Shikabane Hime : Aka

Informations générales
- Format: Série TV
- Année: 2008
- Titre original: Shikabane Hime: Aka
- Nombre d'épisodes: 13
- Site officiel: http://www.starchild.co.jp/spe...
- AKA:
- - 屍姫 赫
- - Corpse Princess
- Relations: 2 fiches en relation
Staff technique [liste]
- Studio d'animation: Feel, Gainax
- Réalisation: Murata Masahiko
- Chara-design: Kubota Chikashi, Sadakata Kikuko
- Mecha-design: Tamura Katsuyuki
- Auteur: Akahito Yoshiichi
- Musique: Angela (OP & ED), Sumitomo Norihito
- Diffuseur: AT-X, BS11 Digital, Chiba TV, KBS Kyoto, Sun TV, Tokyo MX TV, TV Aichi, TV Kanagawa, TV Saitama
Doublage
Nana Akiyama (Makina Hoshimura), Tatsuya Hosome (Ouri Kagami), Aoi Yūki (Akira Too'oka), Chise Nakamura (Itsuki Yamagami), Junichi Suwabe (Sadahiro Mibu), Keiji Fujiwara (Keisei Tagami), Mika Kikuchi (Saki Amase), Saeko Chiba (Rika Aragami), Tokuyoshi Kawashima (Takamasa Sougi), Tomokazu Sugita (Shuuji Isaki), Yui Horie (Kamika Todoroki), Yuka Hirata (Minai Ruo)
Synopsis
Quand une personne meurt en étant particulièrement attachée à la vie, elle a des chances de se transformer en shikabane, une sorte de mort-vivant monstrueux pouvant prendre une apparence humaine. Afin de lutter contre ces dangereux revenants, le culte Kougon forme des duos prêtre-shikabane hime ("princesse cadavre") reliés par un lien psychique très puissant. Cette connexion permet aux shikabane hime de se régénérer, de rester elles-mêmes et, ainsi, de ne pas se changer en monstres.
Alors qu'il mène une scolarité paisible, Ouri va être malgré lui mêlé aux actions secrètes du culte Kougon...
Synopsis soumis par El Nounourso
#Par AngelBann le 11/05/2009 à 23:02
Du grand art.
Servi par une OST parfaitement orchestrée, l'anime ne souffre que très peu des poncifes du genre (personnages larmoyants, lenteurs inutiles, usage abusif de romances soupçonnées). Les Shikabane Hime, les chasseurs (au féminin) de Shikabanes (des morts-vivants qui refusent leur mort) débordent de charisme. La secte qui les emploie apparaît comme complexe, emprunte de dissensions, alors que l'objectif est censé être partagé. Enfin, le rapport entre le maître et sa shikabane hime est assez complexe, et attendrissant, pour capter définitivement notre émotionnel.
Je ne regrette que le héros un peu fade (comme toujours, ou presque). Peu importe, cette série mérite d'être regardée !
Pour les à côtés, le dessin n'est pas mauvais, l'animation non plus. Certains character design sont carrément très osés (on frôle parfois l'abstrait). A noter également un petit côté gore bon enfant, avec des hectolitres de sang qui n'effraieront plus personne en 2009. Les scènes d'actions sont peut-être trop rares, mais lorsqu'elles apparaissent à l'écran, généralement, elles sont plutôt réussies. A noter également des personnages secondaires assez sympathiques, avec l'habituel pervers de service, qui pour une fois se paie le luxe d'être vraiment construit.
A voir !
#Par kuchiki byakuya le 04/02/2009 à 21:09
En lisant le résumé, je me suis imaginé un animé mal fait (dans la lignée des Venus Versus Virus), comme il en sort énormément. Impression à moitié vraie.
Vrai pour la première moitié de l'anime car on assiste à une succession de combats, sans grand intérêt. La sensation de déjà-vu n'est pas une illusion car vous verrez la même chose dans des dizaines de séries et l'on pense à ce moment à arrêter. Seul le personnage de Makina est une satisfaction. Puis, l'anime change de ton avec l'apparition d'un scénario qui tient la route mais qui ne promet pas non plus la lune. La mauvaise impression du début s'estompe puis disparait vers la fin quand on voit le bon dénouement. D'accord, le 13ème épisode est un grosse blague, composé au 3/4 de flashbacks mais c'est une façon (certes maladroite) d'introduire la prochaine saison.
Mis à part Makina, les autres personnages sont à l'image de l'histoire, en évolution. Ouri est inutile au début, même si l'on devine son utilité future. Il est faible, complètement à coté de la plaque mais finit par faire preuve de consistance à partir d'un moment qui fait basculer son caractère (et la série en général). Ses actes s'expliquent par son passé étrange et bien amené, qui en font quelqu'un de détaché et d'insouciant. Son frère, Keisei, est l'exact inverse, fanfaron, téméraire mais réfléchi, il tente de protéger les gens qu'ils aiment (même si ceux-ci sont déjà mort ^^). Un peu bouffon, on comprend son comportement par la suite.
Ces deux exemples peuvent s'appliquer à tous les autres car les protagonistes évoluent une fois leur vie dévoilée. C'est le principal reproche que je ferai. En effet, même si c'est une agréable surprise, elle met trop de temps à arriver et beaucoup ont du stopper la série avant. On a aucun indice et le changement s'effectue trop brutalement. De même que l'apparition du méchant se fait trop tard (dans les deux derniers), si bien que l'on se demande où va la série pendant tout ce temps.
Le design n'est pas trop mal et permet à l'atmosphère noire faire son effet, même si les personnages ne sont pas extraordinaires. Peut-être est-ce du à mon jugement progressif mais j'ai eu le sentiment que le design s'est amélioré.
La musique n'est pas top, mis à part l'opening qui a le mérite d'être original (enfin, pas aussi affreux que ce que l'on peut entendre en ce moment).
Une première saison beaucoup trop inégale qui a pu en rebuter certain. Même si la fin m'a bien plu, je ne peux pas en dire autant de la première partie. Souhaitons que la seconde saison ne commette pas les mêmes erreurs.
#Par Afloplouf le 18/01/2009 à 19:16
Malgré mes vœux pieux, je ne pouvais m'empêcher de croire en Shikabane Hime en digne successeur de TTGL. Faisons toute suite tomber la pression : SH n'est pas à la hauteur de son aîné. J'avais donc laissé la série de côté pour finalement lui donner sa chance une fois terminée. La vitesse à laquelle je me suis engloutie les derniers épisodes prouve à elle-seule mes bonnes impressions sur la dernière production Gainax en date.
Côté technique, faisons tomber la pression d'entrée de jeu encore une fois, c'est moche. Enfin, c'est du Gainax. Un style parfois imité mais jamais égalé. Comprenez par là : une réalisation nerveuse avec ses bons et mauvais côtés. Le chara-design est anguleux, voire taillée à la serpe. Les décors sont bons mais pauvres et les jeux de lumière manquent d'ambition. L'animation est désarticulée. Mais d'un autre côté le visuel a un dynamisme que beaucoup de séries doivent lui envier. L'énergie transpire de cette série et les combats sont vraiment addictifs. La charte graphique partagera : certains en seront fans, d'autres seront rebutés. Je me rapproche de la deuxième catégorie même si je ne peux m'empêcher d'être fasciné par cette audace. Je ne leur demande pas d'ailleurs de faire dans la normalité.
Les musiques quant à elles sont bien plus réussis. Mention pour les génériques - plus spécialement celui de début que celui de fin - qui ne pouvaient que me donner l'envie irrépressible de les faire tourner en boucle : angela oblige. Dites vous que les images de l'opening sont une bonne introduction de l'anime. Par contre, je trouve que l'ending est bien trop classique et a même la fâcheuse tendance de "spoiler" la série.
Le scénario remporte tous mes suffrages alors même que c'était très mal parti. Lycéen + monstres + quelques scènes dénudés = BOF ! Je me suis cependant rapidement pris au jeu. Comme le dit Nounourso, le traitement des Shikabane Hime est assez poussé et exploité avec suffisamment de justesse sans sombrer dans le misérabilisme alors que la solution de facilité était tentante. Je trouve également un certain équilibre avec le "héros". Ils ont su faire en sorte qu'il corresponde au personnage de boulet qui découvre les choses sans qu'il me donne envie de lui coller quelques paires de claques, et ça ce n'est pas rien.
J'ai aussi apprécié le mélange décalé humour/drame. Certains (n'est-ce pas Nounourso ?) auront du mal avec des passages barrés en plein milieu des combats ou des moments émouvants mais c'est pour moi l'une des plus grandes qualités de la série. Ce ton ambigu confère à la série son atmosphère si particulière, si Gainax, dont on se demande si on arrivait à l'apprécier ailleurs. C'est finalement assez fréquent en manga mais les animes n'osent pas souvent franchir le pas, comme si le passage à la TV imposait d'être sérieux. La preuve avec le récent Ga-Rei Zero.
Les derniers épisodes - à l'exception du dernier, un résumé, qu'on va galamment qualifier d'erreur de parcours - laissent présager du meilleur pour la suite Kuro déjà en diffusion. C'est aussi à double tranchant : j'ai de nouveau beaucoup d'attentes pour cette série.
Shikabane Hime Aka est donc un tout à prendre dans son ensemble qui confirme le retour de Gainax sur le devant de la scène de la japanimation. Un retour qui s'est fait sans perdre leur âme.
#Par El Nounourso le 18/01/2009 à 18:03
Après la bombe TTGL en 2007, il est clair que j'attendais Gainax au tournant 2008. Si Shikabane Hime ne peut être sérieusement comparé avec son ainé, je dois reconnaître que le pilote m'a plutôt scotché. En dépit d'un chara-design fade et peu attachant, la série s'annonçait très bonne: excellent opening, scénario plaisant et ambiance délicieusement morbide.
Sauf que l'anime abandonne rapidement son atmosphère horrifique pour sombrer dans le simple déballage de monstres souvent ridicules saupoudré de gunfights à l'Uzi. Les mini-scénarios peinent à convaincre et l'esquisse d'une vraie trame globale en fin de saison arrive un peu tard. Les dissensions au sein du culte Kougon sont néanmoins intéressantes, elles apportent une petite réflexion autour des shikabane hime. Doivent-elle rester de simples outils ? Leur nature hybride (femme et monstre) autorise-elle une relation affective avec leurs prêtres associés ?
En revanche, je n'ai pas vraiment accroché aux nombreux passages se déroulant au lycée d'Ouri, notre héros inutile à la coiffure improbable. Humour souvent gras, bonne dose d'ecchi (il y en a déjà suffisamment pendant les combats... vive les mini-jupes), persos secondaires sacrément dispensables, etc. De plus, cette alternance légèreté / drame plombe définitivement l'ambiance glauque qui peine à s'installer au détour de quelques scènes plus réussies, comme certains flash-backs de Makina.
Vers la fin de la saison, Ouri et Makina prennent enfin de la consistance, mais il est déjà trop tard pour redresser la barre. Un spectacle divertissant et plutôt original mais qui n'exploite pas jusqu'au bout les multiples possibilités offertes par le scénario. Un peu dommage.
