Black Lagoon : Roberta's Blood Trail

Informations générales
- Format: OAV
- Année: 2010
- Titre original: Black Lagoon : Roberta's Blood Trail
- Nombre d'épisodes: 5
- Site officiel: http://www.blacklagoon.jp/
- AKA:
- - ブラック・ラグーン
- Relations: 3 fiches en relation
Staff technique [liste]
- Studio d'animation: Madhouse
- Réalisation: Katabuchi Sunao
- Chara-design: Shino Masanori
- Mecha-design: Kimura Masahiro
- Auteur: Hiroe Rei
- Musique: Edison
- Composition de la série: Katabuchi Sunao
Version française
- Licencié: oui
- Editeur: Kazé
Synopsis
Au Venezuela, le père du petit Garcia, maître de Roberta, est brutalement assassiné par une bombe lors d'un meeting politique. Alors que Garcia sombre dans le chagrin, Roberta, qui s'était juré de ne plus jamais prendre les armes, va une fois de plus justifier son nom, Bloodhund, le chien de chasse.
Lorsque les coupables se réfugient à Roanapura, Roberta va les poursuivre, laissant derrière elle une piste sanglante, et forçant son petit maître à la suivre pour la ramener à la raison. Celui-ci, ne pouvant agir seul dans une ville où la seule loi est le crime, va donc engager l'équipage du Black Lagoon pour lui servir de guide et de gardes du corps.
Le compte à rebours est lancé : nos antihéros réussiront-ils à arrêter Roberta avant qu'elle ne brise le fragile équilibre de la ville ? En tout cas, avec Roberta à leurs trousses, la question pour les assassins n'est pas de savoir s'ils survivront, mais quand et où ils mourront...
Synopsis soumis par Zankaze
#Par SoulJapanExpress le 29/09/2011 à 19:31
Roberta’s Blood Trail : Ca y’est la bonne est en pétard et ça va chier des obus !
D’habitude les oavs ne font pas vraiment honneur à une série ou à un manga, oui bon c'est uniquement d'après mon expérience mais ça se généralise bel et bien en fin de compte. C’est donc dans cet état d’esprit que j’ai abordé Roberta’s Blood Trail, même après les deux très bonnes saisons de Black Lagoon.
Cet oav commence très fort en reprenant les éléments d’un des arcs de la première saison, Roberta, la bonne des Loveless. Si j’ai été absolument charmée par l’aspect technique qui conjugue maitrise totale de la réalisation et mise en place d’un engrenage qui structure la série avec justesse, je pourrais attribuer la même valeur qualitative au visuel, une animation soignée beaucoup plus fluide et plus vivante, quelque chose qui met en relief la bouilloire vivante qu’est Roanapura. Ce qui est nouveau et étonnamment bien ficelé ce sont les intrigues politiques (menaces gouvernementales, assassinats, interventions d’agence de renseignements) qui confèrent à la série un tout autre aspect, quelque chose qui dépassent les personnages eux-mêmes et met en jeu leurs vies de manières plus réelles donc plus crédible, stratégie mafieuse, courses poursuites, affrontement, ça claque de partout, ça gicle, ça explose, c'est fichtrement intense, ça hurle enfin bref... Tout ce qui faut de visuel et de sonore possible pour vous permettre de passer un bon moment au cœur de l’action. Les même ingrédients de Black Lagoon mais beaucoup plus dopés.
Si les autres épisodes ont fait dans le soft, cet oav véhicule une tension beaucoup plus palpitante, j’ai parfois eu l’impression de visionner un épisode de Hellsing Ultimate. Cette réalisation va plus loin encore, entre le questionnement de tout un chacun sur sa place et ses propres choix, on découvre un Rock qui se fond peu à peu dans les ténèbres de Roanapura, une Revy qui dévoile un peu plus ses propres faiblesses, des antagonistes motivés par la volonté de conquérir de nouveaux territoires et d'assoir leur domination.... Et dans le cœur de cette marmite un travail psychologique sur des liens qui ne sont pas supposées exister dans ce monde.
Ce que je reprochais à la série en général, c’était ce manque de rythme et de trame principale, pour lier tous les épisodes. A mon sens la ville elle-même est le personnage clé. Cet oav est complet du début à la fin et se visionne au mieux comme un bon film live avec tous les ingrédients nécessaires présents pour en garantir le succès.
" ... Qu'est-ce qui est mieux qu'une bonne en pétard? Mmmh?
Une bonne en pétard complètement barge qui jubile avec un bazooka pointé sur vous ... "
#Par beragon le 09/09/2011 à 21:32
Et oui, c'est avec une joie et un plaisir certain que je me suis replongé dans les vicissitudes et la fange de Roanapura.
On aurait pu craindre le pire en tenant compte du fait que l'on nous ressort un des personnage fantasmé et cliché de la deuxième saison, Roberta.
C'est gros, énorme dans beaucoup de sens mais de toute façon maitrisé et ce que l'on appréciait dans Black Lagoon ce sont justement ces passages énormes de série B.
L'histoire qui nous est contée, peu surprenante
Sans être rocambolesque ou surprenant dans son intrigue, car le fil directeur qui amène l'histoire ne changera pas, tout l'intérêt de l'histoire consiste à suivre les efforts de Rock qui cherche à prouver que la fatalité peut être déjouée.
C'est cet aspect qui s'avère intéressant dans cet arc. La narration et la peinture psychologique continue de se focaliser sur l'évolution de la personnalité de Rock, ce qui reste consistant avec les choix fait avant. Dans une moindre mesure on voit aussi une petite évolution de notre chère Levy, les deux autres membres de l'escouade ne faisant plus que de la figuration (confirmation de la tendance observée dans la deuxième saison).
La source des turpitudes et interrogations de Rock qui nous sont montrées sont causés par la folie issue du désir de vengeance de Roberta, la ubber maid. Ces pulsions même serviront d'alibi aux scènes d'actions et autres carnages qui exploseront au grès de ces épisodes. On aura donc droit à de nombreuses scènes d'actions bien animées et réalisées, ramenant au passage nombre des personnages fétiches de cette série (la bande de psychopathes*pied nickelés recrutés par Levy est plus mise en valeur dans cet arc et sert en fait de ressort comique).
La violence est mise en scène, un instrument du spectacle mais elle n'est pas magnifiée, certains passages sont d'ailleurs malsains, ce qui est d'ailleurs juste en soi même. On n'atteindra pas heureusement le glauque de l'arc des jumeaux.
Le tout étant dépeint avec une réalisation de qualité, les choix de charac design restant dans la droite lignée des séries précédentes. Nous avons là un joli spectacle d'une excellente réalisation et qualité technique.
C'est efficace, bien maitrisé, il n'y a pas de temps morts; bref un régal pour se divertir. Les retrouvailles avec nos pirates n'ont pas données lieue à une déception si ce n'est la brièveté de leur passage.
