War in the Pocket est une série de 6 OAV, et se situe dans l'Universal Century pendant la Guerre d'un An. Son principal intérêt n'est pas son animation ni sa bande son mais encore une fois pour des séries Gundam la psychologie des personnages.
La bande son reste correctement utilisée même si elle ne brille pas particulièrement, hors contexte elle n'évoque malheuresement que quelques bribes de souvenirs. Le chara design est dans la lignée des précédantes séries, donc un chara un peu viellio mais "potable", en ce qui concerne le mecha design rien de nouveau on retrouve les Zakus et autre modéles "classiques" de robots de la saga.
Du côté de l'animation, même remarque que pour la bande-son ce n'est pas un chef d'oeuvre mais elle a particulièrement bien vieilli car lorsque l'on visionne ces oavs au jour d'aujourd'hui on ne se sent pas gêné par l'animation qui date de 17 ans. Cependant l'animation n'est pas essentielle dans ce cas de figure pour contribuer à la compréhension du scénario ou tout simplement apprécier les OAV.
En effet, les thèmes abordés sont divers. Le personnage principal Alfed (Al), est un jeune garçon plein de vie qui tente d'aider une troupe d'élite de Zeon. On retrouve donc cette troupe d'élite faite de vétérans de la guerre, qui sont consients que c'est leur dernière mission. Dans ce tableau sombre Bernie apporte sa jeunesse et l'espoir dans cette équipe trop lassée par cette guerre et Al ce jeune garçon qui souhaite les aider dans leur mission. On peut apprécier différemment cette association improbable. Mais globalement elle a été réussie ce qui a mis en exergue l'opposition de ces deux mondes: la guerre avec son lot de désillusions et l'innocence. En parallèle une relation amoureuse inavouée se crée entre Bernie et Christina, une pilote ennemie. Malheuresement ce dernier point n'est pas assez développé du fait du nombre d'épisode restreint; c'est dommage on aurait pu avoir droit a une relation intéressante.
D'un côté des adultes qui ont perdu tout espoir et complétement désenchantés. De l'autre un gamin innocent auquel son père manque cruellement et qui souhaite ardemment sortir de son train-train quotidien. C'est ce qui fait pour ma part le charme de ces oavs car le résultat n'est pas un rammassis de bons sentiments enfantins. Ce qui gâche un peu ce "charme" ce sont ces scènes tirés par les cheveux où par exemple Al et Bernie infiltre une base secrète. Malgré tout cela reste quelque peu vraissemblable.
Une fois n'est pas coutume le projecteur est mis sur les soldats de Zeon alors qu'à l'accoutumée l'histoire se déroule du côté de la Fédération terrestre. Finalement on obtient la meilleure série Gundam, de par son charme, mais surtout qui se démarque de toutes les autres productions de la franchise; la fin habile qui parachève le tout n'en est qu'une illustration parmi tant d'autres.