Suzuka

Informations générales
- Auteur: Seo Kôji
- Origine: Japon
- Année de création: 2004
- Titre original: Suzuka
- Nombre de volumes: 18
- AKA:
- - 涼風
- Relations: 1 fiche en relation
Version française
- Licencié: oui
- Titre français: Suzuka
- Editeur: Pika Edition
Synopsis
Yamato Akitsuki vient d'emménager chez sa tante, qui tient une résidence. La veille de son entrée au lycée, il aperçoit une jeune fille en train de s'entrainer et il en tombe amoureux.
En s'installant dans sa chambre, il réalise que sa voisine n'est autre que cette charmante demoiselle, Asahina Suzuka. Il va donc chercher à la conquérir....
Synopsis soumis par kuchiki byakuya
#Par Izanami le 10/12/2010 à 19:15
Juste après le visionnage de l’anime, j’ai décidé de me mettre au manga, puisque ce-dernier va plus loin dans l’histoire (l’anime s’arrête en effet au tome 9).
Je n’ai lu que le 10 pour l’instant, mais je me lance dans une critique à chaud. Et quel choc ! Aucune comparaison possible.
Le manga détient toutes les qualités de l’anime et corrige tous ses défauts.
Les dessins sont d’une fluidité fabuleuse, chaque personnage devient envoûtant. Alors qu’on pouvait largement reprocher à l’anime de lésiner un peu sur les traits, notamment pour certains personnages (et je pense en particulier à la cousine Miho du héros, qui n’est plus du tout la même personne…). Chacun, quelque soit le sexe, est réalisé avec bien plus de précision et beauté.
Bien entendu, il n’y a plus le problème des mauvais doublages que certains mentionnaient dans leur critique sur l’anime, donc encore un point positif pour le manga.
On se croit finalement davantage dans un shojo : les sentiments sont bien plus intensément représentés, et on en vient même à mieux comprendre le for intérieur ambigu des personnages centraux (comme le caractère froid de Suzuka, que je vois à présent autrement que comme une simple tsundere capricieuse).
Si je conseillais l’anime pour son intrigue simple et romantique, je peux déceler à présent la ribambelle de défauts qu’il possédait. Le manga semble infiniment plus captivant, en plus de creuser davantage l’histoire.
#Par kuchiki byakuya le 17/11/2010 à 23:45
C'est fou de voir comment les gouts peuvent parfois évoluer du tout au tout. Et c'est ce qui s'est passé pour Suzuka. Mais dans quel sens?
L'anime est l'un des premiers que j'avais vu (et j'ai fait du chemin depuis ^^) et la série m'avait bien plu à l'époque. Plus tard, j'avais vu que l'histoire n'était pas terminée car elle ne couvrait environ que la moitié du manga. Bien entendu, j'ai lu tout le manga pour voir comment se terminaient les aventures de Yamato. Mon avis était alors plutôt négatif, il faut bien l'admettre. Mais récemment, pour de multiples raisons, je me suis replongé dans Suzuka, allant même jusqu'à acheter les tomes (on me les avait prêté la premières fois). Et ô surprise, cette fois, j'ai plongé dans le manga les deux pieds joints et avec un certain plaisir, je dois l'admettre . Pourquoi ce revirement? L'aspect nostalgique est en grande partie responsable car c'est une période où le bon vieux temps (j'entends par là 5-6 ans) me manque cruellement.
Alors non, l'histoire n'est pas originale en soi. Un gars tombe amoureux d'une fille et fait tout pour la conquérir. Bien sur, elle n'est pas franchement emballée au début et lui en fait voir de toutes les couleurs, un véritable arc-en-ciel. Toutefois, on ne se fait aucune illusion sur la fin malgré quelques tentatives pour nous troubler. Tout aussi classique, le caractère un peu con du héros, qui accumule gaffes sur gaffes avec une aisance coupable, et le caractère difficile de la princesse. Si bien qu'on se demande vraiment comment ces deux-là pourront un jour se supporter, vu leurs nombreuses divergences d'opinion. Vous voyez, le truc vraiment basique de toute bonne histoire d'amour qui se respecte.
Là où le manga peut paraitre un minimum original se trouve plutôt dans l'univers dans lequel il se déroule. Ici, l'athlétisme. Très honnêtement, j'avais un peu peur de ca car les mangas se déroulant autour d'un sport, ca me me plait pas vraiment. Mais heureusement, ce point ne prend pas vraiment le pas sur le reste et demeure souvent un prétexte pour les rapprochements, ou plus exactement les tentatives de Yamato. Donc oui, ca se passe quand même souvent autour du sport, on assiste même à des compétitions mais ca ne vire jamais à l'obstination. Je dirai même que le sport amène à faire évoluer l'histoire à certains moment, voir mêmes les sentiments des protagonistes. Conséquences des choix, remises en questions, etc.... Je fus vite rassuré.
Les personnages n'ont rien d'extraordinaire, comme vous avez pu le constater. Mais ils ont quelque chose qui les empêches de sombrer: un réalisme plus ou moins efficace. Je dis "plus ou moins" car certains passages sont un peu rocambolesques (ben oui, fallait bien y passer quand même), mais le réalisme se situe plutôt dans ce que traverse le héros et en général, les couples. Même si c'est parfois exagéré, on pourrait très bien se retrouver dans des situations similaires. Alors oui, dis comme ca, ca n'a rien de vraiment génial mais je trouve que cela manque dans beaucoup d'histoires d'amour. Je me souviens notamment de Peach Girl ou c'était rebondissement sur rebondissement sur rebondissement. Trop de rebondissements, ca tue les rebondissements. On pourrait également citer Love Hina qui, malgré son humour, est complètement surréaliste. Ici, rien de farfelu, juste les mésaventures d'un gars qui cherchent l'amour. Par contre, je regrette le sous-emploi de certains personnages secondaires, qui me paraissaient intéressants comme Yuuka, la buveuse professionnelle.
Le dessin maintenant. Bon, y a pas de quoi bondir au plafond. Sans être catastrophique, il ne mérite pas qu'on se lève la nuit. Pour être honnête, il est très inégal je trouve. Certains tomes sont assez réussis et plaisant mais d'autres semblent souffrir d'une paresse, que l'on repère immédiatement. Les personnages deviennent très "pointus", raides, voir même presque difformes par moment et les décors sont minimalistes. Et puis d'un coup, ca redevient convenable. Bon, j'admets que ca ne m'a pas gêné outre mesure car dans l'ensemble, ce n'est pas raté mais un peu plus de stabilité aurait été apprécié. Le mangaka s'attarde surtout sur les yeux des personnages, qui laissent vraiment bien paraitre leurs émotions.Par contre, je trouve le dessin très proche de celui des shojo.
Une fois n'est pas coutume, je terminerai par la fin. Sans dévoiler le final, je dirai simplement qu'il y a une fin, ce qui change quand même pas mal. Pourquoi terminer dessus alors? Parce que c'est sans doute le point sur lequel j'ai le plus changé. Alors que je la trouvais ratée, elle m'a semblé cette fois couler de source, en partie grâce à ce réalisme dont j'ai parlé avant. Un peu balourde dans le fond, elle ne m'a pas choqué comme la première fois. Si j'ai quand même un truc à dire dessus (sans spoiler, rassurez-vous): Yamato est vraiment un manche. Voilà, ca conclut ce que je pense de cette partie, ce qui ne doit pas vous étonner. Avouez que les héros de shojo sont souvent des boulets.
Donc, malgré quelques défauts, mon avis sur Suzuki, pardon Suzuka (oui, il fallait que je la fasse celle-là. je me retenais depuis le début ^^) est plutôt positif. 18 tomes en deux jours, c'est une bonne moyenne et ca ne m'était pas arrivé depuis longtemps. Par contre, j'arrive pas à voir Suzuka comme un shonen. Je le vois beaucoup plus comme un shojo. M'enfin. Rideau ^^
#Par Gasy le 16/09/2009 à 19:08
C'est à chaud je viens tout juste de le finir.
Pour être franc, au tout début, le synopsis ne m'a vraiment pas accroché. Ou bien si, uniquement pour une chose, dans ma tête je me disais déjà que c'était une réplique de Love Hina patati patata. Enfin bref, j'étais loin de la vérité.
Tout d'abord, graphiquement c'est beau, cela m'a permis de continuer en prenant du plaisir malgré la réticence du début. Les décors sont corrects (je ne suis pas un pro donc je m'arrêterais la sur le graphisme).
Ensuite, au niveau du scénario, pour des relations japonaises dans les shojos (si vous voyez ce que je veux dire) tout va très vite. Une déclaration dès le deuxième tome... Surpris, je me suis dit que finalement c'est peut-être un bon manga xD.Il marque un deuxième point positif. Après, il y a bien sur tout les trucs classiques du genre les sources chaudes, la journée à la plage, ect... Le seul qui manque à l'appel c'est le festival de l'école.
Du tome 2 au tome 15-16 (un des deux) c'est long, platonique, même si cela reste plaisant à lire grâce aux personnages secondaires qui viennent et qui partent et grâce aussi aux activités du groupe qui trouvent tout le temps un truc à faire. Ce qui fait tenir aussi bien l'histoire c'est le Sport, ici l'athlétisme. C'est en voyant Suzuka faire du sport que Yamato tombe amoureux d'un coup. Les compétitions et les entrainements rythment la vie quotidienne.
Enfin les 2 ou 3 derniers tomes, l'auteur passe la 6ème d'un coup et pas mal de choses arrivent vite alors que l'auteur aurait pu, je pense s'attarder un peu plus la dessus. Mais ces derniers tomes sont vraiment bien car ils font quand même réfléchir, on voit vraiment l'évolution des persos dedans. Le final est vraiment beau.
Enfin, les personnages. Dans ce shojo, un mec pas trop dégourdi arrive et d'un coup il connaît plein de nanas sur-mignonne.
Ce mec c'est Yamato Akitsuki. Maladroit, gentil, naif. Cependant, il possède une force de caractère que le fait aller loin et réussir ce qu'il entreprend. Il sait aussi prendre les choses en main quand la situation l'impose, en gros il sait l'ouvrir en face sa bien-aimée quand il le faut... Chose assez rare.
Suzuka Asahina, la fille dont Yamato tombe amoureux. Impulsive,Un caractère de cochon, ne parle pas facilement de ses problèmes et se dispute tout le temps avec Yamato et elle est timide de temps en temps. . Elle a un secret assez lour qui sera dévoilé dans la premiere partie de l'histoire.
Yasunobu Hattori, meilleur ami de Yamato, maître dans l'oeuvre de la drague, il va être le conseiller en amour (pour son bonheur et pour son malheur) de Yamato. Il restera authentique jusqu'à la fin. mDr
Honoka Sakurai, amoureuse depuis son enfance de Yamato, elle tentera de s'interposer entre Yamato et Suzuka. Gentille, attentionné, calme... Bref, tout le contraire de Suzuka.
Miki Hashiba, cette fille respire la santé et la vitalité. J'aurais aimé que ce soit elle à la place de Suzuka mais bon, c'est pas moi l'auteur. Grande amie de Suzuka
Yuka Saotomé et Megumi Matsumoto, tout le temps déchirées toute les deux, elles sont étudiante a plusieurs niveaux au dessus de Yamato.
Enfin bref, tout ceci pour dire que ce manga est vraiment bien, la fin nous fait réfléchir et on voit l'évolution des personnages si on compare le 1er tome et le dernier, c'est assez flagrant. Bonne lecture ;)
#Par Ichi-nii le 18/12/2008 à 13:50
Un jeune garçon débarquant dans une pension à la population exclusivement féminine... de jolies jeunes filles au physique attrayant...
Vous avez pensé à Love Hina ?
Ca aurait pu avec un intro comme ça, mais en fait... pas du tout !
Même si certaines situations pseudo-comiques jouent sur cette situation, Suzuka n'est pas un défilé de petites culottes, mais se veut être une comédie romantico sentimentale.
On s'attend alors à une histoire des plus ennuyeuse comme les autres, à rallonge, platonique... bref, sans intérêt...
Et ben ça aurait pu aussi, mais en fait... pas du tout non plus !
Parmi les côtés permettant de sortir un peu de la classique histoire soporifique, je citerais le thème de fond, en la présence du sport et de l'athlétisme dans ce cas.
"Ouaip ben dans Captain Tsubasa et dans Jeanne & Serge aussi il y a amour et sport !" ...
Aaaaargh ! Vous voulez ma mort en citant ces deux exemples ?! (si quelqu'un a perçu une once d'amour entre Tsubasa et Sanae, qu'il se fasse connaître...)
Ok, on est d'accord, le thème du sport n'est pas non plus omniprésent, mais il apporte un petit plus permettant de sortir un peu des amourettes.
Deuxième point... on en voit souvent de ce genre de comédie sentimentale dans laquelle on a la déclaration dès le 2ème tome ? Je ne suis certes pas un expert en la matière, mais c'est un fait qui m'a marqué.
Nous avons droit à des personnages authentiques et pas trop idiots, assez matures dans l'ensemble et ce qu'ils soient personnages principaux ou secondaires (le rôle de conseil des personnages secondaires en est une preuve).
Alors bien sûr, Yamato est maladroit, mais il est loin d'être le benêt de base qui rougit dès qu'on l'effleure et qui s'enfuit dès qu'il aperçoit celle qu'il aime.
Suzuka a un vrai caractère de fille, avec ses bons et ses mauvais côtés, comme tout le monde. Elle n'incarne pas la perfection féminine, et je dirais qu'elle est plus charmante que belle. Et j'apprécie plus ceci que le fait de voir une fille de 15 ans avec les cheveux au niveau des fesses et des seins si énormes qu'on se demande comment elle fait pour pas avoir de lumbago, ça a un côté plus réaliste.
Côté un peu plus négatif : le triangle amoureux... un peu classique quand même... J'ajoute aussi l'énervement occasionné par les réactions des protagonistes, entre une Suzuka caractérielle et un Yamato pas doué... mais en même temps, cet énervement prouve que l'on arrive à s'identifier aux personnages, et ceci apporte plus de crédibilité que si on en riait.
Mais l'un des gros points positifs concerne le dessin. En toute franchise, c'est simplement beau... perso je rêve de parvenir à de tels dessins...
Pour résumer, sans être forcément innovant, ce manga se montre des plus plaisant avec un ensemble de personnages assez crédibles. Je n'ai pas vu l'animé, donc ne ferai pas de comparaison (il me semble que ce dernier se cale sur les 10 premiers tomes) mais de toute façon, je préconise toujours une bonne lecture à un visionnage.
Alors si vous êtes en quète d'action, passez votre chemin, de sport, passez votre chemin, de fan-service gros lolos & co, passez votre chemin aussi...
Mais si vous cherchez une histoire sentimentale crédible et réellement bien dessinée, alors vous n'avez qu'à tenter !
