Kimi Wa Pet

Kimi Wa Pet

Informations générales

  • Auteur: Ogawa Yayoi
  • Origine: Japon
  • Année de création: 2000
  • Titre original: Kimi Wa Pet
  • Nombre de volumes: 14
  • AKA:
    • - きみはペット
    • - Tramps Like Us

Version française

  • Licencié: oui
  • Titre français: Kimi Wa Pet
  • Editeur: Kurokawa

Synopsis

Sumiré Iwaya est une jeune journaliste dynamique, à qui tout réussit. Cette réussite ne lui arrange pas la vie car ses collègues la considèrent hautaine et son petit-copain ne supporte plus d'être avec une femme socialement plus élevée. Alors qu'elle rentre de son boulot, elle trouve un carton devant chez elle avec un homme à l'intérieur. Elle prend pitié du jeune homme et le ramène chez elle. Après l'avoir nourrit, il lui demande s'il peut rester avec elle. Sumiré accepte mais à une condition: qu'il devienne son animal de compagnie. Contre toute attente, il a l'air ravi et s'installe. Sumiré le nomme "Momo" et cette rencontre va bouleverser sa vie....

Synopsis soumis par kuchiki byakuya

#Par Sirius le 19/07/2009 à 09:09

Kimi Wa Pet est un josei qui m’a totalement réconcilié avec le genre et propose un superbe mélange de comédie, de romance et de tranche de vie. L’œuvre de Yayoi Ogawa présente une esthétique qui frappe dès la première page avec des personnages aux traits assez étranges mais auxquels on s’attache très vite. J’ai accroché au style de l’auteur, il semble dur et grossier mais dégage une fraîcheur et une originalité certaine. Les planches présentent peu de détails mais sont très bien agencées et les tomes sont longs à lire car on a droit à beaucoup de textes, ce qui est normal dans ce genre d’histoire.

L’intrigue est originale sans quitter les sentiers battus du triangle amoureux. La romance est tout ce qu’il y’a de plus banale, cohérente et finement analysée. On se focalise sur une femme, Sumiré, et on observe l’évolution de son comportement et de ses états d’âme en compagnie de son petit chien Momo. L’intrigue peut rappeler Hataraki Man : l’entrée dans l’univers du journalisme et tout ce qui l’entoure avec une héroïne qui vit à fond sa passion au détriment de ses relations et qui est souvent la cible des brimades de ses collègues. Momo a des vertus thérapeutiques : quand Sumiré rentre chez elle, il l’accueille cordialement, elle lit un journal sur son canapé en lui caressant les cheveux, elle lui donne à manger, elle le taquine, elle lui fait un shampooing, elle joue au dernier Silent Hill avec lui, etc. Au contact de l’autre, chacun évolue. Petit à petit, ils se rendent compte qu’ils deviennent dépendants l’un de l’autre même si Sumiré a un fiancé et Momo se complait dans son rôle de toutou.

Ce n’est pas un manga qui vous surprendra par sa fin, logique et prévisible en somme, mais par le ton utilisé et l’humour véhiculé. Le récit cumule les situations loufoques, les faits abracadabrants pour montrer les déboires de Sumiré, ses maladresses quotidiennes et ses multiples ennuis dans ses relations avec ses fiancés. Momo est un pur bouffon qui divertit bien sa maîtresse et sait tout de suite changer son humeur. Bref, l’auteur possède un sens de l’humour qui touche juste et ça m’a surpris, c’est la qualité essentielle du manga alors que le sujet abordé est assez adulte dans le fond.

C’est une représentation très réaliste de la vie de tous les jours, du stress cumulé et de l’importance toujours plus croissante d’avoir un moyen, d’avoir quelqu’un à ses côtés, la personne idéale, afin de décompresser et de trouver ces instants magiques où l’on est à nouveau soi-même. Kimi Wa Pet est simplement une tranche de vie énormément riche et qui touche juste. Un vrai bonheur.

9/10

#Par Sacrilège le 06/11/2008 à 15:01

Une jeune fille trouve un jour un garçon dormant dans un carton dans la rue. Elle se lie d'amitié (ou de pitié pour le moment) pour lui et l'accueille chez elle en tant qu' "animal domestique".

Ce manga est d'une telle fraîcheur et d'une telle légèreté qu’il me réconcilierait presque avec les shôjo. Le thème est franchement original, traité avec une aisance telle qu'on peut se retrouver plongé dans l'histoire et avoir du mal à la lâcher. Momo, le jeune garçon recueilli chez la journaliste est un personnage des plus attachants, qui semble à la fois vulnérable et sous l'emprise de sa "maîtresse" mais dans le même temps maître de son destin. Maître car c’est lui qui décide ou non de rester chez Sumiré ou de partir.

Les pages ne sont ni surchargées ni vides de paroles comme d’actes, tout y est clair et parfaitement bien encadré (l’histoire … non les planches). Tous les tomes sont utiles et je n’ai de ce fait jamais eu l’impression d’en lire un qui n’avait aucun intérêt. Les personnages principaux que sont Momo et Sumiré sont tout ce qu’il y a de plus sincères ; ils ont leurs défauts qui les rendent beaucoup plus humains que certains héros ou héroïnes sans failles d’animes divers.

J'ai vraiment apprécié ce manga et le conseille à ceux qui ont envie de passer du bon temps, il se lit avec un réel plaisir et reste captivant au fil des pages et des volumes. On assiste à un énième triangle amoureux comme bien d’autres mangas ont tenté de le faire avant celui-ci, mais ce qui change, ce qui permet de se laisser doucement porter par l’histoire c’est la putain d’originalité dont ce dernier fait preuve. Et puis enfin, un dernier tome qui se passe au cœur de la Belgique quoi :’)

10/10

#Par kuchiki byakuya le 10/11/2007 à 21:16

Ahhhh oui! Voilà un manga comme je les aime.

Tout d'abord pour l'histoire que j'ai trouvé originale. Le principe du garçon paumé qui trouve refuge chez une demoiselle très belle mais très froide, comme animal de compagnie, avouez que c'est bien trouvé. Bien évidemment, la fin est ultra logique mais ce n'est pas l'important. Dans ce genre de manga, la fin est courue d'avance car les auteurs préférent s'attarder sur le pourquoi (et parfois sur l'humour comme c'est le cas ici). Partant d'une relation très claire au début, les sentiments de l'un et de l'autre vont doucement évoluer et c'est sur ce point que le travail est magnifique. Il n'y a aucun hic, aucune fausse note, ce qui débouche sur une conclusion qui coule de source. A travers les tomes, on assiste à ce précieux changement, enrobé de gags toujours droles et de situations comiques mais jamais navrantes. On rit, on est parfois ému, on réfléchit aussi, bref, on ne s'ennuie pas. J'avoue que certains passages sont difficiles car les dialogues sont parfois trop longs mais ce n'est jamais inutile. Une histoire et un scénario menés de main de maitre, sauf sur le dernier tome qui s'éloigne beaucoup trop des autres. Ce n'est pas la fin que je critique mais le "trip" de l'auteur qui part dans tous les sens, malgré de bonnes idées. Un dernier tome nettement en dessous des autres, à mon grand regret.

Mais j'aime aussi la vision que donne l'auteur de la société japonaise. Sumiré est une femme intelligente, grande et élégante. Si bien que les hommes la fuient car comment rester avec une femme plus diplomée et plus grande que soi? Dès le début, on comprend le problème de la jeune femme qui n'a que faire de ces questions ridicules mais qui en a souvent été victime. Elle ne veut qu'être heureuse mais ce qu'elle est l'en empéche. Elle masque donc sa solitude par ce masque de froideur et a emprisonné son coeur. D'où l'intéret de Momo qui l'aime comme elle est. Il lui réapprend à avoir confiance et à s'assumer. On pense longtemps que c'est Sumiré qui sauve Momo mais en fait, il la sauve beaucoup plus souvent (même si elle lui apporte quelque chose quand même). Sumiré tente de vivre dans cette société de machos, grace à l'apport vital de Momo.
Les femmes sont d'ailleur plus fortes que les hommes dans l'histoire. Yuri, la meilleure amie de Sumiré, possède un caractère en acier trempé et, malgré son statut de femme au foyer, garde sa place de meneur. Les hommes sont plutot craintifs et faibles, à l'image de Hasumi qui se laisse mener par le bout du nez, incapable de dire non à Sumiré (et aux femmes en général), ce qui le rend pathétique. Il tente de modeler inconsciemment Sumiré selon sa volonté, même s'il n'a pas de mauvaise intention. Seul Momo est l'homme fort (avec peut-être Hugh, le bel américain, qui est plus faible qui ne le laisse paraitre). Un panel de personnages intéressants, dont les femmes sont les pièces maitresses.

Le dessin est étonnant au début avec une certaine rigidité chez les antagonistes qui plait au fur et à mesure. Les planches nous paraissent vides car le décors est quasiment inexistant, mais on se fait vite à ce trait particulier. Bien sur, le dessin peut ne pas plaire car il est particulier mais je l'ai trouvé bon car il rend les persos attachants (il met bien en valeur les émotions).

Un excellent manga que je recommande chaudement. Je ne mets "que" 9 à cause d'un dernier tome décevant. Mais sinon, c'est parfait et j'en redemande.

9/10