Parasite Dolls

Informations générales
- Format: OAV
- Année: 2003
- Titre original: Parasite Dolls
- Nombre d'épisodes: 3
Staff technique [liste]
- Studio d'animation: AIC
- Production: AIC, Imagica
- Réalisation: Geshi Yasuhiro, Nakazawa Kazuto, Yoshinaga Naoyuki
- Musique: Tsuda Kazuyuki
- Script: Konaka J. Chiaki, Nakazawa Kazuto
- Animation clé: Abe Kunihiro (épisode 1), Ahô Takao (épisode 2), Aoki Mariko (épisode 1), Aoki Tetsuro (épisode 2), Hashimoto Shinji (épisode 2), Hidetoshi Yoshida (épisode 2), Inomata Masami (épisode 3), Ishimoto Eiji (épisode 3), Kakita Hideki (épisode 1), Kanai Jiro (épisode 1), Kikuchi Satonobu (épisode 1), Kôgo Tomokazu (épisode 2), Kubo Masahiko (épisode 1), Kurosawa Osamu (épisode 2), Kusakabe Chizuko (épisode 3), Matsuda Soichiro (épisode 1 et 3), Mizuno Yoshiki (épisode 3), Momose Emiko (épisode 3), Nakanishi Syuji (épisode 1), Nakazawa Kazuto (épisode 1 et 3), Ogata Yûji (épisode 2), Okuno Hiroyuki (épisode 1), Ôno Syuji (épisode 3), Ôshita Kyuma (épisode 2), Sadai Hideki (épisode 2), Saitô Tsunenori (épisode 2), Sasajima Keiichi (épisode 3), Taguchi Koichi (épisode 2), Takaguchi Hiroshi (épisode 2), Takahashi Shinya (épisode 3), Tanaka Shigeki (épisode 3), Tanaka Takahiro (épisode 1 et 3), Tateishi Kiyoshi (épisode 3), Uchihara Shigeru (épisode 2), Umedu Yukinori (épisode 2), Usami Toshikazu (épisode 2), Yamada Masaki (épisode 1), Yamaguchi Kenichi (épisode 3)
- Art design: Hirasawa Akihiro
Version française
- Licencié: oui
- Titre français: Parasite Dolls
- Editeur: Kazé
Doublage
Akemi Okamura (Michaelson), Kazuhiko Inoue (Buzz), Kikuko Inoue (Angel), Masaru Ikeda (Takahashi), Soumei Uchida (Kimbell), Toshio Furukawa (Myer)
Synopsis
Les robots et les humains cohabitent dans le même monde, les premiers étant parfaitement intégrés à la société et au service des hommes. Ils sont si parfaitement réalisés que rien ne semble les différencier des humains. Mais cela ne semble pas convenir à tout le monde. En effet, la police enquête sur une suite de meurtres dont les victimes sont toutes... des robots.
Synopsis fournit par Beber
#Par beber le 18/10/2007 à 14:49
Le studio AIC avait déjà exploré l’univers de la cybernétique lors de ses OAV d’Armitage qu’il s’agisse de la première série en 1994 ou bien plus récemment 2001. Si j’évoque ce parallèle c’est que les deux séries possèdent des points communs assez prononcés dans leur approche de cette thématique.
Si Armitage se contente d’évoquer de façon assez brève (néanmoins toujours violente) laissant ainsi plus de place à l’action les relations créées entre les humains et les robots, Parasite Doll semble aller plus loin dans l’extrême. Ainsi l’on n’aurait aucun mal à répertorier les similitudes entre les deux univers, cybernétiques, froid et en proie à de nombreux questionnement sur cette cohabitation. Cependant ce parallèle avec Armitage à ses limites, car là ou les robots semble pouvoir évoluer de façon « humaine » dans la série d’OAV débuté en 1992, dans Parasite Doll leur rôle et bien plus sommaire. Mais du coup bien plus complexe.
Complexe, car la frontière entre sentiment et simple conception informatique et technologique est tenue, la ressemblance entre robots et humains étant difficile à cerner. Ces premiers ont été créés pour servir ces derniers, et s’il s sont de fait intégré parfaitement à la société- ils travaillent en tant qu’individus « normaux » dans la police l’administration, la prostitution- ils n’en demeurent pas moins des machines incapables de penser par elles même mais paradoxalement tout à fait capable de le faire croire. Dés lors la proximité entre ces êtres fabriqués et les véritables humains crée des liens qui, quelle qu'en soient la nature, n’en demeurent pas moins ambigüs. En effet ces simple collègues de travail alimentent des conversations au delà du superficiel qui vont même parfois dans le territoire de l’intime, ce qui n’aide pas à les différentier des humains.
Et c’est là le coté dérangeant, effet par ailleurs escompté et qui fait échos aux nombreux faits similaires et transposables de notre histoire, de ces OAV. Car l’histoire de Parasite Doll narre le génocide fait sur les robots par certains humains les craignant de par leurs différences et par ce fait les détestant. Le leader de cette mouvance est un parfait halluciné psychopathe, dont la violence tant verbale que physique est particulièrement accentuée, au-delà même du simplement gênant. Il est bon de préciser aussi la violence des scènes qui nous sont offertes au visionnage. Certaines sont particulièrement trash, il convient de le signaler. C’est cet aspect indifférenciation de l’humain et du robot et le traitement qui leur est réservé qui dérange, c’est cet aspect qui procure ce léger mal à l’aise au visionnage.
Doté d’une qualité technique de bonne facture, qui sans être exceptionnel parvient aisément à nous dépeindre un tableau cybernétique froid et glacial à souhait. Doté également d’un scénario intéressant et intriguant, le spectateur plonge facilement dans cet univers qui ne peut le laisser indifférent.
Pour conclure simplement disons que AIC prouve encore une fois son attachement à la thématique de la science – fiction et du questionnement des relations entre humains et robots et nous offre ici un thriller glauque qu’il convient de découvrir.
