Gunbuster

Gunbuster

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Version française

  • Licencié: oui
  • Titre français: Gunbuster
  • Editeur: Beez

Doublage

Noriko Hidaka (Noriko Takaya), Rei Sakuma (Kazumi "Onee-sama" Amano), Kazuki Yao (Smith Toren), Maria Kawamura (Jung Freud), Masako Katsuki (Reiko Kashiwara), Norio Wakamoto (Kouichiro "Coach" Ohta), Tamio Ohki (Captain Tatsumi Tashiro), Yuriko Fuchizaki (Kimiko Higuchi)

Synopsis

Pour suivre les traces de son père, officier tué par des extra-terrestres, et aller dans l'espace, Noriko Takaya, une jeune adolescente de 16 ans, donne le meilleur d'elle-même dans son école de pilotage de robots. Toutefois, malgré ses sa bonne condition physique, elle s'avère n'être qu'un piètre pilote. Heureusement, Coach Ota décide de la prendre sous son aile et lui apprend à gagner confiance en elle. Elle rejoindra bientôt l'espace pour peut être enfin piloter le fameux Gunbuster...

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#Par Tor le 29/07/2011 à 00:08

La série est ancienne et cela se voit. Le premier épisode est de bon augure mais malheureusement, bien qu’en six épisodes, la série s’enlise dès le 4ème épisode et se perd dans des méandres philosophico-cosmiques. L’idée de l’avancée du temps moins rapide après avoir voyagé à la vitesse de la lumière à l’autre bout de la galaxie que sur la Terre est pour le moins originale et permet des situations émouvantes et scénaristiquement plutôt intéressantes. Dommage que ce concept ne soit pas réaliste. En effet, l’idée du voyage dans le temps en voyageant à la vitesse de la lumière est possible dans l’observation pas dans le concret. Je m’explique : on se déplace à 30 années lumière (en 1 heure par exemple) de la Terre et on observe celle-ci, on verra donc ce qu’il s’est passé sur Terre il y a 30 ans. Mais sur Terre il ne se sera pas passé réellement 30 ans, seule la lumière de ce qu’il s’est passé aura mis 30 ans à parvenir jusqu’ici. Donc si l’on voyage à nouveau dans l’autre sens (1 heure pour faire 30 années lumière), le temps n’aura été altéré ni pour nous, ni pour la Terre et les situations de la série ne sont donc pas possibles.

3/10

#Par Sirius le 13/02/2009 à 00:17

Top wo Nerae! est un classique élevé au rang de série culte mais je n'ai pas pu réprimer quelques sourires moqueurs devant le spectacle présenté. Je ne peux pour autant me résoudre à descendre complètement la série. Pourquoi donc?

Pour une vieillerie qui vient de fêter ses 20 ans, la série n'accuse pas vraiment le poids des années. Peut-être me suis-je habitué à la réalisation mais elle m'a quand même semblé exceptionnelle pour l'époque. On sent la production de Gainax et la présence d'Hideaki Anno dans le staff. Le mecha-design a une gueule et une originalité typique de la boîte et les décors intersidéraux ainsi que le design des personnages sont soignés et n'ont rien à envier à certaines productions de nos jours. On retrouve surtout et déjà la soif d'inventivité de Gainax. En témoigne un poster de Nausicaä bien fondu dans la chambre de Noriko.

Mais l'intérêt de la série est dans son scénario. J'ai eu l'impression que l'œuvre exprimait une sensibilité aujourd'hui perdue. J'entends par là que le côté émotionnel est pour moi tombé à plat tellement le format et le fil narratif s'adaptent difficilement au récit. Ce qui était autrefois tragique est devenu aujourd'hui niais. Le côté absurde d'une trame qui verse dans le larmoyant donne un curieux mélange... J'avais l'impression que notre héroïne allait trop vite vers le sommet et qu'en même temps toute une époque s'écoulait, résultat des paradoxes temporels.

Top wo Nerae! rassemble pas mal de clichés qui feront postérité. Noriko est typiquement le genre d'adolescente qui se cherche, subit les malheurs de son incompétence. La grande sœur de Shinji et de Simon. Le combat contre les extraterrestres est un pur prétexte éculé au scénario. Le concept temporel n'était certainement pas des plus original non plus. Le fan service est franchement déroutant, je n'aurai jamais osé une telle prise de liberté pour l'époque...

Ce qui m'a surpris, c'est un scénario finalement sans temps mort, tout en ellipse et où la romance a sa petite place sans prendre le dessus. Top wo Nerae! c'est une poésie sur l'évolution de l'humanité dont les effets du paradoxe temporel peuvent toucher plus d'un. A condition d'avoir gardé une certaine sensibilité tragique. Hoshi no Koe réussira peut-être plus à marquer dans ce sens le public d'aujourd'hui.

6/10

#Par beber le 14/10/2007 à 21:17

Alors soit c’est moi, et d’ailleurs c’est tout à fait possible, soit je n’ai pas bien saisi le pourquoi de la moyenne de cet série de 6 OAV. Car si l’on juge intrinsèquement la qualité de cette œuvre en la sortant de son contexte, et bien mon Dieu, il y a bien des choses à dire et à redire.

Tout d’abord un fait qui frappe des le premier épisode. Enfin qui frappe…comprenons nous bien, si l’ennui était une masse de 100 kilos, le terme approprié serait bien en effet « qui frappe ». Ici il faudra se contenter d’un tristement banal « qui ennuie ». Parce qu’il faut s’agripper rudement pour supporter 25 minutes d’un préambule qui semble très loin de l’effet que l’on peut en escompter (intéresser ?). Détaillons donc : un chara design pas franchement attirant, une bande son suintant le « talent» des années 80 (a ce propos le jingle de mi-épisode est hilarant à ce niveau) …mais en fait ce qui accroche ou plutôt l’inverse c’est un scénario proche du niaiseux absolu. A tel point que l’envie pourra en titiller plus d’un de s’arrêter en cours de route.

Passé ce préambule, soyons honnête : le 2eme épisode est pas mal naze dans son genre également, le 3eme très moyen. Quant au 3 derniers OAV là par contre c’est plus intéressant mais loin selon moi d’atteindre les sommets épiques de l’animation. L’histoire de cette jeune fille qui veut aller dans l’espace suite au décès tragique de son père peine cruellement à nous émouvoir. L’histoire d’amourette entre Amano et le « Coach » est plate comme c’est pas permis. A ce propos, rarement anglicisme ne m’aura paru aussi insupportable, allez savoir pourquoi, fermons la parenthèse. Quant au principe même de l’histoire ce conflit entre extraterrestres et humains, bien c’est bateau, mal ou tout du moins pas assez développé. Bref tout ça manque cruellement d’intérêt.
Les personnages parviennent assez difficilement à nous intéresser. En fait si tant est qu’ils y parviennent ne serait-ce qu’un peu, car que ce soit l’héroïne, sa sempai ou le « coach » (argh je souffre) on tarde à s’attacher, tant est si bien que les divers aspects plutôt poignants de cette série qui n’en est pas dénué ne font guère d’effet.

A contrario bien entendu tout n’est pas noir, il y a de bonnes idées, comme la façon d’amener les décalages « spatiaux temporels » entre des personnes sous influence de la vitesse de la lumière, et les autres. Bref Noriko voit ses congénères vieillir plus vite qu’elle du fait qu’elle subisse régulièrement des passages à la vitesse de la lumiére et les autres non. Ou bien encore le dernier épisode qui apporte également une touche artistique intéressante, mais sans être non plus extraordinaire.

Après l’on pourrait discuter de la technicité innovante graphique et ou scénaristique, mais à mon humble point de vue c’est loin d’être suffisant pour une personne comme moi qui n’a pas la culture animiesque suffisante quand à l’histoire de l’animation. Traduction, je trouve que le poids des années se fait cruellement sentir dans Gunbuster, ou bien peu d’aspects ne trouvent grâce à mes yeux. Le doublage est limite limite parfois, l’animation, parfois vive, la plupart du temps sommaire et répétitive, le trait hésitant…

Le moins que l’on puisse dire c’est que j’ai été déçu par ces 6 OAV qui si ils peuvent avoir un intérêt historico technique dans le monde de l’animation n’en reste pas moins ennuyeux pour le commun des mortels.

3/10

#Par nethasep le 24/11/2006 à 20:07

Gunbuster a été l'un des premiers animes que j'ai pu voir (en... 93 ou 94 grâce à des imports). Qu'elle n'a pas été ma surprise alors devant ce graphisme et cette histoire par rapport ax rares animes qui pouvaient être diffusés encore à cette période! Et quel n'a pas été mon enchantement de pouvoir retrouver les OAV en DVD!

Ce qui est le plus marquant, c'est la portée tragique de l'histoire, malgré à la base la characère un peu naïf et malhabile de Noriko. Les piqures de rappel sur son histoire passée mettent en profondeur ce qu'elle vit au fur et à mesure de son aventure. Les scènes n'arrivent pas innocemment, comme cela arrive souvent dans les animes qui tentent faussement de mettre du contenu sans y arriver.

Gunbuster a aussi ce petit côté "scientifique" sympa, faisant de l'ensemble une unité. D'ailleurs on peut regretter que les DVD n'aient pas conservé les scènettes entre chaque OAV sur des pseudo-cours de physique pour les nuls...

Bref un petit bijou!

10/10

#Par watanuki le 26/10/2006 à 16:00

Attention, lorsque vous regardez cet anime, ne vous dîtes pas "encore une série à voir", car il s'agit là avant tout d'un jalon de l'histoire du dessin animé.

Le studio Gainax était alors récemment établi, il n'avait guère que les cartoons réalisés pour le Comiket (Daicon III et IV) à son actif. Gunbuster a fait l'effet d'un coup de tonnerre à sa sortie : pour la première fois il y avait des morts tragiques, de la violence psychologique, des émotions fortes et des larmes, avec un refus affiché de faire dans la facilité, même en ce qui concerne le fan service. En effet à cette époque c'était la toute première fois que l'on avait l'occasion de se rincer l'oeil devant un DA... Car c'est à la Gainax que l'on doit plus ou moins la création du fan service : pour la première fois, on peut (enfin????) voir avec Gunbuster des seins qui bougent de façon surréalistes, l'héroïne déchire son costume, exposant sa poitrine nue à la vue de tous, tandis qu'aucun détail n'est omis pour satisfaire -ou choquer- l'oeil du fan... Formule dont on connaît le succès à l'heure actuelle, et que la Gainax est la première à employer massivement (Mahoromatic, Abenobashi, Gunbuster 2, mais Nadia est aussi concernée).

Cela dit il serait triste de ramener Gunbuster à cette anecdote. L'animation est exceptionnelle, le design de Mikimoto est incroyable de perfection, les couleurs sont splendides et surtout les personnages ne se résument pas à des seins qui bougent (ne serait-ce que parce qu'il y a aussi des hommes dedans, et oui!).

Le scénario est excellent, il opère par très fortes ellipses, ce qui est très neuf à l'époque, et aucun épisode n'est gratuit : nous suivons l'évolution difficile d'une héroïne qui n'a aucun talent spécial et qui ne réussit qu'à force de s'accrocher. Le dessin animé accepte aussi l'idée d'une dignité de l'échec, fait rare dans une démarche actuelle où les super pouvoirs permettent de s'en sortir sans problèmes.

Mais surtout, l'audace visuelle est à la hauteur de ce scénario, les créateurs essaient beaucoup de trucs qui deviendront par la suite des fomules de la Gainax...
En tout cas, comment rester de marbre devant l'idée incroyable de réaliser le dernier épisode en noir et blanc, pour mieux rendre à la fois l'énormité du bond temporel, et le tragique (SPOILER) d'une personne qui rentre chez elles des milliers d'années plus tard, condamnée à vivre seule (FIN SPOILER).
Récemment cet épisode a été remis en chantier et les japonais ont pu bénéficier d'une version 16/9 qui rend enfin justice à ce monument de l'animation, sans lequel l'animation japonaise n'en serait pas là où elle en est aujourd'hui.

9/10