les mêmes que les autres films Miyazaki de la même période, ce qui donne quelque chose d'assez redondant...
Mais bon, on ne va pas cracher dans la soupe non plus. Le film est visuellement impeccable et permet de passer un agréable moment. Mais il fait vraiment pâle figure face à des titans tels Mononoke ou encore Chihiro. A voir, histoire de connaître l'ensemble des oeuvres de Miyazaki.
#Par alce le 08/08/2005 à 23:49
L'un des derniers animes faits entièrement à la main !
Toujours autant de perfection chez Miyazaki au niveau technique !
Encore un superbe film aux décors enchanteurs et à la magie discrète.
On se laisse emporter par les aventures de cette petite sorcière et l'on pourrait même oublier qu'elle reste une sorcière !
Une histoire de la vie de tous les jours, une dédicace de l'auteur aux jeunes filles quittant leur foyer paraît-il.
En tout cas, c'est rafraîchissant bien que certains pourront lui reprocher son caractère trop enfantin.
#Par Lessien le 22/12/2004 à 10:24
Ce film est un dessin animé sympa et chaleureux. La petite Kiki et ses amis sont vraiment très attachants, les dessins sont très réussis et l'ambiance sympathique.
Un tel dessin animé, c'est un baume au coeur.
L'histoire est assez originale. Le personnage évolue énormément tout au long du dessin animé.
C'est un bon moment de détente à mon avis !
N'hésitez pas à suivre la petite sorcière dans les airs !
#Par Soul @ngel le 17/12/2004 à 23:10
Kiki's Delivery Service est un film de Miyazaki de 1989. Malgré l'époque, les dessins restent de toute beauté. L'animation est, elle aussi, sans reproche. On voit que, comme d'habitude, le studio Ghibli a fait un énorme travail au niveau des décors.
Les personnages, surtout la petite Kiki, sont très attachants. Un vrai travail de fond a été réalisé. Ils ont un caractère bien à eux.
Certains thèmes miyazakiens sont bien sûr présents (celui du passage de la vie d'enfant à la vie d'adulte notamment…). Comme souvent, une partie de l'histoire tourne autour des choses qui volent, une des caractéristiques des films de Miyasaki (Laputa, Nausica, la vallée du vent, Porco Rosso…).
Les musiques sont excellentes et accompagnent l'univers de ce film que l'on peut considérer comme atemporel et qui même s'il paraît extrêmement réaliste, comporte sa part de magie grâce au personnage de Kiki.
L'histoire, en elle-même, est très simple mais magique. Cet anime plaira aux petits comme aux plus grands.
En conclusion, je vous recommande chaudement de voir cet anime. Vous passerez un très bon moment. Préférez la version en VO sous-titrée français, car même si la version française est de bonne facture, elle ne vaudra jamais la version originale.
