Spice and Wolf

  • Format: Série TV
  • Année de diffusion: 2008
  • Titre original: Okami to Koshinryo
  • Nombre d'épisodes: 12
  • Site officiel: http://www.spicy-wolf.com/
  • Studio: IMAGIN
  • Diffuseur: AT-X, Chiba TV, KBS Kyoto, Sun TV, Tokyo MX TV, TV Aichi, TV Kanagawa, TV Saitama
  • Auteur: Isuna Hasekura
  • Directeur: Takeo Takahashi
  • Character-designers: Kazuya Kuroda
  • Musique: Yuuji Yoshino
  • Doubleurs: Ami Koshimizu (Horo), Jun Fukuyama (Craft Lawrence), Kaori Nazuka (Chloe), Mai Nakahara (Nora)

Synopsis

Lawrence est un marchand ambulant. Alors qu'il s'arrête dans un village qu'il connait bien, il assiste à la fête de la moisson qui remercie la déesse Horo pour le bienfait de la terre. Sur le chemin du retour, il s'aperçoit qu'une jeune fille dort dans sa charrette, doté d'oreilles et d'une queue de loup. Elle dit s'appeler Horo et lui demande de l'emmener dans le nord, là où elle a vu le jour....

Synopsis soumis par kuchiki byakuya
  • Spice and Wolf - Screenshots #1
  • Spice and Wolf - Screenshots #2
  • Spice and Wolf - Screenshots #3
  • Spice and Wolf - Screenshots #4
  • Spice and Wolf - Screenshots #5
  • Spice and Wolf - Screenshots #6
  • Spice and Wolf - Screenshots #7
  • Spice and Wolf - Screenshots #8

Par kuchiki byakuya le 04/05/2008 à 15:57

Dans la catégorie des déceptions, je demande Spice and Wolf. Loin de l'image que je me faisais de cet animé, je n'eus aucune surprise.

Pourtant, le début, surprenant, me plaisait assez, notamment grâce au personnage de Horo, jeune fille forte de caractère mais qui cache une grande solitude. Ce jeu de cache-cache est bien traité tout au long de la série et rend le personnage attachant. Néanmoins, je m'attendais vraiment à autre chose qu'un cours sur le marchandage, qui plus est ennuyeux au possible. Je veux bien admettre que le principe est original mais de là à en faire un animé, l'idée devient moins séduisante. Bon, j'avoue que l'atmosphère est bien retranscrit mais c'est loin de suffire. Une histoire en rapport avec Lawrence pointe le bout de son nez et on s'attend à la voir prendre le dessus mais étrangement, elle s'arréte assez brutalement. Même défaut pour le lien qui unit Horo et le héros, à savoir qu'il doit la ramener dans son pays. Ben, il a pas l'air motivé le garçon et mieux vaut qu'elle soit pas pressée. Dommage car celà pouvait être une bonne raison pour faire évoluer leur relation, outre que ce coté "professionnel".

Outre cette partie, mon autre problème est celui du héros. Alors qu'Horo dégage une aura attirante, il n'en est pas de même pour Lawrence. Ce héros fade, dont la soi-disant débrouillardise me laisse perplexe, est un très mauvais partenaire pour l'héroïne. Sans elle, il ne sait pas faire des affaires à se demander s'il n'est pas devenu marchand dans la semaine. pire, il est même pathétique à certains moments alors qu'on lui sauve la vie. A coté d'eux, il y a peu de protagonistes qui restent, exceptée la petite bergère, sympa, maladroite et kawai. Dommage d'ailleurs qu'on est pas plus l'occasion de la voir.

Le design est loin d'être merveilleux. En fait, il est tout ce qu'il y a de plus classique. Tantôt agréable, tantôt vraiment limite, il peine à trouver une certaine constance, notamment chez les personnages, parfois laids. Un défaut de taille vu les possibilités aujourd'hui.
La musique me laisse aussi perplexe car, malgré des thèmes collant bien à l'ensemble, l'opening et l'ending semblent s'être trompés d'animé tant ils sont mal venus, particulièrement l'ending qui choque vraiment. Mais plus que mal choisis, ils ne sont pas agréables à écouter.

Un animé qui promet beaucoup de choses et qui ne les tient pas du tout, que ce soit dans les relations entre les personnages que dans l'histoire, trop vite oubliée. Horo ne peut supporter à elle toute seule les manques dont fait preuve le scénario. Une série comme il en sort trop en ce moment et qui ressemble à un gruyère, c'est à dire parsemée de trous.

4/10

Par Abho le 03/05/2008 à 14:43

J'aimerais voir cette série faire un bond jusqu'au devant de la scène comme l'a fait TTGL il y a peu. Car si je devais citer trois séries (le nombre m'arrange, ça m'évite d'avoir à choisir ^^) qui m'ont emballées dans les sorties "récentes", je citerais Baccano, Guren-Lagann et Spice and Wolf. Qu'on s'entende bien ; difficile de comparer entre elles ces trois séries qui n'ont pas franchement grand-chose à voir, mais leur grand point commun est, pour moi, que l'intérêt qui leur est du transcende toute préférence de genre.

Commençons par la bande son, qui, outre un opening et un ending dont on ne se lasse pas, nous plonge complètement dans un univers médiéval-pas-trop-fantastique finalement très proche de celui de l'Europe quelques temps après la fin de l'Age des Ténèbres.
On peut diviser les musiques en deux grandes catégories :
- certains morceaux sont instrumentaux et jovials, type musique de taverne ; ils renforcent l'ambiance dans les villes, lorsqu'il y a pas mal de monde autour de nos deux héros
- les autres morceaux ont tendance à établir un climat, à faire monter la tension, à montrer que quelque chose va être révélé ou expliqué et sont quant à eux soit uniquement instrumentaux, mais avec des instruments plus "nobles" tels que, notamment, le violon, soit chantés a capella mais sans paroles, composés donc, de vocalises avec un certain effet de résonance. Ces derniers ne sont pas sans rappeler des chants mystiques.

Le visuel vient ensuite (eh oui, j'ai décidé de garder le contenu pour la fin !) ; oui, il est vrai que c'est lissé et retravaillé par ordinateur, mais la colorisation n'en est pas pour autant agressive, flashie. On ne tombe pas non plus dans la mega-démonstration de 3D à la Devil May Cry et surtout, le dessin des personnages en lui-même est très agréable.
Pour l'environnement, on n'atteint pas des sommets devant lesquels on reste ébahi, mais c'est très soigné. Les textures ne sont pas uniformes ; les murs ont des tâches et des variations de couleur remarquablement bien faites, les tissus laissent apparaître de légères ombres montrant de légers plissages etc. Et si l'on n'est pas émerveillés par le niveau de technique graphique, on admire l'efficacité d'un travail tout de même soigné.
L'animation, enfin est sans défaut, mais il faut tout de même dire que ce n'est pas l'action qui domine cet anime très calme (peut-être trop pour certains). Il y a tout de même quelques scènes de courses et de mini combats qui, encore une fois, sans être remarquable de technique et de qualité impressionnent par leur efficacité. Les mouvements ordinaires sont quant à eux mieux rendus ; on regarde avec bonheur le vent souffler dans les champs de blé ou animer les étoffes. Une petite remarque en passant, la course des humains est moins bien rendue que celle des animaux à quatre pattes. Les bras font encore des trucs bizarres ! A croire que les Japonais ne seront jamais capable de gagner en course à pied...

Avant de vous dire ce qu'est cet anime, laissez-moi vous toucher deux mots de ce qu'il n'est pas. Il n'est pas ecchi !!!! Au vu du premier épisode, on pourrait se demander si ce ne serait pas le cas... Mais rassurez vous, le fait qu'Horo soit nue au début n'a tout d'abord aucune visée "fan service" puisque de toutes façons, elle semble davantage avoir une combinaison moulante couleur peau qu'être nue. Et puis tout cela s'explique assez bien et est même utile à l'histoire ! Pour davantage d'explications sur ce point, jetez un coup d'oeil au topic.

Nous en arrivons donc au point le plus intéressant, là où réside toute la "force tranquille", toute la puissance invisible mais palpable d'un anime dont je suis immédiatement devenu fan. Le fond de cet anime est en effet très solide. Le thème principal, ce qui apparaît le plus dans les épisodes, aussi étrange que cela puisse paraître, c'est le commerce. Eh bien oui, notre ami marchand, s'il accompagne Horo vers son pays d'origine, doit tout de même gagner sa vie ! Encore une fois, cet aspect qui m'a énormément plu est à double tranchant pour ceux qui ne jurent que par l'action et peut donner une impression de mouitude (hum... oui, lenteur si vous préférez). Mais attention, malgré mon bon niveau en anglais j'ai du faire pause plusieurs fois pour pouvoir prendre le temps de tout remettre dans l'ordre et comprendre les mécanismes sur lesquels comptaient jouer nos deux héros. Donc n'oubliez pas votre cerveau ou évitez la lobotomie de certains animes avant de regarder Spice and Wolf (suivez mon regard).
Oui, nos deux héros, car voilà le contrat simple, mais on ne peut plus logique pour un marchand, passé entre Horo et Lawrence ; "Horo la Sage" doit payer le voyage. Ainsi, le deuxième thème de l'anime, les relations entre les deux héros, se développe lentement mais sûrement, donnant une impression de réalisme trop rare dans les animes. D'autant que les personnalités ne sont pas trop caricaturales mais assez marquées tout de même. Voilà le fil rouge, qui fait le lien entre les épisodes, l'évolution qui fait qu'il y a un ordre. Les deux aspects se complètent alors à merveille, l'un formant l'unité de l'anime alors que l'autre lui donne du mouvement. Le premier procurant une impression globale de satisfaction tandis que le second procure un plaisir immédiat.
Seulement, tout n'est pas parfait. Du fait du voyage, l'anime peut paraître saccadé ou répétitif, car les histoires s'enchaînent. Surtout lorsque l'on trouve sur la route deux personnages qui sont développés, auxquels on attache de l'importance et qui, finalement, sont balayés d'un revers de la main, puisque le voyage se poursuit. Ca n'a été pour moi qu'un petit bémol, mais je vois en cela l'obstacle majeur pour apprécier cet anime autant que je l'ai fait. Autre petit bémol, si à la fin des 13 épisodes, on a bien une fin marquée, la porte est entrouverte à la suite. Personnellement, je suis plutôt heureux de savoir que le voyage devrait se poursuivre, même si j'appréhende... Je ne voudrais pas vous spoiler, je n'en dirai donc pas davantage.

Pour conclure, je vais faire un lien entre tout ça pour vous expliquer ma note. Comment, vous demandez-vous certainement, (si si, posez vous la question) puis-je aduler un anime qui sous tant d'aspects est normal, ordinaire ? La réponse est simple, je ne me focalise pas sur la technique tant qu'elle ne sort pas de l'ordinaire lorsque je regarde un anime à l'ambiance aussi bien rendue. Car tout concorde ici, musique comme qualité graphique pour ne pas gâcher ni faire de l'ombre à un univers solidement bâti et à un scénario qui malgré la succession de petites histoires pendant la première partie de l'anime nous propose un thème original et bien traité.
Pour ceux qui douteraient de ma critique, tant il est vrai que je peux être bon public, tentez le coup ; j'ai été très dur vis-à-vis de cet anime afin de ne pas l'ériger en icône, car l'idolâtrie est ici facile !

9/10

Recherche