Ah… Totoro, Totoro, Totoro… Mais pourquoi s’appelle-t-il donc Totoro ?
La première raison à laquelle je pense est celle-ci : c’est un anime pour enfants donc il faut un petit nom enfantin pour aller avec l’univers. Car Totoro, il est vrai est un univers à part entière. Un univers particulier donc, auquel je n’ai pas vraiment adhéré.
Et là je suis encore embêtée. Dans l’absolu c’est un bon anime - hé c’est du Miyazaki : je n’ai pas le droit de critiquer - c’est beau oui c’est beau : les petites filles, Mei et Satsuki, oh qu’est-ce qu’elles sont mignonnes, les Totoro, bien sûr qu’ils sont adorables, et les paysages (argh), évidemment qu’ils sont artistiques les paysages ! Mais bon sang, l’histoire ?! Je ne demande pas de l’action, mais une histoire de base et qui se poursuit tout le long du film, une histoire avec un début, une fin et des semblants de moments qui font avancer la trame entre les deux. On a droit à la place à une histoire avançant à la vitesse de 5 cm par seconde, à moins qu’il n’y en ait tout simplement pas. Du coup j’ai peur de spoiler tellement il est facile d’en dire trop sur trop peu.
Je suis dans l’embarras, comme un mangeur de caviar qui trouve ça sans saveur (je me rattrape je compare Totoro à du caviar ^^;). Totoro est sans aucun doute plaisant et agréable à regarder pour beaucoup d’amateurs d’animes mais je l’ai vraiment trouvé sans saveur. Si j’avais été jeune je ne dis pas, il m’aurait sûrement beaucoup plu mais niveau histoire captivante ce n’est pas ici qu’il faut chercher quand on a perdu depuis longtemps son âme d’enfant.
On pourrait croire que "Mon voisin Totoro" s'adresse uniquement aux enfants et bien, pas du tout.
Ce qui frappe au premier abord, c'est la simplicité de l'histoire, inhabituelle chez Miyazaki, plutot féru de scénarios complexes. On n'y voit ici que 2 petites filles dans leur vie de tous les jours. Le temps s'écoule doucement. Ne cherchez pas d'action, il n'y en a pas. Ce film est calme et apporte une bouffée d'air frais. On pourrait croire que c'est chiant et bien pas du tout. On rit, on s'émeut en même temps que nos deux héroines. Miyazaki aborde ici des sujets matures, centrés autour la famille (comme la perte d'un parent,..).
Les personnages sont très bons, surtout la petite Mei. Le film est fait selon son point de vue, plein d'innocence. Quant à la grosse boule de poil, Totoro, on a tout simplment envie de lui faire un gros calin. Satsuki, la soeur de Mei, est intéressante car elle apporte une vision plus mure que sa soeur, ce qui donne une comparaison intelligente.
Le chara-design est de qualité comme d'habitude, avec des décors somptueux, des paysages magiques. On rentre dans ce monde semi-fantastique avec grand plaisir et on en redemande (vous aurez envie de faire un tour en chat-bus ^^)
Je regrette juste un petit manque de musiques vraiment attrayantes. Elle n'est pas mauvaise mais je préférais les thèmes des autres films de Miyazaki.
"Mon voisin Totoro" est un conte qui ravira les petits mais aussi les grands, car il vous plongera dans un monde paisible, à la recherche de l'innocence perdue. Quelques grammes de finesse dans un monde de brutes. 8/10
Dans "mon voisin Totoro", pas de quête initiatique, pas d'épreuve de force ; ce film raconte tout simplement une tranche de vie d'une famille japonaise ordinaire s'installant à la campagne.
Pas de guerre, pas de ville agitée, juste un endroit calme en pleine nature parmi les rizières, les torii, les petits sanctuaires au bord des routes et les camphriers.
Autre originalité, l'histoire s'articule non pas autour de l'habituel couple garçon/fille mais autour de deux soeurs, Satsuki et Mei. La vie n'est pas rose tous les jours pour elles. Leur mère est malade et en convalescence dans un hôpital de la région, leur père fait tout ce qu'il peut pour s'occuper d'elles mais doit s'absenter pour travailler. Satsuki et Mei laissées seules, sont donc obligées de se débrouiller comme elles peuvent, aidées par la "grand-mère" qui se prend d'affection pour elles.
Heureusement, elles ont pour elles leur insouciance, leurs jeux et leurs rêves. Leurs yeux d'enfant leur permettent de voir des êtres fantastiques : les noiraudes qui habitent les vieilles maisons laissées à l'abandon et les Totoros, sortes de sympathiques peluches qui vivent près de leurs maisons et sont en contact étroit avec la nature.
Les totoros savent les réconforter lorsque la situation empire : que va-t-il advenir de Maman ? Que faire pour aider Papa ? Où est partie Mei ?
Comme dans tout film de Miyazaki, le film est visuellement et musicalement magnifique. Le moindre paysage, même une simple route de campagne qui serpente parmi les rizières, frappe par son souci du détail, sa précision du trait et la justesse des couleurs.
A cause de l'effet Totoro (message bien compris par le marketing vu le florilège de goodies les concernant), de la jeunesse des deux principaux protagonistes et de la tonalité générale du film (le générique de début est une comptine traditionnelle japonaise), celui-ci est souvent considéré comme un spectacle réservé aux enfants. A tort, car les sujets abordés sont parfois très matures, comme la solitude ou la possible mort d'un parent. Les adultes y retrouveront peut-être aussi des souvenirs des jeunesse transposés dans un autre lieu : leur joies, leurs pleurs, la douceur de leurs mondes fantastiques que les parents ne peuvent pas comprendre. Ils reconnaîtreront les moments de bonheur simple partagés avec leurs enfants.
Arukô, arukô, watashi ha genki ...
Totoro est le coup d'essai de Hayao Miyazaki et il faut toujours se roder. Les spectateurs vont pouvoir s'immerger en douceur dans le monde de Miyazaki, ses personnages doux et attachants, Totoro donne une envie irrésistible de se jeter dans ses bras !
L'histoire met du temps toutefois à démarrer. Les scène d'expositions sont longues (la découverte de la maison, la présentation des personnages et de leur situation), bref, on peut la trouver trop longue par rapport à l'ensemble du film.
L'arrivée de Totoro est venue me dérider là où je pensais arrêter la cassette par lassitude. La magie Miyazaki fonctionne et fait rêver. On rit, on s'émeut, on s'inquiète, et on rit encore.
Mon voisin Totoro est une bulle d'oxygène au milieu des animes violents, au risque de paraître un peu niais. Les plus petits l'apprécieront forcément, ceux qui sont plus habitués aux dessins animés plus recherchés de Miyazaki risquent d'être un peu déçus.
Néanmoins, on ne peut pas se passer de la petite bouille charmante de Totoro !
Je commencerai par un défaut de cet anime qui m’a frappé quand je l’ai vu. On ne peut pas remettre en cause le savoir-faire de Ghibli mais étrangement, la magie Ghibli a mis du temps à agir sur moi, et je me suis ennuyé ferme pendant les premières 30 minutes. J’avais l’impression de me trouver devant la mièvrerie de certains Disney. Je ne trouvais aucun charme à ce film.
Puis, dès l’apparition du Totoro, tout a changé et comme devant tous les autres films de Ghibli, je me suis laissé envoûter. Envoûté par l’univers fabuleux que l’on retrouve dans beaucoup de films de Miyazaki et envoûté par un tas de petits éléments propres aux films du réalisateur tels que le respect de la nature et le rapport que les hommes doivent entretenir avec elle. C’est un thème cher à Miyazaki et que l’on retrouve souvent dans ses productions. Le monde de l’enfance et des adultes se côtoient, certains moments sont tristes alors que d’autres sont magiques…
Même si le film commence à dater un peu, le chara-design et l’animation reste superbes. Le poids du temps ajoute même un certain charme au film. En outre, les musiques de Joe Hisaishi sont toujours aussi splendides, mélodieuses et réussis.
En conclusion, le film est excellent à tout niveau. C’est un film quasi-intemporel. Je le réserverai en premier lieu aux jeunes enfants. Pour les autres, le film reste très bien mais il est peut-être un peu trop "enfantin" lors des trente premières minutes.