Tokyo Marble Chocolate

Informations générales
- Format: OAV
- Année: 2007
- Titre original: Tokyo Marble Chocolate
- Nombre d'épisodes: 2
- Site officiel: http://www.tokyomarble.com/
- AKA:
- - 東京マーブルチョコレート
- Relations: 1 fiche en relation
Staff technique [liste]
- Studio d'animation: Production I.G
- Production: BMG Japan, Production I.G
- Réalisation: Shiotani Naoyoshi
- Chara-design: Asano Kyoji, Tanikawa Fumiko
- Auteur: Production I.G
- Musique: Yanagawa Takeshi
- Diffuseur: Anime-Virtual
Version française
- Licencié: oui
- Titre français: Tokyo Marble Chocolate
- Editeur: Kazé
Doublage
Nana Mizuki (Chizuru), Takahiro Sakurai (Yūta), Marina Inoue (Miki), Mitsuo Iwata (Minirobo), Yuuichi Nakamura (Yamada)
Synopsis
Yûta est un jeune homme malheureux en amour car il n’a jamais su dire "je t’aime" à sa petite amie. Chizuru n’a jamais eu de chance non plus car elle est un peu maladroite sur les bords durant ses sorties et ne semble pas née sous la bonne étoile.
Lors d’un rendez-vous dans un restaurant pour leur premier Noël, Yûta désire lui offrir un lapin car Chizuru adore les animaux. Mais au moment où il va lui donner ce cadeau, il reçoit un appel du magasin lui signalant une erreur dans son colis : un âne miniature des plus spéciaux s’y trouve en réalité. Quand Yûta retourne à table, il trouve celle-ci renversée et Chizuru a disparu avec l'étrange petit animal...
Synopsis soumis par Sirius
#Par enigma314 le 02/01/2012 à 00:31
Un peu de douceur dans ce monde de brutes, voilà qui résume, à mon sens, ce petit bijou de poésie qu'est Marble Chocolate. Le monde serait triste sans le regard des artistes.
Un homme dirigé uniquement par le cerveau est un pur technicien et que demande-t-on à la technique dans un animé? Un excellent cadrage, un beau jeu de lumière, un chara-design spécifique, des décors cohérents jouant sur les couleurs primaires, des dialogues respectant un script, etc.
Tout est calculé au détail près pour un rendu impeccable. La technique est nécessaire pour son efficacité, sa précision, sa cohésion et effectivement de ce point de vue Marble Chocolate est une réussite. Malheureusement notre champ de vision ne capte qu'une partie du travail immense fourni. Prenons par exemple le rougissement si typique des personnages de shojo, la couleur rouge est bien sûr utilisée mais comment est le rendu au final? Est-ce que l'animateur/ice utilise un rouge cardinal, cramoisi, pourpre, carmin, écarlate, vermillon, turc, cinabre, éosine, opéra, bordeaux?
De même que pour les OP et ED, si on analyse froidement tout ne serait qu'une succession de do, ré, mi, fa, sol, la, si , do d'une partition musicale. Les paroles une avalanche de mots qui se suivent.
La technique c'est bien mais c'est trop rationnel et trop froid ! Or il faut un « plus » pour la réussite d'un animé et ce « plus » sera dicté par le cœur, berceau des sentiments. Quoi de plus naturel dans le cas de Marble Chocolate de parler...d'amour, sujet ô combien éternel.
Les auteurs de Marble Chocolate ont choisi le genre comédie romantique pour nous raconter l'aventure classique d'un couple. Elle se partage en 2 OAV qui contera dans un premier temps le point de vue de « il » puis dans un deuxième temps celui de « elle ».
Comment est notre héros? Le cliché typique du jeune homme adorable mais affreusement timide, incapable de dire les 3 mots magiques qui font frémir beaucoup de cœurs.
Comment est notre héroïne? Le cliché typique de la jeune femme douce mais qui finit par s'impatienter d'entendre ces 3 mots magiques.
Leur point commun : la peur d'avouer ses sentiments
C'est là qu'intervient la touche magique de l'artiste mû par son cœur. D'un scénario assez banal, cette quotidienneté devient extraordinaire. Les 2 OAV se complètent merveilleusement lors des moments clés, les coïncidences tombent vraiment à point. Tout ce qui était technique « s'efface » pour laisser place à une aura de tendresse et de délicatesse aidée par le ton pastel des couleurs. La musique émotionne par sa musicalité et ses paroles qui sonnent très juste (notamment l'ED de Yuta). Le doublage est bon comme d'habitude.
Il serait injuste d'omettre un personnage essentiel sans qui l'alchimie n'existerait pas : le mini-âne. C'est en fait l'élément déclencheur qui met en pétard toute rationalité du récit, sans lui nos amoureux comme personnages auraient été fades. Le mini-âne n'apporte pas qu'une touche comique, il concourt à la saveur de Marble Chocolate contrairement à 2 autres protagonistes s'inscrivant dans le schéma des casse-pieds. C'est d'ailleurs un des reproches qui va faire baisser la note finale.
Tout comme la vision de l'amour de Yuta et Chizuru, obstruée par des expériences négatives. L'amour est-il seulement synonyme de souffrance? Par son évanescence, l'amour reste un mystère. On ne sait jamais quand il arrive et quand il part tant il surprend, il est vraiment dommage de montrer qu'une part de la dualité.
En conclusion, j'ajouterai que visionner Marble Chocolate c'est comme découvrir l'âme d'un poète et rien que pour ça je remercie toute expression artistique de ces personnes qui vivent en harmonie en alliant premièrement les exigences du coeur avec ensuite celles de la tête. Au final tout est question d'équilibre le tout étant chapeautée par l'âme...
La note est plutôt 7,75
#Par Veji le 11/05/2010 à 17:58
Les love stories, ce n’est pas vraiment le genre qui me plait… mais là je dois bien avouer que j’adore particulièrement ces deux OAVs. Une ambiance légère, reposante, onirique, mais mouvementée et entrainante quand même, s’en dégage. Des personnages posés, pas de clichés du genre la fille aux formes très généreuses ou l’otaku frustré incapable d’aligner 3 mots IRL… non, ici on a affaire à de jeunes gens lambda, qui ont quand même une personnalité, plutôt opposée d’ailleurs. Yuudai est timide, peine à avouer clairement ses sentiments et est assez peureux, tandis que Chizuru est plutôt extravertie mais maladroite etc.
Ces deux jeunes personnes n’ont jusque là connu que des ennuis avec leurs ex, dus à leur personnalité. Ces circonstances sont présentées dans les OAVs pour introduire les deux personnages principaux, et font sourire tant les traits de caractères sont poussés à l’extrême.
Les personnages secondaires sont à l’origine de quiproquos (bon, ça c'est classique par contre), et un mystérieux animal va apporter une touche de dynamisme à ces épisodes.
Une jolie histoire d’amour nous est narrée à travers deux points de vue (un dans chaque OAV), celui de Yuudai, et celui de Chizuru.
Cette double narration permet une vision différente et une meilleure compréhension des scènes communes qui articulent les deux OAVs, ainsi les deux épisodes se complètent, et les clins d’œil qui font écho écho à l'un et l'autre des épisodes font sourire (les passants récurrents, les lieux qui paraissent anodins etc.), mais chacun contient des scènes qui lui sont propres malgré donc des grands axes communs mais qu’on aborde différemment de toute façon. Du coup on n’a pas l’impression de voir deux fois la même chose.
Le pauvre couple peine à aller de l’avant et est dans sa phase terminale, jusqu’à l’apparition inattendue d’un mini-âne dont le look est pour le moins original et coloré. Cette petite mule va tout chambouler, son caractère imprévisible va causer d’un côté des ennuis aux personnages, mais en même temps est porteur d’espoir et de réconciliation. Cette bestiole, qui sait être douce, taquine, mais aussi effrayante, va être l’élément central et moteur de ces OAVs.
Le chara-design apporte un sentiment de légèreté et d’apaisement à travers la finesse du trait et sa simplicité : quelques traits pour les sourcils, un arc d’ellipse et un cercle plein pour les yeux, un point pour le nez quand les personnages sont de face, ça peut déranger au début mais on s’y fait…, par contre pour les oreilles j’aime pas du tout (décollées de face, et l’intérieur fait un peu bizarre), bref y a rien de très exceptionnel à ce niveau-là. C’est simpliste… mais ça donne une ambiance légère et agréable. On notera le teint pâle des personnages, et les zones où la circulation sanguine est bien visible et fait contraste avec ce teint pâle (le bout des doigts, les joues/pommettes, ça j’y ai pas vu souvent dans les animes, ça fait plus « vrai ». Pour l’animal, le chara-design est différent, et sait se montrer très vif et intense.
Concernant les décors, autant les lieux clés sont bien foutus et agréables à l’œil (tour de Tokyo entre autre), autant le reste de la ville de Tokyo et parfois l’intérieur des maisons apparaissent un peu floutés par un style plus « croquis », j’aurai préféré un autre style, mais ça ne me gène pas des masses. D’ailleurs je n’avais pas du tout l’impression de me retrouver dans Tokyo à travers ces OAVs tant l’ambiance était paisible et les passants peu nombreux, loin des masques et de la foule luxuriante, mais d’un côté ce n’est pas plus mal. Le tout est coloré de couleurs pastel qui donnent une touche de poésie et de légèreté. L’anime joue quelques fois sur des phases oniriques, on assiste à un décor plus abstrait par le trait et à tout un foisonnement de couleurs, le résultat est saisissant !
La bande-son est magnifique, notamment les deux chansons qui clôturent chacune un OAV, et ont le mérite d’être vachement entraînante et pas niaises comme c’est souvent le cas dans les histoires d’amour.
Pour info, on ne sait que peu de choses des personnages, puisque ces OAVs relatent un instant bien précis de la relation entre Yuudai et Chizuru. D’où l’existence d’une préquelle en version papier. Mais je ne la conseille pas.
Deux OAVs que je trouve sublimes, un côté graphique de par les couleurs très agréable et que j’aime contempler, une excellente bande-son, une jolie histoire d’amour, une ambiance légère sans fan-service et niaiseries mais en même temps mouvementée, et une très bonne idée que ces deux points de vue.
Je ne regrette pas l’achat du DVD qui, pour info, contient en bonus un petit livret d’illustrations, deux clips musicaux, et les deux épisodes montés en un seul. En plus des versions séparées, évidemment.
Je ne m’en lasse pas, et c’est pourquoi je colle un 10.
#Par emilie le 31/12/2008 à 02:01
Tokyo Marble Chocolate ce sont, pour moi, des surprises. Et il y en a des bonnes et des mauvaises. Évidemment je savais que ça allait parler d'amour et que c'était mignon mais je ne m'attendais pas au grain de folie avec cet âne et les caractères de nos deux protagonistes.
Première surprise agréable : la musique, j'ai carrément craqué sur celle du premier OAV, j'aime bien celle du deuxième, mais la première m'a vraiment marqué. Puis les histoires concernant les ex petits amis de Chizuru m'ont eues par surprise, ça m'a fait rire.
Et là, bim, mauvais surprise : le chara design. Il faut dire que le trait est fin, comme un peu absent, il y a aussi beaucoup de lumière sur les personnages. Je ne sais pas si c'est voulu pour peut être donné une idée de légèreté mais personnellement je l'ai ressenti comme une absence de caractère. Puis le visage de Yûta m'a achevé, il me fait penser à un personnage de bande dessinée occidentale mais je ne me souviens plus lequel. Toujours est-il que je ne l'aime pas et ça je le sais. Son design ne m'empêchera pas de m'attacher à lui, il a son caractère pour rattraper le coup. Car oui les caractères de Chizuru et Yûta m'ont bien plu. Entre lui qui est un peu effacé, un peu gaffeur mais tellement serviable, et elle, qui semble fragile mais ne le lui montre pas et qui peut révéler un caractère spécial sous l'effet de l'alcool. Ils m'ont touché, je les ai trouvé mignons.
Après il y a l'âne! Ce petit âne farceur tout coloré m'a vraiment plu. J'ai d'ailleurs regretté de ne pas trop le voir dans le deuxième OAV, mais au moins ça a laissé de la place à un peu plus d'explications. Cet âne miniature improbable est, pour moi, un atout de ces deux OAV, il amène un vent de folie qui fait du bien mais reste adorable en soi.
Je continue sur une mauvaise surprise, l'utilisation de quiproquos dans la relation de Yûta et Chizuru. C'est un classique me direz-vous, mais justement je pensais ces OAV plus originales que cela. Bien sûr ça fonctionne bien avec l'histoire mais ce n'était pas forcément une nécessité et pour moi c'est un défaut de tomber dans ce travers que l'on trouve dans tout simple anime traitant de relations amoureuses.
Ensuite, la construction en deux OAV, la même histoire vue par deux personnes différentes est un attrait conséquent. Ça nous permet de mieux connaitre chacun et de s'y attacher. De mieux comprendre leurs interrogations, leurs erreurs et leurs choix.
Leur histoire se déroulant sur fond de décors pastels que je trouve excellents, j'ai vraiment passé un bon moment malgré les défauts que j'ai cité.
Pour tout ça je donnerais un 7/10 à ces deux mignonnes petites OAV.
#Par Sirius le 14/12/2008 à 11:28
Tokyo Marble Chocolate, c’est un conte, l’histoire d’un rendez-vous amoureux le jour de Noël. Ces deux OAVs nous offrent un récit intelligemment conçu à partir de deux points de vue différents : les faits sont les mêmes mais l’une se focalise sur la demoiselle tandis que l’autre suit les péripéties du jeune homme. Le procédé engendre de nombreux clins d’œil et quiproquos. Par exemple, tous deux bousculent le même bonhomme en courant après le cadeau qu’ils désiraient s'offrir.
Ces OAVs permettent de mettre en parallèle les ressentis masculin et féminin durant une relation : Yūta est toujours à fantasmer tandis que Chizuru s’inquiète de ne pas être aimée. On observe aussi les divergences de comportements entre le jeune homme qui semble frappé d’aphasie et n’ose pas déclarer sa flamme et la demoiselle très maladroite qui ressasse continuellement les malheurs de ses expériences passées.
Vous pouvez les voir dans n’importe quel ordre je pense, cela ne changera rien à votre interprétation des faits. Mais la première OAV, Mata Aimashou (du nom du thème musical propre) permet d’expliciter un élément de la seconde intitulée Zenryoku Shounen. Oui, ce sont les thèmes musicaux qui ont inspiré la réalisation de ces OAVs. Je serais pour inverser l’ordre mais cela reste une question de goût très subtil. J'ai une préférence pour la seconde car elle met moins en évidence le petit âne bizarre.
Niveau réalisation, on se trouve face à des OAVs très artistiques. Les décors ne frappent pas par des graphiques très poussés mais sont finement esquissés et très poétiques. Le chara-design des personnages peut sembler un peu pâle mais transcrit à merveille les émotions et se fond admirablement dans les décors.
Tokyo Marble c’est aussi l’occasion de faire connaissance avec un étrange petit âne qui vient vraiment semer la pagaille dans l’histoire comme un objet hors de la machine. Il est un protagoniste essentiel dans ces OAVs que je vous recommande chaudement de voir, d’autant plus que Kaze a décidé de sortir ces petits bijoux mignons un peu avant Noël.
