Des retrouvailles sympathiques

» Critique de l'anime Nicky Larson : Shinjuku Private Eyes par AyanamiRei le
27 Juin 2019

De chouettes retrouvailles avec tous les personnages, marquées d'un fort "fan-service" (même le Professeur est présent) et avec l'humour nécessaire. Chacun est plutôt fidèle à lui-même, si l'on ne compte pas la régression des rapports Ryô-Kaori, et a droit à ses scènes d'action, à l'exception de Saeko. Umibozu m'a semblé avoir assez souvent le rôle de clown. Quant aux Cat's Eye, elles apparaissent bel et bien, Hitomi incluse. Ce sera l'occasion d'apposer un petit sparadrap pour "raccorder" les deux univers.
L'autre argument de vente, la modernisation, se retrouve partout dans l'environnement, les blagues et l'histoire (d'une manière intéressante). Le concept était certes de confronter Saeba au monde actuel mais on notera quelques exagérations ici et là, à commencer par le choc de découvrir que le célèbre tableau des visiteurs de la gare de Shinjuku a été remplacé par une version virtuelle en Réalité Augmentée.

L'histoire, Ryô devant protéger une jeune étudiante d'un ami d'enfance de Kaori devenu magnat technologique et décidé à faire de Shinjuku un véritable champ de bataille, n'est que la conséquence de cette volonté de modernisation (à l'image du premier Bond post-guerre froide) et du besoin des ingrédients habituels (implication personnelle, jolie fille à sauver, etc). Elle donnera lieu à une jolie bataille nocturne en plein parc se terminant sur un "boss". Mais affronter des ennemis mécaniques retire une partie de sa superbe au City Hunter qui brille alors un peu moins.

Le "fan-service" se retrouve également sur la bande-son qui compte principalement des génériques tels que "Get Wild", "Sara", etc et quelques autres pistes de l'époque. Ces extraits des OSTs d'origine font malheureusement pâlir le reste de la BO de ce film. Toutefois, certaines semblent placées assez aléatoirement (ex: Sara). Je ne m'attarderai pas sur l'opening, dénotant avec le reste.
Constat mitigé également pour les doubleurs. Bien que ce soit agréable d'entendre nos vieux camarades avec la "même" voix qu'autrefois, plusieurs comédiens ont perdu la leur. Du côté des nouveaux arrivants, c'est très bon: Yamadera (que je n'avais pas l'habitude d'entendre dans le rôle du vilain) et xxxx , faisant une courte apparition comme son homme de main.

Le film souffre visiblement d'un mauvais dessin et la colorisation, loin d'évoquer un film, m'a rappelé les débuts TV de la peinture digitale (années 2000): les contours gras et couleurs très fortes accentuent le manque d'intégration des personnages à leur environnement, lui-même bien réussi.
En ce qui concerne le chara-design, la plupart des personnages n'a que peu changé (les nouveaux yeux de Kaori font tout de même une belle différence, et Kisugi Hitomi a eu droit à un ravalement de façade), cherchant moins à se rapprocher du style d'Hojo à mi-manga que je ne m'y attendais. Pourtant, portés à l'écran, ces designs sont souvent trop simplifiés. Bien que l'animation ne me soit jamais parue mauvaise (avec quelques combats réussis), les personnages perdent leur "beauté" aussitôt qu'ils quittent le premier plan en vue rapprochée. De plus, mais ce n'est sûrement que moi, les mains m'ont bien souvent frappées comme étant inhumaines.
Pour ce qui est des modèles 3D, les machines/drones ennemis ont parfois l'air de trop ressortir.

Je finirai sur l'absence remarquée de "mokkori", surtout pour une production cinéma (non limitée par les obligations TV).

Scénario: +++
Personnages: +++++
Image: ++
Son: ++++
Divertissement: ++++ (à condition d'être déjà conquis)
Mokkori: -

Score: 6/10
Un film convenable, fait pour les fans.

Verdict :6/10
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A propos de l'auteur

AyanamiRei, inscrit depuis le 31/03/2017.
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