Last Quarter

  • Auteur: Yazawa Ai
  • Origine: Japon
  • Année de création: 1998
  • Titre original: Kagen no Tsuki
  • Licencié: oui
  • Titre français: Last Quarter
  • Editeurs: Akata (Delcourt)
  • Nombre de volumes: 3

Synopsis

Une petite fille, Hotaru, est victime d'un accident en cherchant son chat. Dans le coma, elle rencontre une jeune fille dont elle va ensuite voir le fantôme. L'esprit de la jeune femme est emprisonné dans une maison et ses souvenirs sont vagues... elle attend un musicien du nom d'Adam, sans savoir où il est ni ce qu'elle est. A l'aide de 3 de ses camarades de classe, Hotaru va tenter de retrouver l'histoire et l'identité de celle qu'ils ont appelé Eve...

Synopsis soumis par histoirede

Par kuchiki byakuya le 23/12/2007 à 01:39

Last Quarter est un manga court et heureusement. Même si l'histoire est très sympa, on peut noter quelques points négatifs tout au long des tomes.

Le résumé m'avait donné envie mais à la lecture, une chose est évidente: c'est pénible. La lecture est difficile car les dialogues sont nombreux et pas toujours intéressants. L'objectif est de maintenir le lecteur dans le suspens mais d'une facon maladroite et fastidieuse. Je pense sincérement que 2 tomes auraient été suffisant pour le déroulement, sans que les explications soient sacrifiées. Néanmoins, l'histoire est belle, c'est d'ailleurs ce qui m'a motivé. Une histoire d'amour fantomatique, j'aime assez. Même si on devine aisément les pourquoi et le dénouement final, les émotions passent bien et on est touché (bon, j'avoue, avec un petit truc surprenant à la fin).

Les personnages sont attachants, surtout le fantome qui s'accroche à son amour perdu, qui cache un secret (et quel secret). Par contre, on ne peut pas dire que les détectives en culotte courte soient géniaux car en plus de mener l'enquéte, des relations ambigues se forment entre eux. Ils sont pas bien grands mais je les ai trouvé étrangement murs pour leur jeune age. Seule Hotaru est intéressante car il y a quelques parallèles bien traités entre elle et le fantome mais ses amis ne sont pas géniaux, frolant parfois la caricature. Le mélange de tous ces protagonistes donne un moyenne honorable mais qui aurait pu être plus travaillé.

Le style particulier de la mangaka peut ne pas plaire car les planches sont tantot minimalistes, tantot surchargées. Chacun se fera une opinion différente sur ce point. Là encore, tout ce qui concerne le fantome est beaucoup mieux dessiné. Personnellement, le dessin ne m'a pas dérangé et je le trouvait même mignon parfois.

Une bonne hsitorie mais mal traitée. Le scénario ne méritait un traitement aussi long mais il y a un petit quelque chose. Je mets 6 car, en dépit de qualités indéniables, la lecture est fastideuse. Dommage.

6/10

Par histoirede le 17/10/2007 à 10:44

Kagen no Tsuki est un manga fantastique de Yazawa Ai, auteur plus connu pour Nana ou Gokinjo Monogatari... c'est donc une production à part dans l'oeuvre de l'auteur, qui se démarque aussi bien par son atmosphère mélancolique, par l'âge de ses héros et les thèmes abordés...
Abordons maintenant les points forts : l'histoire est assez originale pour un shôjo. L'intrigue est assez complexe, ce qui est étonnant vu que les héros sont avant tout des enfants. Les histoires d'amour sont importantes, mais secondaires par rapport au déroulement de "l'enquête" des héros, riches en rebondissements. Les personnages sont agréables, surtout les quatre enfants... par contre, ceux-ci peuvent être vus comme bizarrement stéréotypés vu comme ils sont radicalement différents (fille timide, fille intelligente, garçon sportif et garçon beau et indifférent... que des classiques). Le fait que l'histoire se règle sur trois tomes est aussi un très bon point : il aurait été inutile de compliquer plus la chose, et déjà le troisième tome s'essouffle légèrement...
Du côté des points faibles, la fin de l'histoire est en-deça des espérances qu'on peut se forger sur les deux premiers tomes... le fin mot de l'histoire n'est en fait pas révélé, et le lecteur, après moults pistes et indices, et un peu laissé pour compte, comme nos héros qui ne découvriront pas "toute" la vérité. Certains points auraient mérité d'être expliqués plutôt que de finir sur un épilogue plutôt long (la deuxième moitié du tome trois ne fait pas vraiment avancer le schmilblick).
Au final, Yazawa signe un bon manga, tout à fait lisible malgré une fin pas forcément bien réfléchie. La complexité du problème malgré une histoire courte et des héros en bas âge relève du défi et change agréablement de shôjo plus classiques.

8/10

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