Hatsukanezumi no Jikan

Informations générales
- Auteur: Toume Kei
- Origine: Japon
- Année de création: 2004
- Titre original: Hatsukanezumi no Jikan
- Nombre de volumes: 4
- AKA:
- - ハツカネズミの時間
- - The Hour of the Mice
Synopsis
L’académie privée Soryo est une école soutenue par le gouvernement et créée pour des enfants possédants des capacités intellectuelles exceptionnelles. Les règles de cet établissement sont toutefois particulièrement contraignantes. Les élèves ne peuvent sortir de l’enceinte du lycée sous peine de sévères punitions ou d’un renvoi définitif. Cela accentue le désir des étudiants de voir le monde extérieur, surtout qu’ils ont intégré l’académie depuis l’âge de trois ans (ils n’ont même plus de souvenirs de leurs parents). De plus, plusieurs élèves souffrent de problèmes de santé chroniques.
Une nouvelle étudiante apparaît dans l’académie. Les étudiants sont intrigués par cette nouvelle venue qui vient du monde extérieur. Maki, un des étudiants a toutefois l’impression d’avoir déjà vu cette jeune fille mais sans arriver à s’en souvenir. Il décide alors d’engager avec elle la conversation, conversation au cours de laquelle celle-ci lui révèle que : « cet endroit est … un labo d’expérimentation … déguisé en école. ».
Synopsis soumis par topachook
#Par Sirius le 16/05/2009 à 23:41
Hatsukanezumi no Jikan est un manga en 4 volumes de Kei Toume. Ayant apprécié le crayonné très fin et épuré de l’auteur dans Les Lamentations de l’Agneau ainsi que la manière dont elle raconte ses histoires, je n’ai pas hésité à tenter l’expérience.
Il s’agirait d’un premier abord de la vie banale de quelques étudiants dans une école. Le lecteur est introduit dans l’univers sans savoir ce que cache l’espace dans lequel vit Maki. Les interrogations naissent quand un de ses camarades passe un jugement devant une simple caméra pour avoir tenté de s’enfuir de l’établissement. Pourquoi les élèves aspirent à la fuite ? Qui tire les ficelles derrière cette mystérieuse école ?
On se rend vite compte que l’on est étouffé dans un espace clos et inquiétant où le héros commence peu à peu à s’interroger sur ce qui l’entoure. Un élément extérieur viendra bousculer la petite vie tranquille que mènent Maki et ses camarades : il s’agit de Kiriko, une jeune fille mystérieuse qui s’est enfuie et a vécu dans le monde extérieur.
Deux éléments sont essentiels dans le manga : la mémoire et la peur de l’inconnu. A la manière d’un régime totalitaire où chacun est sous l’emprise de Big Brother, les étudiants sont des souris expérimentales à la vie strictement réglementée comme du papier à musique et ont en particulier pris l’habitude d’absorber un médicament qui détruit certains souvenirs. D’où un certain malaise quand des bribes du passé refont surface et que l’on ignore ce qu’elles sous-entendent.
Mais surtout, la peur de l’inconnu, l’angoisse à l’idée d’un extérieur auquel on risque de ne jamais pouvoir s’adapter et qui effraie tellement on l’imagine échapper aux limites de notre entendement. Aussi artificielles puissent-elles paraître, l’homme se complait dans ses limites rassurantes.
Hatsukanezumi no Jikan est une œuvre qui parle de manipulation humaine, de tranche de vie et d’introspection. Si l’essai de Kei Toume n’atteint bien évidemment pas le génie de Georges Orwell, il offre un bel aperçu de l’homme, de ses peurs, de ses aspirations et surtout de ses contradictions.
