Amagami SS

Amagami SS

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Doublage

Hiromi Konno (Sae Nakata), Kaori Nazuka (Tsukasa Ayatsuji), Rina Satou (Kaoru Tanamachi), Ryoko Shintani (Rihoko Sakurai), Shizuka Itou (Haruka Morishima), Tomoaki Maeno (Jun'ichi Tachibana), Yukana (Ai Nanasaki), Kana Asumi (Miya Tachibana), Takuma Terashima (Masayoshi Umehara)

Notes

Deux épisodes spéciaux sont disponibles dans les éditions Blu-ray et DVD japonais.

Synopsis

Jun'ichi Tachibana, un jeune lycéen en classe de première, est accablé par un chagrin amoureux. Il y a deux ans, une fille lui a fait faux bond lors d'un rencart précédant la fête de Noël. Depuis, aucune nouvelle de la concernée.
Par conséquent, aujourd'hui, il déprime et ne se donne aucune chance dans une éventuelle nouvelle relation sentimentale. Fortuitement, les cieux ne l'entendent pas de cette oreille en lui offrant la chance inédite de rencontrer Haruka Morishima, une des plus belles filles de son école, en classe de Terminale.

Synopsis soumis par allbrice

#Par Nakei1024 le 25/02/2011 à 19:05

Suite au débat quelque peu enflammé auquel on a eu droit en début d’année sur le forum, je me suis dit qu’il vaudrait peut-être mieux que je regarde cet anime rapidement pour me faire ma propre opinion quand à l’intérêt qu’il peut représenter.

Tout d’abord, un constat s’impose : dans la plupart des animes mettant en scène une romance, on se retrouve généralement avec un seul mec entouré de somptueuses demoiselles qui (par un phénomène encore inexpliqué) finissent toutes par tomber irrémédiablement amoureuses de lui. S’en suit alors un jeu du chat et de la souris dans lequel chacune des prétendantes tente par tous les moyens de grappiller un maximum de place dans le cœur du héros, quitte à laisser ses rivales sur le banc de touche. La conclusion d’une telle mise en scène est bien souvent qu’à la fin de la série, le jeune homme (en grand couillon qu’il est) est incapable de faire un choix clair et s’accommode de son petit harem privé.
Pour tenter de pallier à cette situation, plusieurs choix existent : soit le mec finit par se taper toutes les filles qui se présentent à lui (façon School Days), soit on divise l’anime en différents arcs se concentrant sur une fille différente à chaque fois avec un reset à la fin (un peu comme dans Hinamizawa, même si ce n’est pas vraiment une romance)…
C’est cette deuxième option qui a été choisie et l’anime se divise donc en 6 arcs de 4 épisodes, plus un 25ème épisode pour une nouvelle prétendant passée inaperçue jusque là (un seul épisode, c’est un peu court, mais je pense qu’il aurait été inutile de faire un arc complet pour ce dernier chapitre). Bien entendu, chacune des demoiselles possède une personnalité qui lui est propre et à laquelle Junichi devra s’adapter pour parvenir à conquérir la belle qui se présente à lui. Ainsi on devrait théoriquement éviter de tourner en rond et se sentir globalement dépaysé à chaque nouvelle histoire, devant les facéties du jeune homme.

Malheureusement, production commerciale oblige, les producteurs n’ont pas cherché à faire dans l’originalité et nous ont ressorti les stéréotypes vu et revus de la japanime.
Côté garçons on a ainsi le jeune homme pas forcément charismatique mais qui, par la force des choses révèle peu à peu ses bons côtés et finit par toucher le cœur d’une de ses camarades ; toujours accompagné de son copain un peu pervers qui est toujours là pour le soutenir et lui prêter quelques revues pornos. Le rôle de ce dernier se limite finalement à jouer les sous-fifres, alors qu’on aurait pu apprécier de le voir un peu plus sur scène (avec une petite romance en parallèle en prime).
Côtés filles, c’est un vrai défilé : on va de l’amie d’enfance à la déléguée de classe parfaite mais qui cache un côté plus « dark » en passant par la timide qui s’épanouit peu à peu dans sa love story ou la camarade de classe au caractère bien trempé (et bien sur toutes plutôt bien foutues). Aucun cliché ne nous est épargné d’autant que l’intérêt des différents arcs varie grandement d’une personnalité à l’autre. Ainsi si j’ai apprécié les arcs de Sae (très mignonne en tenue de soirée) et Tsukasa (j’adore les schizophrènes dans ce genre), je suis plus sceptique quant à celui de Rihoko pour lequel il ne se passait pas grand chose et qui a eu tendance à jouer avec mes nerfs avec son pois chiche en guise de cerveau et sa maladresse chronique (le boulet par excellence quoi).

Alors je vous dirai, à force de voir pas mal d’animes de cet acabit, j’essaie de ne plus trop faire la fine bouche vis à vis des solutions de facilités lors de la création des personnages et je regarde un peu ce qu’il y a autour pour rendre l’ensemble potable. Après tout, je pourrais citer pas mal d’animes qui ont très bien marché malgré une accumulation de clichés tout aussi éhontés, et même celui-ci ne m’a pas vraiment choqué de ce point de vue.

Non, pour moi le problème est ailleurs, dans le mélange qui s’effectue bon an mal an sous nos yeux. Ainsi dans cet anime on nous met méli-mélo et sans vergogne aussi bien de l’humour et du fan service que du pathos et de la romance pure, le tout sans aller jusqu’au bout des choses. Ainsi on se retrouve avec une production qui oscille sans cesse d’un genre à l’autre, jusqu’à donner la nausée au public qui ne sait plus sur quel pied danser et éprouve de plus une certaine frustration face à l’impression d’inachevé qui en découle. Personnellement, je pense qu’il aurait été préférable de réduire les doses de ces différents ingrédients et d’essayer de faire des arcs vraiment plus accentué sur l’une ou l’autre des facettes disponibles, du genre fan service pour l’arc de Sae (vu que c’est elle qui fait le plus chauffer l’atmosphère), humour pour Kaoru et davantage de pathos pour Tsukasa…
Parce qu’avec la recette actuelle, on finit par ne plus voir qu’un enchaînement de dialogues dans la plus pure tradition du « dating-sim », sans réel événement marquant pour pimenter un peu le tout et avec des explication ou retournement de situation parfois surprenants (pas forcément dans le bon sens du terme malheureusement, à l’exemple de la conclusion du 6ème arc et de la déléguée qui se la joue « mère-noël »…).

En dernier point, je m’attarderai brièvement sur la conception anatomique des adolescentes telle qu’elle est présentée ici, et notamment sur la disposition des zones érogènes. Alors peut-être que les Japonaises sont différentes des Européennes, mais le jour où j’arriverai à faire grimper au rideau une fille simplement en lui chatouillant les doigts de pied, je vous le ferai savoir…

Bref, que dire sinon que je suis globalement déçu par cette série, alors que je pense qu’elle avait quand même quelques arguments en sa faveur et aurait pu être bien plus intéressante sans les défauts cités précédemment. J’aurais alors pu mettre 6 voire 7, mais je me contenterai de la moyenne car certains arcs m’ont quand même bien plus.

5/10

#Par le-crepusculaire le 06/01/2011 à 20:08

(Mon témoignage risque d'être inutile face à tous ces magnifiques critiques, un grand bravo pour la première d'ailleurs...^^")

Introduction:

J'avais lu quelques avis sur les premiers épisodes, c'est pour cette simple raison que je me suis mis à essayer... Je le regrette d'avoir perdu mon temps alors que d'autres animes méritent que je les terminent, en tout cas j'ai pu me faire un avis sur la chose encore un Shojo que je ne n'aime pas.

Graphisme:

C'est plutôt une bonne chose, bien que le manque énorme d'animations m'empèche d'évaluer entièrement la chose. (C'est un Shojo il est donc normal que les animations ne sont pas la priorité, je n'en tiendrais pas compte) Le chara-design est donc plutôt varié, plutôt plaisant... Sauf peut être pour le héro qui est aussi classique que celui dans Love Hina!

Musique:

Deux opening et un ending pour chaque héroïnes, c'est un peu le même type pour chaqu'une les pistes évoqué, les petites musiques entendu en fond pour l'anime sont un peu lourd à la longue et très peu interessante musicalement parlant. Arriver à rendre chiante des musiques en si peu d'épisodes... Faut le faire quand même...

Histoire:

Je pensais avoir à faire à quelques chose d'interessant face au format développé par l'anime. Dans une première période le héros va tenter de sortir avec une fille, puis on recommence tout! Il le fera avec une autre comme si rien ne c'était passé... Je trouvais ça plutôt pas mal le fait de voir la psychologie de chacun des personnages tour par tour (Bien qu'aucun personnage n'est de véritable psychologie)... Mais je me suis trompé... En général j'aime pas mal la romance, mais là c'est clairement destiné à une jeune fille n'ayant pas connus l'amour... C'est consternant, le peu d'éfforts a été fourni sur le chara-design parce que les personnages sont vide de tout sens! Sauf peu être la toute première héroïne qui a été un chouilla incernable, pour toutes les autres c'est le vide intercidérale... La réflexion c'est arrêté a de très faibles degrés: Timide, joueuses, maladroite... Même le héros est chiant et ultra-stéréotypé! Du coup tout recommence à chaque fois sans aucune saveurs, j'aurais du arrêté avant la fin comme je me disait à la fin du premier arc. (Les gags ne sont pas drôle aussi... Ben oui faut pas déconner non plus...)

Conclusion:

Un anime en 24 épisodes sans aucun interet, regardez-en 5 puis le reste sera inutile. Situation et personnages stéréotypé, dans un shojo c'est très mauvais point. Je ne sais pas même pas si je devrais le conseiller à une jeune fille de 11 ans qui commence à peine la manga. Domage l'idée de départ été plutôt pas mal pour adapter un jeux de drague sur ps2... Hantsuki est bien plus mauvais donc je en serais pas non plus dur sur la note, c'est donc un anime à éviter.

2/10

#Par enigma314 le 02/01/2011 à 14:45

Adaptation d'un jeu vidéo de drague, l'animé La Corda d'Oro s'était révélé, pour ma part, une expérience désastreuse : une héroïne niaise cul cul la praline ne souffrant d'aucun défaut était adulée par une ribambelle de beaux jeunes hommes ultra-méga riches aux cheveux bleu, vert, violet, etc...

Curieuse de savoir comment une version masculine traiterait du thème des relations amoureuses, je fondais beaucoup d'espoir avec Amagami SS. J'avais en tête le ton mature d'un True Tears qui m'avait agréablement surprise. Quelle naïveté ! Je préviens que je ne connais ni le jeu ni le manga, mon avis ne porte que sur l'animé.

D'un point de vue graphique, Amagami n'est pas mauvais. C'est une production récente qui nous présente de jolis décors avec de beaux jeux de lumières. Évidemment, le chara-design de chaque fille n'est pas celui d'un yeti cherchant à s'épiler, à perdre des kilos en trop et à tenter vainement de se débarrasser d'une cellulite incrustée en forme de peau d'orange. Le héros ne faisant pas parti du casting du film « 300 », il n'est ni trop moche, ni trop beau, un physique quelconque en somme.

Si vous êtes fan de mélodies mielleuses pop sucrées, le premier OP vous plaira. Le second sera un peu plus tonique mais ne vous attendez pas à du « Bad Romance » de Lady Gaga. Les ED seront à l'appréciation de chacun. Aucune voix masculine ne viendra altérer les paroles qui parleront essentiellement d'amour.

Ce qui est intéressant avec cette série, c'est le découpage en 4 épisodes pour chaque arc ou fille. Ce concept de proposer plusieurs histoires alternatives me paraît une idée originale dans la forme. Elle pourrait, d'ailleurs, être exploitée à l'avenir. Ceci éviterait le topo sur l'amour à sens unique qui alourdit pas mal d'animé de type harem. Et puis le format de 4 épisodes oblige plus ou moins les scénaristes à aller à l'essentiel et ne pas trop perdre de temps sur une relation qui bougera pas d'un poil durant 24 épisodes...Théoriquement, cela a un potentiel incroyable. Sur le plan pratique, ce n'est hélas pas gagné...

A force de regarder la japanimation, on se demande si les jeunes japonais ont un problème avec l'amour. Ils savent pas se dépatouiller à cause de leur grande timidité, c'est cela? Toujours est-il que nous avons droit à des stéréotypes de fille. Quelle chance pour une spectatrice qui décide de se lancer dans un animé destiné à un public masculin ! 6 portraits, 6 possibilités de faire valoir le charme féminin, tout en étant consciente que les hommes viennent de Mars et les femmes de Vénus (merci à toi John !)

Arc 1 – Haruka : le premier épisode d'introduction n'est pas forcément accrocheur dès le départ mais se laisse regarder. Du coup, cet arc est réduit et souffre d'un léger désavantage. Sauf qu'après analyse de la série, le spectateur ou la spectatrice pourra émettre des doutes sur la qualité de la série. Une question en tant que femme : un homme aime-t-il une femme-enfant fantasque, immature qui aime traiter les gens comme des chiens ? La réponse est oui avec Amagami. Dans la réalité, permettez-moi d'émettre des doutes...Toutefois, j'ai découvert une nouvelle zone érogène féminine que je ne soupçonnais pas. Peu d'hommes proposent cette voie mais pourquoi pas? Il faudrait essayer...

Arc 2 – Kaoru : arc de la meilleure amie qui considère le héros comme un adversaire de catch. C'est bien connu qu'en amitié, les meilleures amis aiment se frapper...Encore une fois, nouvelle découverte de zone érogène insoupçonnée. Les japonais sont décidément très fort! Pour masquer la faiblesse de l'arc, nous aurons droit à un moment pathos qui manque cruellement d'émotion.

A ce moment, la spectatrice que je suis s'était demandée s'il valait mieux arrêter la série pour mieux la reprendre plus tard...

Arc 3 – Sae : arc le plus lamentable qui signait l'arrêt complet de la série. Peu importe la personnalité de la fille, du moment qu'elle a de gros seins qui virevoltent à tout va. Voici la conclusion désolante que j'ai ressenti. Je ne parle pas du cliché de la jeune fille ultra-timide sauvée par toi, jeune homme, qui l'initiera aux joies de l'amour. Tu es si beau, si gentil que je t'admire tellement sans sourciller, que je bois tes paroles sans opposer de résistance. Pour te complaire, je m'habillerai un zeste sexy pour notre premier rendez-vous, les talons aiguilles avec porte-jarretelles seront pour plus tard, vu que je suis pas encore femme. Avant tu me verras dans un pyjama en forme de...uum umm qui te fera frémir de surprise. Ah oui, j'oubliai : l'eau c'est sacrément hardi quand je reçois des gouttes sur mon corps caché en partie par un bikini et que je crie «aide-moi senpaïïï»

Les auteurs auraient mieux fait d'assumer pleinement le côté fan-service. Au lieu de cela, la sensation désagréable d'être pris pour des imbéciles qu'on soit homme ou femme gagne plus qu'autre chose. Cet arc était sauvé par une narration très ironique qui faisait tenir le coup pour supporter tant de niaiserie. Malheureusement, elle finira par rentrer dans le moule « plus c'est mielleux, plus c'est romantique »

Sans les commentaires enthousiastes d'un membre, je m'arrêtai là en oubliant cet animé.

Arc 4 - Ai: Changement de personnalité, nous avons droit à une fille plus mature, plus fine que le héros même mais qu'est-ce qu'on s'ennuie! Rien de pétillant qui donnerait envie de suivre et s'attacher à la romance. Les jeux de regard des débuts de Kimi No Todoke donnaient un air frais, un côté kawaï à la relation, ici rien de tout cela. Au contraire, le studio nous afflige d'une scène pseudo-métaphysique-érotique avec un bol de ramen. Tout comme certaines oeuvres d'art moderne, on dira que l'idée est conceptuelle...Les auteurs pouvaient piquer le sketch du scrabble de Pierre Palmade : oui oui le mot sucre sauf que le r a été oublié...Il suffit de le demander clairement!

Arc 5 – Rihoko : arc de la classique amie d'enfance du héros qui, ô extrême surprise, est amoureuse de lui mais est incapable de le lui avouer. Sauf que cette fois-ci, elle ne possède pas de gros seins mais un gros derrière. J'ai pas eu le courage de suivre les 2 derniers épisodes, il paraît que cet arc est assez réaliste. Je n'en doute pas.

C'en était fini de la série, stop ! Encore une fois sans les commentaires de certains membres, je n'aurai même pas continuer. Ils m'assuraient que le dernier arc était le plus intéressant.

Arc 6 – Ayasutsi : effectivement, la personnalité de la fille est plus complexe. Avec un caractère affirmé, la déléguée de classe a du répondant, ce qui nous change du ton extrêmement poli et courtois si fréquent dans la japanimation. C'est le meilleur arc mais il n'est pas non plus transcendant. Hélas 3 fois hélas, il ne suffit pas pour sauver l'ensemble de la série.

Pour conclure, commencez par le dernier arc et arrêtez vous-là. Ces épisodes suffiront amplement pour découvrir Amagami. A moins que vous cédiez à votre côté masochiste !

3/10

#Par Inanitas le 26/12/2010 à 02:13

Avec son paquet de jeunes filles et son synopsis des plus simplistes, Amagami SS fait partie de ces séries de l'été dernier que j'ai tout simplement ignoré avec une remarquable condescendance, alors guidé par une recherche de séries de qualité et un égo surdimentionné, révulsé par ce genre d'animés préférant développer les attraits d'un idéal féminin, mais assoiffé de réalisations transcendantes bourrées d'idées originales... Après avoir croisé par la suite sur ma route de meilleurs crus comme L’odyssée de Kino, Gyakkyou Burai Kaiji, ou Paprika, je plongeais finalement la tête la première dans cet aventure de dépravation et de séduction, malheureusement attiré par une jolie esthétique et heureusement initié aux lois du genre grâce à des séries telles que School Days ou Eiken.
Amatrices d'amourettes matures hautement psychologiques ou puritain hautement opportuniste s'abstenir, Amagami fait partie de ces produits hautement commerciaux qui s'imposent tout naturellement en temps de « crise économique », la faute sans doute à leurs formules, connues et éprouvées depuis l'époque d'Evangelion grâce aux personnages d'Asuka et Rei, permettant de faire rapatrier rapidement les sousous investis dans l'élaboration de la série. Que vous jouiez à Phoenix Wright ou non, vous aurez sans doute compris qu'avec ses six personnages féminins et son seul héros masculin, élu d'une Providence des plus mercantiles, Amagami s'inscrit dans les genres croisés du shonen/moé à base de tranches de vie, et qu'il est donc inutile et inintéressant de cracher dessus sous couvert du fait que les stéréotypes féminins ou bishojo manquent de psychologie ou que le scénario manque de rebondissements, de la même manière qu'il serait stupide de cracher sur des idéaux par nature différents de la réalité, ou sur l'existence humaine bien loin d'être un film d'action d'une heure et trente minutes....
Après avoir cédé à un effet de groupe assez désagréable, je vous propose une réédition de ma première critique à 5.5/10 en s'attachant cette fois-ci au traitement de son genre de prédilection et son effet sur le spectateur averti que je pense être devenu.


Naturellement donc, dès les cinq premières minutes, le spectateur d'Amagami est propulsé sur le terrain bien boueux et peu fertile des séries romantiques comiques et/ou harems par ses personnages et son cadre spatiotemporel. En effet, les six idéaux féminins ne possèdent que quelques variations avec leur archétype et il en est de même avec le décor de la série, qui, à quelques éoliennes près bien sûr, pourrait à l'occasion rappeler un certain School Rumble avec ses restaurants familiaux, ses petits parcs, sa rue piétonne bourrée de petites boutiques, ses hôtels, son lycée, sa plage, ses forets, son temple shinto, ses montagnes, ses maisons de qualité moyenne, et bien évidemment son absence de parents pour surveiller les progénitures, à croire que dans ces séries, les parents crèvent toujours au moment où leurs enfants atteignent l'adolescence... Peu contente de se rendre si peu originale par ces aspects, Amagami se permet d'ailleurs de s'infliger des dommages supplémentaires à l'analyse en mettant en scène des personnages inutiles à la narration comme la petite sœur ou le meilleur ami qui, en son bon rôle de sidekick, est juste bon à fournir des magazines érotiques... L'emploi du stéréotype du vieux pote pervers est d'autant moins indispensable que, par son format de 6 arcs fermés de 4 épisodes, Amagami privilégie la retenue en mettant en scène une relation exclusive entre notre Élu, Juunichi Tachibana, et une des six jeunes filles que vous pouvez voir à l'affiche.

Au delà donc du manque d'originalité de ses décors et de ses personnages, la série vit donc des relations entretenues par ses personnages, notamment féminins, et de leur charme sur un héros double du spectateur cible. Loin de jouer dans la cour de extravagance et la créativité foireuse comme un certain Akikan! une année auparavant, Amagami parvient à se distinguer par son esthétique d'une très bonne facture, toutefois moins somptueuse que les quelques dessins de Mizuki Kawashita que j'ai pu voir au cours de mes pérégrinations sur la toile. Si les extravagances capillaires et les yeux démesurés se retrouvent en effet boudés au profit de jolies colorations à base de nuances de brun, de noir, et même de bleu ; si le dessin des chevelures, notamment avec le personnage de Kaori, parvient réellement à donner une impression de volume, je regrette vraiment que cette recherche de réalisme soit galvaudée par l'ajout d'un reflet capillaire trop linéaire et donc inesthétique... Du reste, Amagami parvient plus ou moins bien à véhiculer les émotions des personnages grâce à son esthétique et expressions faciales (ah ces yeux ronds et bleus...) et au jeu d'acteur de ses seiyuu déjà éprouvé sur le support original, un jeu de simulation de drague sorti une année plus tôt.

Cette volonté de séduire le spectateur se retrouve aussi au niveau de l'ambiance de la série qui parvient étonnamment à se métamorphoser en fonction de l'arc traité : le rythme devient ainsi tantôt lent dans l'arc de Rihoko avec les gentilles péripéties de son club de thé, et tantôt mouvementé, axé sur différentes formes de jeu avec une Haruka qui apparait n'importe quand dans la trame, refuse catégoriquement les avances de son prétendant pour mieux les accepter par la suite... Cette influence de la jeune fille traitée sur la narration se retrouve aussi d'ailleurs dans le choix des décors de la série, permettant à la réalisation de mieux distiller les lieux cités tout à l'heure dans différents arcs, et renforçant l'emprise de la jeune fille traitée sur le déroulement des évènements : une certaine proximité avec le cadre naturel offert par la ville se retrouve ainsi développée avec Ai Nanasaki, avec quelques scènes sur une balançoire, une sortie ramassage d'ordures sur la plage, et un final à base de sources chaudes privées en pleine forêt ou montagne. Une fois de plus quel dommage que ce travail sur l'ambiance ne se retrouve pas au niveau des thèmes musicaux qui, en dépit de leur bonne composition et loin de détruire les tympans ou d'infliger une quelconque migraine, souffre de sa pauvreté en variations. Il aurait été intéressant par exemple, toujours dans l'objectif de faire déteindre la « personnalité » de la fille sur l'ambiance, de créer des thèmes musicaux uniques à chaque arc mais il semble malheureusement que le budget ne le permettait pas. Vraiment dommage...


La série Amagami est-elle pour autant aussi délicieuse à suivre qu'un chef pâtissier en plein ouvrage? Avec une très bonne animation signée AIC, proposant dans les premiers épisodes un environnement plutôt vivant, composé des nuages qui bougent, d'agréables jeux d'ombres, et de beaux crépuscules ; avec une recherche de retenue dans sa manière de transposer un jeu de simulation de drague en dessin animé au moyen de son système d'arc privilégiant une relation exclusive entre deux protagonistes ; avec enfin son traitement parfois original de grandes banalités comme un baiser amoureux, l'introduction d'un jeu de rôle entre le pervers canin et Haruka, et les quelques répliques bien placées du narrateur et de certains personnages secondaires dans l'arc de Sae, je me mentirais à moi même en disant que cette série est une sous merde immonde pour masochistes, un échec total sans intérêt, ou une chose à fuir comme la peste ou le SIDA. Au contraire et contre toute attente de ma part, j'ai plutôt aimé, notamment le premier arc avec l'espèce de monstre puéril, abject et fantasque pour son traitement thématique et quand même, pour son Haruka que je trouve plutôt pétillante et originale, à la manière du duo Isaac & Miria complètement décalé de Baccano et de Noé de True Tears. Ah mais quand même... ces yeux ronds et bleus!

Au delà de cette intérêt, je dois bien reconnaître que le reste de la série, les trois autres arcs en d'autres termes, n'a pas vraiment su me subjuguer... la faute sans doute à une réalisation à double tranchant qui se caractérise, au fil de la série, par une progressive perte de l'originalité, un développement de la déléguée de classe à mon sens plus que douteux, et un manque de variété musicale que j'attendais vraiment du compositeur des thèmes musicaux de Shingestsutan Tsukihime dont l'opening est vraiment réussi au passage, et de School Rumble. Je pourrais compléter ce pénultième paragraphe en dépréciant à mon tour la série pour son extrême sollicitation du plan subjectif et ses quelques scènes de fan-service mais, d'une part, je savais à quoi m'attendre dès le départ en faisant quelques recherches internet sécuritaires sur le genre et le public visé avant de me lancer dans son visionnage et, d'autre part, j'ai vraiment trouvé son traitement léger par rapport aux productions appartenant au genre ecchi qui m'ont été donnés de voir. Après tout, iriez-vous critiquer votre boulangère parce qu'elle utilise du pain pour faire ses sandwiches?


En premier lieu ignorée au début de cette dernière saison estivale puis finalement découverte par le biais de son esthétique attirante, Amagami aura su me rappeler, à la manière d'un Cat Soup d'une extravagance injustifiée aux premiers abords, avant de l'observer sous un œil un peu plus écologique et d'en découvrir sa richesse, qu'il ne faut pas se borner aux apparences ou trop regarder son nombril. En fonction du point de vue que vous prenez, la série se suit donc avec plaisir ou déplaisir, mais semble toutefois souffrir de son système d'arc moins bien géré que la série des Higurashi notamment au niveau des transitions et du développement des amourettes de notre pervers divin, en plus de s'enliser dans les pire clichés de son genre en faisant apparaître sans les développer une petite sœur, un professeur en état d'ébriété, et un sidekick vraiment accessoire.
Remarquable face à un Eiken souhaitant satisfaire tous les pervers de la terre en moins d'une heure, s'en sortant mieux qu'un K-on trop soporifique et abrutissant dont la plupart des scènes musicales sont elliptiques, mais paraissant toutefois moins approfondi que la série des Clannad qui développe même Sunohara, le meilleur ami de Tomoya, La Racaille Irrésistible, j'attribue avec un grand plaisir un beau 7/10 à cette série qui, nonobstant son enlisement dans les clichés de son genre et son mercantilisme assez prononcé, n'en reste pas moins amusante à découvrir, la pétulance de Haruka et les quelques idées originales en terme de scénarisation et de réalisation aidant. Une bonne surprise pour un hermétique de mon acabit, refroidit depuis un certain moment par la maladresse des comédies ou romances du genre shonen de type Tonagura!.

7/10

#Par Sakumina le 25/12/2010 à 18:28

Amagami SS!! La honte!! Comment peut-on produire un tel déchet (oui je sais ce que je dis et je trouve que le mot est un peu faible pour décrire cet anime) !

Introduction:

Cet aime contient 24 épisodes(j'aime ce chiffre) et à ma grande surprise, j'ai découvert que c'était des arcs de 4épisodes chacun!! Déjà ça commence bien j'ai horreur de ce genre de format mais bon, le graphisme paraît bon et puis bouum je me lance, je me jette dans la gueule d'un vieux loup et je peux dire qu'au bout de2épisode je me suis arrêtée en regrettant l'avoir croisé.

Je commence ma critique:

1/ La musique:

pas grande chose à dire dessus, classique on va dire, un opening très ennuyant qui donne envie de dormiiiir profondément sans se réveiller afin de ne pas voir la suite catastrophique d'Amagami ss. Quant aux osts, ils sont inexistants je ne me rappelle d'aucun deux, surement car y'en avait pas. Le ending est jetable, détruit nos tampons, donne des maux de tête, évitez de l'écouter, même pas une fois =D

2/ Graphisme:

La seule chose qui me semblait "bien" et qui m'a attiré aussi, je dois avouer que les filles sont pas mal, mais elles se ressemble toutes, pas de recherche ni d'originalité, c'est du déjà vu et revu donc pas de surprise. Oh tiens j'ai failli oublier quelqu'un, le fameux héros, je préfère ne rien dire dessus sinon je me sentirai mal, vous l'aurez compris ça sonne le moche xD

3/ Les personnages:

Ils sont nombreux , très nombreux, non on va dire nombreuses, oui 6 fillettes et un débile sans valeur, les fillettes remporte la partie, on dira ELLES =)! Bon je ne vais pas m'attarder dessus et être directe, aucun personnage ne m'a plus!! AUCUN!! Tout d'abord on trouve un héros débile qui veut devenir un chien (?), l'ainée du groupe mais la plus gamine et stupide, qui possède des manières plus ce que enfantine, qui énerve, donne envie de la tuer!! On se demande bien, comment c'est la fille la plus connue de l'école Oo. Après on trouve la grosses vaches qui a du lait dans sa tête, la gosse timide et fragile qui donne envie de la gifler pour qu'elle se réveille, la déléguée de classe qui se la joue trop parfaite, mais qui est trop louche et sans aucune fonction, le garçon manqué, trop classique mais je l'a trouve féminine moi Oo, et enfin ENFIN le mystérieux coup de vent qui passe et s'en va comme si de rien n'était.

4/ Le scénario (si on peut appeler ça un scénario Oo)

Totalement inexistant, enfin je vais pas être trop dure xD super méga classique du déjà vu et revu, il n'y a pas de nouveautés, pas de suspens pas d'intrigue, juste un troupeau de filles qui courent après un débile --' franchement je trouve ça impressionnant, je suis rester bouche-bé devant cet incroyable scénario, cette incroyable histoire comment l'auteur a-t-il pu avoir autant d'imagination pour créer un tel manga qu'Amagami SS qui raconte l'histoire d'un débile, qui ne veut plus avoir de relations dans sa vie car on l'a abandonné et trompée(pour une si bête raison Oo) (elle a bien fait cette fille) un jour au lycée il rencontra une sempai, qui a un faible pour lui (?) et lui colle tout le temps, ce dernier tomba amoureux d'elle, ils passent de plus en plus de temps ensemble, il lui fait des déclarations, elle le rejettent, mais continues d'être ensemble comme si de rien n'était, il essaye de l'a conquérir en l'a léchant dernière les genoux (waaaw du jamais vu O.O) comme un sale pervers. Leurs relations semble avancée mais cet héros rencontra de nouvelles filles qui les fera tombées comme des mouches d'un seul coup! Qui va t il choisir à la fin notre beau gosse parfait ? Voilà un petit résumer d'Amagami SS.

Conclusion:

Vous l'aurez compris, i n'y a rien de bons dans cet anime, que du mauvais, c'est laid c'est fade, ça n'a aucun sens ni intérêt, que ça soit pour la musique, le graphisme, les personnages, le scénario..Amagami SS est un échec total, si vous tombez dessus passez votre chemin. :)

1/10

#Par Papimoule le 25/12/2010 à 15:16

Gnichichichi... juste par ce "mot" je pourrai arrêter la critique et mettre la note. Mais ne soyons pas si gentil! Les défauts ne manquent pas alors pourquoi ne pas s'éclater un peu.

Avant tout il ne faut pas penser que j'ai détesté toute la série. J'ai appris à la haïr. Amagami SS repose sur un format nouveau. Il y a 6 filles et nous aurons 6 arcs de 4 épisodes (+1 à la fin). Après chaque fille on revient au début. C'est novateur mais pas génial pour autant. J'ai énormément apprécié le début de la série et je l'ai détesté par la suite en partie à cause de se format. J'aime les histoires qui durent, qui se développent, qui sont recherchées. Ce qui n'est pas le cas pour un seul des arcs vu qu'on a tout le temps la même chose. Junichi rencontre la fille, il est débile en face d'elle, mais malgré ça elle en tombe amoureuse puis happy end. En gros c'est tout le temps pareil. Manque d'innovation justement. On se tape toujours la même période, les mêmes moments (revoir la prof bourré au saké 6 fois c'est 5 de trop). Ce format permet de jouer la carte de la facilité. Bref, plus on avance dans l'anime plus c'est chiant.

Mais Amagami ce n'est pas que ça. C'est aussi une narration au ras des pâquerettes. Les dialogues sont vraiment d'une stupidité sans précédant, parlant plus de taille de seins que d'amour compliqué. Bien la série romantique... D'ailleurs Amagami c'est un anime ecchi qui ne s'assume pas. Pas mal d'épisode le prouve, en particulier le départ de l'épisode 18 où Rihoko s'éclate les fesses sur la glace puis on a un zoom sur les fesses (ce plan de vue est le préféré de leur caméra) et c'est pas fini vu que Junich la rattrape par les nichons, enfin il remarque sa culotte. Tout ça en 1min et 17s. Franchement au point où on en est autant faire un hentai il y a matière...
En plus il a des incohérence et des manques comme l'histoire avec la sœur de Tsukasa.

Les personnages sont aussi navrant que le reste. Junichi accumule les gaffes. Autant au départ ça passe, à la fin on en peut plus. Il a un pénis à la place du cerveau le pauvre, c'est une maladie rare que seul lui possède. Donc quand il entend sortir avec une fille c'est surtout pour ce qui a sous la chemise.
Quand aux filles. Je sais pas de quelles planètes elles viennent mais c'est pas la notre. Déjà on ne peut pas être une fille terrienne et aimer junichi. Puis après elles manquent cruellement de personnalité. Pour la plupart leur phrases sortent d'un jeu vidéo que ça ne m'étonnerai même pas. Elles sont aussi cruche les unes que les autres. La timide qui s'excite avec des poissons, la nageuse qui aime montrer sa culotte, l'autre qui se croit dans un drame avec sa mère... Pf et je parlerai pas de la sœur la plus conne du monde ou de la prof alcoolique solitaire. Cliché? Oui force 10.

attaquons nous aux graphismes. Le charac-design est excellent pour ce qui est des filles (le mec on repassera). Mais c'est tout. Les graphismes de fond sont mauvais, répétés, sans consistances, peu fournis. On ne prend pas franchement de plaisir à regarder les décors de Amagami SS c'est le moins qu'on puisse dire. De toute façon on s'en fou on regarde les culottes pas les décors.

Enfin le pire. La bande son. Mes oreilles ont dû décéder une cinquantaine de fois. Franchement faut faire attention à ne pas devenir sourd en écoutant cet anime. En particulier le petit patatitatita qui revient tout les épisodes. Puis l'opening... mieux vaut ça que d'être sourd. Les endings m'ont tous aussi paru mauvais. L'horreur, c'était l'horreur.

Bref, je m'arrête là cet anime ma fortement déplu. Je ne vois pas à qui il peut s'adresser si ce n'est à des ados en chaleur.

3/10

#Par Deluxe Fan le 24/12/2010 à 18:31

Amagami SS : Une de perdue, six de retrouvées



Avant-propos

Sous couvert de l’appellation « critique », le texte qui suit s’apparente en réalité plus à un long troll ayant pour but avoué le massacre de l’animé Amagami SS. L’auteur enjoint ceux et celles qui ont aimé cet animé, s’ils existent, à ne pas le lire ou alors au second degré, l’auteur ne souhaitant pas qu’il soit pris comme une attaque personnelle (Quoique…).

L’auteur assume toute responsabilité pour la grossièreté, la mauvaise foi, les raccourcis, les préjugés contenus ci-après.


Introduction

Je ne sais plus vraiment ce qui m’a poussé à regarder Amagami SS en premier lieu. Quelqu’un m’avait demandé de rechercher pour lui une série du type « comédie romantique ». Je suis allé voir sur un site où j’avais mes habitudes, Anime-Kun. net (très bon site que je vous recommande), ce que l’on pouvait me proposer. J’ai entendu parler d’une série de harem dont le chara-design rappelait celui de Mizuki Kawashita (sic), auteur que je connais assez bien. Intéressé, nous regardâmes le premier épisode. Au bout de cinq minutes environ, nous éclatâmes de rire, comprenant que nous étions devant le plus gros navet de l’histoire de la japanime.
Et le plus incroyable dans tout cela, c’est que j’ai continué.

Amagami SS est le pur produit de la crise qui traverse le milieu ces derniers temps. Les chaînes de télévisions, principales clientes des studios d’animation, ne veulent plus prendre de risques, et financent des séries minimalistes qui seront certaines de plaire au plus large nombre parmi le public cible. Or, que ce soit en animation comme ailleurs, si vous pensez une œuvre en termes économiques plus qu’en termes artistiques, vous êtes sûr de faire de la merde. Une merde qui se vendra, mais une merde quand même.

Je pourrais m’arrêter là, dire que tout ça c’est la faute du méchant capitalisme pas bô, mettre 1/10 et boucler le débat. Ce serait mal me connaître. Je sais que certains ici ou ailleurs tenteront de défendre cette série. Les plus sournois essayeront même de vous donner envie de la regarder ! Afin que jamais une telle malédiction ne s’abatte sur le royaume, j’ai décidé de me lancer dans une longue croisade contre le maléfice de la médiocrité. On est prêts ? On y va !



I. Le concept

Commençons par rappeler ce dont on parle. Amagami est à l’origine un jeu vidéo pour PS2 sorti en 2009. Le jeu a été adapté en manga, puis en anime. C’est à cet effet que le titre est passé d’Amagami à Amagami SS (j’ai eu envie de faire un blague sur l’origine possible de ce cet « SS », mais de peur d’atteindre le point Godwin, je m’abstiens)

Ce qui fait la spécificité de cet anime, si on peut appeler ça comme ça, c’est son format. Le but du jeu est de séduire six filles. La série fait vingt-quatre épisodes + deux bonus. Vous ne remarquez rien ?
Inutile de jouer à Layton plus longtemps, vous avez saisi que l’anime se découpe en six routes de quatre épisodes chacun. Mais le souci vient du fait que chaque route est strictement indépendante des autres. Autrement dit, à chaque fin de route, c’est retour à la case départ, comme si vous commenciez une nouvelle série, ou que vous recommenciez une partie de votre jeu vidéo.

Je ne discuterai pas du caractère original de cette technique de narration, je n‘ai pas assez de connaissances en Otakulture pour juger de ce qui est original ou pas. Par contre, dire que c’est intéressant, non. Cela n’a rien d’intéressant de repartir de zéro tous les quatre épisodes. Je n’aime pas beaucoup les animes qui se plaisent à casser le rythme de la narration de cette façon, surtout que cela n’apporte rien à l’intérêt de la série. La façon dont chaque route est écrite est redondante, et l’ensemble traîne en longueurs. Bref, ne vous faites pas avoir par ceux qui vous diront qu’Amagami SS est intéressant par son concept : c’est chiant et très mal pensé. On a moins l’impression de voir un anime que des vidéos de Keima Katsuragi qui reprend sa sauvegarde du début une fois la route finie.

Le principal problème d’Amagami SS est donc son genre lui-même, un anime tiré d’un dating-sim. Il est possible de faire des choses très intéressantes dans ce genre là, mais Amagami SS est trop paresseux. Plutôt que de faire une vraie adaptation, il semble se contenter de reprendre telles quelles les séquences du jeu en enlevant juste les boîtes de dialogues. Je me répète mais j’ai vraiment eu l’impression de voir des vidéos de replay d’un joueur qui aurait posté sa sauvegarde sur YouTube. Il m’arrive parfois de regarder des vidéos de playthrough mais ce n’est pas ce que j’attends quand je regarde un anime. Ce genre de procédé tend d’ailleurs à se répandre et je n’aime pas ça du tout. Ceux qui trouvent ce concept intéressant sont dans la confusion des genres : un dessin animé ce n’est pas un VN, un jeu vidéo ce n’est pas un série télé, même si ça y ressemble et que le public est le même. Bref, ce format est un échec en soi.

J’en profite pour signaler que je n’ai pas fait le jeu et que j’ai survolé le manga sans chercher à aller plus loin. Est-ce qu’une connaissance pointue de l’univers d’Amagami modifierait mon jugement ? Bien sûr que oui. Mais je crois aussi qu’il y a une légitimité à juger un anime même si on n’est pas un otaku-expert-hardcore. Si on devait tout connaître et tout savoir pour commencer un embryon de critique, ce serait d’abord impossible, et ensuite très triste pour un noob tel que moi. Je récuse donc tout argument qui me dirait « c’est parce que tu ne connais pas Amagami que tu le juges mal ».

De même, je n’ai pas cherché à savoir quels étaient les bonus contenus dans le Blu-Ray, les épisodes supplémentaires ou les fins alternatives. Outre le fait que je trouve ce genre de procédés mercantiles proprement scandaleux, cela renforce l’idée que le principe « d’adaptation » n’a pas été saisi par le studio AIC. On croirait voir la transposition en anime de ce que les jeux vidéos font sous la forme des DLC : on vous vend un jeu à moitié fini ou alors bourré de bugs et on fait repayer par la suite si vous souhaitez profiter pleinement de votre soft. Malheureusement pour Amagami SS il ne faudra pas seulement foutre quelques bonus dans les DVD ; il faut tout reprendre depuis le départ.



II. La forme


Amagami SS est un des animes les plus moches de la saison. Je ne le compare même pas à Yosuga no Sora, qui est un chef-d’œuvre en comparaison. Les personnages sont certes bien dessinés (encore que j’ai pu constater des erreurs assez flagrantes dans les proportions parfois) mais ils sont vides de vie. On dirait des automates, tant l’animation semble avoir été confiée à un stagiaire non rémunéré de chez Enterbrain. Les seules choses qui m’ont semblé bouger dans cet anime sont les boobs de Sae-chan, on se demande pourquoi. Heureusement que j’ai vu cet anime en VOSTA, auquel cas j’aurais eu l’impression de regarder une succession d’images fixes (impression nuancée par l’apparition des titres d’épisodes de manière aléatoire et illogique).

Au niveau du design, pareil. Les défenseurs de Amagami SS ont argué que nous étions devant le meilleur anime de l’univers parce que les cheveux des personnages n’étaient ni roses ni verts. Certes… Mais cela suffit-il à rendre tout cela joli ? Non, loin de là. En comparaison, le design dans le manga est bien plus intéressant (c’est le seul truc intéressant).

Les décors sont pauvres et archi-classiques (Oh ! un lycée !), et on constate partout un manque total d’imagination. Manque qui aurait pu être compensé par un soin au niveau des graphismes (c’est ce que fait par exemple SHNY), mais il semble que le budget de la prod’ ait déjà été explosé. Je me souviens m’être étalé de rire lorsque Junichi et Sae vont au parc d’attraction et que celui se nomme « Amusement Park », ou encore en remarquant que le café où travaille Kaoru se situe, curieusement, en pleine forêt…



III. Le son

La musique d’Amagami SS est une des moins inspirées de la saison. Presque pire que Yakumo, c’est dire le niveau. Au niveau des génériques, déjà, on ne peut pas décemment parler de variété. La série contient certes deux openings et six endings - une par fille, chanté par leur seiyuu respectives -, mais on reste dans le même registre : J-Pop à la con (ce qui ne signifie pas que je les trouve mauvais : j’adore la J-Pop à la con ^^). Certaines chansons sont par contre vraiment ridicules au plus haut point, comme le premier opening : « I LOVE YOU, FRAUM MAÏE ARTE… I LOVE YOU FOREVER WISS YOÛÛÛ…. ». Je ne suis pas expert en grammaire anglaise mais il y a comme un problème de syntaxe et de prononciation, là…

L’utilisation des inserts songs est risible. Outre leur caractère « musique d’ascenseur » marqué, leur utilisation est tellement académique que l’on croirait à de la parodie - ou à un script de jeu vidéo. Lorsque le pote abruti de Junichi apparaît, c’est toujours la même musique qui se déclenche. Quand Junichi entrevoit un genou ou un décolleté, c’est la même musique qui se déclenche. Quand Haruka fait une connerie, c’est la même musique qui se déclenche… J’en riais, vraiment (et j’en pleurais aussi).

NUANCE n°1 : la musique qui passe lorsqu’Ayatsuji a une poussée d’œstrogènes, dans l’épisode 23, m’a rappelé un jeu vidéo que j’aime bien, je ne m’y attendais pas. Et puis les endings sont sympas, je l’avoue, j’en ai réécouté quelques uns *rougit de honte*

Le doublage n’a absolument rien de transcendant. Néanmoins, j’estime le travail des seiyuus qui ont donné leurs voix à Sae et Rihoko : les voix s’accordent très bien à la stupidité des personnages… et puis je ne peux pas passer sur « L’affaire Miya ».

« L’Affaire Miya » : Miya est la sœur de Junichi, que l’on voit souvent mais qui ne sert à rien. Sa présence est clairement due à une volonté de cibler le lolicon de base, avec notamment des scènes où l’on voit la pauvre jeune fille sortir du bain, suivies d’une contre-plongée sur ses seins pas encore formés… Quelle honte… Mais le pire reste sa voix, horripilante à souhait. La jeune fille à le malheur d’être toujours de bonne humeur et de rire souvent, à notre grand regret, car voici ce que donne le rire de Miya-chan (authentique) :

«RGNNNNTSHISHISHISHISHISHISHISHISHISHISHISHISHISHISHISHISHISHISHISHISHISHIIIII… »

Ce qui est extraordinaire, c’est que ce truc, à l’heure où je vous parle, est en train de devenir un mème Internet. Ce rire va donc rejoindre des sons cultes tels que « Rick Roll», « This is Sparta », « It’s over nine thousand », « You’re tearing me apart, Lisa ! », etc… Peut-on tomber plus bas ?

La partie sonore est donc un ratage total, on a l’impression d’avoir affaire à de l’amateurisme : le meilleur exemple est celui du « narrateur » qui intervient pour se foutre de la gueule des personnages au début de l’arc de Sae, et qui disparaît subitement à l’épisode suivant, sans que rien ne soit expliqué au spectateur… Moi je dis WTF quoi.



IV. L’amour / l’humour

On va vous vendre Amagami SS comme un anime romantique, mais je me demande ce qu’il y a de romantique là dedans, moi. Kuragehime c’est romantique. Même un manga aussi moyen que Love Hina est plus romantique qu’Amagami SS. Voici résumées quelques scènes de l’anime et vous allez me dire ce qu’il y a de romantique :

« Dis Junichi, tu ne connaitrais pas un coin où on peut être tranquille ? » « Oui Haruka, je connais la cabane au fond du jardin » « Super ! Allons-y pour que tu puisses me lécher le derrière du genou à l’abri des regards ! » (épisode 3)

« Dis Junichi, tu crois qu’on est seuls dans la bibliothèque ? » « Oui Kaoru, maintenant soulève ton T-Shirt et laisse-moi sucer ton nombril » « Ah ! Comme c’est bon Junichi ! » (épisode 6)

« Tu vois Sae, ça se sont des anguilles qui se promène dans la piscine» « Junichi-sama ! Les anguilles s’infiltrent entre mes orteils qui sont ma zone érogène ! Oh….Aah ! » « T’as de beaux seins tu sais… » (épisode 10)

« Pour Noël, Junichi, je t’emmène dans un endroit spécial » « Où est-ce donc, Nanasaki ? » « Dans des sources chaudes au milieu de la forêt où il n’y a personne, et où on va se baigner tous les deux seuls à poil » « Ah, t’en as envie, hein ! » (épisode 16)

Ces quelques dialogues me font plutôt penser à une parodie de film érotique de bas étage. Amagami SS n’est en rien un anime romantique : c’est une série de fan-service comme il en existe plein, mais qui, toujours à cause de la pression des diffuseurs, a préféré s’auto-censurer plutôt que d’assumer son véritable statut. Je préfère largement un anime ecchi qui s’assume style MM! plutôt que ce truc qui se dit romantique alors que les relations sont complètement bidon… Mais on y vient.

NUANCE n°2 : ces dialogues sont bêtes, mais c’est justement ce qui les rend marrants à force. Un peu comme si je vous racontais la blague du fou qui repeint son plafond. C’est idiot, mais ça m’a fait rire tellement c’est décalé *rougit de honte une seconde fois*



V. Les personnages féminins

Dans Amagami SS le protagoniste Junichi est effacé (pour des raisons que j’expliquerai tout à l’heure) et les filles sont surexposées, les relations perdent alors toute crédibilité. C’est un énorme défaut d’Amagami SS, et on le retrouve dans chaque route.

Route de Haruka Morishima :
Le premier contact avec la série n’aurait pas plus mal se faire. Haruka est un personnage que je ne supporte pas. Elle est en Terminale et lui en Première. En toute logique il ont déjà passé un an dans le même lycée. Ils ne se sont jamais adressé la parole mais du jour au lendemain, Junichi va rencontrer Haruka partout, dans chaque classe, dans chaque couloir, dans l’infirmerie, partout, quoi. De plus, Haruka est la fille populaire de l’école (stéréotype repéré) et ses actions reflètent une certaine immaturité… moi dans la vie, ce genre de fille je les évite comme la peste.

Route de Kaoru Tanamachi.
Une des routes les plus crédibles et intéressantes. Le jeu de séduction y est bien plus subtil que dans les autres routes (hormis la scène du nombril que je vous ai montrée, bien sûr). Dommage que cela soit noyé sous une lourde couche de pathos vers la fin…

Route de Sae Nakata
Peut-être ma route favorite. Rétrospectivement c’est celle que je trouve la plus crédible, la plus drôle, la plus cochonne aussi. Parmi tous les clichés qui existent sur les femmes dans les animes/mangas japonais, celui que Sae représente est mon préféré (la fille timide - avec des gros seins - qui s’épanouit et s’affirme en découvrant l’amour, style Aya Tôjô). Et puis il y a Steven Spielberg en guest star ! (à moins que ce ne soit George Lucas ?)

Route de Ai Nanasaki
Une des routes que j’ai le moins aimé. Le fossé entre la personnalité mature et réfléchie de Ai et l’imbécilité perverse de Junichi est trop flagrante (cf. la scène où cet abruti compare les seins de Ai et de Sae). Cette route a fini de me désespérer quand j’ai vu le nombre incalculable de scènes ridicules et hors propos (outre celle que j’ai citée plus haut, je cite évidemment la scène du miso ramen, celle du Gundam qui apparaît sans préavis au milieu de la fête de l’école, ou encore la scène absolument débile dans laquelle Junichi saute tout habillé dans la piscine pour sauver Ai alors qu’il sait très bien que celle-ci est championne de natation…)

Route de Rihoko Sakurai
Certains ont qualifié la route de Rihoko comme route la plus réaliste, ce qui est peut-être vrai. Ceci dit, je n’ai jamais demandé à un anime de transcrire la réalité. La réalité est suffisamment ennuyeuse pour que les dessins animés ne le soient pas !

Route de Tsukasa Ayatsuji
Une route intéressante, mais si on devait parler en termes vidéoludiques, je dirais qu’elle est pleine de glitches (de bugs, si vous préférez). Le personnage d’Ayatsuji joue le rôle classique de la déléguée de classe parfaite en apparence mais qui s’avère une vraie garce en réalité. Seulement… moi je m’en fous. Je m’en fous de cette malade mentale qui change de caractère comme de chemise. Je m’en fous de son passé inintéressant et très mal expliqué, de sa sœur qui ne sert à rien, de son amour bidon pour un Junichi plus léthargique que jamais. Heureusement que l’ending et d’autres petits trucs rattrapent le désastre, où c’aurait été un des moins bons arcs.



VI. Les personnages secondaires


Route de Risa
Cette route spéciale a pour intérêt de nous spécifier le détail des événements s’étant déroulés il y a deux lorsque ce pauvre Junichi s’est fait plaquer… tout du moins l’a-t-il cru. Risa est un personnage machiavélique qui a ourdit une conspiration d’envergure invraisemblable pour que Junichi ne puisse pas rencontrer l’amour avant qu’elle-même ne se déclare… C’est pas dégeulasse comme procédé ? Si j’étais Junichi, je porterais plainte pour atteinte à la vie privée, diffamation, faux et usage de faux : tu ne t’en sortirais pas comme ça, ma jolie ! (en plus t’as pas de seins…)

Route de Miya Tachibana
[Pour regarder cet arc, nous vous invitons à participer à la grandeur de la japanimation et au rayonnement de cet art qu’est le dessin animé en vous procurant le coffret collector Amagami SS, au prix modique de XXX yens, soit XXX euros.]
Ahem, excusez-moi pour cette coupure publicitaire inopinée. Je n’ai malheureusement pas pu voir cet ultime épisode, et ne puis vous en parler (est-ce vraiment un mal ?...)

La série compte encore plusieurs personnages secondaires, dont la seule présence est à elle seule une aberration. Il y a bien sûr Nii-Nii…. Euh je veux dire Miya, les figurantes diverses et variées qui ne servent à rien (Hibiki, le club de thé, etc.), la prof principale portée sur la boisson (autre stéréotype, les jeunes femmes célibataires sont toujours alcooliques en japanime), la fille assise derrière Junichi en classe et qui passe son temps à pioncer, et bien évidemment, le stéréotype des stéréotypes, le pote pervers. Ici joué par Masayoshi Umehara, parfait dans son rôle, il assure cette dose de « putain mais quel tocard… » que toute personne ayant vu au moins un anime de harem aura déjà soupiré devant son écran. C’est d’ailleurs lui qui est à l’origine des plus grosses incohérences de la série : dans un épisode on le voit faire tout un foin pour cacher un magazine de La Redoute qu’il avait fait passer en douce à l’école, alors que dans un autre épisode on le voit tranquillement montrer ce même magazine à tout le monde dans la cafet’, comme si de rien n’était.



VII. Le cas Junichi


Dans les jeux vidéos c’est le joueur qui incarne le personnage, donc c’est nous qui, par nos choix, donnons une personnalité au protagoniste. Junichi ne peut donc pas avoir de personnalité propre. Et puis surtout, dans un harem ce sont les filles qui sont mises en valeur, puisque c’est l’otaku masculin que l’on veut contenter (suffit de voir les openings de n’importe quels animes de harem pour en avoir la preuve). Le caractère de Junichi doit donc nécessairement s’effacer pour que celui des filles ressorte. D’où que vous ne verrez jamais de héros de harem qui ne soit pas un gogol, sauf rarissimes exceptions. Cette logique est réutilisable à l’infini.

Je nuance quand même. Junichi a bien une personnalité, mais celle-ci s’adapte selon les routes qu’il choisit. Ben oui, le but du jeu étant quand même de remplir le Pokédex, il faut connaître les forces et faiblesses de la fille que l’on veut capturer avant de commencer le combat. Ainsi Junichi passe par plusieurs stades très intéressants selon la route qu’il choisit.

Il faut savoir qu’au début on nous explique que Junichi a eu le cœur brisé lorsque son premier amour du collège lui a posé un lapin lors d’un rencard le soir de noël. Dur… La solidarité masculine voudrait que je sois compatissant avec lui mais comme il refuse obstinément de nous expliquer le détail de ce chagrin d’amour (pas avant le dernier épisode), je finis par le considérer pour ce qu’il est vraiment, un pervers plus bête que méchant. Un pervers ? Non, plusieurs pervers :

Pervers CANIN : Haruka est une fille immature et imprévisible, et Junichi la séduira en se comportant comme un chien, au sens littéral du terme (?). Il suffit de le voir pour se rendre compte de la stupidité des personnages.

Pervers COPAIN : Junichi est censé être le bon pote de Kaoru, et il utilise cela pour arriver à ses fins. Ça et les problèmes personnels de Kaoru qui la fragiliseront et la pousseront dans ses bras. Profiter de la faiblesse d’une jeune femme… Je ne cautionne pas !

Pervers MALIN : Sae a une personnalité introvertie et réservée, et Junichi en profitera pour asseoir sa supériorité sur elle. Sae finira par avoir le syndrome de Stockholm, et fera tout pour contenter son maître, jusqu’à s’exhiber en habit du dimanche soir dans les lieux publics… Y’en a qui sont allés en prison pour moins que ça.

Pervers CRETIN : Junichi se montre incroyablement con, chaque scène avec lui était propice à un défenestrement de ma part. La première scène de cette route nous montre Junichi qui a envie d’uriner (jusque là c’est normal), puis il rencontre Ai qui lui montre sa culotte (en fait c’est son maillot de bain), et d’un coup il n’a plus envie ! Plus tard, il poursuit un chat dans l’école (?) et il se retrouve en dessous d’un escalier et devinez quoi… Il surprend la culotte de Ai ! Ne pouvant plus penser à autre chose que cela de la journée, il est convoqué par sa prof qui déplore son manque d’attention en cours.... Et l’abruti de mater les cuisses de sa prof ! Avant de lui avouer avec enthousiasme qu’au lieu de faire ses devoirs il lit des mangas… je vous jure que me suis frappé la tête sur mon bureau à ce moment-là. Sérieux, cet arc est en fait un concours interne au studio pour savoir qui écrirait le script le plus affligeant de bêtise ^^

Pervers VAURIEN : la relation entre Junichi et Rihiko est inexistante, et à vrai dire on aurait pu supprimer complètement Junichi du script que cela n’aurait pas eu d’effet sur l’ennui total que provoque cette route.

Pervers DIVIN : Junichi respire la classe, il parvient à s’enfiler la déléguée de classe sans lui adresser un seul mot ! Il fouille dans ses affaires, se montre incompétent en tant que responsable de la fête de l’école, se laisse taper dessus comme un enfant de primaire par toutes les filles de sa classe (en même temps les filles elles aiment les hommes soumis non ? parce qu’à force de voir des garçons se faire traiter comme de la merde par la gente féminine en japanime, on croit comprendre ce que veulent les femmes), et il parvient à l’avoir CE BEAU GOSSE !...

Pervers MISERICORDIEUX : l’unique épisode consacré à Risa a le double objectif de faire la lumière sur le passé de Junichi et de le faire parvenir à la fin de la route. Mais je n’ai pas pu m’empêcher de trouver tout cela un peu... rapide : quelle personne normale réagirait comme Junichi en apprenant qu’il s’est fait manipuler durant dix ans ? Est-il bête ou maso ? *les deux mon capitaine, répond la foule en délire*

Ainsi comme vous le voyez, il n’y a rien à chercher du côté de Junichi, qui se plie aux codes du genre pour devenir un héros boulet et pervers qui donne envie de lui donner des coups de poings à travers l’écran. Il ne sert que de faire-valoir aux filles qu’il conquiert, qui elles-mêmes sont des stéréotypes bien connus et qui ne relèveront pas l’intérêt de la série.



Conclusion


Si vous avez suivi, vous aurez compris que cet anime et moi sont irréconciliables, tels des ennemis mortels. Si j’étais Superman, Amagami SS serait ma kryptonite. Si j’étais lycéen, Amagami SS aurait été mon cours de mathématiques. Insupportable.

Pourquoi ? Parce qu’Amagami SS représente pour moi un retour en arrière, un retour vers des animes moches et ennuyeux. Amagami SS synthétise à lui tout seul tous les défauts récurrents que les non-initiés pointent du doigt lorsque l’on parle de dessins animés japonais : c’est bête, mal réalisé et chiant. Pour moi, Amagami SS c’est le niveau zéro de la japanime, un navet qui tente de surfer sur la mode des shônen harems, mais qui ne suscite que l’hilarité générale pour la faiblesse de sa réalisation, l’indigence de son scénario, et l’amateurisme avec lequel il tente de plaire au spectateur via un fan-service sec et ringard. Amagami SS est voué à être un nanard kitsch, une série dépassée et obsolète sur tous les plans. « La japanimation caricaturale pour les nuls », voilà ce que c’est qu’Amagami SS.

Tous les animes du monde ont des défauts, et d’habitude en tant que spectateur débutant je ne m’y attarde pas et ne m’intéresse qu’aux qualités. Amagami SS est un cas de figure exceptionnel en ce qu’il a plus de défauts que de qualités. J’eus pu être indulgent mais Amagami SS est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Je supporte depuis trop longtemps les débilités de la japanime sans rien dire. Il fallait que je vide mon sac, que je tape sur quelque chose. Amagami SS s’avère être un bouc-émissaire idéal, surtout avec cette problématique du lien jeu vidéo/anime, symptomatique d’une industrie qui a choisi de sacrifier le peu de valeur artistique qu’elle avait en elle au profit de la jouissance rémunératrice d’une bande d’otakus béotiens. Vous vous demandez quels sont les plus gros défauts des dessins animés japonais ? Regardez Amagami SS, ils y sont tous. Vous cherchez quelque chose qui vous dégoûtera à vie des dessins animés japonais ? Regardez Amagami SS, car pour cela l’effet est spectaculaire.
Si vous n’êtes pas dans ces cas de figure, évitez cet anime comme la peste et le choléra.


J’espère ne pas avoir fait trop court, j’aurais voulu en faire beaucoup plus mais je me suis dit que cette série ne valait pas la peine que j’en écrive tout un pavé. Après tout, j’ai pas aimé.


Les plus
- Tellement stupide qu'il en est drôle

Les moins
- C'est mou
- C'est bête
- Ça sert à rien

2/10