Pour commencer, je crois qu'il est nécessaire de regarder l'œuvre précédente de monsieur Otomo("Memories" et plus particulièrement l'épisode de Canon Folder), pour mieux se mettre dans le contexte et de surtout éviter de le comparer à Akira, ce n'est pas du tout la même chose, selon moi... quoique j'ai ressenti un certain goût de last exile ressortir, mais bon.
Ok, alors voyons les différents points de ce film...
- Graphisme super.
- Son, musique et ambiance réussis.
- Bon niveau d'action... quoique parfois un peu poussé dans l'irréaliste (je pense surtout à l'engin volant improviser et au jetpack qui se manœuvre, un peu trop bien à mon goût... mais c'est un détail ^^)
- Des sujets polémiques, qui ne demandent qu'à être débattus
- Un humour discret, mains néanmoins excellent
- Mais surtout, une très bonne idée
Pour ma part, je ne me suis pas du tout ennuyé durant le film... la façon dont se débrouillent les inventeurs des débuts de l'industrialisation est tout simplement passionnant.
Mais, en effet le relationnel et la profondeur des personnages auraient pu être un peu retravaillés.. je pense surtout aux anglais qui combattaient la tour... leur changement de camp m'a parut un peu brusque.
Quoi qu'il en soit, un très bon divertissement.
À voir, mais peut être pas à revoir...
Je vais etre assez direct pour cette critique.
J'ai été tout simplement déçu.
Je m'explique:
Niveau graphique,c'est de la bombe,ça c'est évident.
Le design est trés soigné,avec des décors magnifiques,un joli grain général et une animation originale.
Le scénario par contre montre de sérieuses carences.Mais des carences en quoi ?
C'est là que ça se complique,car j'avoue ne pas savoir exactement.
Car les idées originales ne manquent pas, les machines a vapeur par exemple qui sont fabuleuses et qui nous prouvent que l'équipe du film c'est sacrément creusé les méninges pour coordiner cet ensemble de tuyaux,turbines,pistons et autres pièces mécaniques pour nous offrir des machines uniques et parfois gigantesques qui valent le détour sans nul doute.
Mais malheureusement,quelque chose cloche dans ce film,rendant le tout un peu ennuyant,et c est franchement dommage.
En conclusion je dirais que c'est surtout le rythme général qui gache l'ensemble mais je vous conseille quand meme de le regarder,rien que pour les machines a vapeur.
Mais attention,ne vous attendez pas au film du siècle et surtout ne vous laissez pas aller bètement a la comparaison avec akira,comme je l'ai fait avant le visionage,sinon,vous tomberez de haut.
Steamboy se passe dans une période rarement mis en image d’animation (Princesse Sarah je pense par exemple, mais bon rien à voir), à savoir l’Angleterre laborieuse et industrielle du 19ème siècle. Ce qui nous donne des images inédites qui pourtant ne sont pas sans rappeler le château ambulant sorti d’ailleurs la même année, par moment. Et il faut bien l’avouer c’est époustouflant. Les plans de vue sont somptueux notamment ceux vus du ciel sur Londres, les bâtiments de l’exposition universelle sont très très détaillés. Les effets de vapeur sont une réussite totale.
Nous avons affaire donc à un Anime d’un graphisme et d’une animation d’une extrême qualité, pourtant on s’ennuie. Le scénario est assez linéaire et sans surprise. Les scènes d’actions/combats sont longues et peu palpitantes. Le relationnel entre les personnages peu travaillé. C’est dommage car on s’attend à un scénario surprenant au vu du départ mais non.
Après c’est sur que c’est fignolé, les persos sont bien faits, les musiques très correctes.
Enfin il reste le thème du message. Qui est un thème qui a souvent été abordé dans notre société qui est celui de la science et des bienfaits ou pas. En effet nous avons ici des protagonistes persuadés que la science réglera tous les soucis de l’homme et d’un autre côté ceux qui pensent que la science peut au contraire générer de nouveaux problèmes, surtout et évidemment si elle tombe entre de mauvaises mains. Donc bon c’est intéressant certes mais peut être traité de façon un peu simpliste avec d’un côté des vilains avides et de l’autre des utopistes pacifistes. Bon il y a bien le père de ray sorte de Dark Vador coincé entre les deux. Mais cela n'est guère suffisant.
Je lui mets donc un 6 car je me suis ennuyé, mais on ne peut qu’être admiratif du travail réalisé.
16 ans après le cultissime Akira, référence pour la plupart des mangakas, Otomo se remet au travail et nous délivre Steamboy. On en attendait beaucoup évidemment et si certains buts sont atteints, on reste cependant cette fois-ci avec un goût d'inachevé. Dommage.
On sort ici complètement de l'univers apocalyptique et glauque de la première oeuvre du maître, pour rejoindre deux préadolescents entraînés dans une aventure qui les dépasse. Et c'est là que le bât blesse, car si un Miyazaki assume le côté enfantin de ses films, ce n'est pas le cas d´Otomo qui apparemment tournait son oeuvre vers un sujet plus que sérieux.
Ce but scénaristique ne sera pas atteint, c'est lent, ça part dans tous les sens et la pseudo-morale est à mourir de mièvrerie. Un gros raté sur ce point.
Le gros point fort de ce film restera le côté artistique, car là Otomo ne nous laisse pas en reste. C´est magnifique, bourré de détails et de réalisme, un vrai régal pour les yeux.
Les oreilles ne sont pas délaissées, car la musique est un véritable petit trésor.
Pour conclure, Otomo devrait veiller à ne pas délaisser le côté scénaristique au profit de l'artistique, Steamboy est un vrai gâchis.
Steamby, un nom qui m'évoque un anime devenu pour moi incontournable; Katsuhiro Otomo nous a fourni un travail exemplaire, mais qui lui aura pris de très nombreuses années... 10 ans !
L'histoire prend place au XIXe siècle, alors que l'Angleterre prépare l'Exposition Universelle, le lieu où sciences et découvertes fleurissent, mais pour le meilleur et pour le pire.
On suit presque toute l'histoire à travers les yeux de Ray, un gamin inventeur de génie comme l'ont été son père et son grand-père. Mais la vie du jeune homme est perturbée par l'arrivée d'un paquet contenant une "steamball", l'invention ultime de son père et de son grand-père. Mais, à peine le paquet reçu, des agents d'une entreprise veulent voler l'invention... commence alors une longue fuite pour Ray...
SteamBoy, c'est avant tout une représentation fidèle d'une époque et d'un lieu précis : le Londres Victorien. Je l'ai regardé une fois supplémentaire rien que pour observer à quelle point les décors sont fidèles au Londres de l'époque : tout, je dis bien tout, y est : l'atmosphère, les marchands de journeaux à la criée, les usines à charbon...
On ne peut qu'admirer le travail de l'équipe d'Otomo pour ce travail.
Mais Steamboy, c'est aussi une profonde réflexion sur la science, ici, pas de scénario nihiliste... chacun est humain, au sens "négatif" du terme, ce qui signifie que Ray devra faire des choix : en qui placera-t-il sa confiance ? Les adultes qui l'entourent ne chercheront-ils pas à le berner ? et quelle est l'utilité de l'invention tant convoitée... visiblement, elle a assez de valeur pour que l'on poursuive sans relâche son détenteur.
Steamboy, c'est le reflet d'une époque où l'on percevait encore la science comme strictement positive, et ce au sens où l'on avait pas vraiment conscience de l'horreur qu'elle ferait indirectement naître. Comment une société "rationnelle et civilisée" comme la France avait pu s'empétrer dans une boucherie comme la Première Guerre mondiale. Steamboy, c'est "là où la civilisation mécanique enclanche le premier rouage de la sauvagerie..."
Enfin, pour finir, cet anime est composé de graphismes sompueux, les effets de vapeurs sont extrèmement travaillés, c'est ce qui a pris énormément de temps à Otomo. Je me rappelle la scène où une jeune fille un peu peste dance (je vous laisse deviner qui ^^), j'ai été étonné de voir ses quatre ombres dancer simultanément... un joli prodige technique.
Vous l'avez sans doute compris, au même titre qu'Akira, cette oeuvre d'Otomo est un must, filez acheter le dvd, vous ne le regretterez pas. Je lui mets 10, mais j'aurais plutôt envie de lui mettre 9,5, mais personnellement, je n'ai pas vu de réel défaut dans cet anime qui mérite d'être cité en bémol...