The Skull Man

The Skull Man

Informations générales

Staff technique [liste]

Doublage

Ayako Kawasumi (Kiriko Mamiya), Fumiko Orikasa (Maya Kuroshio), Hiroyuki Yoshino (Akira Usami), Makoto Yasumura (Hayato Minagami), Masayuki Katou (Yoshio Kanzaki), Toshiyuki Morikawa (Masaki Kumashiro)

Synopsis

La ville d'Ootorno City connaît une suite de morts étranges : celles d'un bureaucrate, d'un politicien, et dernièrement d'une actrice. Mais, ces morts sont officielement des accidents, alors qu'une rumeur circule désignant un homme masqué comme le coupable : The Skull Man. Un journaliste décide d'élucider ce mystère, mais il ne sera pas au bout de ces peines ni au bout de ses surprises...

Synopsis soumis par Gemini no Saga

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#Par Afloplouf le 13/11/2008 à 23:16

[Private Joke : Il était quelque peu imposé que The SKULL (crâne en anglais) Man soit adaptés par le studio BONES (os en anglais).
Désolé ^^' !
Je n'ai pas lu le manga, mon avis se basera donc uniquement sur l'anime.]

L'œuvre a une ambiance très particulière. J'ai eu du mal au début à accrocher bien que l'atmosphère quelque peu jazzy, enfumée par les cigarettes, propre en un sens (excepté la couleur et les histoires de manipulations génétiques) aux polars des années 70. Décidément, j'ai eu du mal avec le rythme des productions du studio Bones en 2007. Fort heureusement, la deuxième moitié est bien plus entraînante.

Mais reprenons les choses par le début. Sur un plan technique, Bones réalise un sans faute comme à son habitude. En un sens, j'ai même été plus convaincu par The Skull Man que par Darker Than Black en ce qui concerne les graphismes. Les décors manquent parfois de détails et le chara-design ne conviendra pas à tout le monde par un trop grand classicisme. De même, l'animation cherche ses marques au premier épisode dans certains plans. Mais c'est bien une ambiance qu'a réussit à créer Bones. Un ciel bien souvent gris, terne, une pluie en filigrane, des décors à peine éclairée par les explosions des flammes... Le studio aura notamment fait un gros travail sur les couleurs et les lumières.

La bande-son contribue à cette bonne impression. Encore une fois, Bones a porté un soin particulier aux génériques. Une politique bien évidemment judicieuse puisqu'elle donne une bonne image dès le début et offre au spectateur une conclusion convaincante, et cela pour chaque épisode. De plus, ce n'est pas seulement les musiques qui sont bonnes, les images qui les accompagnent sont elle aussi de qualité. Le reste de l'OST pourra plus porter à caution. Les mauvaises langues pourront pointer un certain vide musical, je dirai pour ma part que l'OST se fait discrète. Quelques violons, quelques pianos... sans fioritures ni exagérations, elles suffisent amplement à soutenir l'émotions ou l'action. Je retiendrai entre autres un thème dramatique.
The Skull Man peut se vanter d'avoir une chose que peu d'animes possèdent : une âme.

La narration est particulière. Elle est bien linéaire mais les explications n'arrivent pas en flux constant au téléspectateur. C'est la série typique où un détail quelconque prend une importance clé plusieurs épisodes après. De la même façon, les personnages ne se cernent pas facilement au premier abord. Pour être plus exact, l'image qu'on se faisait des personnages se voit chamboulé, notamment dans la deuxième partie de l'anime. Et cela aussi bien au niveau de leurs passés - révélés par de petites touches qui, si elles informent, laissent la part belle aux interprétations - que leurs personnalités ou leurs choix. Bien qu'à peine suggérés, on peut dire que les personnages portent une bonne part du scénario. Si, dans un premier temps, l'homme-squelette éclipsent les autres personnages de par son charisme, les seconds rôles s'avèrent dans le final tout au autant intéressants.

Le genre de The Skull Man est difficile à classer : SF, Fantastique, thriller politique... l'anime mord dans chacun de ses genres et d'autres encore. 13 épisodes c'est à la fois trop court pour pleinement développer un univers qui, de part le peu qu'on se figure, se révèle riche ; et en même temps, cela impose la concision nécessaire pour supprimer tout superflu. L'épisode 3 apporte un tournant dans l'histoire et les derniers épisodes impriment un rythme d'enfer. On a un concentré d'action et d'émotion même si je regrette quelque peu le manque de détails. La fin laisse suggérer une suite possible, mais je doute de sa réalisation.

The Skull Man est en définitive une série qui mérite mieux que l'oubli dans lequel il est plongé. Citer du Nieztsche ou du Shakespeare à l'occasion n'aura pas peut-être pas aider pour en faire un anime grand public ^^' . Éclipsé par l'autre production Bones phare de l'année 2007, Darker Than Black, The Skull Man mérite cependant le détour pour son atmosphère sombre et ses personnages qui ne se révèlent pas au premier abord.

6/10

#Par Björn le 19/09/2007 à 02:26

On tombe parfois sur des séries qui terminent mieux qu'elles n'ont commencé. En général, c'est plutôt le contraire qui se produit et c'est bien là le drame.

Pourtant The Skull Man n'a, de prime abord, qu'un seul véritable argument, à savoir : le mystérieux personnage qui donne son nom à la série. Quand j'écris cela, je sais que je suis un petit peu injuste. En fait, c'est plutôt l'impression que produisent les premiers épisodes qui me fait dire cela de part le style d'habits que portent les différents protagonistes, qui semblent s'être arrêtés à la mode des années 70, au chara-design même de l'homme à la tête de mort qui semble être pompé sur Ghost Rider, ce fameux personnage de comics dont l'adaptation cinématographique ne restera sans doute pas dans les mémoires. En fait, le vrai atout de cette série est d'avoir un très bon scénario parfaitement calibré pour sa durée de 12 épisodes. Cela commence comme une enquête policière qui vire petit à petit au fantastique mâtiné de seinen. Plus les personnages avancent, plus l'horizon s'assombrit sans pour autant jouer sur des ficelles faciles comme un suspense à couper au couteau. Il y a suffisamment de densité dans cette histoire pour s'en passer.

Les personnages prennent donc une importance moins capitale. Il n'y a besoin d'avoir une véritable tête d'affiche qui servirait de cache-misère. Alors c'est vrai, Hayato ne restera pas au panthéon des grandes gueules de la japanimation mais il faut bien avouer que trop souvent ces dernières sont fort mal accompagnées. Or là, les différents protagonistes ont à peu près tous une densité équivalente et chacun joue sa partition de manière relativement juste. En dehors du détective et du reporter, il est donc difficile d'en détacher véritablement un. Pour les raisons que j'ai évoqué plus haut, la chose n'est pas en soi particulièrement dérangeante.

Le chara-désign est assez classique dans l'ensemble, il est agréable et ne choquera l'oeil de personne. L'animation est fluide avec une bonne intégration de la 3D. Il n'y a rien de révolutionnaire là-dedans, tout comme dans l'OST, simplement la chose est bien réalisée.

Le tout donne une série agréable à suivre avec une fin ouverte qui donne la possibilité d'une 2ème saison. Les trois derniers épisodes sont très bons même s'ils n'étonneront pas les habitués du genre. Il en est ainsi avec The Skull Man. On a l'impression que chaque thème a déjà été abordé ailleurs, qu'il ne brille pas par rapport à d'autres séries par un de ses aspects techniques. Simplement l'ensemble est bien maîtrisé, un peu comme un bon roman de gare. Mais, vous savez, il y a des romans de gare qui sont infiniment plus agréables et intéressants à lire que bien des oeuvres que l'on dit plus élevées.

7/10