La Musique de Marie

La Musique de Marie

Informations générales

  • Auteur: Furuya Usamaru
  • Origine: Japon
  • Année de création: 2001
  • Titre original: Maria no Kanaderu Ongaku
  • Nombre de volumes: 2
  • AKA:
    • - Marieの奏でる音楽
    • - The Music of Marie

Version française

Synopsis

Kai et Phiphy sont deux amis d'enfance. Ils vivent à Pyrite, une petite île perdue dans un immense archipel. Le monde entier n'est composé que de minuscules îles. Chaque île s'est spécialisée dans un domaine particulier comme Pyrite dans la mécanique, et commerce avec ses voisines en troquant ses produits.
Ce monde ne connaît ni haine ni guerre, bercé par la musique de Marie. Elle surplombe les hommes en parcourant majestueusement les cieux.

Avec le temps Phiphy éprouve des sentiments à l'égard de Kaï mais celui-ci est fasciné par Marie et, qui plus est, il est le seul à entendre la musique de Marie.

Synopsis soumis par Gemini no Saga

#Par Starrynight le 06/01/2008 à 14:24

Attiré par le titre, la couverture du premier tome et par le synopsis, je me suis lancé dans la lecture de ce manga en deux volumes. Qu’en dire ?

D’abord graphiquement, le travail est plutôt soigné. L’auteur a su dessiner des protagonistes attachants, tant les personnages secondaires que le couple principal : Phiphy et Kai, même si la léthargie de ce dernier est parfois énervante. Mais là où l’auteur s’est visiblement fait plaisir, c’est dans le dessin des machines et en particulier de leurs mécaniques : engrenages et autres rouages pullulent, se retrouvent à toutes les sauces, foisonnent de détail et frappent par leur réalisme.

Quant à l’histoire, le mangaka a réussi à brosser un univers riche et intéressant et à le développer autant que le lui permettait le court format de son manga. Les références abondent, notamment au niveau de la religion – Marie, le pèlerinage, les trois êtres de fer, de bronze et d’or qui rappellent les trois âges (âge d’or, âge de bronze, âge de fer) présents dans certains mythes (grecs en particulier) – mais également du côté des techniques – on croisera ainsi dans l’atelier du père de Phiphy un prototype de machine volante très proche d’un modèle de Léonard de Vinci.
Cependant, je regretterai que les thèmes abordés (et en premier lieu la religion et sa relation au progrès notamment technique de l’homme) manquent de profondeur et de subtilité et n’échappent pas aux clichés.

Le mangaka a aussi su maîtriser le rythme de l’histoire, assez lent et paisible, mais sans en devenir soporifique pour autant, et il distille dès le début du premier tome quelques indices qui ne prendront tous leur sens que bien plus tard. Je dois dire que la fin du manga m’a à ce titre bluffé.
De récit merveilleux et pacifiste (un peu naïf même, mais sans devenir trop niais non plus, à mon sens), « un peu de douceur dans ce monde de brutes », il vire vers le fantastique et devient plus sombre, plus dur. Néanmoins, le récit manque parfois de force et son potentiel paraît alors sous-exploité. Ainsi, la thématique du son et de la musique, pourtant omniprésente, nous laisse sur notre faim.

La Musique de Marie constitue une expérience intéressante mais qui ne restera pas dans les annales. Sa lecture ne m’a pas laissé insensible, mais sa superficialité l’empêche de devenir un incontournable.

7/10