Quartier Lointain

Informations générales
- Auteur: Taniguchi Jirô
- Origine: Japon
- Année de création: 1998
- Titre original: Harukana machi e
- Nombre de volumes: 2
- AKA:
- - 遙遠的小鎮
- - Distant Neighbourhood
Version française
- Licencié: oui
- Titre français: Quartier Lointain
- Editeur: Casterman Ecritures
Synopsis
Quartier Lointain a reçu le Prix du meilleur scénario au festival d'Angoulême en 2003
Alors qu'il devait prendre le train pour Tokyo après un voyage d'affaires, Hiroshi Nakahara (48 ans) se retrouve dans un train en destination de sa ville natale sans savoir ni pourquoi, ni comment...
Mais une fois dans la ville en question, plusieurs souvenirs ressurgissent, notamment celui de sa mère morte trop tôt. C'est pourquoi il décide de profiter de l'occasion pour aller se recueillir sur sa tombe. Et c'est à ce moment-là que l'improbable se produit : Hiroshi se retrouve dans le corps du garçon de 14 qu'il était...
Il est transporté 34 ans en arrière forcé de revivre ce qu'il connaît déjà : l'école, le départ prochain de son père, etc... ! Mais à la différence qu'il a gardé son caractère, son expérience d'homme mûr, et donc plus apte à comprendre les choses qu'à l' époque. Est-ce un rêve? Cela semble si réel...
Doit-il tout faire pour changer son passé, ou doit-il simplement le revivre sous un autre angle?
Synopsis soumis par mr_anzai
#Par topachook le 30/12/2008 à 09:50
N’avez-vous jamais rêvé de renverser la clepsydre du temps, de nager contre le cours des années ? N’avez-vous jamais voulu prendre un nouveau départ, réparer les erreurs du passé et revivre encore une fois vos plus belles années : celles de l’enfance ? Si votre cœur a répondu oui à ces questions il serait très étonnant que Quartier lointain ne finisse pas par vous séduire.
Vous l’avez peut être déjà compris : l’une des premières qualité de Quartier lointain est qu’il traite de thèmes qui correspondent à des fantasmes tapis dans chacun de nous et c’est en partie pour cela que ce manga parle si bien à notre âme.
C’est en examinant la sélection de mangas d’anime-kun, que je m’étais décidé à faire de la lecture de ce manga une de mes priorités. Il faut reconnaître que deux volumes sanctionnés de critiques élogieuses et de quelques dix ne compliquaient rien. Néanmoins, après quelques pages je croyais déjà voir roder le spectre hideux de la déception. Les pages défilèrent pourtant avec facilité, chaque nouvelle page tissait autour de moi des fils invisibles et rendait encore un peu plus intéressant le manga. La narration et les réflexions du héros, aidés par des dessins soignés conféraient un réalisme et une élégance certaine à l’histoire. Les joies de la jeunesse revécues par Hiroshi Nakahara du haut de ses 48 ans ne finissaient de m’intéresser qu’après avoir confié mon intérêt grandissant au mystère entourant les motivations de la disparition future de son père. Inconsciemment, j’en arrivais à la dernière page du deuxième volume qui sitôt tournée conforta ma conviction d’avoir lu un bon manga, qui sans prétendre au génie ne manque ni de justesse ni d’une certaine classe. Un manga qui l’air de rien nous rappel combien nous négligeons de profiter des moments présents, qu’on ne sait souvent reconnaître ce qui est le plus important pour nous qu’après l’avoir perdu et que le bonheur se cache souvent dans les choses les plus simples (un sourire maternel, un repas en famille, l’encouragement d’un père ou bien encore une belle journée en mer).
Quartier lointain est un manga stérile en rebondissements retentissants (même s’il y a quelques surprises), aride en électrochocs émotionnels. Sa force réside dans une qualité et une élégance narrative qui fera monter chez certains des effluves de nostalgie. Sans être un chef-d’œuvre, ça reste un manga bien construit, agréable à lire, sans grandes prétentions et presque exempt de défauts.
Un bon manga auquel je n’ai rien à reprocher et qui sans me laisser un souvenir impérissable a réussi à me séduire. Cela mérite bien un 7
#Par El Nounourso le 31/01/2008 à 17:36
Le voyage dans le temps est un thème récurrent dans la littérature et au cinéma. Dans Quartier Lointain, Jirô Taniguchi emprunte néanmoins une voie intéressante en transférant l’esprit de d’un homme de quarante-huit ans dans le corps de l’adolescent qu’il était trente-quatre ans auparavant. Il revient donc à l’époque de son collège mais avec l’expérience et les souvenirs d’un homme mûr, marié et père de deux filles. Passé la stupeur et l’émerveillement, notre héros Hiroshi se pose alors quelques questions essentielles : va-t-il retrouver son corps et son époque et – si jamais il y parvient – quelle influence auront ses nouveaux choix sur son futur ?
L’histoire est donc plutôt simple, sans grand délire philosophique ni tentative foireuse d'expliquer l’inexplicable. Le lecteur se contente de suivre la deuxième adolescence du personnage principal : sa vie d’écolier, ses après-midi avec son meilleur pote, son premier amour, etc. Toutefois, un élément particulier se retrouve vite au cœur du récit : le départ programmé de son père qui, Hiroshi le sait, s’enfuira sans explication de la maison à la fin de l’été. Pour éviter ce drame familial, notre héros de quatorze ans va donc essayer de se rapprocher de son paternel (voire de le prendre en filature !), d’interroger sa grand-mère bref, de comprendre ce qui a poussé un homme en apparence heureux à quitter son foyer.
Si les décors fourmillent de détails et sont bien mis en valeur par des prises de vues très cinématographiques, le chara-design m’a semblé plus quelconque. Non pas que les personnages soient moches ou difformes, c’est juste qu’ils manquent un peu de charme et de variété. Cela se voit notamment au niveau de la représentation des émotions qui ont parfois un peu de mal à passer, à cause d’un léger manque de précision des expressions du visage. Fort heureusement, ce petit défaut est compensé par la richesse psychologique des protagonistes, finalement très humains et parfaitement réalistes. On est vite happé par la quête et les interrogations de Hiroshi qui essaye tant bien que mal de percer les secrets de sa famille.
Pour ma part j’ai vraiment dévoré ce manga sans prétention. Sans pour autant crier au génie, j’avoue avoir passé un excellent moment. Emouvant et prenant, voilà deux adjectifs qui qualifient bien cette courte et belle histoire. Merci du conseil Gemini !
PS : Au début j’ai été un peu choqué par l’argot désuet employé par les traducteurs français mais on s’y habitue.
#Par Yann le 03/01/2007 à 22:57
Et bien c'est le manga qui n'est pas animé qui m'a le plus marqué !!
Au debut j'ai eu du mal à me lancer car la couverture et le volume du livre n'est pas très attirant mais c'est bien passé !!
Pour le reste, l'histoire nous fait presque revivre la notre alors que c'est celle d'un personnage qui est bel et bien imaginaire !!
Je peux vous dire que j'ai pleuré arrivé a la fin :'( !!
J'ai même cru que jamais je ne relirai un autre manga de peur d'oublier celui-ci :)
Pour en revenir au livre, eh bien, l'histoire nous fait oublier que la couverture est mediocre !!!
Ma note: 10/10
#Par NorueSan le 01/01/2007 à 06:00
Que dire d'un manga d'une telle qualité?
En bref, "Quartier lointain", la rencontre d'un dessin très original et agréable et d'un scénario admirablement accrocheur. Aussi simple que complexe, ce manga prend vraiment aux tripes quand il le faut, là ou il faut.
On reconnait un bon manga au sentiment qu'on éprouve lorsqu'on l'a terminé. Quand on est au bord des larmes tellement on regrette que ce soit fini, c'est que c'est vraiment quelque chose de très spécial, et c'est "Quartier lointain".
10/10 sans une once d'hésitation, j'ai lu assez d'oeuvres de cet homme pour savoir que Taniguchi est un Maitre.
#Par mr_anzai le 28/12/2004 à 02:00
Quartier lointain ou la découverte d'un auteur à part!
Car on se trouve bien loin des productions manga habituelles... On a l'impression de lire un roman ou même d'être devant un film tellement l'émotion nous envahit à la lecture de ce bijou.
Ce chef-d'oeuvre nous démontre toutes les qualités de narrateur et de dessinateur de Taniguchi.
Du début à la fin je n ai pu décrocher des 2 tomes... et une fois fini, on ressent cette nostalgie qui nous envahit lorsque l'on achève de lire un manga qui restera culte pour nous à jamais (Akira m'a fait le même effet)... Résultat je l'ai relu aussitôt!
Je ne peux donc que vous conseiller chaudement ce titre qui ne vous laissera pas insensible.
