Madlax.
Une anime qui partait sur de bonnes bases mais qui se retrouve au final bien insipide. Le patchwork ou puzzle proposé par l'intrigue : "quelle est la relation entre les protagonistes ?", "que se passe-t-il réellement ?" est noyé dans un flot d'évènements lents et insipides. Le propos se perd dans des méandres tortueux d'un lent fleuve et cela est lié au personnage principal.
Le manque de fluidité et de rythme provient du personnage principal Margaret Burton, jeune fille apathique et limite neurasthenique. En avoir fait le pivot central de l'histoire est une très mauvaise idée. Pour gâcher les choses, la plupart des apparitions de Madlax virent au grand guignol de série B car les auteurs la transforment en une poupée tueuse et invincible au final bien fade.
La réalisation moyenne ne vient pas améliorer les choses.
C'est un beau gachis dans l'ensemble car l'axe principal de l'histoire était intéressant et dans son final relativement bien traité, même si le propos était spécieux et vide de sens.
Bigre, difficile de décrire mon sentiment sur Madlax tant cet animé est complexe et étrange.
Deux jeunes filles cherchent à rassembler les lambeaux de leur mémoire à travers une quête mal expliquée et confuse contre une organisation secréte, Enfant, trop peut-être car on ne sait au final quasiment rien sur elle. Madlax est une tueuse à gage, terriblement belle, apparemment froide mais en réalité très sensible alors que Margaret est plutot (voir totalement) neurasténique. Voilà que l'on se plonge dans l'univers de ces 2 jeunes femmes à la recherche d'une partie d'elles-mêmes.
On pourrait croire que l'action est présente mais ce n'est absolument pas le cas, le tout étant très lent voir trop et les scènes de combat, très bien réalisées et fluides (comme le reste de l'animé) se font rares (Un de ces combats est surtout original pour la tenue dans laquelle Madlax se bat: en robe de soirée. C'est osé mais ce petit plus fait son effet). Heureusement que ces scènes sont portées par une musique fabuleuse qui les rende inoubliable. L'ensemble des thèmes est, en général, réussi.
Le problème de fond demeure l'inutilité de la plupart des épisodes qui ne font que tourner en rond et à ne proposer que des demi-vérités, pas toujours très claires. C'est lent, lent, diablement lent. Il faut attendre les 3 derniers épisodes pour non seulement avoir des réponses mais également un rythme plus soutenu.
Madlax m'a procuré un effet mitigé sauf la fin qui est décevante et trop poussive. Même si le but est de nous faire cogiter, le rythme nous en empêche et on a du mal à suivre. A noter que l'ost est à écouter car bons nombres des morceaux sont magnifiques mais mis à part la BO, Madlax ne vous laissera pas un souvenir impérissable.
Cette série m’a laissé sur une impression mitigée, s’il n’y a pas grand chose à reprocher au début la fin, elle, traîne en longueur et comporte beaucoup de défauts au niveau du scénario, 20 épisodes auraient largement suffi.
Après un bref aperçu d’une enfant dans un environnement peu commun, on se retrouve au beau milieu d’une histoire que l’on met du temps à cerner, on ne comprend pas tout de suite où l’auteur veut en venir cependant on est immédiatement charmé par le personnage de Madlax, l’un des rares à mériter une attention particulière.
L’intrigue se met en place lentement, l’auteur prend le temps de présenter les personnages, peut être trop justement. Cette lenteur qui, au début, est compréhensible devient vite pesante, en plus de ne pas avancer dans l’histoire certaines scènes se répètent au point de voir 7 fois le même flash back en 3 épisodes. Rajouter à ceci des phrases qui se finissent souvent par des points de suspension pour n’en connaître la fin qu’au prochain épisode ; car à chaque fois que la phrase se commence on passe à une autre scène ce qui à un côté aussi frustrant qu’ agaçant.
Durant les derniers épisodes, le lien entre les personnages est mieux expliqué mais l’histoire est mal ficelée et certains éléments sont incohérents.
Autre chose, l’intérêt du rire sardonique ?? Le prétendu méchant perd de sa crédibilité, il n’a nullement besoin de ce rire pour qu’on comprenne qu’il a sombré dans la folie.
En bref, on se lasse de cette recherche d’un passé qui s’éternise. On se surprend à souhaiter qu’une scène de combat arrive car si le scénario à trop se vouloir profond devient ennuyeux, les passages d’action sont prenants, le charisme des personnages est mis en avant ainsi que le fond sonore et les graphismes.
Des graphismes par ailleurs qui plaisent et montrent que la simplicité a du bon, malgré des défauts que l’on remarque surtout dans les plans éloignés on peut difficilement reprocher un manque de soins aux dessins.
La musique quant à elle s’écoute avec plaisir, le générique d’ouverture est très représentatif de l’ambiance de Madlax.
Au final une série divertissante qui aurait mérité d’être traitée avec beaucoup plus de simplicité.
Ayant vu Noir avant Madlax, je n'ai pas pu m'empêcher de lui trouver beaucoup de ressemblances dans les premiers épisodes (aidé en cela par le fait que c'est le même studio, Bee Train, qui a réalisé ces deux séries) :
Les deux principaux protagonistes sont deux jeunes femmes : l'une blonde et tueur à gages, l'autre brune à l'air un peu endormi et au passé mystérieux. La plupart des protagonistes évoluent dans un univers européen (voire français). Une puissante organisation (au nom français : "Soldat" dans Noir et "Enfant" dans Madlax) tire les ficelles dans l'ombre. Les thèmes de l'amnésie, du péché et de la recherche d'une vérité, pour ne citer qu'eux, se retrouvent également dans les deux séries. Et puis il y a les musiques, toutes deux par Yuki Kajiura (excellents OST au demeurant).
Cependant (et heureusement), de nettes différences apparaissent assez rapidement. Les histoires de Madlax et de Margaret évoluent en parallèle en restant longtemps séparées. De plus d'autres personnages sont souvent à leur côté et ont un rôle important dans l'histoire.
Car la série Madlax se construit progressivement comme un puzzle dans lequel chaque personnage et chaque situation (dont les flash-backs) sont des pièces, et il faut quasiment attendre que le puzzle soit fini d'être construit pour comprendre comme l'ensemble s'agence.
L'histoire, tortueuse, se construit comme un patchwork, mais si lentement qu'on a souvent du mal à n'y voir autre chose que des scénettes en parallèle sans liens entre elles. C'est en fait le principal défaut de Madlax : sa lenteur. Le suspense est préservé dans une certaine mesure mais le fait de distiller à ce point au compte-goutte la moindre bribe d'information rend presque incompréhensible une intrigue déjà compliquée à la base, d'autant plus que ces informations sont noyées dans une masse d'événements finalement sans réelle importance.
Il faut arriver vers l'épisode 18 ou 19 pour commencer à comprendre où l'on va en venir et je pense que beaucoup de personne qui ont commencé cette anime auront lâché bien avant.
Pour finir, les tout derniers épisodes gâchent à mon avis l'intrigue par le traitement des personnages et des situations floues dont on ne sait trop quoi comprendre.
Etant un des rares à avoir vu cette série entièrement (26 épisodes), je peux vous dire que comme pour Noir, le studio Bee Train a fait dans la haute qualité.
En effet pour ceux qui ont déjà vu Noir avant, on se retrouve toute de suite dans la même ambiance de polar sombre et de portes flingues féminins très sexy au coeur de Paris. Mais la comparaison s'arrête là car l'intrigue est différente et le mystique y a une part très importante. Très vite on est plongé dans une guerre civile aux causes inexpliquées que tout le monde semble avoir oublié jusqu'à l'apparition d'une mystérieuse organisation secrète appelée Enfan.
La série se compose de deux histoires parallèles:
La première est l'histoire de Margarette Burton, jeune lycéenne, vivant à Nafres (anagramme de France) déconnectée, du monde réel depuis 14 ans où elle revint chez toute seul chez elle après un accident d'avion, la mémoire totalement effacée.
La seconde est l'histoire d'une mercenaire tueuse à gages appelée Madlax, dont la mémoire ne remonte pas plus loin que 14 ans dans un pays en pleine guerre civile.
Au fils des épisodes les deux histoire vont fusionner grâce à Vanesse, une amie de Marguarette, qui enquête sur l'organistion Enfan, et qui pour se faire aura besoin des service de Madlax...
S'ajoute à cela un mystérieux livre en possession de la jeune Margarette.
Une anime de très haute qualité au point de vue scénaristique, graphique et surtout sonore (rien que les OST valent le détour). Le studio Bee Train nous promet un avenir magnifique s'il continue sur cette lancée.