Le Sommet des Dieux

Le Sommet des Dieux

Informations générales

  • Auteur: Taniguchi Jirô, Yumemakura Baku
  • Origine: Japon
  • Année de création: 2000
  • Titre original: Kamagami no Itadaki
  • Nombre de volumes: 5
  • AKA:
    • - 神々の山嶺
    • - Summit of the Gods

Version française

  • Licencié: oui
  • Titre français: Le Sommet des Dieux
  • Editeur: Made in (Kana)

Synopsis

Le Sommet des Dieux a reçu le Prix du dessin au festival d'Angoulême en 2005.

En séjour au Népal, un jeune photographe japonais découvre l'appareil photo de George Mallory, célèbre alpiniste anglais disparu sur l'Everest en 1924. Avant qu'il puisse authentifier l'objet, Fukamashi est victime d'un vol. Il décide alors de mener l'enquête pour remettre la main sur l'appareil. Ses aventures lui feront rencontrer Habu Jôji, un homme extraordinaire que ne vit que pour la montagne.

Synopsis soumis par El Nounourso

#Par beber le 15/10/2009 à 16:13

Peu de choses à en dire et pourtant, et pourtant…

5 tomes qui vous en foutent plein la vue, tel serait la meilleure description que je pourrais faire de cette œuvre. En effet, rarement images dessinées ne m’auront procurées un tel plaisir à regarder / contempler. Je ne connaissais que très peu l’œuvre de Jirô Taniguchi, - je comble depuis lors mon retard – et si j’avais remarqué un style bien à lui , notamment concernant le Chara Design, je me suis aperçu à quel point ce dessinateur était monstrueusement talentueux artistiquement s’entend.

Bref, le sommet des Dieux est un ouvrage d’une beauté rarement atteinte dans le dessin des paysages. Comme l’a dit la critique ci-dessous, le rendu est tel, que certains soir, en feuilletant les pages, on entendrait presque le blizzard souffler au travers des vitres de la chambre, tout comme un simple courant d’air se transformerait en un vent glaçant des cimes alpestres. Bref ce manga nous emporte en même temps que ses protagonistes en plein cœur de la montagne et de son cortége d’inhumanité et de souffrance.

Le scénario, mêlant enquêtes, flash back et aventures montagnardes, s’il n’a finalement rien d’exceptionnel, n’en reste pas moins passionnant de par l’ambiance qui se dégage de chaque planches. Le sommet des Dieux fait également parti des ces œuvres à thème, en l’occurrence l’alpinisme, qui fourmillent de ces petits détails, de ces petites anecdotes qui passionnent ou au minimum donnent envies de s’intéresser à la discipline.

On sent une véritable fascination du dessinateur et du scénariste pour la montagne. C’est sans doute ce qui permet à l’arrivée d’obtenir au final du Sommet des Dieux à un vrai chef d’oeuvre.

10/10

#Par El Nounourso le 03/11/2008 à 13:38

Le Sommet des Dieux adapte le roman éponyme de Baku Yumemakura. Publié entre 2000 et 2003, ce manga apparait comme le plus abouti de la carrière de Taniguchi, autant visuellement qu'au niveau de la narration.

Le dessin est juste extraordinaire, avec des centaines de paysages montagneux d'une classe phénoménale, surtout en hiver. On sentirait presque le blizzard brûler notre visage et siffler dans nos oreilles. Les plans urbains ne sont pas en reste avec une reconstitution convaincante de Katmandou, capitale du Népal. C'est dans ce pays que se déroule une bonne partie de l'intrigue, notamment les derniers tomes.

Là où j'attendais mon petit Tani au tournant, c'était bien sûr au niveau du chara-design, et là encore des progrès sont notables. On retrouve bien sûr la patte du dessinateur, mais le niveau de détail a été relevé d'un cran, notamment dans les scènes d'effort physique. A noter aussi une plus grande diversité des visages qui nous permet de différencier les personnages au premier coup d'oeil.

Pour ce qui est de l'histoire, et bien c'est de la grande aventure. D'haletantes scènes d'alpinisme se partagent la vedette avec l'enquête de Fukamashi. Les personnages ne sont pas extrêmement nombreux mais chacun est bien développé, avec son passé et ses motivations propres. Les flashbacks sont d'ailleurs fréquents et jamais rébarbatifs. C'est la premièrement fois qu'un récit de Taniguchi me prend autant aux tripes.

Quant à Habu Jôji, édifice monstrueux de muscles et de détermination, il se présente comme un des héros les plus riches de l'auteur. Véritablement passionnant, même si son état d'esprit reste compliqué à appréhender pour un néophyte de l'alpinisme. Le photographe Fukamashi est plus classique, sans pour autant tomber dans le banal le plus complet. C'est plus auprès de lui que le lecteur s'identifie.

Le Sommet des Dieux, c'est de l'or en barre, qu'on se le dise. Une aventure épique, puissante et passionnante dans le monde de la grimpe en haute altitude. Moi qui n'y connaissait rien, cela ne m'a pas empêché de prendre mon pied.

9/10