Persona 4: The Animation

Persona 4: The Animation

Informations générales

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Version française

  • Licencié: oui
  • Titre français: Persona 4: The Animation
  • Editeur: Kazé, Nolife

Doublage

Koshimizu Ami (Yukiko Amagi), Namikawa Daisuke (Yu Narukami), Morikubo Showtaro (Yōsuke Hanamura), Horie Yui (Chie Satonaka), Kanda Akemi (Nanako Dōjima), Yamaguchi Kappei (Kuma), Madono Mitsuaki (Tōru Adachi), Kugimiya Rie (Rise Kujikawa), Seki Tomokazu (Kanji Tatsumi), Ishizuka Unshou (Ryōtarō Dōjima)

Notes

Cette série TV est l'adaptation en animé du jeu vidéo Shin Megami Tensei : Persona 4

Synopsis

Pour des raisons familiales, le jeune Yû Narukami, 16 ans, est amené à quitter la métropole où il vivait pour s'installer dans la bourgade d'Inaba, dans la province profonde japonaise. Il y vivra un an chez son oncle Dojima et suivra les cours du lycée local.

Mais à peine arrivé dans son nouvel environnement, des événements macabres se succèdent en ville. Des personnes sont retrouvées mortes, pendues à des antennes de télévision ou à des poteaux téléphoniques.
Parallèlement, Yû et ses nouveaux camarades de classe découvrent qu'un monde parallèle est accessible en traversant les écrans de télévision. Ils se rendent compte que celui-ci est peut-être lié à la série de meurtres récents. En y affrontant les monstres qui y vivent et en affrontant leur désirs inavouables, nos jeunes héros s'éveillent à un nouveau pouvoir, la "Persona".

Partagent son temps entre sa vie d'adolescent et l'exploration de cet espace étrange situé derrière la télé, Yû a un an pour résoudre le mystère d'Inaba...

Synopsis soumis par Deluxe Fan

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#Par Deluxe Fan le 31/03/2012 à 00:55

Persona 4 The Animation : Un anime nommé désir


Dire que Persona 4 est une de mes franchises favorites est un doux euphémisme. Le jeu original d’Atlus se situe en seconde place de mon top personnel des meilleurs titres auxquels j’ai joué, tous genres, toutes consoles, toutes époques confondues. Et il n’est pas prêt d’en être détrôné.
L’annonce d’une adaptation animée du jeu aurait dû me faire sauter au plafond. Pourtant, avant même sa diffusion, je savais à quoi m’attendre : un produit pour fans servant à raviver la licence pour préparer la sortie du remake du jeu sur PS Vita. Je n’étais pas très loin de la vérité.

A Corner of Memories
La stratégie de Persona 4 The Animation (P4A) est limpide comme de l’eau de roche. Plutôt que d’aller draguer le grand public et de servir un anime édulcoré, les producteurs ont choisi le fan-service à outrance. La série est très fidèle au jeu, à un point qu’il est difficile d’imaginer. Faire rentrer l’histoire de P4 en vingt-cinq épisodes (+ un bonus pour adapter la true end) tenait déjà de l’exploit, mais l’anime a aussi traité tous les personnages du jeu, tous les Social Links, certaines quêtes secondaires et n’a pas fait l’impasse sur la Fusion et autres particularités du support d’origine. La musique est celle du jeu, les doubleurs sont ceux du jeu, les décors sont ceux du jeu. Rien n’a été oublié, sauf une chose.

Mystery Food X
En effet, l’anime a oublié de nous raconter une histoire. A force de placer toujours plus de contenu, la narration devient indigeste, surtout pour le néophyte - auquel la série ne s’adresse pas de toute façon. Certains épisodes sont à la limite de l’intelligible tant la mise en scène est précipitée. Par exemple, dans les trois derniers épisodes, les génériques de début et de fin ont carrément sauté : le réalisateur avait désespérément besoin de quelques minutes supplémentaires pour finir l’histoire dans les délais. Heureusement mes deux cents heures passées sur le jeu m’ont permis de tout comprendre mais l’ensemble reste particulièrement ésotérique. Et maladroit.

Nothing catches your eye.
L’autre point notable de P4A est que cet anime porte très mal son nom. En effet, ça s’appelle « Persona 4 The Animation », mais je la cherche toujours moi, l’animation.
En effet, l’anime souffre d’un gros déficit sur le plan technique. L’animation fait peine à voir, le chara-design part en sucette dès que l’on sort des gros plans (et même parfois pendant) et les traits sont grossiers. Je me sentais déjà trahi en voyant que c’était AIC, ce studio de seconde zone, qui était chargé du projet. Mais là je l’ai pris en pleine poire. Dans un jeu, les graphismes comptent peu par rapport au gameplay. Dans un anime ce n’est pas pareil.

Every day’s great at your Junes ! ~ ♪
P4A réussit quand même à sortir la tête de l’eau à certains moments. Je ne vous l’avais pas encore dit mais le réalisateur de l’anime est Seiji Kishi, pas encore super connu mais qui a déjà un petit CV avec Angel Beats ou encore Kamisama Dolls. Des animes loin d’être incontournables : la preuve, je les ai pas vus. Quoi qu’il en soit, le monsieur semble avoir parfaitement compris ce qui fait l’essence des personnages de P4. Typés sans être caricaturaux, ceux-ci ont un potentiel comique infini que l’anime exploite allègrement. Les séquences drôles le sont vraiment, avec des gags inattendus et relativement variés (le donjon de Kanji, la visite de Gekkoukan, le festival culturel… Il y en a tellement). A vrai dire, P4A est l’anime le plus marrant que j’aie regardé depuis la fin de Nichijou l’an dernier.
S. Kishi s’est même essayé à quelques expérimentations dans certains épisodes, comme celui où les décors sont en photographies, ou celui où le point de vue change entre Nanako et Narukami.

PELUSONA !
Persona 4 The Animation est une excellente adaptation, mais un anime à peine correct. Il s’adresse aux fans hardcore et à eux seulement, excluant tous les autres qui ne remarqueront que sa narration écœurante et son insuffisance technique. Éprouvant à regarder, P4A n’en reste pas moins une vibrante déclaration d’amour à un des plus grands jeux japonais de ses cinq dernières années, et prépare en fanfare son retour sur le devant de la scène vidéoludique. Avec P4A, jamais une fanbase n’aura autant été caressée dans le sens du poil ; j’en ronronne encore.


Les plus
- Fidèle et respectueux du support original
- Un vrai anime de fan pour des fans
- Génériques très bien choisis
- Le prestigieux doublage japonais
- Gags hilarants

Les moins
- Une publicité de vingt-six épisodes
- Histoire trop dense pour être plaisante
- Réalisation sous le seuil de pauvreté
- Ne soutient pas la comparaison avec le jeu original (de trèèèèèèèèèès loin)

7/10