Fushigi Yugi

Fushigi Yugi

Informations générales

  • Auteur: Yuu Watase
  • Origine: Japon
  • Année de création: 1992
  • Titre original: Fushigi Yuugi
  • Nombre de volumes: 18

Version française

  • Licencié: oui
  • Titre français: Fushigi Yugi
  • Editeur: Tonkam

Synopsis

Miaka et Yui sont en 3° année de collège quand elles découvrent dans une bibliothèque un vieux livre appelé : "Les écrits des Quatre dieux du ciel et de la terre". L'en-tête indique que si on lit ce livre jusqu'au bout, tous nos souhaits peuvent se réaliser, ce qui ne va faire qu'exacerber la curiosité des deux amies. C'est alors que les deux amies sont aspirées à l'intérieur du livre. Elles reviennent presque aussitôt dans le monde réel, mais Miaka retourne seule dans le livre, au pays de Konan... Là, elle accepte le rôle de prêtresse de Suzaku que lui confère l'empereur Hotohori. L'histoire ne fait que commencer pour Miaka qui devra savoir jongler entre ses rôles dans les deux mondes !Synopsis soumis par Jacky Choun

#Par kuchiki byakuya le 27/02/2007 à 02:26

La 1ère chose qui me vient à l'esprit concernant ce manga, c'est sa durée. Ce n'est pas le manga le plus long que j'ai lu mais c'est sans doute un de ceux qui m'a pris le plus de temps.

J'avoue que j'y suis allé un peu en marche arrière car l'histoire ne m'emballait pas trop mais je me suis laissé tenter. J'ai bien fait car je ne l'ai pas regretté, l'histoire étant plus riche et attrayante que prévu. Ayant lu Ayashi no Cérès d'abord, j'avais peur de voir les mêmes défauts, c'est à dire un rythme bigrement lent. Oui et non. Oui car le rythme est encore plus lent mais non car l'humour, complétement absent de Ayashi no Cérès, fait très bien passer la pillule.

Le tout est vivant, beaucoup moins chiant que ANC. Partant de ce principe, j'ai commencé à m'y plonger un peu plus sérieusement. Plus j'avancais, plus ca devenait intéressant mais d'un coup, paf, arrêt brutal. Et là, c'est le drame ^^. Drame car le rythme ne repartira plus vraiment, tantot vif, tantot saoulant mais plus aussi attarctif et celà pour 2 raisons. La 1ère est une histoire d'amour encombrante, risible. Alors qu'au début, on avait tout plein de bons sentiments dans le coeur, dépassé le milieu, les mésaventures de Miaka ne nous touchent plus du tout. On finit tellement par être malade avec une histoire d'amour de collège que les moments tristes passent inapercus.

La faute est en grande partie l'oeuvre des 2 persos principaux qui se livrent une parade nuptiale presque infinie. Miaka est drole, goinfre et bourrée d'humour alors que Tamahomé est classe et un peu gripsou ^^. Oui mais voilà, ces deux là ensemblent forment un duo apocalyptique qui sonne un peu le glas du scénario et de notre patience. Même parmi les persos secondaires, certains sont énervants comme Hotori ou encore le médecin et Chiriko. Heureusement, il y a toujours une grande gueule et un ami space pour relever le niveau. En définitif, les persos ne sont pas mauvais mais l'avalanche de bons sentiments est pesante. Les méchants sont assez classieux, surtout Nakago qui dégage un charisme étincellant. Les persos obscurs semblent être la spécialté de Watase.

A noter aussi que le manga se compose en 2 parties très distinctes l'une de l'autre. La 1ère est beaucoup plus longues et mieux gérée et représente vraiment l'histoire du manga. La 2ème partie est plus une sorte de longueee conclusion qui aurait gagné à être raccourci.

Le dessin est bon, meilleur que dans ANC (bien que plus ancien). Les décors sont jolis et fournis alors que les persos sont toujours aussi réalistes. Bien sur, on ne distingue pas toujours très bien les hommes et les femmes mais ce procédé est voulu par Yuu Watase. Alors que Fushgi Yugi est plus vieux, j'ai senti plus de maturité, plus de force dans le dessin.

J'ai l'air de casser vraiment le manga mais j'ai quand même pris du plaisir à le lire. Un peu supérieur à Ayashi no Cérès, Fushigi Yugi a le même problème: une histoire à l'eau de rose bien trop pompeuse. Mais l'introduction d'un humour brut permet de ne pas s'ennuyer. Du bon et du moins bon, pour un manga qui plaira plus au jeune fille.

7/10

#Par Jacky Choun le 20/04/2005 à 16:39

L'idée de base de ce manga rappellera à beaucoup le film : L'histoire sans fin. De fait un point fort que Watase a su développer dans ses mangas est l'alliance d'une histoire somme toute banale et d'évènements surnaturels. On suit ainsi une jeune fille qui dans la vie réelle a des problèmes de collégienne ( préparation des examens, conflits parentaux, amitiés) mais qui va s'épanouir dans un univers fantastique où ses responsabilités et ses sentiments seront moins futiles. L'intrigue est aussi assez bien documentée. Elle s'inspire notamment de la très ancienne légende chinoise des 4 dieux du ciel et de la terre et une bonne partie de l'intérêt vient de là. 

A la première lecture, le traitement de l'histoire est très agréable. L'humour est omniprésent : les personnages sont souvent dessinés en SD (Super deformed : se dit des personnages représentés en tout petit avec des expressions exagérées) et certains d'entre eux, par leurs remarques idiotes et rigolotes (qui peuvent devenir lourdes) jouent le rôle de boute-en-train. De plus, les dilemnes cornéliens font aussi pour beaucoup l'attrait de l'histoire quand les personnages sont confrontés à des choix entre leur devoir et leurs désirs. Surtout qu'ils ont tous un passé qu'on nous dévoile par flash-back en un suspense qui sait se ménager. 

Les dessins de Watase sont plutôt soignés mais je conçois qu'on puisse ne pas les apprécier. Ils sont en effet typiquement shojo et ont une tendance outrancière à mettre en scène les garçons soit en égérie yaoï soit en petit comique. La personnage principale : Miaka est elle-même une héroïne très classique c'est à dire gaie, franche, romantique, naïve, paresseuse, gourmande et un peu ronde. A la décharge de Watase, on peut dire qu'elle a été une initiatrice du genre, donc qu'elle a créé ces caractères binaires et ce n'est qu'ensuite que à visée démagogique, d'autres mangakas les ont réutilisés et qu'ils sont devenus des topos.  

Simplement et c'est un avis que je partage avec d'autres amateurs de mangas, Fushigi Yugi ne souffre pas de 2° lecture. Le style Watase s'essouffle apparemment trop rapidemant et les éléments qui avaient fait battre mon coeur la 1° fois, sans que je puisse m'arracher à l'histoire, je les ai contemplés froidement et avec recul en m'essayant à une relecture. Désolé pour les fans, la magie n'a pas opéré deux fois sur moi et le jeu étrange révèle ses ressorts au nostalgique...

On finit par trouver plus affligeant que drôle le total de 10 expressions employées par l'auteur pour tous les personnages surtout pour une série si longue. On n'a plus la larme à l'oeil à la lecture de péripéties devenues exagérément donc grossièrement tragiques. On est lassé des lamentations de l'auteur dans ces mots de fins de chapitre à propos de son manque de confiance. D'autant que Watase manque de tempérance et ne sait pas s'arrêter à temps. Elle avait conclu une première fin au bout de 13 volumes et a fait l'erreur de jouer les prolongations en ressortant les mêmes ingrédient pour une tarte à la crème comptant 5 volumes de plus.

Ce que je dis est aussi valable pour certaines de ses séries plus récentes. Alice 19th et Appare Jipangu utilisent exactement les mêmes ficelles que Fushigi (que dis-je ! à ce niveau-là, ce sont des cordages) pour son intrigue. Le chara-design est à peine modifié et on a une impression nette de déjà vu qui se confirme quand on se rend compte qu'on arrive à deviner la suite des évènements. 

Bon, j'ai dit beaucoup de mal de cette série. Restons lucide, Fushigi Yugi est quand même le manga à partir duquel Tonkam a bâti sa collection shojo. Ca reste une référence : un manga à lire (au moins jusqu'au 13° volume<_<). Du même auteur, j'aurais tendance à préférer Imadoki et Ayashi no Cérès. 
Pour parler strictement de l'édition française, disons que la qualité d'impression pourrait être meilleure, mais on ne va pas chipoter alors que cet éditeur pratique les prix les plus honnêtes du marché (5 euros seulement par volume, ça soulage le porte-feuille quand on se lance dans une série en 18 volumes). A priori vous ne trouverez plus les couvertures bleues cartonnées de l'image ci-dessus que dans les boutiques d'occasion, cette originalité ayant été supprimée avec les rééditions.

6/10