Midori Days

Informations générales
- Auteur: Kazuro Inoue
- Origine: Japon
- Année de création: 2002
- Titre original: Midori no Hibi
- Nombre de volumes: 8
Version française
- Licencié: oui
- Titre français: Midori Days
- Editeur: Kurokawa
Synopsis
Seiji Sawamura est un lycéen plutôt bagarreur, dont le crochet du droit est redouté par tous les caïds de la ville. De par sa réputation, toutes les filles refusent ses avances pour sortir avec lui, et après son 20ème rateaux, il commence à désespérer de pouvoir un jour trouver l'âme soeur. C'est alors qu'apparait sur sa main droite une jeune fille, Midori, qui lui avoue être secrètement amoureuse de lui depuis des années. Encore sous le choc de cette première rencontre, Sawamura reste perplexe: son voeu le plus cher vient effectivement de se réaliser, mais comment faire pour vivre une vie normale avec une main comme celle-ci, d'autant plus que sa "Droite infernale" est désormais inutilisable.
Faisant contre mauvaise fortune bon coeur, il va cependant commencer à vivre avec cette nouvelle amie, qui va l'aider à s'ouvrir sur le monde et révéler cetains côtés de sa personnalité dont même lui n'avait pas conscience. Au fur et à mesure de leur rencontre avec différents personnages, il vont vivre différentes aventures qui vont peu à peu les rapprocher l'un de l'autre.
Synopsis soumis par Nakei1024
#Par AngelMJ le 17/07/2007 à 19:24
Voici une comédie romantique sans grande prétention, mais qui possède les éléments nécessaires pour donner un lecteur l'envie de lire l'intégralité de la collection. Kazuro Inoue s'attaque à un genre déjà bien usé mais le fait bien. Voyons un peu dans le détail ce qui se cache derrière Midori Days.
Autant être franc d'entrée de jeu, MD n'est pas le manga du siècle et ne le sera jamais, même dans quelques années. A son désavantage un graphisme banale et une histoire cousu de fil blanc. Ajouté que les personnages sont assez stéréotypés et que bon nombre d'entre eux ne servent pas beaucoup où sont peu exploités. Et pourtant MD reste très agréable à lire. Pourquoi donc?
Tout simplement parce que c'est drôle et attachant à la fois. Si les persos sont assez caricaturaux pour le genre (la meilleure amie secrètement amoureuse du héros, le pote boulet, l'otaku...), l'auteur les utilisent assez bien pour les mettre dans des situations comiques. L'auteur essaie de jouer un peu sur tous tableaux pour rire d'à peu près tout : les otakus, le moé, le shonen-aï, les mechas, bref tout y passe avec plus ou moins d'efficacité.
Les avalanches de gags et les différentes scénettes permettent d'oublier un peu le manque de scénario évident pour nous permettre de nous attacher aux personnages et surtout à la petite Midori, même si certains persos s'en tirent finalement assez bien comme Ayase qui multiplie les tentavives de déclarations toutes plus drôles les unes que les autres.
Bref, carrément pas le manga du siècle mais Midori Days permet de passer un bon moment. Le genre de petite série courte qui permet toujours de s'oxygéner entre un Death Note et un 20th Century Boys. De plus, et malgré le genre, le fan service est correct et évite de tomber dans la facilité. A lire.
#Par Nakei1024 le 15/07/2007 à 12:07
Comment réagiriez-vous si un matin, en vous réveillant, vous aviez à la place de vôtre main droite une charmante collégienne éperduement amoureuse de vous? C'est à cette question que Seiji Sawamura va devoir répondre s'il souhaite poursuivre une vie (en apparence) normale.
Midori Days pourrait sembler être une énième comédie sentimentale, pourtant, elle est traitée d'une manière assez originale, puisque cette fois, les deux protagonistes principaux sont réunis et forcés de vivre ensemble jusqu'à la fin de l'aventure, le scénario ne s'orientera donc pas vers la difficulté des personnages à s'avouer leur amour, mais plutôt à apprendre à vivre en couple (aussi étrange soit-il), et dans le cas de Midori, faire en sorte que Seiji ne s'éloigne pas du droit chemin tout en repoussant les assauts des rivales qui apparaissent plus ou moins régulièrement. Car c'est bien l'un des points les moins crédibles du scénario: Seiji enchainent les rateaux (une vingtine selon lui), mais curieusement, sitôt que Midori apparait, les rivales se multiplient, et Seiji aurait presque de quoi fonder un harem si sa main droite ne venait pas le rappeler à l'ordre. D'un autre côté, il est vrai que son comportement agressif et violent est (partiellement) inhibé, et lui permet de faire pas mal de rencontre avec des personnes auxquelles il n'aurait jamais prèté attention avant, mais sur ce point là, ça fait un peu trop coincidence scénaristique assez peu crédible. Un autre défaut scénaristique est qu'en milieu de série, il semble que l'auteur ait eu un manque d'inspiration qui fait que sur 2 ou 3 tomes, certaines situations, à quelques variantes près ont tendance à se répèter de manière plus ou moins abusive, l'exemple le plus frappant est sûrement celui de Makinoha et son père le savant fou.
Le graphisme reste honnète et agréable à regarder, mais il pourrait quand même être amélioré, car on a une légère impression de bâclage quand on lit les planches: les décors sont un peu vides, et mériteraient d'être plus travaillés. Le chara design est lui aussi assez classique, et correspond parfaitement à l'image qu'on se fait des différents caractères présentés ici, on retrouve plus ou moins tous les archétypes de personnage de comédie sentimentale: l'élève studieuse qui n'arrive pas à se confier au héros, la femme datale et violente qui vient toujours pimenter la situation, l'otaku qui ne sait parler que de poupées, la fille introvertie qui parle peu... On trouve également d'autres personnages moins fréquents, mais qui sont très peu développés, et dont on pourrait assez bien se passer: un archéologue aventurier d'opérette, et un américain un peu trop confiant (avec celui-là, on a droit à une image extrèmement caricaturée du jeune américain beau gosse). Pourtant, malgré ce classicisme, chacun des différents protagonnistes réserve son lot de surprises, ce qui est plutôt bien.
Le couple improbable Midori/Seiji est le seul à être développé de manière assez approfondie (normal, ce sont les héros), en se retrouvant dans des situations tantôt comiques, tantôt plus sentimentales, mais toujours dans une ambiance agréable et assez naïve, qui leur permet de découvrir que la vie à deux, c'est loin d'être facile. Personnallement, j'ai quand même apprècié le graphisme de Midori, qui est incroyablement mignonne avec sa petite taille, mais reste hilarante pour ses différentes expressions faciales (colère, jalousie, peur, surprise...)
En conclusion, même si Midori Days est loin d'être un manga qu'on retiendra, il reste néanmoins très agréable à lire, et la petite Midori est sans doute celle à qui on s'attache le plus. Pas indispensable à l'achat, mais si vous aimez ce genre de manga, ça reste une valeur sûre. Je lui met 6,5 / 10
