Yume Tsukai

Informations générales
- Format: Série TV
- Année de diffusion: 2006
- Titre original: Yume Tsukai
- Nombre d'épisodes: 12
- Site officiel: http://www.yumetsukai.com/inde...
Staff technique
- Studio: Madhouse
- Directeur: Kazuo Yamazaki
- Chara-design: Shuichi Shimamura, Shinya Terashima (mecha)
- Musique: Terashima Tamiya
- Diffuseur: Asahi Broadcasting, Chiba TV, Tokyo MX TV, TV Saitama, TVK
Doublage
Aya Hisakawa (Misako Mishima), Ayako Kawasumi (Touko Mishima), Kei Shindou (Rinko Mishima), Mamiko Noto (Satoko Sagawa), Tomokazu Seki (Hajime Tachibana)
Synopsis
Il arrive parfois que les gens deviennent obnubilés par leurs rêves, à tel point que celui-ci finit par se matérialiser dans le monde réel sous la forme d'un "Akuma", manifestation cauchemardesque.
Lorsque la situation en arrive là, les Yume Tsukai interviennent, elles qui détiennent la sagesse millénaire des anciens Yume Tsukai. Touko est la fille du dernier des grands Yume Tsukai, qui a révolutionné les pratiques ancestrales en créant un nouveau moyen de lutter contre les Akumas : au lieu de placer un artefact quelconque dans son bâton, le yume tsukai y place un jouet de son choix, qui lui permettra de matérialiser une arme dévastatrice.
La série nous propose de suivre les aventures de Touko, de sa tante et de sa petite soeur, flanquées de deux autres Yume Tsukai hauts en couleur, tandis qu'ils tentent de résoudre diverses énigmes.
Cela dit, le destin de Touko est sombre, et elle devra lutter contre ses démons intérieurs, en plus de mener son activité à bien...
Synopsis soumis par watanuki
#Par Starrynight le 18/08/2008 à 21:45
Imaginez Harry Potter et ses copains dévaliser Joué Club et Toys’R’us et invoquer des sorts avec leur butin avant de s’attaquer au rayon confiserie. Voici Yume Tsukai.
Cette série est un rêve de gosse, une fantaisie orchestrée par un réalisateur facétieux qui a retrouvé une âme d’enfant le temps de la série. Quel gamin n’a pas souhaité combattre des méchants imaginaires avec sa figurine Transformer ou en brandissant un biscuit en forme de pistolet ? Les dessinateurs et scénaristes s’en sont donné à cœur joie en métamorphosant jeux et jouets en armes dantesques et farfelues qui trouveraient facilement leur place dans Men In Black. De même, ils ont rivalisé d’imagination pour matérialiser les cauchemars. Cet anime est ainsi sans doute le seul où vous verrez une glace à la vanille devenir une arme de destruction massive ou encore un ours en peluche se changer en un démon cauchemardesque.
Mais les cinq Yume Tsukai (littéralement « utilisateurs de rêves ») ont également un rôle de chaman. Brandissant chacun une sorte de bâton de sorcier que l’on croirait tout droit sorti d’une tribu papoue, revêtant en un tourbillon un costume de cérémonie immaculé, les voilà gardiens de la frontière entre rêve et réalité. Ils peuvent alors intervenir pour délivrer les gens de leurs pulsions inassouvies et pensées interdites qui, en prenant de l’ampleur, ont échappé à tout contrôle. Les thèmes abordés au gré des cauchemars sont variés et surprennent parfois par la maturité de leur traitement, même si certains n’échappent pas aux lieux communs. Je regretterai également l’irrégularité de l’histoire d’un épisode à l’autre, avec par exemple certains passages trop gamins.
Globalement indépendants, les épisodes se suivent pourtant en se ressemblant souvent, selon un axe phénomène paranormal – identification (très rapide) d’un cauchemar – enquête – explication de la cause et combat du monstre engendré. Ca manque assez de diversité. Heureusement, les scénaristes ont malgré tout accordé plus ou moins d’importance à telle ou telle phase ce qui évite une trop grande répétition. De même, les derniers épisodes développent un cauchemar plus particulier qui se révèle intéressant et bien traité en éclairant sous un autre jour la personnalité de Touko.
Niveau graphismes, il se révèle plutôt de qualité avec un choix de couleurs bien marquées qui colle à l’ambiance « grand rayon de jouets ». Le chara-design, lui, est très reconnaissable et rappellera un peu le style Clamp avec des membres très effilés (mais là curieusement, j’adhère plus au style dans Yume Tsukai que dans une œuvre de Clamp). Le choix de certaines voix est par contre plus douteux (je pense notamment à Rinko et Satoko) car franchement trop niais et shôjo des familles (accessoirement, pourquoi Rinko louche-t-elle tout le temps ? Mais c’est un détail).
Enfin, la musique reste dans le tempo avec de bonnes surprises (tant musicalement que graphiquement) pour l’opening et l’ending.
Un anime atypique signé Madhouse et qui regorge de trouvailles (le lance-pierre activé par un baiser de la vierge), mais son manque d’homogénéité et son caractère parfois vraiment trop gamin risquent d’en rebuter plus d’un. Dommage.
#Par watanuki le 13/12/2006 à 20:36
Voici une excellente surprise provenant tout droit de chez Madhouse, avec un vieux routier de l'animation à la réalisation : Kazuo Yamazaki a en effet dirigé certains des dessins animés les plus importants de l'industrie, tels que "a Wind named Amnesia", "Five Star Stories", le téléfilm de City Hunter "Goodbye my Sweetheart" ou la série "Maison Ikkoku".
Ici, la perfection est de mise : animation correcte superbement mise en valeur par des couleurs splendides, avec des rouges, des verts et des bleus qui claquent, un paradis pour la vue, ce qui se justifie amplement sachant que Touko tient un magasin de jouets. L'ambiance est féérique, et le chara design est lui-même sans faille, magnifique, et très reconnaissable dans son style, avec des yeux superbement dessinés, et un art de faire des corps très différents les uns des autres. Une parfaite réussite technique.
Côté scénario, ce n'est en revanche pas parfait : deux épisodes notamment relèvent du cliché, et c'est d'autant plus dommage que le premier épisode fait vraiment tache au niveau de l'histoire de ce point de vue-là. Les histoires sont globalement indépendantes, même si, la fin approchant, l'histoire de Touko prend plus d'ampleur. Cette trame principale est quant à elle vraiment réussie, et malgré le risque d'un nouveau cliché, c'est suffisamment malin pour rester plaisant, et prenant. Pour les "stand alone" épisodes, c'est globalement bon, parfois excellent, rarement mauvais. C'est cet aspect qui va faire baisser ma note.
Mais venons-en au meilleur : cette série splendide visuellement, malgré le fait qu'elle nous propose de suivre les aventures de 4 jeunes filles et un garçon (schéma classique pour du ecchi), ne montre pas une seule fois la moindre petite culotte au spectateur : le fan service érotique est totalement absent, et cela donne à "Yume Tsukai" une ambiance franchement unique, où le charme des personnages n'a plus besoin des artifices lourds de la blague vaseuse. L'humour demeure de ce fait léger, fantaisiste, et participe à cette ambiance très subtile, où la finesse et la délicatesse sont reines (en dépit de scénarios parfois un peu raté, je le répète).
Mais surtout, ce sont les trouvailles qui étonnent et ravissent : cette idée de combattre avec des jouets donne lieu à des séquences ahurissantes, on sent que c'est probablement cela qui a poussé le réalisateur à faire la série, autrement relativement classique. Le système de combat des Yume Tsukai s'apparente au jeu "papier, pierre, ciseau", et elles possèdent aussi une machine de combat qui ne se déclenche que par le biais du baiser d'une vierge, qui devra expédier l'arme obtenue ainsi par un coup de pied fracassant : du délire pur et dur, des trouvailles à la pelle. Il n'y a que dans cette série où vous verrez les héros se faire attaquer par des cigarettes en chocolat géantes...
Niveau structure, c'est encore un point fort : au lieu de s'enfermer dans un carcan enquête-lutte-résolution, les épisodes restent très malins, et déjouent perpétuellement une routine que le spectateur pourrait craindre à la vue des deux premiers épisodes. Il ne faut pas oublier non plus ce petit parfum de Sentai lors des combats avec les méchants, assez déroutant, mais qui n'est pas trop gênant, parce qu'il n'intervient pas tant que ça finalement.
La musique enfin, est tout bonnement monstreuse, exécutée avec savoir par Tamiya Terashima, compositeur de l'OST de "Gedo Senki". C'est la musique qui très souvent donne à la série son souffle, ou qui lui permet de sortir de ses quelques ratages avec panache. Très portée sur le féérique et le mystérieux, on oscille entre une ambiance à la Danny Elfman, et le mystère à la "XXXHolic", sans oublier que les génériques, en particulier l'opening, très old school dans le visuel, proposent des mélodies tout bonnement inoubliables, entraînantes, et à l'ambiance surnaturelle.
Certes, "Yume Tsukai" n'est pas un chef-d'oeuvre, il lui manque un scénario parfait pour cela (mais il n'est pas pourri, loin de là). Cependant, il serait dommage de rater une telle ambiance et une telle qualité globale : probablement l'une des meilleures surprises de 2006, au parfum délicieusement old school, et qui toujours refuse de sombrer dans la facilité.
