Je trouve dommage que Black Jack ne soit pas plus lu. Ce manga ne se lit pas, il faut juste passer un peu plus de temps que sur les autres. A mes yeux il est sans doute plus beau et plus profond que ce que la mode veut nous faire lire. Il me semble que la vision humaine de Tezuka trouve un écho plus fort dans ce personnage si sombre et qui peut paraitre cruel. Mais je pense que Black Jack n'est pas un être cruel, Tezuka ne sait pas dessiner des personnage pûrement cruels. Je tente de faire découvrir Tezuka aux jeunes lecteurs de manga (génération quinze à dix sept ans) mais personne ne semble comprendre ce qui me boulverse quand il parle ainsi de sa vision de la société. "Domage que le graphisme soit si simplet". Pourtant, je ne crois pas, après avoir regardé le graphisme de Tezuka, pouvoir en trouver un seul plus émouvant, et plus complexe. Je ressens mieux l'experience du mangaka dans Black Jack que sur aucun autre manga.
J'ai beaucoup aimé ce manga, comme quasiment tous ceux que j'ai lu d'Ozamu Tezuka.
On pourrait détester ce médecin qui exige des sommes exorbitantes à ses patients mais j'ai le sentiment qu'on ne peut s'empêcher de ressentir de la sympathie pour lui.
Ce manga nous fait réfléchir sur la vraie valeur de l'argent ainsi que la technologie de la médecine mais souvent poussée à l'extrême ici, les opérations exécutées sont la plupart du temps irréelles, ce qui n'empêche pas, bien au contraire d'apprécier ce manga.
Que dire...
Du magnifique manga.
Une fois passé le style graphique "old school" (comprennez que ce manga date quand même un peu... on aime ou alors on ne supporte pas... personnellement j'adore), on se retrouve devant du de l'excellent Osamu Tezuka (le Roi Léo, Astro Boy...) avec une réflexion tout au long des histoires : peut-on donner une valeur à une vie ? Durant les innombrables histoires qui peuvent se lire dans l'ordre comme dans le désordre, on se surprend à comprendre de plus en plus Black Jack, parfois à le plaindre même.
A lire au plus vite pour les personnes qui sont passées à côté ! Un classique à ne surtout pas rater. Un Tezuka, tout simplement.