Vision of Escaflowne

  • Format: Série TV
  • Année de diffusion: 1996
  • Titre original: Tenkou no Escaflowne
  • Licencié: oui
  • Titre français: Vision of Escaflowne
  • Editeurs: Dybex
  • Nombre d'épisodes: 26
  • Studio: Sunrise
  • Diffuseur: TV Tokyo
  • Auteur: Shoji Kawamori
  • Directeur: Akane Kazuhiko
  • Character-designers: Yuki Nobuteru, Yamane Kimitoshi (mecha), Mahiro Maeda (mecha), Junya Ishigaki (mecha)
  • Musique: Yoko Kanno
  • Doubleurs: Maaya Sakamoto (Hitomi Kanzaki), Seki Tomokazu (Van Farnel), Shinichirou Miki (Allen Shezal), Iizuka Masako (Millerna), Ikue Ohtani (Meruru), Jouji Nakata (Falken), Minami Takayama (Dilando Albatau), Masato Yamauchi (Dr. Dolunkirk)

Synopsis

Hitomi Kanzaki est une jeune lycéenne, une bonne athlète et adore faire des prédictions sur l'avenir avec son jeu de tarot aux personnes qui lui demandent. Amoureuse de Amano qui va partir le lendemain pour l'étranger, elle souhaite lui montrer qu'elle peut descendre sous les 12 secondes sur la distance de 100 mètres. Pendant la course, un jeune chevalier, Van, apparaît sur la piste, entraînant avec lui un dragon. Mais Hitomi se rappelle avoir déjà vu cette apparition dans un de ses rêves. Ainsi, sachant à l'avance ce qu'il va se passer, elle indique ses visions à Van, permettant à celui-ci de tuer le dragon. Mais Van emmène avec lui Hitomi lorsque il doit repartir de la même façon qu'il est apparu (un aura de lumière les encerclant et les aspirant vers le ciel), se retrouvant ainsi tous deux sur Gaïa...

Synopsis soumis par grabouh

Par Jacen le 25/06/2008 à 23:59

Ah la la! Dix ans! Dix ans qu'on me tannait pour que je regarde Vision of Escaflowne. Le constat est sans appel: J'aime pas qu'on me brusque, ça me rend tatillon... Du coup je vais être obligé de me venger sur la production de Sunrise.

Alors VoE c'est quoi?

Ben d'abord c'est un environnement graphique qui sort de l'ordinaire. En effet, VoE on aime ou on aime pas et ce pour plusieurs raisons:
Le charadesign est on ne peut plus douteux. Des persos tout longilines que l'appendice nasal vient prolonger vers l'infini. Le mélange est plus ou moins heureux, il faut l'avouer.
Concernant le mechadesign, il est assez simpliste en définitive mais on ne peut pas nier qu'il est efficace. Les différents Gymelef proposés sont assez classes même s'ils ne révolutionnent pas le genre.
Pour ce qui est de l'ambiance graphique générale, VoE accuse le poids des ans que ce soit au niveau de la colorisation, ou bien de l'animation souvent statique (même si lors des scènes d'action elle n'est pas ridicule) ou des fameux plans récurrents réutilisés 1253 fois dans la série (Ah ça, il est joli ton pendentif qui bouge tout seul Hitomi...).
Bref VoE c'est vieux et ça se voit un peu trop selon moi. D'autant plus qu'à mon sens, un Evangelion ou un Gundam de la même époque, bien qu'étant également datés, semblent bien moins touchés par les rides. Il faudra que je pense à parler de Q10 de Nivea à Sunrise...

Pour ce qui est de l'ambiance sonore, c'est surement le grand point fort de VoE. C'est la célèbre Yoko Kanno - qu'on présente plus puisque tout le monde la connait et que ça prendrait trop de temps - qui est à la baguette et on ne peut pas dire qu'elle ternisse sa réputation avec cette production. Les compositions sont parfaitement intégrés à l'animation et quelques pistes telles que le Dance of Curse restent encore dans les annales de BGM. Le couple opening/ending est sympa même si seul le premier m'a réellement accroché (de toute façon c'est pas grave c'est pas fait pour être regardé un ending ;) )
S'agissant du doublage, les persos sont assurés de manière très propre par les comédiens mais nous allons voir que cela ne suffit malheureusement pas à leur donner une réelle consistance.

Car effectivement, là où le bât blesse et bien c'est au niveau scénar/perso! C'est creux! Mais c'est creux! D'une idée de base intéressante et ayant matière à être exploité on arrive finalement à la fin de l'anime à se demander en quoi on a progressé par rapport à la situation du début... Et aussi ce qu'on en avait à taper finalement...
LA faute en revient à des personnages aussi charismatiques que mes pantoufles-ours de quand j'avais 5 ans (vous en apprenez des choses compromettantes sur moi hein? ;) ). On ne se lance pas dans une quête épique quand on a pas la présence nécessaire pour rameuter un essaim de mouches vertes sur une bouse fraiche. Hors que ce soit Hitomi-je dépressionne-Kamzaki, Maaîîître Van ou encore le bellâtre blondinet adultère légèrement incestueux Allen, les persos principaux souffrent cruellement d'un défaut d'âme. On les connaissait pas, on les connait pas plus quand on regarde et finalement on les connaîtra jamais...C'est balot... On pourrait me répliquer que c'est paske maintenant ils apparaissent stéréotypés du fait des nombreux animes qui se sont engouffrés dans la brêche mais je ne le pense pas. Les persos de VoE sont juste vides, une omission qui au final pèse lourd dans la balance de la critique.
D'autant plus que le scénario en lui même est plutôt prenant permettant de suivre l'histoire sans justement trop se préoccuper de cette absence de figure emblématique mais une histoire sans héros, aussi palpitante soit elle, laisse nécessairement un goût d'inachevé.

De fait, soit j'ai trop attendu de cette série et je ne pouvais être que déçu, soit ma haine pour le design nasal a exacerbé ma mauvaise foi au visionnage de VoE, soit à mon sens, VoE fait partie de la légende pour la simple raison qu'il fait partie des premiers animes ayant permis de relancer la mode en France via Canal +. Au demeurant, Sunrise nous propose une production qui n'a pas résisté aux affres du temps et qui ne connait pas de persos capables de porter son déroulement parfois poussif. C'est dommage, au final c'est gâché...

5, paske le scénario est sympa et qu'on ne s'endort pas mais les persos stéréotypés et le charadesign peuvent avoir raison de n'importe qui! Le 4 était pas loin.

5/10

Par Dodonpachi le 21/05/2007 à 15:44

Trois, c'est le mombre de fois que cet animé m'aura fait pleurer. Oui, j'ai pleuré lorsque j'ai vu la fin de cette série pour la première fois. Oui, j'ai pleuré lorsque j'ai appris que cette série était sortie en DVD. Et enfin oui j'ai pleuré lorsque je suis parvenu à tous les acheter. Car il faut bien comprendre que cet animé constitue une série d'exception et qu'elle surpasse toutes les autres du meme genre. Et vous aurez compris qu'elle est pour moi la meilleure série animée jamais créée. Explications.

Tout d'abord, il faut savoir que cette série n'a pas rencontré énormément de succès à sa sortie car Néon Génésis Evangélion venait de sortir peu de temps auparavant, provoquant la vague d'admiration que l'on connait auprès de nombreux fans d'animation. Ce sort injuste n'a pas empéché d'autres fans ( dont je fais partie ) d'apprécier The Visions of Escaflowne à sa juste valeur: celle de l'excellence. Plusieurs raisons conduisent à la justification de cette qualité, autant sur le fond que sur la forme.

D'abord le fond: Escaflowne est un mélange d'héroic fantasy absolument géniale et de philosophie dont le thème principal est le destin et ses conséquences ( sujet classique certes mais traité ici de façon claire et approfondie, bref magistrale ) . Les vingt-six épisodes incitent donc à une réflexion morale poussée mais jamais lassante ce qui est une des grandes forces de cette série.

Ensuite la forme: la série mélange des graphismes éblouissants de toute beauté et des musiques fantastiques et profondes ( les plus belles musiques du monde tout simplement ) . La chanteuse Yoko Kanno et l'Orchestre Philarmonique de Varsovie ont fourni un travail incroyable à ce niveau. Conséquence directe: quand on regarde la série, le temps et l'espace se figent, plus rien n'existe autour de soi. On est happé par cette série tant le dépaysement est total. Le studio Sunrise à réalisé un coup de maitre. Les personnages sont charismatiques ( quelle classe ce Allen quand meme ) , les mechas sont sublimes et les environnements sont tous plus beaux les uns que les autres. Du très grand art.

J'aimerais maintenant m'attarder sur ce qui pourrait etre considéré comme des défauts mais qui ne le sont pas réellement. D'abord les nez des personnages sont certes longs mais leur charisme s'en trouve renforcé donc pas de problème à ce niveau là. Ensuite les déplacements des mechas peut effectivement sembler parfois lourd mais il ne faut pas oublier qu'ils sont pilotés par des personnes humaines qui doivent fournir de grands efforts physiques pour mouvoir leurs machines donc cette lenteur est tout à fait justifiée. Enfin, il est vrai que le scénario est parfois un peu confus mais cela ne gache en rien la qualité de l'ensemble, superbe de bout en bout.

Pour conclure, Escaflowne est donc une série réalisée avec brio et maestria, un chapitre majeur du livre intitulé " La japanimation ". Rien à dire, encore bravo et merci à Sunrise. Si seulement toutes les séries pouvaient atteindre une telle perfection ! J'aimerais gratifier cette série d'un 100000000/10 mais c'est impossible alors contentons-nous d'un 10/10 bien mérité.

10/10

Par beber le 13/04/2007 à 17:56

The vision of Escaflowne fait parti de ces séries qui marquent en bien comme en mal. Mais que ce soit pour l’un ou pour l’autre sa grande force est sa personnalité qui s’affirme même dans ses plus grands défauts. Voilà ce qui en fait une production mémorable et inimitable.

A priori somme toute assez banal, le scénario laisse craindre une énième histoire d’amour d’adolescentes, mais il n’en est rien au final. Enfin, je modère ce que je viens de dire à l’instant, car il y a bien histoires d’amours, mais celles-ci ne sont que l’un des riches aspects de la série. De plus c’est un thème assez bien traité au final, évitant (presque) les prises de têtes.
En fait Escaflowne ne cesse de naviguer entre deux rives. L’une dira-t-on est très terre à terre, assez banale mêlant combats de Mechas somme toute assez classiques dans le style et, histoire de coeur de filles. Mais Escaflowne ne serait pas Escaflowne, s’il n’y avait cette deuxième partie avec ce mélange de mysticisme, de mythologique, de féodalisme et de scènes dramatiques particulièrement prenantes, le tout magnifié par sa musique. Ainsi, le parcours d’Hitomi et consorts au sein de la planète Gaia est parsemé d’éléments, de flash-back, de visions, pas forcements essentiels de prima bord, mais qui s’avèrent former un tout indissociable au déroulement scénaristique très riche, bien plus que ce que l’on peut penser au départ.
C’est ce deuxième aspect qui élève la série au rang des classiques du genre, ou l’ennui ne tient qu’une place très minime dans la trame qui nous est proposée.

Escaflowne est sans nul doute classable dans la série des mechas. Patte Sunrise oblige, (ce studio est « labellisé » Gundams) ceux-ci respecte les codes du genre. Est-ce en mal ou en bien ? Me concernant, je n’apprécie pas véritablement ce style, donc mon cœur penche pour la 1ere réponse. Maintenant, il faut aussi reconnaître pour ma gouverne, qu’ils n’apportent pas grand-chose au développement de l’action et ont un impact assez minime sur le scénario.
A ce propos, je n’ai pas saisi le pourquoi de l’importance de l’Escaflowne, alors qu’il est l’objet de tant de convoitises. A noter que la notion « d’esthétisme » du design des méchas ne s’applique qu’à l’Escaflowne au niveau des armures, les autres mechas bénéficiant d’un traitement somme toute assez banal.

Evoquons maintenant le style. Celui-ci est la grande faiblesse d’Escaflowne sans aucun doute. Bien entendu la série accuse son âge, et finalement quoi de plus normale pour une série vieille de 10 ans. Par contre le style graphique et ce, notamment concernant le charadesign, accuse furieusement le coup assené par des choix artistiques douteux. En effet, que dire des personnages sinon qu’ils sont tout simplement laids. Une laideur accentuée par un choix d’appendice nasale très allongé, et un ensemble de traits formant des visages dénudés de la moindre trace de charisme.

Là encore l’on touche au problème principal d’Escaflowne. Ses personnages ne sont tout simplement pas à l’hauteur du scénario qui leur est proposé.Dans un certains sens je dirais qu’ils sont à part égale force et faiblesse de la série. Tous assez charismatiques, ils sont parfois délaissés scénaristiquement, on aimerait mieux les connaître, connaître leur passé et leur psychologie avec plus de détails. Bien sur ce manque d’information contribue à créer cette aura que j’évoquais plus haut, mais certains auraient vraiment eu à y gagner. Le personnage de Hitomi quant à lui reçoit la bonne note de la série, de part un caractère et des réactions très bien travaillées à ce niveau.
Cela étant l’on ne peut que déplorer ce traitement un peu alambiqué des protagonistes d’Escaflowne, alors que la série offre en de nombreuses occasions la possibilité d’un développement plus conséquent de cet aspect.

Même si l’animation est parfois quelque peu statique, elle peut parfois varier aux antipodes de cet immobilisme. De même les couleurs vieillissantes ternissent un peu la peinture proposée.
Par contre là où Escaflowne surpasse les séries du même genre c’est dans la mise en scènes. Visiblement bien étudiée, avec des cadrages, mais surtout des découpages de scènes étonnamment très percutants, s’intégrant à la perfection à la musique.

Concernant la musique de la série, il est bon de rappeler que celle-ci est composée par l’un des grands noms de la musique Japonaise Yoko Kano. Si je suis plus circonspect quant à l’intérêt de ses productions hors contexte, je dois reconnaître qu’elle excelle dans le mariage Musique – Animé. Yoko retourne à la source de ce que doit être la musique dans l’animation, à savoir non pas un vulgaire accompagnement masquant le vide d’une série, mais bien un acteur à part entière de celle-ci.
Et cette compositrice l’a parfaitement compris. Ses productions envoûtantes transcendent les images à tel point que l’on a parfois l’impression qu’elles deviennent des actrices à part entière de la série, capable d’influencer le déroulement de telles ou telles scènes. Escaflowne, n’échappe pas au génie de Yoko Kano, et nous offre ainsi des moments aux sonorités médiévales d’une rare intensité.

Antérieur à la grande production de Sunrise, Cowboy Bepop, The vision of Escaflowne fait partie des séries majeures des années 90 comme sa benjamine. Toutefois, si elle n’arrive pas à la suivre dans la perfection « animestique », elle n’en demeure pas moins un très bon coup d’essai au final.

8/10

Par grabouh le 17/12/2004 à 21:22

Vision d'Escaflowne est un anime d'heroic-fantasy qui a parfaitement su intégrer les mechas, vu la difficulté apparente de la tâche : l'heroic-fantasy est du domaine du passé, alors que les mechas font partie du futur. Cette symbolique est aussi un prétexte pour la venue d'Hitomi : en effet, puisque le passé et le futur étaient représentés, il ne manquait que le présent qui est donc amené par Hitomi. Le scénario a donc été construit non seulement sur la base d'une histoire à raconter, mais aussi sur des symboliques profondes et une réflexion sur la nature humaine (je n'irai pas plus loin sur ce dernier thème... ;) ).  
Sur la forme de ce scénario, on pourra faire tout de même une petite remarque : les histoires d'amour d'adolescents un peu lourdes à regarder... Mais sinon, l'histoire tient debout. 
Graphiquement, le problème principal perçu par un bon nombre de personnes était la longueur imposante des nez... Personnellement, cela ne m'a posé de problèmes, puisque ces nez se sont bien intégrés dans le dessin. Les personnages sont bien dessinés, mais pas très charismatiques à mon goût, en général : normal pour Hitomi puisqu'elle est censée être une personne comme tout le monde, mais Van et Allen auraient dû avoir un peu plus de classe pour des chevaliers (goûts personnels...). Mais Escaflowne (le mecha) rattrape le tout (il en jette !). 
Concernant l'animation, c'est du correct, même si on a quelque fois l'impression que les mechas ont du mal à bouger aisément... 
Et enfin, les musiques de Yoko Kanno : sublimes, comme d'habitude... Les chants latins ("Eeees-caflow--neeee") sont efficacement bien couplés avec certaines scènes, les génériques à couper le souffle (je n'oublierai pas de sitôt la première fois que j'ai écouté le générique de début...)... Du très très bien ! 
 
Vision d'Escaflowne est donc un bon anime qui passe tout seul, sans grosses prises de tête (peut-être des petites...), et devrait être vu par tout fan d'anime.

8/10

Par Circé le 17/12/2004 à 21:21

Si on aime l'aventure, le dépaysement, les combats, les grandes et belles envolées lyriques... et si on supporte les histoires d'amour bluettes et les nez qui pourraient creuver un oeil ;) : c'est sûr qu'on ne peut qu'apprécier Escaflowne ! 
Cette série mélange habilement combat de robots géants, heroic fantasy, science-fiction, romance et fantastique ! Que demande le peuple ?! :) 
De plus, elle a eu droit à une réalisation et animation exemplaires et à une musique grandiose et envoûtante ! 
Les seuls défauts qu'on pourrait trouver à cette série sont les deux points que j'ai cités plus haut : les histoires d'amour, qui ont tendance à être trop nombreuses et trop guimauves (par moment seulement) et le nez des personnages (même si on finit par si habituer et à ne plus le remarquer... enfin presque ;)). 
Ses deux défauts ne sont pas suffisants pour vous faire passer à côté de cette magnifique série, que tout fan d'anime se doit d'avoir vue !

8/10

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