Metropolis

Informations générales
- Format: Film
- Année: 2001
- Titre original: Metropolis
- Nombre d'épisodes: 1
- Site officiel: http://www.bandaivisual.co.jp/...
- AKA:
- - メトロポリス
- Relations: 1 fiche en relation
Staff technique [liste]
- Studio d'animation: Madhouse
- Réalisation: Rintarô
- Chara-design: Nakura Yasuhiro
- Auteur: Tezuka Osamu (mangaka)
- Musique: Honda Toshiyuki
- Animation clé: Hashimoto Shinji, Minowa Yutaka
- CGI: Shinozaki Tooru (Structure Design - MadHouse)
Version française
- Licencié: oui
- Titre français: Metropolis
- Editeur: Sony Pictures - Home Entertainment
Doublage
Kei Kobayashi (Kenichi), Yuka Imoto (Tima)
Synopsis
Métropolis, gigantesque métropole dirigée d’une main de fer par le Duc Red grâce à la puissante milice, les "Malduks", est en proie à des soulèvements révolutionnaires de la part du peuple. Le détective Shunsaku Ban, accompagné de son neveu Kenichi enquête sur le professeur Laughton suspecté de traffic d’organes. Ce qu’ils ignorent c’est que le professeur travaille pour le duc….
#Par Afloplouf le 02/01/2011 à 15:58
Difficile de garder la tête froide quand on voit les noms qui défilent au générique de ce film. Adaptation d'un manga du Dieu du manga Ozamu Tzeka qu'on ne présente plus. Réalisation de Rintarô (Adieu Galaxy Express 999, Harlock, le Roi Leo, les Moomins...). Scénario de Katsuhiro Ôtomo, le papa d'Akira. Direction artistique de Atsushi Morikawa (Jin-Roh, Sword of the Stranger)... Enfin vous voyez le topo. Le tout sous la houlette du studio Madhouse. Devant de telles monstres du cinéma d'animation japonais, il est difficile de se faire une place. Difficile de critiquer.
Surtout lorsque non contents de se reposer sur leurs CV ils délivrent une copie proche de la perfection ! J'entends les reproches de manque d'innovation. Manque d'innovation de l'hommage à Brazil en effet, à 1984. Hommage et non plagiat. La verticalité de Metropolis ne révolutionne pas le genre mais elle souligne la métaphore biblique de la Tour de Babel. Metropolis est une œuvre de jeunesse de Tezuka et ça se ressent, il y a quelques très rares maladresses et on y décèle des astuces qui seront développés dans ses prochains ouvrages. Certains pourraient même à juste titre parler ici de déséquilibre car le film, trop court, manque du temps nécessaire pour déployer ces ailes. On aurait souhaiter de précieuses minutes supplémentaires pour s'attarder sur les personnages ou mieux amortir les transitions.
Mais ou alors l'histoire se distingue-t-elle me demandez-vous ? Tezuka a souvent été comparé à Azimov. L'analogie ne manque pas de pertinence mais là où Azimov est un peu froid, Tezuka aime ses persos. Dans ce monde de métal perce une grande chaleur humaine. Les robots de Tezkua peuvent tomber amoureux, bien avant Wall-E.
Ce message profondément humaniste se retrouve mis en valeur par l'emballage technique. La bande-son jazzy n'est pas si anachronique dans la ville baroque de Metropolis. La direction artistique est au diapason. Le chara-design old-school, fidèle au trait du Dieu du Manga, nous leurre à la manière du plus récent Kaiba. Ne vous laissez pas détrompez : Metropolis n'est pas vraiment un film pour enfants. S'il aborde le thème innocent de l'amour, le film parle aussi politique, humanité, société... dans leurs plus noirs atours. Les décors oscillent de la noirceur des bas-fonds où vivent seulement les robots à la surface colorée de vie jusqu'aux cieux azuréens où seule trône la Ziggurat. Mieux encore, l'alchimie improbable sur le papier de l'animation traditionnelle et des CGI est très réussie. Aujourd'hui, les Anciens jugent un peu vite que les CGI dénaturent l'animation mais ils se trompent. Ce n'est qu'un outil et ne bride certainement pas le talent.
"L'utilisation des Computer Graphics est équivalente au rodéo américain. L'outil est comme un cheval sauvage qui peut devenir fou s'il est mal dirigé, mais, pour qu'un artiste la maitrise bien, ce même outil peut devenir d'un meilleurs outils pour l'animation."
Rintaro
Metropolis a lui aussi tout d'un animal à apprivoiser. Il faut s'en approcher avec précaution et gagner sa confiance pour le découvir dans toute la lumière.
#Par azorni le 26/02/2010 à 03:11
Metropolis est un film très ambitieux mais qui ne parvient pas à mon avis à réellement atteindre son objectif. Je l'ai vu il y a assez longtemps et je me souviens qu'il avait réussi à l'époque à m'arracher de grosses larmes, mais avec le recul je n'arrive malgré tout pas à le considérer comme le très grand film qu'il pourrait prétendre être.
Sur le plan technique, il n'y a pas grand chose à reprocher, si ce n'est le style assez désuet du dessin des personnages, qui tranche avec les décors futuristes et l'usage de la 3D.
En fait Métropolis est un film de science-fiction assez sombre que j'ai envie de comparer, non pas au film original de Fritz Lang, mais plutôt à un autre grand classique du genre : Brazil.
Les deux films ont cet aspect déprimant d'une mégalopole futuriste complètement déshumanisée, mais surtout les deux films font un excellent usage de la musique, qui dans les deux cas constitue certainement le gros point fort du film. C'est bien connu au cinéma l'association des images et du son fait parfois merveille, et donne à certains films une dimension particulière, leur assurant une certaine postérité. Et à mon avis c'est le cas de Brazil et de ce Metropolis.
Mais donc, hormis quelques scènes où la magie du cinéma fonctionne très bien, l'impression générale est quand même celle d'un film d'une grande froideur, terriblement sinistre et glauque, sans réelle pointe d'optimisme ou d'humanité.
Bref, un film qui n'est pas agréable à visionner, et que je déconseille donc, à moins que vous soyez maso et que vous aimez vous faire mal.
Pour la note, je donne à peine plus que la moyenne.
#Par HerrV le 01/11/2005 à 08:51
Pourquoi 5 ? L'ambiance générale du film m'a déplu. Si le scénario est acceptable, bien que traînant parfois en longueur, le chara design est tout simplement atroce. Imaginez que l'animation 3D des décors soit pas mal rendu, mais que les personnages conservent une modélisation façon SD fin des années 70. Quel bond en arrière... Comme si on avait fait un Ghost in the Shell en utilisant les dessinateurs de Popeye.
Je serai court : si vous aimez le style de Galaxy Railways 999, vous aimerez le style graphique de Metropolis sans pour autant être sûr d'accrocher au scénario, qui est très noir par rapport à ce que laissent apparaître les dessins enfantins. Ce n'est définitivement pas pour un enfant, qui n'y comprendra que peu de choses et pourra s'ennuyer. Mais un adulte ou un ado pourrait s'irriter devant le graphisme qu'il jugera "pour les enfants". Là est le dilemme.
L'ambiance musicale n'est pas mal pensée, le DVD est assz réussi, en version collector surtout (limitée à 5000 exemplaire à sa sortie, avec un artworks, l'OST, des photos, etc...), mais je compte le vendre un de ces quatre pour faire de la place.
BILAN : pour les fans du style de Tezuka.
#Par mr_anzai le 11/01/2005 à 16:09
Tant de grands noms ont travaillé sur Metropolis et pas une once de déception de ma part!
En regardant Metropolis pour la premiere fois, j'allais dans l'inconnu, je ne savais rien de ce film.
La première impression fut évidemment visuelle : Melange 2D / 3D, perso "tezukiens",... Je suis tombé sous le charme!
Le scénario nous met face à la soif de pouvoir des humains voulant aller "trop" loin... Plusieurs thèmes sont abordés et l'aspect enfantin des persos permet d'aténuer le côté "dur" de certaines situations!
Pour finir la B.O. a fini le travail de séduction, c'est excelent.... Pour preuve : Je n'ai qu'une OST d'anime et c'est celle-ci. Une bande-son Jazzy se mêlant parfaitement au film, il fallait oser!
Et pour ne rien gâcher, Metropolis finit en apothéose avec une scène qui vous scotchera à votre canapé; le tout relevé de "I can't stop loving you" de Ray Charles... Certainement la scène de film que je me suis le plus repassée.
#Par Soul @ngel le 17/12/2004 à 22:33
Metropolis est une adaptation assez libre du film du même nom de Fritz Lang (film de des années 1930 dans lequel ce dernier critiquait implicitement les régimes totalitaires).
La première chose qui frappe dans cet anime, c’est la respect du chara-design original d'Osamu Tezuka (c'est-à-dire des grands yeux, des mains assez "bizarres"…). Ca pourrait en rebuter certains mais, en ce qui me concerne, j'apprécie ce style.
J’affectionne l’atmosphère de ce film qui possède comme "Cowboy Bebop" une ambiance à la fois jazzie et mélancolique, aidée par une excellente bande-son de Toshiyuki Honda et un morceau de Ray Charles. Tout ceci sur un mélange parfois surprenant mais extrêmement réussi d’animation traditionnelle (pour donner un côté un peu rétro) et d’images de synthèse. On obtient donc une mégapole avec un univers envoûtant.
Le scénario ainsi que la façon dont il est traité ne brille pas par son originalité mais l’on oublie très vite ce défaut une fois transporté par l’ambiance de cet anime. On observe de nombreuses critiques vis-à-vis des régimes totalitaires (comme dans l’œuvre originale) et on est enclin à se poser des questions en ce qui concerne les robots et l'utilisation qu'en fait l'homme…
En conclusion, je pense que tout bon fan d’animation se doit de voir Metropolis malgré son visuel particulier. Mention spéciale à la dernière demi-heure de ce film que je classe allégrement dans les moments d’anthologie de l’animation japonaise. L’édition DVD collector, complète et très réussie, vaut le détour.
#Par Virgina le 17/12/2004 à 22:32
Voilà un anime qui m'a fait verser une petite larme.
De marquant, il y a cette impression de multi-couches, je m'explique.
Que ce soit graphiquement, avec ce mélange d'animation traditionnelle et de numérique, qui donne un effet de profondeur faisant écho à la psychologie des personnages, ayant chacun une véritable évolution et plusieurs aspects.
Que ce soit au niveau de l'histoire, plutôt riche, de la romance avec la relation entre Kenichi et Tima, du politique, du social avec les nombreuses dénonciations sur le comportement de l'être humain à travers les âges et aussi les allusions historiques avec le prénom Tima et la tour Ziggourat (rappel à la Mésopotamie, berceau des civilisations occidentales).
Mais ce qui m'a le plus marquée, c'est sans doute le thème musical qui revient tout au long du film sous différentes variantes. Cette mélodie est vraiment mémorable. Les autres musiques sont très bien également.
Un des points forts de cet anime, c'est que la ville en elle-même est aussi un personnage, tantôt plaisante et belle, tantôt dangereuse et désagréable. En parlant des personnages, la plupart sont attachants et émouvant, et aucun ne m'a semblé inutile au scénario.
Vraiment ce film est magnifique, même si je ne suis pas habituée à ce genre de dessin, très bien tourné, beauté visuelle et sonore. Une histoire S-F visionnaire inventée il y a pourtant presque 50 ans. Du très bon boulot.








