D'après mes lointains souvenirs, Nadia et le secret de l'eau bleue était la série que j'avais plus le plus apprécié parmi celles diffusée par le Club Dorothée. Après l'avoir revu 13 ans plus tard, je n'ai toujours pas changé d'avis : c'est une excellente série.
Commençons d'abord par le graphisme. Bon là il faut l'avouer : ça à pas mal vieilli. La palette de couleur et l'animation sont minimales. Toutefois, passé quelques épisodes, on finit par s'y habituer.
Par contre, le chara design est excellent. Si tous les personnages font un peu cliché, c'est surtout parce que beaucoup de séries plus récentes ont recopié leurs styles qui permettent d'identifier leur rôle dans l'histoire au premier coup d'oeil.
Le mecha design est lui aussi parfait : le Nautilus, les vaisseaux Néo Atlantes et autres engins sont superbes.
Si les génériques passent plutôt inaperçu, la BGM est parfaite. Tous les personnages et tous les engins mécanisés ont leur propre thème qui leur colle parfaitement.
Mais le point fort de la série est surtout son scénario.
"Il ne faut jamais se fier aux apparences" est une expression qui correspond parfaitement à Nadia.
Les premiers épisodes semblent être ceux d'une série destiné aux 5-15 ans avec un scénario mielleux et un Paris de carte postale...
Pourtant ne vous y trompez pas : les thèmes principaux de Nadia sont très sombres : la mort, la vengeance, la soif de pouvoir, la solitude, l'arrogance...ajoutez à cela des scènes "choc" et vous comprendrez que Nadia n'est pas un anime à mettre entre toutes les mains.
De plus, si certains personnages ou événements vous rappelle des faits réels, sachez que ça n'a rien d'une coïncidence. Le conflit entre 2 civilisations antédiluviennes est une allusion très claire à une éventuelle guerre nucléaire. Le grand méchant peut être comparé à n'importe quel gourou de n'importe quelle secte fanatique.
Certains diront que Nadia et le secret de l'eau bleu est un brouillon qui a servi à la Gainax pour créer le cultisme Evangelion. Ce serait peut être un peu exagéré, mais on y retrouve en effet le mélange de 3 thèmes qui fait mouche à chaque fois : Science-Ideologie-Religion.
Attention : malgré ce sombre tableau, la série regorge d'humour. Le caractère bien trempé de Nadia, les boulettes de Jean, le trio faux-méchants vrai-comiques, et la merveilleuse et craquante Marie vous offriront des instants de pur bonheur.
En conclusion, Nadia est une série splendide. Je crois que c'est l'anime qui arrive le mieux à faire passer le téléspectateur des rires aux larmes, et ce dans un même épisode. Hormis un gros essoufflement au milieu de la série, Nadia vous offrira de très bons moments, ne boudez plus votre plaisir.
Guidé par une certaine nostalgie j'ai revisionné les Nadia récemment. Et je dois dire que j'ai été très agréablement surpris par cette série qui est tout simplement géniale.
Nadia fait partie des animes que l'on pourrait qualifier d'aventures, dans le sens où les héros sont arrachés à leur vie quotidienne et vivent des évènements extraordinaires aux quatre coins du monde. Ce type d'anime a, à mon grand désarroi, quasiment disparu de la production actuelle qui se focalise sur des genres nettement plus formatés (les shônen initiatiques, les shôjo romantiques, les comiques, les SF, les histoires de monstres/vampires...).
Il est donc particulièrement agréable de découvrir une série où les héros n'ont pas de pouvoirs magiques ou de capacités physiques hors du commun, ce qui rend d'ailleurs leurs actions encore plus courageuses. Un héros maigrichon à lunettes et une héroïne noire au sale caractère ça ne court pas les rues.
Bien sûr le graphisme et l'animation ont un peu vieilli, mais pas tant que ça finalement. Surtout que Gainax a su (comme pour Evangelion) prendre des risques en terme de narration, notamment pour l'épisode "crayonné" relatant la chute de la cité de Tartessos. Et puis, on ne reproche pas aux films en noir et blanc d'être en noir et blanc !!!
Ce qui compte c'est avant tout l'histoire et celle de Nadia est réellement passionnante. Les épisodes s'enfilent comme des perles sans véritable temps mort, les batailles sont très bien scénarisées et l'histoire prend de l'ampleur pour atteindre une dimension réellement dramatique lors des derniers épisodes.
Vibrant hommage à l'oeuvre de Jules Verne (20 000 lieues sous les mers, l'Ile mystérieuse, 5 semaines en ballon, De la Terre à la Lune...), Nadia et le secret de l'eau bleue mérite d'être redécouvert.
Ah Nadia... oeuvre majeure de Gainax et qui présagait déjà d'Evangelion.
Effectivement cela sent les 20 000 lieux sous les mer à plein nez mais cela ne sent pas forcément le poisson ! C'est une série agreable à regarder qui n'a qu'un seul défaut : celui d'être trop courte !
Les dessins sont de Gainax donc très fins et reussis pour un anime. L'animation suit toujours bien.
L'histoire est centrée sur, vous l'aurez deviné, Nadia et la quête de son origine.
Il y a de l'action, de l'amitié, de l'amour, du fantastique, des tentacules de pieuvres (mais qui ne s'attaquent qu'au Nautilus rassurez-vous... ahum), un doublage français excellent, une Tour Eiffel pliée en 2, une bataille navale et spaciale, un peu de morale... que demande le peuple ? Ben une suite justement.
Et bien il n'y en a jamais eu - à part le film étrange et bizarre - !
A voir ou revoir ! conseil d'un ami du capitaine Nemo qui est en fait le... wups.
Nadia est une série que j'ai vue assez récemment, après en avoir longtemps croisé des extraits TV. Je m'explique : Nadia est le genre de série où si vous loupez un épisode, vous êtes dans la m##de pour comprendre le reste... Mais c'est une qualité, car le scénario évolue, et reste assez intéressant.
L'histoire revisite le mythe du capitaine Nemo, de son Nautilus, et d'une grande partie de l'oeuvre de Jules Verne d'ailleurs (je pensais à l'Île Lincoln, l'Île Mystérieuse). Cependant, un autre versan de l'histoire générale s'en éloigne considérablement, avec une histoire de néo-Atlante qui nous plonge dans une SF old School où tous les méchants sont ... très méchants, et interchangeables sous leur capuche façon KKK... Le dessin est inégal... Nadia est plutôt réussie, Jean pareil, et d'une manière générale, les principaux personnages sont plutôt bien réalisés. On regrettera juste certaines parties de l'histoire où l'on a envie que Jean invente une machine à baffer tant l'héroïne de ce petit univers peut être agaçante. A noter aussi quelques épisodes inutiles... mais bon.
L'histoire sombre donc parfois dans la naïveté, mais le dessin reste agréable. A noter aussi, essayez de trouver l'introuvable, c'est-à-dire la version de Nadia NON CENSUREE, car le CSA Français et d'autres comités passèrent par là lors de sa diffusion, et tronquèrent quelques scènes où l'on voyait un bout de fesse et une culotte. Pas de quoi fouetter un chat me direz-vous, même pour un public enfantin, mais bon... (Encore ?!) ;)
Essayez donc de trouver la version japonaise, diffusée une fois par Manga en VOST je crois, et dispo à l'import en VO. Elle s'accompagne d'une mini série éducative avec Electra et Jean en SD, qui était diffusée après la série en prime time au Japon, de 5 minutes. Collector, pour les fans.
Nadia, mouais... Tout d'abord une oeuvre sympathique avec un scénario intéressant, un humour un peu présent mais pas toujours efficace.
Une série qui a un peu mal vieilli, avec son lot de personnages qui nous gavent méchamment, un humour parfois vraiment pas drôle.
Un dessin que je trouve pas vraiment beau, une histoire qui part dans tout les sens...
Bref un animé à regarder lors de longues soirées d'hiver, lorsqu'Internet est mort et qu'on a rien d'autre à mater...