Kore wa Zombie Desu ka?

Kore wa Zombie Desu ka?

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Doublage

Iori Nomizu (Haruna), Junji Majima (Ayumu Aikawa), Ai Shimizu (Ō-Sensei), Aya Gōda (Salas), Hiroyuki Yoshino (Orido), Hisako Kanemoto (Tomonori), Mina (Kanami Mihara), Noriko Shitaya (Kyōko), Rie Yamaguchi (Taeko Hiramatsu), Yōko Hikasa (Sera)

Synopsis

Après avoir été assassiné par un serial killer inconnu, Ayumu Aikawa, lycéen jusque là ordinaire, est ramené à la vie par une nécromancienne nommée Eucliwood Hellscythe (surnommée Yuu). Il renaît alors en tant que zombie, et dispose à ce titre du pouvoir de se régénérer à loisir s'il est blessé. En revanche, il devient allergique aux rayons du Soleil mais aussi le servant de Yuu qui emménage chez lui.

Il rencontre alors Haruna, une Magical-girl qui chasse des démons appelés Mégalos avec une tronçonneuse rose. Par inadvertance, il lui vole ses pouvoirs et se transforme lui même en Magical-girl. Un peu plus tard encore, il va faire la connaissance de Sera, une vampire ninja qui elle aussi s'installe chez lui.

C'est ainsi qu'Ayumu, aidé de ces jeunes filles, va protéger la ville des Mégalos tout en recherchant ceux qui l'ont tué.

Synopsis soumis par Deluxe Fan

#Par Izanami le 05/04/2011 à 21:09

Vive le 36° degré !
Cet anime est tout simplement un concentré de n’importnawak, comme disent les jeunes. Du pur délire, au point de se demander si ce n’est tout simplement pas une parodie de ce type d’anime cliché. En effet, tous les éléments de l’anime shonen lambda sont là, mais saupoudré d’une tonalité burlesque originale et sans limite qui tendent vraiment à nous plier en quatre.
... du moins au début.

Je m’explique : prenez la sauce classique.
Un lycéen romantico-mélancolique qui pense au sens de la vie et de la mort près de la fenêtre de sa classe de lycée.
Un harem rempli de tsunderes, lolis, qui squattent la maison du héros qui n’a étonnement pas de parents.
Des méchants fantomatiques surpuissants qui apparaissent à droite à gauche pour détruire notre somptueux éco-système, pour une raison très floue, et les gentils qui se transforment pour les combattre.
Bon, vous avez l’idée.

Mais voilà, petite précision anodine sur les personnages en question :
On recense un zombi travesti en magical girl, un vampire ninja qui défait ses ennemis à coup de bol de ramen, une nécromancienne aphone en armure, une autre loli tsun qui finit toujours à poil et se ballade avec une tronçonneuse rose, et j’en passe.
Toute situation laisse place à un humour absurde, c’est le propre de Kore wa Zombie desu ka : du fourre-tout, du n’importe quoi, tout sauf du sérieux. (Jusqu’à l’ultime scène de foutage de gueule, où un personnage demande comme dernière volonté sur son lit de mort, alors que vrombissent en arrière plan les violons et que pleure à flot l’auditoire, à être réincarné en pingouin).
Et je vais mettre à présent de côté la dimension humoristique pour me dispenser de trop spoiler, pour me pencher sur l’autre face.

Car oui il y a une intrigue mine de rien (même dans le plus grand chaos d’absurdité il faut l’esquisse d’un fil directeur pour pouvoir apprécier). On a en contradiction des scènes réellement émouvantes et bien menées qui nous poussent à nous attacher finalement aux personnages incompréhensibles et à l’histoire en général, à chercher le fil directeur. Mais si les premières scènes sérieuses m’ont beaucoup plu, on bascule vite dans… la nullité tout simplement. Ce sera mon dernier point pour le fond : pourquoi cet anime est un triste gâchis.

Puisque malheureusement plusieurs éléments laissent clairement à penser que KWZDK se voulait être un anime complet, alors qu’il n’en avait pas du tout les matériaux. Ils voulaient conclure l’histoire, rester un minimum sérieux pour respecter une intrigue clichée qu’ils pensaient inévitable, tenter de peaufiner les relations amoureuses, c’est là l’erreur de cet anime. Ils auraient du rester une parodie, une succession de délires sans conclusion. Ce qui donne du coup un final absolument catastrophique, et un épisode 12… plus que déplorable (bien que restant dans la dimension absurde).
A côté de ça on a des passages inutiles, ennuyants (des clichés même pas parodiés), des personnages sans intérêt (Dai-sensei), et, comble, horreur, putréfaction révolutionnaire, la nécromancienne qui gâche la moitié de la série à faire chier les héros en pensant « ils ne m’aimeeeent paaas » alors qu’ils risquent leur vie depuis le début pour elle. Et finalement, sans raison, à la fin, pouf, ça va mieux.

Ce n’est finalement pas la parodie que j’attendais tant, l’attachante absurdité d’un Seto no Hanayome; c’est probablement juste un anime raté.
Et pourtant je me suis surpris maintes fois à me plier en quatre dans les premiers épisodes, ce qui est d'autant plus dommage.

// Sinon : des génériques nullissimes selon moi. Une BGM plus mélodieuses cependant (notamment en piquant des mélodies classiques, ce qui finalement fait toujours plaisirs).

5/10

#Par Deluxe Fan le 02/04/2011 à 12:13

Kore wa Zombie desu ka ? : …Vous pouvez répéter la question ?



Lorsque les premières bandes-annonces de Kore wa Zombie desu ka ? (KWZDK) sont sorties, l’a priori général fut globalement négatif. On y voyait une loli habillée en magical-girl, une tronçonneuse rose, la même loli à poil deux secondes plus tard et le mot « zombie » écrit en gros.
Tout le monde s’accordait pour dire que cela allait être une belle daube.
Mais en tant que masochiste notoire, j’ai regardé la série. Et ce visionnage n’a fait que confirmer ma première impression : KWZDK est un anime raté. Explications.


KWZDK est atteint du même virus qui gangrène les animés du début de 2011. Il veut trop en faire en trop peu de temps, et finalement il n’arrive à rien.
Là où le diagnostic est plus grave que pour certaines autres séries concurrentes, c’est que KWZDK n’a jamais eu l’intention d’aller où que ce soit.


Le héros s’appelle Ayumu Aikawa, lycéen bien dans son temps. Sa particularité est qu’il s’est fait assassiner par un mystérieux tueur en série. Pas de bol ! Heureusement une loli en armure… Heu je veux dire une nécromancienne répondant au doux nom de Hellscythe Eucliwood (je sais ça pas dû être facile à l’école) le ramène à la vie et en fait un zombie immortel. Quelle chance !
Hellscthye Eucliwood (Yuu pour aller vite) finit par emménager chez notre héros. Malheureusement elle ne parle pas beaucoup, ce qui ne l’empêche pas d’être le centre d’attention des fanboys. Un grand mystère que celui-ci…
Par la suite, Ayumu rencontre une magical-girl loli surdouée à qui il vole ses pouvoirs dont celui de manipuler une tronçonneuse rose, une vampire à gros nibards qui fait aussi ninja et qui a un sale caractère (Tsundere ?) une autre vampire ninja qui se proclame son épouse et qui se bat à coup de ramen dans ta gueule, et tout un tas d’autre trucs.

Comme vous pouvez le voir l’univers de KWZDK peut se targuer d’être riche mais je l’ai surtout trouvé incohérent et fourre-tout. Il se passe un tas de trucs mais on ne comprend ni d’où ça sort ni pourquoi.

Par exemple, à la fin de l’épisode 07, Ayumu découvre des luettes qui lui permettent de voir à travers les vêtements. N’importe qui aurait vu cela logiquement comme un élément comique récurrent, un running-gag. En vérité, cet élément disparaît dès le début l’épisode suivant. De même, le personnage de Tomonori qui se dit être la femme d’Ayumu apparaît vers le milieu de la série puis disparaît une fois qu’elle a chié un sorte de monstre enflammé dans l’épisode 09.
C’est peut-être un détail pour vous mais pour moi ça veut dire beaucoup. Ça veut dire que KWZDK n’a aucune cohésion, aucun projet à long terme, aucune ambition. C’est juste un gros pêle-mêle d’éléments hétéroclites sans liant narratif.


Tant pis. Lorsqu’un anime ne peut offrir un univers intéressant et construit, on peut toujours se rabattre sur l’histoire. Après tout, même dans un univers pourri on peut raconter des trucs intéressants, suffit de bien s’y prendre.

Malheureusement, c’est pas le cas…

Au cas où vous n’auriez pas compris, KWZDK est un anime de harem qui cache la misère avec un fantastique de bazar sans grand intérêt. Le scénario est à cette image : que de la gueule, rien derrière. L’anime se divise en deux arcs scénaristiques ; dans le premier on va essayer de découvrir qui est le tueur qui a agressé Ayumu. Ne vous attendez pas à un suspense incroyable, ni même à vous trouver intéressé par ce qui se passe. Cet arc est surtout une scène d’exposition des personnages et du bon fan-service outrancier. La suite ne vaut pas mieux, puisque il s’agira de voir la belle Yuu se transformer en moeblob attendant de se faire sauver par le courageux héros… Pfff.
Je ne dis pas que j’ai trouvé cela ennuyeux, mais que de mon côté cela ne m’a absolument pas intéressé. Déjà que l’anime ne nous explique pas la moitié de ce qui se passe (c’est qui le Roi de la Nuit d’abord ? Pourquoi n’en sait-on pas plus sur le clan des vampires-ninja ? Et sur l’école des magiciennes ? Et les Mégalos ?), et il faut savoir séparer ce qui est intéressant de ce qui ne l’est pas. En l’occurrence un gros tiers cumulé de l’anime ne sert à pas grand-chose. Et le reste n’a ni queue ni tête.


A cet instant, je me dis que même si l’univers et le scénario sont inintéressants, on peut toujours essayer de trouver de bons personnages. Après tout, en japanime comme en manga ce sont les personnages qui sont la priorité, c’est bien connu.

Sauf que là encore…

En bon harem qui ne s’assume pas, KWZDK va vous proposer un nombre réduit de personnages masculins pour un nombre conséquent de personnages féminins. Si possible, des loli et des bonnets D, sinon c’est pas marrant. Ainsi ce produit va attirer le public pédophile avec Haruna, Dai-sensei et Yuu, attraper le fétichiste des sailors-fuku avec Tomonori et les copines de classe d’Ayumu dont je ne me rappelle plus le nom tellement elles ne servent à rien, et enfin, les amateurs de mamelles rebondissant joyeusement seront aux anges avec Sera, Kyôko et le reste des persos féminins.
Emotions surjouées, fan-service gratuit, tout ce que nous adorons en japanime et là. On ne finit plus que par repérer les plans culottes et les décolletés, et se pâmer devant la bouille trop kawaii kikoolol de Yuu. Mention spéciale au dernier épisode qui est un petit cadeau fait aux fanboys puisqu’il se déroule à la piscine avec l’ensemble des personnages féminins en maillots de bain, suivi d’un truc ridicule à base de cuir et d’idols. Sans compter qu’il est presque écrit à la fin « saison deux ». Vous êtes heureux hein ? Avouez que vous êtes heureux !


Faisons un petit bilan à mi-parcours. De ce que j’ai interprété, KWZDK affiche un univers et un scénario prétexte, dans le seul but de mieux flatter l’otaku avec des stéréotypes éculés et un fan-service omniprésent et envahissant. Sans aucun intérêt à tout point de vue, l’histoire de KWZDK n’est qu’une façade qui cache maladroitement la faiblesse de son ambition.


Il reste une chose à voir, une chose essentielle ; la réalisation visuelle et sonore. Après tout, si c’est joli on peut être clément avec le reste.

Sauf que…

L’anime n’est pas moche, il est dans la moyenne actuelle. Le chara-design est standardisé mais plaisant (ce qui n’est pas le cas du manga tiré de cette série qui est une torture pour les yeux). L’animation arrive à être très correcte lors des scènes de combat, il faut le noter. Par contre, je ne comprends pas pourquoi ils ont salopé le reste en foutant des monstre en… 3D ! Bordel mais ça sort d’où ? Ils ne voient pas que c’est ignoble ? Quel gâchis…
La partie sonore ne casse pas des briques, avec un opening moyen et une BGM dynamique mais sans grand génie non plus. Par contre, j’approuve l’ending qui est une des rare choses que je retiendrai (avec du son chiptune on peut me vendre n’importe quoi).



Ainsi, KWZDK est un anime qui ne mobilisera pas votre matière grise, mais qui essayera de vous faire croire qu’il a un univers et une histoire alors que la seule chose qu’il propose c’est du fan-service ecchi en grande quantité camouflé par un scénar tout droit sorti de nulle part. Il ne vous divertira même pas à cause de sa mise en scène faible et de sa réalisation terne et convenue. Lourd, bête, tiède, KWZDK est voué à être oublié de tous.
4,5/10, arrondi à l’inférieur pour faire chier les fanboys (nananèèèèreuh !)


Les plus
- L'ending

Les moins
- Scénario bidon
- Chouette, un harem...
- Techniquement pas au niveau

4/10