Critique de l'anime Parasite Dolls

» par beber le
18 Octobre 2007
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Le studio AIC avait déjà exploré l’univers de la cybernétique lors de ses OAV d’Armitage qu’il s’agisse de la première série en 1994 ou bien plus récemment 2001. Si j’évoque ce parallèle c’est que les deux séries possèdent des points communs assez prononcés dans leur approche de cette thématique.

Si Armitage se contente d’évoquer de façon assez brève (néanmoins toujours violente) laissant ainsi plus de place à l’action les relations créées entre les humains et les robots, Parasite Doll semble aller plus loin dans l’extrême. Ainsi l’on n’aurait aucun mal à répertorier les similitudes entre les deux univers, cybernétiques, froid et en proie à de nombreux questionnement sur cette cohabitation. Cependant ce parallèle avec Armitage à ses limites, car là ou les robots semble pouvoir évoluer de façon « humaine » dans la série d’OAV débuté en 1992, dans Parasite Doll leur rôle et bien plus sommaire. Mais du coup bien plus complexe.

Complexe, car la frontière entre sentiment et simple conception informatique et technologique est tenue, la ressemblance entre robots et humains étant difficile à cerner. Ces premiers ont été créés pour servir ces derniers, et s’il s sont de fait intégré parfaitement à la société- ils travaillent en tant qu’individus « normaux » dans la police l’administration, la prostitution- ils n’en demeurent pas moins des machines incapables de penser par elles même mais paradoxalement tout à fait capable de le faire croire. Dés lors la proximité entre ces êtres fabriqués et les véritables humains crée des liens qui, quelle qu'en soient la nature, n’en demeurent pas moins ambigüs. En effet ces simple collègues de travail alimentent des conversations au delà du superficiel qui vont même parfois dans le territoire de l’intime, ce qui n’aide pas à les différentier des humains.

Et c’est là le coté dérangeant, effet par ailleurs escompté et qui fait échos aux nombreux faits similaires et transposables de notre histoire, de ces OAV. Car l’histoire de Parasite Doll narre le génocide fait sur les robots par certains humains les craignant de par leurs différences et par ce fait les détestant. Le leader de cette mouvance est un parfait halluciné psychopathe, dont la violence tant verbale que physique est particulièrement accentuée, au-delà même du simplement gênant. Il est bon de préciser aussi la violence des scènes qui nous sont offertes au visionnage. Certaines sont particulièrement trash, il convient de le signaler. C’est cet aspect indifférenciation de l’humain et du robot et le traitement qui leur est réservé qui dérange, c’est cet aspect qui procure ce léger mal à l’aise au visionnage.

Doté d’une qualité technique de bonne facture, qui sans être exceptionnel parvient aisément à nous dépeindre un tableau cybernétique froid et glacial à souhait. Doté également d’un scénario intéressant et intriguant, le spectateur plonge facilement dans cet univers qui ne peut le laisser indifférent.

Pour conclure simplement disons que AIC prouve encore une fois son attachement à la thématique de la science – fiction et du questionnement des relations entre humains et robots et nous offre ici un thriller glauque qu’il convient de découvrir.

Verdict :8/10
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A propos de l'auteur

beber, inscrit depuis le 09/10/2006.
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