Vision d'Escaflowne - Le film

Vision d'Escaflowne - Le film

Informations générales

Staff technique [liste]

Plus d'informations

Version française

  • Licencié: oui
  • Titre français: Escaflowne - Le film
  • Editeur: Dybex

Doublage

Maaya Sakamoto (Hitomi Kanzaki), Tomokazu Seki (Van), Jouji Nakata (Folken), Ikue Ohtani (Merle), Juurouta Kosugi (Dryden), Mayumi Iizuka (Sora), Minami Takayama (Dilandau), Shinichiro Miki (Allen)

Synopsis

Résumé de l'intrigue principale de la série du même nom, qui prend beaucoup de raccourcis, change volontairement l'ambiance et modifie le chara design, dans le but avoué d'être plus adulte dans le ton.

Hitomi, jeune lycéenne aux pouvoirs médiumniques, se retrouve pour ainsi dire téléportée dans le monde de Gaïa. Elle devra aider le jeune roi de Fanelia, Van, à triompher des forces obscures de Zaïbacher.

Synopsis soumis par watanuki

#Par watanuki le 25/01/2007 à 15:06

Escaflowne -la série- est un chef d'oeuvre de 26 épisodes à la réalisation limitée.
"Escaflowne A Girl in Gaïa" est un chef d'oeuvre visuel qui n'a plus grand chose à voir avec son aîné, à part les noms et une intrigue qui fait franchement peine à voir.

Ce film tant attendu est tout de même arrivé plus de 4 ans après la série, et l'on sent que la difficulté à rescuciter cet univers magique a été contournée par le mauvais emploi d'un budget colossal : d'un point de vue scénaristique, ce film n'a absolument aucun intérêt pour qui a vu la série, car c'est exactement la même chose, les coupes sombres en plus, ce qui tend à franchement rendre l'histoire caricaturale. Exit les rapports complexes entre les personnages, place à une animation de toute beauté mais sans âme.

Pour être plus efficace, le staff a pris la lourde décision de modifier radicalement la formule, et l'on est surpris de voir que les héros de la série ont tous subi de lourdes interventions de chirurgie esthétique, notamment au niveau du nez en trompette, désormais devenu sexy et charnu, selon la célèbre formule du très bon charadesigner des "Chroniques de la Guerre de Lodoss", Nobuteru Yuki.

Mais ça ne s'arrête pas là : les hommes ont désormais des muscles, ils sentent la sueur et l'huile de moteur de Guymelef, ils ont des vraies cicatrices qui font mal, tandis que les personnages féminins se révèlent être de ferventes adeptes de l'implantation mammaire et du short sexy (notons que la princesse Mirana a laissé tomber la saison hiver des robes longues pour se donner un look pirate du sexe des plus séduisants, mais des moins royaux). Merle quant à elle, et vous serez ravis de l'apprendre, met des culottes. Ca y est, toutes les interrogations laissées en suspens dans la série trouvent enfin leur réponse : alleluja, Merle n'a pas passé 26 épisodes le cul à l'air, elle portait bel et bien des sous-vêtements. On perd tout le côté gentleman et petit doigt levé de la série...

Bref, à part ce côté un peu racolleur (que j'ai un peu exagéré), Escaflowne le film est un terrible navet, dont l'emballage ne doit pas cacher un manque patent de contenu.

A voir pour la réalisation, et pour la nostalgie, qui opère au détour d'une ou deux scènes...

4/10