Ai Non-stop !

Ai Non-stop !

Informations générales

  • Auteur: Akamatsu Ken
  • Origine: Japon
  • Année de création: 1994
  • Titre original: A.I ga tomaranai !
  • Nombre de volumes: 8
  • AKA:
    • - A・Iが止まらない!
    • - A.I. Love You

Version française

  • Licencié: oui
  • Titre français: Ai Non-stop !
  • Editeur: Pika Edition

Synopsis

Hitoshi Kobe est un lycéen ordinaire, pas doué avec les filles, ni en classe. Sa seule spécialité est l'informatique, avec laquelle il crée des personnages virtuels, surtout des filles. Sa préférée est Satie qui est proche de son idéale féminin.
Un jour, lors d'une erreur, Satie sort de l'ordinateur....

Synopsis soumis par kuchiki byakuya

#Par Yomigues le 24/02/2011 à 13:01

Aï non stop, c’est un peu l’œuvre de jeunesse de Ken Akamatsu. Là où Yaiba s’inspirait de Dragon Ball, Aï non stop semble tenir ses origines de l’excellent Vidéo girl Aï sorti une année auparavant.

S’il est vrai que Aï (personnage de Video Girl Aï) sort du téléviseur de Yota et que l’ensemble de son œuvre demeure plus dramatique qu’Aï non stop, on retrouve tout de même un contexte assez similaire avec les personnages de Satie et Aï, toute deux n’existant pas vraiment mais étant pourvues de sentiments et de réactions tout ce qu’il y a de plus humain.

L’histoire n’est donc pas franchement originale, au fur et à mesure de nouvelles Aï viendront rejoindre Toshi et on aura droit à une série Harem somme toute classique, bien que le rythme s’accélère quelque peu vers la moitié de la série avec l’arrivée d’un rival informatique pour notre héros.

S’il est vrai que ce manga est le 1er du célèbre auteur de Love Hina, on ne retrouve pas au début son trait si caractéristique, rond et peaufiné. Après avoir travaillé le manga dans un groupe amateur (et créant notamment des dôjinshis) Aï non stop mettra quelque tomes avant d’avoir un dessin correct et plus arrondi. Les planches n'ont en revanche pas beaucoup changé même après les séries qui ont suivi Aï, les trames restent elles aussi les mêmes.

Les personnages s’avèrent ne pas être si complexes que cela, la psychologie n’est pas très recherchée, mais gageons que cela est dû au fait que c’est là le 1er essai de l’auteur sur une série longue. Cependant, la série connaît un petit succès, on découvre un côté méconnu d’Akamatsu surtout pour un début de série avec une héroïne loin d’être une Tsundere !

Satie est une véritable fée du logis (mauvaise en cuisine), elle est pleine d’attention pour notre héros et l’aide dans sa vie quotidienne, là où une Naru l’aurait déjà envoyé valdinguer au loin, et ce dès le 1er chapitre.

Fort heureusement, la série est pourvue de bonus sympathiques, avec notamment les commentaires d'AKAMATSU sur sa série et les nombreux produits dérivés qui en ont découlé.

On regrettera cependant une fin précipitée et ouverte, bien que des références à la 1ère série du mangaka soient parsemées dans Negima (Negi croise Satie dans le tome 4, et on parle de Toshi dans le tome 9).
Les couvertures sont en revanche superbes puisque retravaillées par l'auteur lui-même à l'occasion de la réédition de sa série.


Bilan

Aï non stop est donc un manga sympathique mais pas très recherché malgré une nette progression dans le dessin passé le tome 3, et une tournure scénaristique intéressante.
La fin vous laissera sûrement sceptique, mais le manga est avant tout destiné aux fans de l'auteur puisque l'on découvre l'œuvre de jeunesse de l'auteur avec ses commentaires.
Un indispensable aux fans notamment à cause des commentaires de l'auteur et des nouvelles couvertures, mais les autres pourront passer leur chemin sans passer pour des incultes. Notez que la série est sortie après le succès foudroyant de Love Hina, de sorte que cela pourrait passer pour une simple occasion pour Pika Edition de se remplir les poches, comme ce fut le cas avec Young GTO... Mais ne vous arrêtez pas à cet aspect commercial.

7/10

#Par kuchiki byakuya le 07/10/2006 à 12:18

Quand j'ai vu que c'était Ken Akamatsu, je me suis jeté sur ce manga en anticipant mon plaisir. J'aurais mieux fait de rester dormir.
Ce manga est paru avant Love Hina avant d'étre réédité un peu après (la nouvelle version contient 8 tomes au lieu de 9) et je dirai que c'est le brouillon avant le chef d'oeuvre. AI non-stop est imparfait à beaucoup d'égards.

L'histoire est trop simplette et j'ai eu un sentiment de déjà-vu. Ca vous rappelle rien une fille qui sort d'un écran, un peu cruche et qui fait les 4 volontés d'un héros-looser. Oui c'est bien l'histoire de Vidéo Girl Aï (avec quelques différences. Cette fois, la jeune fille ne sort pas d'une cassette mais d'un ordi). J'ai vraiment cru voir un remake (Vidéo Girl Aï est paru juste avant). Le problème est que AI non-stop est bien moins consistant et l'intrigue ne décolle jamais.

Le héros est classique: looser, pas un canon et ne rêve que d'avoir une jeune fille obéissante à ses côtés. Satie n'est pas plus dégourdie (un peu comme Belldandy dans Ah! My goddess) et son insouciance est même irritante à force. D'ailleurs sa "soeur" ne vous rappelle pas quelqu'un? Oui, c'est Urd (de Ah! my goddess) à s'y méprendre. Je n'avais pas l'intention de faire une comparaison mais avouez que les ressemblences avec d'autres persos sont frappantes. Il y a d'autre persos plus ou moins intéressants qui apparaissent dont une "méchante", la reine du lycée qui rend fou tous les hommes....... je sais, ca vous dit quelque chose (Sayoko dans Ah! my goddess).

Le design est hésitant et pas très joli mais j'ai vu pire. On arrive à reconnaitre la patte de Akamatsu (si on a lu Love Hina avant bien sur). C'est moyen, ni plus ni moins.

Ce manga est un mélange entre Ah! my goddess et Vidéo Girl Aï sur beaucoup trop de points et j'ai trouvé celà fort décevant. Je ne sais pas si c'est fait exprés mais Ken Akamatsu ne s'est pas trop foulé pour trouver ces idées. Ce n'est qu'un vulgaire copier/coller sans la moindre inventivité.

2/10

#Par HerrV le 26/11/2005 à 14:25

Ai ga Toremanaï est un grand classique désormais de Ken Akamatsu, qui a été tardivement diffusée en France (après Love Hina en tout cas) par Pika, dans une édition tout aussi soignée. 
 
En 8 volumes, Akamatsu dresse le portrait d'un lycéen doué en informatique qui parvient à matérialiser trois IA féminines... C'est très léger, et en fait, les mêmes défauts de Love Hina ressurgissent ici.  
 
Le coup de crayon de l'auteur n'est pas à remettre en cause, quoique l'oeuvre soit moins aboutie artistiquement que LH... Mais bon, on peut en dire autant des premiers tomes de City Hunter de maître Tsukasa Hojo ! L'histoire en fait n'a pas réellement de scénario, et les personnages qui la traversent épisodiquement (le hacker, la copine de classe, la rivale) servent dans un chapitre, et basta. Sous-employés, ces personnages rendent l'histoire trop décousue pour être intéressante. Voilà mon humble opinion. 
 
Un très gros regret : la fin, qui est abrupte et aurait largement mérité un étalement sur plusieurs tomes. Contrairement à Love Hina où tout est presque couché à partir du volume 13, il y a encore de la marge dans AGT ! Beaucoup de mystères persistent. Beaucoup trop ! En une dizaine de pages, l'auteur met un terme à deux tomes supplémentaires qui auraient été nécessaires pour clôturer une histoire mal démarrée, mais devenue attendrissante avec une N°30 qui s'humanise et dont les traits s'adoucissent. Il est intéressant aussi pour ceux qui bossent sur le dessin de voir l'évolution des traits d'Akamatsu entre les différents tomes. 
 
Enfin, j'ai perçu parfois quelques scènes (double punch) des préludes à Love Hina... Kitsune vaut par exemple Twiny... Amusant, pour les fans de Akamatsu ou ceux qui aiment bien son coup de crayon (je fais partie de la seconde catégorie). 
 
5 car l'histoire est banale et l'humour particulier, la fin est un échec scénaristique... Mais c'est du Akamatsu !

5/10