Xam'd: Lost Memories

Informations générales
- Format: Série TV
- Année: 2008
- Titre original: Bônen no Xamdou
- Nombre d'épisodes: 26
- Site officiel: http://www.xamd.jp/
- AKA:
- - 亡念のザムド
Staff technique [liste]
- Studio d'animation: Bones
- Réalisation: Miyaji Masayuki
- Chara-design: Kurashima Ayumi
- Mecha-design: Hashimoto Seiichi (Xam'd), Mizuhata Kenji (Hitogata), Yamane Kimitoshi
- Auteur: Bones
- Musique: Boom Boom Satellites (OP : "Shut up and explode"), Kylee (ED : "Vacancy"), Ôshima Michiru
- Script: Miyaji Masayuki (épisodes 1-2), Nomura Yûichi (épisodes 6, 9, 11, 13-14, 17-19, 21, 24-26), Ônogi Hiroshi (épisodes 22-23), Shimizu Megumi (épisodes 1-5, 7-8, 10, 12, 15-16, 20)
Doublage
Atsushi Abe (Akiyuki Takehara), Fumiko Orikasa (Haru Nishimura), Ayumi Fujimura (Midori Nishimura), Risa Hayamizu (Fusa Takehara), Shinnosuke Tachibana (Furuichi Teraoka), Unshou Ishizuka (Ryuuzou Takehara), Yuko Sanpei (Nakiami), Yumi Tamai (Shuu Benikawa), Marina Inoue (Kobako)
Notes
La série a été initialement diffusée sur le service vidéo du "PlayStation Network" de Sony.
Synopsis
Akiyuki Takehara est un jeune lycéen vivant avec sa mere sur l'île de Sentan, entourée par la mer Yuden. En dehors de cette île persiste une guerre entre le gouvernement du sud, celui du nord et la zone libre. Alors que notre héros Akiyuki se rendait au lycée en bus, avec ses amis Haru et Furuichi, une explosion surprend le bus entier. Par plusieurs concours de circonstances, notre héros se retrouvera alors transformé en monstre appelé Xam'd et sera doté de pouvoirs extraordinaires...
Synopsis soumis par supreme tsubasa
#Par illidark58 le 11/01/2010 à 22:52
Xam'D est pour moi très spécial : en effet je le vois en trois parties : le début, qui est pour moi assez digne d'un film, le milieu, qui ressemble a beaucoup d'autres manga et une fin, notamment les 5 derniers épisodes, assez minables car beaucoup trop rapides...
Le début est tout simplement génial, les graphismes sont particulièrement soignés et des dizaines de petits "+" (la tasse, le lance-kayak...) m'ont fait croire que je regardais un film... Seulement la suite est un peu dommage, plusieurs personnages arrivent en cours de route et au final les héros se dispersent dans tous les sens, donnant plusieurs histoires séparées qui ralentissent un peu l'action... Au fur et à mesure, les originalités ne se renouvellent pas, et le "film" redevient un "simple" anime.
Ce n'est pas un si simple, car c'est l'un de mes préférés... Puisque je déteste la fin.
Comme dans beaucoup de mangas, le background de cet anime est aussi logique que mon raisonnement... Eh oui... D'où viennent ces "méchas" organiques ? Pourquoi une guerre pour lui ? Pourquoi ce personnage est-il important ? Etc... Mais bon, ça ne m'a pas dérangé...
Maintenant les derniers épisodes sont assez "bâclés" je dirais... On dirait que les auteurs ont été forcés de terminer leur anime dans les temps... Ce qui est fort dommage, on aurait pu avoir un très bon anime si on avait dix épisodes de plus ou en raccourcissant le centre de l'anime (l'héroïne abuse un peu pour trouver son village).
J'ai par contre adoré les graphismes... Le décor est sublime, Rien à dire à part ça... même si les graphismes se détériorent, comme tous les animés, ils restent quand même très beaux...
La musique de l'opening est super... même si le "run away" est un peu long quand on l'entend 26 fois à la suite.. C'est une de mes musiques préférées quand même
Sinon, il y a beaucoup de choses qui m'ont fait penser a Princesse mononoké (ça doit être moi, je ne suis pas toujours très logique) notamment les petits bonshommes ding-ding, la princesse et le héros exilé... Ce qui nuance un peu mon jugement
La fin est très dommage... trop douce à mon goût... hélas...
Je voudrais mettre un 7 mais puisque je l'adore malgré tout, je lui mettrai un 8...
#Par Afloplouf le 01/04/2009 à 00:34
Xam'd est un cas d'école. Il est la preuve incarnée que l'on ne peut juger chaque partie indépendamment d'une œuvre (réalisation, bande sonore, scénario...) pour connaître la valeur de l'ensemble. En effet, chacune des caractéristiques de la production estivale de Bones tend vers la perfection.
Le chara-design est soigné et mature : il n'a pas à rougir devant ce que pourrait produire I.G., une référence pour moi. L'animation arrive à être dynamique tout en restant propre, un exemple à plagier (suivez mon regard...). Le mecha design est audacieux. Je préfère ne pas évoquer les décors et la colorisation éclatante pour vous faire fuir avec mes envolées lyriques.
La musique, si elle manque d'un thème vraiment marquant, est réussie. L'opening en particulier et les génériques en général sont parmi les meilleurs que j'ai pu entendre en 2008. Je ne les ai jamais passés, cette "non-lassitude" ne m'arrive pas souvent. Le doublage des seiyuu est impliqué et posé. Le doublage en français, s'il y a lieu un jour, aura fort à faire.
Le scénario est bien construit. Certes, tout se précipite dans les six derniers épisodes mais on comprend rétrospectivement que les seuls moments de calme ne servaient qu'à tresser un univers riche dotée d'une véritable consistance. Le seul reproche est de voir des passages traités bien trop brièvement mais on sent que les scénaristes ont été à l'étroit dans ces 26 épisodes et auraient eu besoin de plus de temps, une cinquantaine d'épisodes au moins, pour pleinement déployer leurs idées.
Les deux meilleurs éléments de l'histoire que je retiens sont primo la fin et secundo les personnages. La conclusion de la série s'il emprunte à la toute fin un raccourci un peu trop facile (doux euphémisme), on n'évite pas le deus ex machina de rigueur mais le terrain avait au moins été préparé : ça ne tombe comme un cheveu sur la soupe. Mais là où Xam'd se démarque de la concurrence, c'est par sa galerie de personnages. Les seconds rôle ne passent pas au second plan. Ils sont travaillés et c'est bien la première fois que je vois les parents du personnage principal développés. La scène où la mère d'Akiyuki court, pieds nus, à la poursuite de l'ombre de son fils disparu est la scène qui m'a le plus marqué : je ne suis pas près de l'oublier.
Cependant, malgré toutes ses qualités, la sauce n'a pas pris. peut-être que cela vient de ma formation de scientifique - on porte les lunettes de son éducation - mais je n'ai pas eu l'impression de voir une œuvre artistique. J'ai regardé un produit. Il y avait bien des artistes à la baguette - je suis myope mais pas à ce point-là - mais leur créativité semble avoir été bridée. J'ai vraiment eu l'impression de voir défiler la liste des critères du cahier des charges remplie soigneusement.
Mais si cette méthode est efficace pour un produit, elle n'est pas efficientes pour ce qui est d'une œuvre. La narration de Noir vous ferai envier le dynamisme d'un Tchekov mais je retiens cette série pour sa bande sonore. On retrouve les qualités littéraires de Oui-oui en regardant Kurozuka mais ses graphismes délirants sont pour beaucoup des bons souvenirs que j'en garde. Une œuvre a le droit d'avoir des défauts mais on doit ressentir l'envie des gens derrière à faire partager leur passion. C'est comme avoir un grand plat préparé par un grand chef avec les meilleurs ingrédients qu'on puisse trouver mais que le cuisinier aurait oublié de saler. Ça n'a pas de saveur, ou plutôt ça n'a pas la saveur qu'on en attend.
Je sais que l'animation traverse une crise de liquidités et la tentation de satisfaire de ce compromis sans risque est tentante. Pourtant, j'aime autant voir toute l'industrie de la japanimation s'écrouler tout de suite s'il faut renoncer à cette envie.
J'ai mis longtemps à écrire cette critique. Je pensais que j'arriverai à expliquer mon sentiment, je ne suis pas doué dès qu'on s'écarte des chemins rationnels. Mais je voulais être sûr de me faire comprendre.
Je ne peux pas "saquer" Xam'd, mais je ne peux pas non plus le porter aux nues à cause de son manque de perspectives. La frustration est immense, tout était là pour un chef d'oeuvre : on n'a droit qu'à un produit réussi.
#Par Aka le 19/03/2009 à 22:42
Bones nous sort en 2008 sa dernière production originale, Xam'd: Lost Memories.
Le seul point négatif à relever dans Xam'd vient du backgroung de l'anime. Le scénariste nous propose beaucoup de chose pendant ces 26 épisodes, on nous montre beaucoup de chose et tout en prenant son temps. Le seul problème c'est que pendant ce temps les 26 épisodes s'écoulent et les réponses ne viennent pas et arrivé au dernier épisode, on a toujours pas comprit grand chose, trop peu de réponse apporté et on est encore dans la dèche.
Heureusement que ce défaut et compensé par beaucoup de qualités et celles ci ne sont pas des moindres.
Le premier point positif et surement le plus gros, l'animation est vraiment excellente. On en prend plein les mirettes durant les 26 épisodes sans que la qualité baisse. L'impression de voir un film d'animation est la et tout ça on le doit au studio Bones qui est sans aucun doute le meilleur studio d'animation qu'on puisse voir. Les scènes d'action sont exquise et commencent très tôt, des le second épisode j'ai été conquit par la qualité des combats même s'ils sont pas long.
L'anime se fait entre phases d'actions, phase para-militaire er un petit côté tranche de vie plaisant, ce qui nous permet d'adhérer au personnages, surtout les principaux et leur manies.
En notant, les personnages, il y en a beaucoup dont pleins qui apparaissent tard dans l'anime, ce qui nous ramène au début de cette critique, les persos qui apparaissent tardivement sont moins bien développé que les principaux.
Mais les personnages sont quand même une qualité de l'anime, il suffit de voir que même les parents de Akiyuki s'impliquent beaucoup dans l'histoire, ce que j'ai rarement vu dans un anime. D'ailleurs si on prend Akiyuki, on remarque à quel point il évolue et grandit durant les épisodes, cela montre que l'anime ne se passe pas que sur une année. Et il n y a pas que lui qui évolue, que ce soit en positif ou négatif, entre le début, le milieu et la fin beaucoup de personnages sont amenés à changer, certains à disparaitre et d'autre à être laissé de côté, c'est le cas pour un ou deux personnage.
Le design est particulièrement beau dans Xam'd, le fait qu'on visite de nombreux paysages ne donne pas une impression d'être lassé du décors, L'île de Sentan, si on prend l'épisode 1 bénéficie de décors d'une très bonne qualité. Les jeux de couleurs sont biens utilisés entre le flashy et le sombre les deux se mélangent sans être sale ou malmené. Le chara design est d'une bonne qualité, je n'ai pas grand chose à dire dessus. Ce qui pourrai peut être géner certaines personne vient du design des Xam'd. Pour ma part, je ne suis aucunement gêné car j'ai vu pire en design d'humanoïde/monstre (pour information c'est Mushi Uta qui d'ailleurs est plutôt bien fait aussi). La qualité des Xam'd est qu'ils sont variés dans leur design et les phases de transformation du héros en créature est très bien faite. L'effet de transformation donne un effet de cire qu'on a tout juste fini de cuire est très réussi. Cette variété est très plaisante car j'en voit rarement dans un anime.
Le soundtrack composé par Michiru Oshima se veut discrète mais des thèmes reviennent souvent, loin d'être déplaisant et malgré l'absence d'ost qui m'empêche de mettre un nom sur les pistes audio, je peux dire quand même que les musiques de Xam'd sont digne de l'anime car très agréables. L'openng est très bon, Boom Boom Satellite nous offre du dynamisme qui nous donne envie de voir l'anime!, L'ending aussi est excellent dans un registre beaucoup moins lourd que l'opening mais tout aussi bon.
En conclusion, je pense que Xam'd aurait mérité plus d'épisodes et un meilleur développement mais ce qui n'empêche pas d'apprécier l'anime pour autant car très efficace sur quasiment tout les plans mais reste à consommer comme du beurre, c'est à dire accompagné. D'ailleurs il prouve que Bones est un studio qui anime ses productions à merveille qu'elles soient originales ou non et fait de ce studio quasiment le meilleur de tous.
#Par prokhureur le 13/02/2009 à 11:39
Bounen no Xamdou est incontestablement une des meilleures séries qu'il m'ait été donné de voir. Un plaisir réel, de chaque épisode, pour les sens, l'esprit et le coeur.
Plaisir des sens, d'abord. Les trois premiers épisodes m'avaient fait bondir de joie, tant le travail graphique et plastique était visible. Ma seule peur était que ce dernier ne faiblisse au fur et à mesure des épisodes, comme cela arrive malheureusement trop souvent. Bounen no Xamdou échappe à cela. Certains épisodes se hissent toutefois au-dessus des autres, vous les reconnaîtrez sans trop de peine. Une utilisation des couleurs tout à fait particulière, avec de nombreux contrastes, une sorte de technicolor après l'heure. Même si l'ambiance ainsi créée n'est pas de celles que je préfère habituellement, Xam'd a su me convaincre. On appréciera aussi l'absence de 3D abusive, mal incrustée, qui gâche souvent une belle série. Le chara-design est à la hauteur, les décors également.
La musique est vraiment très bonne, en particulier pour l'opening et l'ending, des modèles du genre, musique et image sont en parfaite harmonie. C'est-à-dire que vous pouvez l'écouter dans sa version originale (non formatée et éditée pour une durée d'1:30) sans vous ennuyer. Le reste des musiques, sans être hors du commun, accompagne toujours agréablement l'intrigue. Les 声優 (doubleurs japonais) sont au top.
Plaisir de l'esprit, ensuite. Le monde de Bounen no Xamdou m'a complètement séduit. Il est vaste (le théâtre de l'action change très régulièrement, y compris dans chaque épisode), beau, mystérieux. Ne vous attendez pas à une explication, rationnelle ou magique, de tout ce qui s'y passe. Personnellement, ça ne m'a pas manqué, mais ceux qui aiment qu'on leur donne toutes les clés sans avoir à chercher se sentiront lésés.
Pour ce qui est de l'intrigue, Bounen no Xamdou suit un fil linéaire, ponctué de flash-backs, et souvent éclaté sur différentes trajectoires de personnages. Certains trouveront l'intrigue faible par rapport à leurs attentes, mais j'y reviendrai. En tout cas, il est vrai que l'histoire n'est pas exceptionnelle, mais réserve tout de même quelques rebondissements ou bonnes surprises attendues — ce qui ne dévalorise pas la série, à mes yeux.
Plaisir du coeur, enfin. Car c'est là que se situe tout l'intérêt de Bounen no Xamdou. Plétore de personnages, autant d'histoires personnelles, de destins tragiques ou comi-tragiques. Pour Akiyuki, un récit initiatique, ponctué d'épreuves qui le confrontent au monde adulte. Pour les parents, expérience du divorce, du veuvage ou de la vieillesse (le départ de leurs enfants). Pour Haru, la quête permanente de l'amour d'Akiyuki. Pas de méchants, pas de gentils. Tous les personnages sont confrontés à la haine, à la jalousie, à la violence. Les couples d'amoureux se disputent, les trios d'amis se disloquent, les inimitiés deviennent rancune amère et l'innocence est à jamais perdue pour certains. Attribuer un seul héros à Bounen no Xamdou, c'est réducteur, tout simplement. Akiyuki est loin d'être le plus intéressant des personnages, à mon avis.
Bounen no Xamdou, c'est donc une fresque. L'intrigue est là pour servir le développement des personnages : leurs sentiments, leur maturité, leurs réactions. Les scénaristes les confrontent à de nouvelles épreuves ou à de longues attentes. Et de ce point de vue là, c'est une véritable réussite.
Quelques conseils, avant le visionnage de l'anime. Parce que Bounen no Xamdou est un anime très complet, certains se focaliseront sur l'aspect "action" de la série, et seront assez rapidement déçus. Si l'action est présente, ce n'est pas la raison d'être de l'anime. Bounen no Xamdou est mon avis mieux adapté pour ceux qui aiment les récits plus sentimentaux, les côtés un peu "slice of life". Preuve en est, à mon avis, les parents d'Akiyuki et de Haru. Des personnages qui ne sont pas orphelins, ça ne court pas les animes.
D'autre part, cette série ne vise absolument pas à bouleverser les standards du genre. Ce n'est pas un mal. Je ne considère pas que les grands animes soient forcément tous des révolutions, des chefs-d'oeuvre "originaux", comme cela revient souvent. En revanche, Bounen utilise à son avantage de nombreux ingrédients souvent trop épars dans d'autres animes, et se les approprie tout naturellement.
Pour terminer, une série universelle que je recommande à tout le monde. Les férus d'action s'ouvriront l'appétit, les plus sensibles seront comblés. Je fais partie de ces derniers.
#Par Vit Zayder le 11/02/2009 à 20:07
En voyant débarquer Xam'd, j'ai sauté de joie ! Parce que, bon, l'équipe chargée de Xam'd est composée de gens d'horizons diverses, responsables les uns de RahXephon, Darker than BLACK ou FMA et d'autres de Cowboy Bebop ! Rien que ça...Xam'd aurait dû être l'anime ultime. Mais bon, fallait pas rêver non plus...
Premièrement, je ne suis pas connaisseur, mais la musique est géniale et efficace en toute situation (à part peut être le dernier épisode). Xam'd possède l'un des seuls openings que j'ai pu subir du début à la fin en 5 ans de visionnage intensif. C'est un sacré exploit !
Puis...Qu'est-ce que c'est beau ! Tout ! Les décors sont magnifiques et riches ainsi que les couleurs. Le chara design, apparemment similaire Eureka 7 (je ne peux pas juger, je ne l'ai pas vu), m'a plu. Un tel degré de réalisme et de précision, dans un anime qui n'a pas pour but de déverser des litres de sang, ça m'a agréablement surpris.
J'ai particulièrement apprécié le dessin des muscles du visage qui permet de reproduire, comme jamais, les émotions des protagonistes ou encore les tendons apparaissant finement sur les jambes de Haru pendant un coup de pied.
Avec une mention spéciale à Fusa, la mère de Akiyuki, qui, en plus d'être, à mon avis, le personnage le plus touchant et réussi de Xam'd, a l'air d'une femme mûre, et ce, sans utiliser d'artifices comme les lèvres rougies ou l'excès de traits caricaturaux. Mais cela vaut pour d'autres : les cernes du commandant Kagisu, les fines rides de son assistante, la beauté froide et sans âge de Ishuu...
Bref, en plus d'être beau, le chara-design se permet d'être réaliste et original.
Du coup, le mecha-design n'est pas en reste. L'idée de mechas semi-organiques a permis une certaine originalité, sans partir dans le délire complet. Venant du créateur de RahXephon, il est vrai que cela n'a rien de surprenant. Mais je dirais qu'ici, Bones passe à un niveau supérieur.
En ajoutant à tout cela une animation de très haut niveau qui rajoute au réalisme et à la beauté globale de l'anime, on obtient un anime dans la lignée d'un Seirei no Moribito, le surpassant même sur certains points. Bref, Bones fait encore dans le très originalement beau, si vous me permettez la formule.
Revers de la médaille : comme dans Seirei no Moribito, on a parfois tendance à tomber dans le contemplatif. S'en suit un faux rythme qui ne colle pas avec un anime de mecha se déroulant en temps de guerre. Cela peut refroidir, voire faire mourir d'ennui.
C'est aussi parce que le scénario ne se base par sur l'action. Comme je l'ai dit plus haut, Bones a mis en place un arsenal voué à l'action. Mais il se retrouve à juste rutiler au soleil, cet arsenal. Et un arsenal qui rutile, c'est un peu ch...
On est parfois noyé sous la multitude de personnages pas si secondaires que ça. On tombe parfois limite dans le "slice of life" gnan-gnan. Vers le milieu de l'anime, on se retrouve avec 4 ou 5 théâtres d'action différents. Bref, on se perd un peu.
Mais derrière cette apparence chaotique, les scénaristes ont réussi à développer une toile relationnelle jamais vu dans ce genre d'anime. Par exemple, Akiyuki est un peu chiant et Haru aussi. Leurs propos sont bateaux et déjà-vu. Et pourtant, la relation qui les lie est si riche et simple à la fois qu'on est forcément piqué de curiosité et d'angoisse pour eux.
Il en va de même pour d'autres relations génialement décrites tout au long de l'anime : le triangle Furuichi, Haru et Akiyuki, tellement éloigné du triangle amoureux habituel, Ishuu et Nakiami, Akiyuki et ses parents, Kagisu et Ryûzo, Nakiami et Sannova, j'en passe et des meilleurs.
Aucun personnage ne se révèle réellement inutile au final. Même la petite vieille aux mandarines totalement increvable.
Par contre, cette approche des scénaristes n'est pas évidente pour le spectateur. Et si l'on s'intéresse seulement au synopsis, Xam'd est plutôt alambiqué et beaucoup d'éléments resteront dans l'ombre. Sans parler de certains évènements où les personnages feront des choix sortis de nulle part.
On ne comprendra donc jamais vraiment pourquoi tout ce qui est arrivé est arrivé. Sans parler de la fin, qui...et bien...Je m'en remettrais à un "chacun ses goûts". Elle est à la fois terriblement fade et tristement magnifique.
Enfin, dernier point noir à mes yeux : le côté "rose bonbon". Le choix des coloristes est définitivement inadapté à certaines situations, comme des batailles ou les champs de ruines qui s'ensuivent. De manière générale, Xam'd manque de hargne et de sang, un peu à la manière de Now and Then, Here and There mais en très très beau, quoi.
En résumé, Xam'd Lost Memories est un anime magnifique d'un réalisme extraordinaire (oui c'est presque un oxymore) qui vaudrait d'être vu rien que pour ça. Il possède en plus un scénario qui, malgré un chaos et une dispersion indiscutables, développe les personnages et leurs relations à un niveau rarement atteint.
Cela se fait malheureusement au prix de l'action. Sans parler d'une fin qui a fait, fait et fera polémique. Un excellent Bones qui me paraît incontournable.
#Par Krokko le 10/02/2009 à 21:17
C'est un peu le coeur plein de haine que je vais faire cette première critique. Voilà je viens de terminer Xam'd et l'on va dire que je suis partagé. Il faut avouer que je suis quand même déçu, peut-être attendais-je trop de cette production de Bones.
Le point extrêmement positif tout de même, c'est l'aspect graphique. Les couleurs sont pleines et nombreuses, le trait est sûr, le chara-design très bien réalisé le tout emballé dans une animation presque fluide (j'avais déjà remarqué cela dans Eureka Seven, certains pourront voir des ressemblances assez frappantes dans le chara design).
Je ne suis pas particulièrement réceptif à la musique mais elle m'a semblé plutôt adaptée à l'ambiance générale qui se veut mouvementée. L'opening est génial par contre.
Scénario maintenant et c'est la que l'édifice s'écroule (badaboum!). Malgré une histoire très intéressante sur le papier, un départ laissant présager de nombreux rebondissements... Hé bien c'est un peu tombé à l'eau. Moi qui capte très souvent toute l'histoire sans trop de difficultés (sauf certaines perles biscornues) celle-là m'a pour ainsi dire laissé pantois, au moins je ne pouvais pas deviner la fin puisque je pouvais même pas l'imaginer. On ne comprend pas très bien le pourquoi du comment, et la seule explication qui nous est offerte c'est finalement : "Parce que". Il y a pléthore de personnages, ce que j'apprécie assez souvent, mais il y en a trop pour seulement 26 épisodes, on essaye de tous les visiter un peu mais du coup je me suis plus attaché aux p'tits bonshommes qui font ding-ding qu'a Akiyuki ou Nakiami.
Donc voila, pas besoin de conclusion tout a été dit. J'étais parti pour mettre 7 eh bien je ne mettrai que 6 à cause d'une fin très incohérente, encore plus que celle de Code Geass, qui finalement n'a pas eu beaucoup d'intérêt.
J'ai été déçu mais j'attendais ENORMEMENT de Bounen no Xamdou, c'est sans doute à cause de ça. C'est tout de même un anime que je conseille chaudement. N'hésitez pas ;)
