Il est des animes que rien qu'au titre, on peut deviner de quoi qu'ils vont causer. Bon ici avec un titre pareil, on s'attendait aisément à un drame comme point de départ de cette histoire. Oui mais voilà Scrapped Princess, c'est bien plus qu'un simple titre-résumé et je m'en vais donc vous compter tout le plaisir que j'ai eu à regarder cette sympatoche production de chez Bones (ceux que mes récits d'émerveillements n'intéressent pas peuvent dormir mais qu'ils ne dérangent pas leurs petits camarades qui souhaitent suivre).
Bref Scrapped Princess, pour résumer, c'est pas original mais c'est diablement efficace. A celà plusieurs raisons qu'il convient bien sur d'exposer paske sinon vous vous rendez bien compte que je peux arrêter ma critique ici, que tout le monde rentre chez soi et que ça n'a aucun intérêt...
Donc commençons, une fois n'est pas coutume et pour éviter la monotonie, par l'aspect sonore:
Pour ce qui du couple opening/ending qui accompagne l'ensemble de la série, je l'ai trouvé très bien adapté à la série et plutôt agréable dans le genre pêchu et enjoué à l'image de l'ambiance finalement.
En ce qui concerne la musique de fond, il faut reconnaître qu'autant que j'ai pu remarquer elle était fort peu présente et de toute façon assez discrète. Cela rend donc toute appréciation bien difficile, sorti du "ah tiens leur synthé connaît pas le fa dièse"... Passons.
Pour ce qui est du doublage, on peut le qualifier de conventionnel... Explications pour les cancres du fond qui faisaient du sudoku plutôt que de suivre: L'héroïne ressemble à une lycéenne aux préoccupations de lycéenne et à la morale de lycéenne (logique vu son âge). Le frère a la bonne voix de héros brutal mais au coeur tendre qu'on la lui fait pas du moment qu'on se trouve sur un champ de bataille. Et la soeur a bien cette voix monocorde et quelque peu exaspérante de la gentille mais alors très gentille personne qui s'inquiète de savoir si tout le monde va bien et si personne ne veut une deuxième tasse de nesquik avec ses tartines.
Il faut donc rendre à César ce qu'il a volé aux autres: le doublage est de qualité car il colle parfaitement aux caricatures de personnage que sont Pacifica, Shannon et Raquell.
Pour le côté graphique, c'est plus mitigé:
Effectivement la série à 5 ans et ça se voit. Non que ce soit techniquement horrible mais l'ensemble date un peu.
Le chara-design est agréable mais il fait très classique et semble parfois un peu figé.
Les décors sont des plus épurés voire si possible inexistants (ah les épisodes à la cambrousse loin de toute contrée peuplée dont il faudrait dessiner les bâtiments, ah les vues lointaines pour simplment avoir à signaler les bâtisses imposantes,...sont forts ces glandeurs...)
L'animation n'est pas le point fort de la série mais n'est pas non plus la pire jamais vue
En réalité tout ça reste moyen et surtout suffisament supportable pour ne pas nuire à l'attention du téléspectateur concernant l'histoire elle même. De plus la colorisation est assez sympa (certains pourront la qualifier de chatoyante c'est vrai aussi. Cependant je vous laisse juge du côté péjoratif ou non).
Finalement techniquement, hormis quelques scènes soignées (surtout lors des derniers épisodes), Scrapped Princess ne casse pas trois pattes à un canard et c'est tant mieux car vu le nombre de fois où on manque de lui en casser la pauvre bête aurait un déficit d'environ 1.584.392 pattes, ce qui est quand même peu pratique et très cruel avouons-le.
Pour ce qui est du scénario, c'est surement là qu'il se créera le plus d'avis contraires:
Autant le dire directement, ce n'est pas réellement une série à suspense. Non que l'auteur n'ait pas essayé d'en entretenir un brin mais en fait avec un peu de bon sens on peut imaginer sans trop d'erreur la fin possible au bout de 7 ou 8 épisodes (quelques surprises sont quand même au rendez-vous pour atteindre la fin imaginée rassurez-vous)
Pourquoi s'enferrer dans une série aussi peu mystérieuse alors? Tout simplement parce que les personnages sont assez réussis, nombreux et attanchants. Tout comme Pacifica rencontre nombre de nouveaux amis, le spectateur qui suit ses aventures s'attache en même temps qu'elle à ses nouveaux personnages qui viennent remplir le vide laisser par un scénario prévisible (même s'il n'est pas mauvais et comporte des subtilités).
Reste, il faut bien le reconnaître que côté personnages aussi, tout celà reste assez convenu mais pas pour autant désagréable.
Qui plus est le monde dans lequel évoluent nos héros est somme toute assez sympa, coincé entre héroic fantasy et science fiction futuriste. Un cocktail qui s'avale ici sans aucun problème.
En définitive Scrapped Princess est loin d'être un anime à rejeter (oh! oh! oh! difficile de pas la faire en même temps)et s'il ne fera jamais parti des grandes références collectives, il n'en pas moins un anime sympathique et plaisant qui fait passer un bon moment (et permet même de réfléchir un peu à la fin si on veut et qu'on y pense ;) ).
A voir au moins.Et comme note? Vous avez bien évidemment remarqué qu'il n'y avait qu'un seul chiffre absent dans la comptabilisation des pattes du canard et vous vous attendez donc à le retrouver ici puisque vous avez tout bien suivi ma critique? Non? Ben recommencez là alors :D
Sinon pour les autres c'est aussi votre note d'assiduité = 7
Scrapped Princess ou le mariage réussi de l’héroïc-fantasy et de la science-fiction. Cette alliance peut-être surprenante est justifiée par le cadre du récit. En effet, cet anime, malgré son ambiance moyenâgeuse nous plonge dans un lointain futur où après avoir atteint un savoir scientifique leur permettant d’explorer l’espace, les hommes ont été battus par une puissance extra-terrestre et mis sous leur joug avec une technologie très restreinte pour brider leur violence naturelle.
L’histoire tourne autour de Pacifica Casull, la « Princesse Détrônée », condamnée à la fuite depuis sa naissance car l’oracle a prédit qu’elle apporterait la destruction sur le monde lorsqu’elle atteindrait l’âge de seize ans. A cause de cette malédiction, elle ne peut quasiment se fier à personne, car tous – du roi au simple paysan en passant par les prêtres et l’armée – souhaitent sa mort. Rapidement se posent des questions quant à cet anathème : en quoi cette jeune fille de quinze ans un peu râleuse aurait-elle le pouvoir d’annihiler le monde ? Quelles preuves détient l’oracle pour annoncer une telle chose ? Pourquoi tout le monde cherche-t-il à la tuer sans réellement savoir pourquoi ? Quel est le rôle de la religion de Mausel dans tout cela ? Se dessine alors une critique, non pas de la religion, mais du fanatisme, de l’abus de certains prêtres sur la crédulité du peuple, d’une croyance aveugle sans réflexion ni remise en question.
Pourtant, peu à peu, certains personnages s’interrogent sur la justesse de tuer un enfant peut-être innocent au nom d’une soi disant garantie de paix perpétuelle. C’est une des forces de cet anime : beaucoup de personnages vont se remettre en question, questionner leurs préjugés et juger les faits par leur expérience et non plus en suivant un dogme établi. Et ce, malgré un manichéisme affiché depuis le départ : Pacifica (dont le nom n’a bien entendu pas été choisi au hasard) représente le mal absolu, un poison qu’il faut anéantir avant qu’il ne parvienne à maturité, ceux qui la défendent sont des hérétiques, tandis que tous ceux qui l’attaquent sont les protecteurs du monde et de sa tranquillité, avec la bénédiction de l’église. Heureusement, Pacifica et ses compagnons trouveront de l’aide auprès de Zefiris, dragon qui ne semble pas en être un, personnage que j’apprécie beaucoup.
De par son thème traité, cette série n’a en soi rien de drôle et les aventures des principaux personnages sont bien souvent tristes et douloureuses. Pourtant, Pacifica a la force d’en rire encore et de nous faire rire en s’attachant à un détail tout à fait secondaire pour détendre l’atmosphère et soulager la tension. Mais peut-être, comme Figaro dans le Barbier de Séville, « se presse-t-elle de rire de tout de peur d’être obligée d’en pleurer ».
Pour finir sur une note technique, le graphisme et l’animation sont très corrects bien que classiques. Le monde décrit avec les vestiges de la civilisation ultramoderne ainsi que les personnages principaux (visages, costumes, etc) sont bien réalisés. Musicalement, c’est moyen et seuls quelques thèmes retiennent l’attention. En particulier les génériques ne cassent pas trois pattes à un canard.
Une série atypique à découvrir.
Scrapped Princess rassemble tous les éléments pour séduire les amoureux de l'Heroïc-Fantasy : un monde moyen-ageux, où les mages et les chevaliers sont légions. Mais tout le monde le sait, il faut bien plus qu'un bon contexte et de bons personnages pour faire une bonne série.
Les aventures de Pacifica ont été pour moi un merveilleux voyage, et je vais tenter de vous expliquer le plus objectivement possible pourquoi cette série m'a semblé formidablement réussi.
Commencons par le commencement, l'introduction. L'histoire commence sur une petite route de campagne ; Pacifica ayant désormais 15 ans, il est vital qu'elle fuit son pays, où la religion de Mausel exerce un pouvoir quasi sans limite sur la population. A peine partie de son village, un groupe de paysans lui fait face, lui demandant de mourir, pour le bien de l'humanité. Rien de bien insurmontable pour la jeune princesse, elle est accompagnée par ceux qui sont pour elle son vrai frère et sa vraie soeur : Shannon et Raquel. Bien evidemment, l'un est un expert dans le maniement des armes, l'autre est une magicienne confirmée aux sorts dévastateurs.
Nous avons là les bases de la série : les trois personnages principaux, et la douleur de Pacifica, désesperée par un monde qui ne rêve que de sa mort.
Visuellement, il est évident que la série a vieillit. Lors de mon premier visionnage, en 2003, j'étais ébahis devant les effets visuels et l'animation qu'offrait la série. Aujourd'hui, après avoir vu des monstres d'esthetiques, comme Gankutsuou ou encore Ghost in the Shell : Innocence, mon jugement n'est plus le même. Cela dit, le character-design est toujours très bon, bien qu'un peu classique, et l'animation est très correcte. Nombreuses sont les séries récentes qui ne peuvent se vanter de cette qualité visuelle.
Les décors sont très détaillés et très variés. On passe du paysage de campagne, très colorée, très calme et reposant, aux maisons et aux palais des grandes villes, sombres, tristes, presque désesperants. D'une région à l'autre du monde dans lequel l'histoire évolue, on observe de nombreux changements. Les montages et les prairies ne se ressemblent pas toutes, tout comme les villages ou les bourgs.
Après deux visionnages, je n'ai toujours pas remarqué d'erreur gênante dans le character-design ou dans l'animation. Cela dit, pour ne pas sombrer dans l'éloge subjective, je dirai tout de même que les personnages au second plan des scènes pourraient être un peu plus travaillés.
Le scénario est réellement excellent, pour qui aime le fantastique et/ou l'Heroic-Fantasy.
Les personnages ont tous un rôle bien précis et se complètent. On retrouve les codes du fantastique avec les chevaliers et leurs petites épées, les paladins et leurs énormes épées, les mages, les bardes, ainsi que la personnification des êtres divins. En effet, tout au long de la série, vous verrez apparaître les "Peacemakers" ; des envoyés de Dieu chargés de surveiller les hommes et de trouver Pacifica. Car oui, la religion joue un rôle extrêmement important dans cet série. J'irai même jusqu'à dire que cette série critique le fanatisme et la dépendance à la religion.
Dans le monde de Pacifica, les hommes sont enfermés pas leur Dieu, comme des animaux. En effet, 5000 ans auparavant, l'humanité possédait une technologie extrêmement avancée et les voyages inter-stellaires n'avaient rien de bien surprenant. Seulement, poussés par leur soif de pouvoir et par leur égoïsme, les hommes ont attaqués une autre espèce rencontrée dans l'espace. Une guerre terrible s'en suivit, et les dégâts furent phénoménaux. Un Dieu fut alors créé, Mausel, ayant pour but de stopper l'évolution de notre civilisation au Moyen-Age et de la soumettre à une nouvelle religion.
C'est donc la religion de Mausel qui prophétisa la venue de Pacifica et qui la condamna à mort dès sa naissance.
C'est donc un double scénario que l'on observe : d'abord, l'histoire de Pacifica, cherchant à vivre tant bien que mal dans un monde qui la rejette, puis le combat de son frère et de sa soeur, cherchant désesperement à faire comprendre aux hommes que leur soeur n'aspire qu'à vivre, et que la prophétie du poison mortel qui détruira le monde pourrait très bien être une supercherie.
L'humour n'est tout de même pas absent, car si le thème principal de la série n'a rien de jovial, Pacifica essaiera tout au long de la série de détendre l'atmosphère et de créer l'illusion d'un voyage normal en famille. Certaines scènes entre elle et Shannon sont réellement hilarantes. Le lien unissant Shannon, Pacifica et Raquel est d'ailleurs extrêmement bien exploité. L'amour d'un frère pour sa soeur et son désir de la protéger jusqu'au boût, quite à en mourir ressort bien et certaines scènes sont réellement poignantes.
La trame est parfaite. L'histoire avance progressivement, sans lenteur, sans épisodes inutiles, pour arriver à un final qui vaut vraiment le détour.
Les musiques, sans être exceptionelle, remplissent bien leur rôle et s'accordent parfaitement avec les differents thèmes de la série. Certaines pistes valent le coup en dehors de la série, mais elles restent tout de même très rares. En dehors du contexte visuel, l'OST ne vaut pas vraiment le coup.
Les doubleurs font quant à eux un excellent travail. Les voix correspondent bien aux differents personnages, et on ressent une réelle passion dans leur travail. Félicitations à Fumiko Orikasa, la doubleuse du Pacifica Casull, qui gère aussi bien les scènes humoristiques que les scènes dramatiques.
Vous l'aurez compris, je suis littéralement tombé sous le charme de cette série. Elle est composée de tous les éléments qui me plaisent, et tous sont très bien travaillés.
Si comme moi, vous êtes un amoureux du fantastique, essayez cette série, vous ne devriez pas être déçu.
Une très bonne première partie qui en précède une dernière très mauvaise et pseudo-larmoyante.
Il est dommage de voir une série si bien commencer, s'essouffler si vite. A part Shannon (et encore...), aucun personnage ne comporte de réel charisme dans une série qui se veut justement charismatique... elle aurait mérité d'être plus courte.
A part cela la réalisation est de bonne facture, la série peut être un bon spectacle pour ceux qui apprécient les adolescentes en pleine crise et en quête d'amour.