Un Ciel Radieux

  • Auteur: Jiro Taniguchi
  • Origine: Japon
  • Année de création: 2005
  • Titre original: Hare Yuku Sora
  • Licencié: oui
  • Titre français: Un Ciel Radieux
  • Editeurs: Casterman Ecritures
  • Nombre de volumes: 1

Synopsis

Takuya Onodera est un jeune homme de 17 ans, passionné de motocross. Kazuhiro Kubota est un salaryman de 42 ans absorbé par son boulot, marié et père d'une fille, .

Début de l'été; tard dans la nuit. Ce dernier percute la moto de Takuya, pour finir tous deux dans le coma. Seul Takuya survit mais -pour l'istant- l'âme de Kazuhiro se réfugie dans le corps du jeune homme. A son réveil, Kazuhiro doit donc faire face à sa "mort", à la détresse de sa famille, et à poursuivre son existence dans le corps du jeune homme. C'est l'occasion pour lui de réaliser ses erreurs au contact de la famille de Takuya, heureuse et chaleureuse. L'âme du jeune homme semble avoir complètement disparu, mais reviendra au moment opportun.

Synopsis soumis par Gemini no Saga

Par Sacrilège le 21/07/2008 à 09:43

Ce qui fait le succès de Taniguchi finalement ? Une capacité à faire paraître vraies des histoires réelles mais aussi, comme c’est le cas dans ce one-shot, des histoires penchant pour l’irréel, voire au « surnaturel » mais à moindre mesure donc attention mot à néanmoins prendre avec des pincettes.

Ce manga m’a grandement fait penser à une analyse de la schizophrénie si l’on en prend l’aspect le plus terre-à-terre. En effet, deux âmes et deux pensées se confrontent dans un même corps ; deux individus différents puisqu’ici s’opposent un père de famille et un adolescent chéri par la sienne. Apprennent alors à se connaître deux personnes que tout semblait séparer, et commence à s’ouvrir la brèche de la compréhension.
Ce côté schizo représente donc ce côté terre-à-terre car il est évident que le message ne s’arrête pas là et ne reste pas aussi matériel qu’il puisse l’être ainsi dans l’immatériel.
Terre de Rêves évoque les désirs qui se font plus ardents une fois que l’on sent sa fin venir. Des envies de se faire pardonner, de revenir sur ses actions, et surtout sur les négatives, mais aussi de pouvoir dire au revoir une toute dernière fois.

Et même si je n’ai pas trouvé l’histoire des plus passionnantes (passionnante dans le sens où l’on assiste à une succession d’événements plus ou moins captivants, en insistant sur le moins), celle-ci a au moins le mérite (ça fait beaucoup de « moins » ça <_<) de suivre toujours la même optique et d’aller dans des directions bien précises sans s’éparpiller. Cela sans doute lié à une certaine rigueur dans l’écriture, rigueur qui se trouve répercutée sans que ce soit un défaut, dans le dessin des planches du manga.

7/10

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