Blue Gender

Blue Gender

Informations générales

Staff technique [liste]

Version française

Doublage

Houko Kuwashima (Marlene Angel), Kenji Nojima (Yuji Kaidou), Banjou Ginga (Dice Quaid), Chinami Nishimura (Elena), Hiroyuki Satou (Tony Frost), Miwa Yasuda (Alicia Whistle), Yukitoshi Hori (Robert Bradley)

Synopsis

Une maladie émerge de façon mondiale dans un futur proche. Les autorités sanitaires décident de mettre en cryogénie (?) les personnes infectées n'ayant pas encore déclarées la maladie. Le jeune Yuji Kaido est un de ces malades qui va devenir un sleeper. Il s'endort confiant dans la médecine. Son réveil sera brutal et traumatisant encadré par une bande militariste dans un univers cauchemardesque.

Synopsis soumis par beragon

#Par azorni le 05/02/2010 à 17:54

Blue gender est un anime qui m'a déçu car certains aspects du scénario qui paraissaient prometteurs dans les premiers épisodes, ne sont en fait pas réellement exploités.

Il s'agit d'une série de type science fiction post-apocalyptique : des monstres ont pris possession de la surface de la terre et seule une poignée de survivants parviennent tant bien que mal à survivre dans ce monde ravagé. Le premier bon point qu'on peut attribuer à cette série c'est qu'elle restitue bien l'ambiance glauque et effrayante de ce monde de désolation, du moins dans les premiers épisodes.

Le héros, quant à lui, est un jeune homme cryogénéïsé avant la survenue des monstres, et qui se réveille sur cette Terre où les rares humains luttent pour leur survie. Le spectateur est censé s'identifier à ce héros qui contrairement aux autres personnages, a conservé l'état d'esprit et la sensibilité des humains du passé. L'ennui c'est que ce personnage est assez simpliste et manque cruellement de caractère à mon avis.

Il rencontrera une belle jeune femme combattante qui a pour mission de l'emmener à bord d'un engin spatial en orbite autour de la Terre, dans lequel les humains ont trouvé refuge.

Ce personnage féminin est à mon sens le point fort de la série : elle incarne l'archétype même de la beauté glaciale, ne souriant jamais, loyale, intègre, taciturne, forte et courageuse. Un personnage très réussi (et très bien dessiné) qui finira par s'humaniser au contact de son protégé.

Malheureusement celui-ci n'est selon moi pas à la hauteur de cette héroïne, si bien que lorsque ces deux là s'amourachent, ça ne fait pas très crédible et l'histoire perd beaucoup de son intérêt. C'est à peu près là que j'ai décroché de la série.

Un autre défaut de cette série est le timing parfois très lent, je trouve. Ca contribue à l'ambiance, mais ça donne aussi une forte envie de "zapper", ou même de s'endormir...

Un point positif sont les dialogues et les voix dans la version française. Le style de langage est soutenu, ce qui est appréciable. J'adore notamment le ton froid et impassible de l'héroïne. Perso je trouve ça craquant.

Mais comme je suis globalement déçu par une intrigue trop faible, je laisserai une note moyenne.

5/10

#Par beber le 28/12/2008 à 19:45

Voilà une série bourrine comme on les aime (parfois)

Histoire de se faire un grand lavage de scénario à coup de grosses bébêtes –très moches par ailleurs, on y reviendra plus tard – qui explosent en flot d’hémoglobine et de tripailles, rien ne vaut une série comme Blue Gender. On pourrait d’ailleurs faire le parallèle avec un Starship Trooper, les deux productions ayant par maints cotés des similitudes troublantes. Ainsi, le scénario cataclysmique à base de bestioles mutantes qui luttent contre les hommes, n’est pas sans rappeler le film américain dans son scénario et sa démesure, ainsi que pour le coté « second degré » de cet animé.

Résumons donc : Yuji Kaido est « sleeper ». A savoir donc qu’il est endormi pendant plus de 20 ans, et lorsqu’il se réveille, la terre telle qu’il la connu n’est plus qu’un vaste champ de chasse, où les « Blues » monstres mutants se repaitrent de chair humaine. Du coup, le Yuji, il flippe un peu méga sa race. En fait il est la convoitise des humains vivant désormais dans l’espace, qui veulent récupérer les « sleepers » pour une raison mystérieuse. Et dans l’équipe de secours se trouve une bombasse du nom de Marlene, dont Yuji va forcement s’éprendre. Puis ben pour le reste, z’avez qu’a regarder.

Premier constat : ça a vieilli, et en général, plutôt mal. Ainsi, le charadesign qui bien qu’assez soigné n’arrive pas à effacer l’affreuseté du « monstro-design ». C’est d’ailleurs l’une des choses qui décrédibilise le plus cette série, qui est dans le genre pas mal au final. En effet, les monstres mutants, ces Blues, sont d’une laideur à faire pâlir la réputation d’Armande Altai. Pas la laideur qui fout les jetons, et vous fait éprouver le besoin d’éteindre à tout pris l’écran. Non, cette laideur est plus dérangeante encore. Les mutants sont tout bonnement ridicules. Ce qui le fait moyen pour maintenir le climat de suspense dans lequel baigne « Blue Gender ». Exemple : le premier « Blue » de la série. J’ai vaguement crue au préalable voir une sorte de mécha bionique (très mal fait d’ailleurs) avant de m’apercevoir que la chose était sensée interpréter un organisme biologique vivant.

Passé ce moment – non pas d’effroi – mais de perplexité quant à la position à tenir face aux grosses bébêtes ridicules, on attaque le seconde point, à savoir le scénario. Blue Gender n’est pas non plus exceptionnel sur ce point. A la différence prés, c’est que pour le coup, il ne cherche pas à l’être. En effet, la série se divise en deux parties. La première : « le petit voyage de Yuji au travers la campagnes verdoyante des plaines nippones et russes, et sa relation quelque peu virile avec les p’tites bébêtes du coins ». Ca flingue – Explose – Découpe – Tranche – Eventre le bestiaux à tout va pendant cette partie. Un conseil d’ailleurs, ouvrez votre crane, prenez-y les quelques neurones que vous estimez en trop (ceux de la réflexion, du savoir, et de l’intelligence) et foutez les dans un coin pendant chaque épisode. En effet, pendant un voyage, il faut voyager léger, donc inutile de s’encombrer du superflu.
Ce n’est pas une partie extraordinaire, MAIS, pour nuancer mon propos, depuis le début de la critique, ça n’a aucune vocation à l’être, et ça se visualise sans problème pour enchainer quelques épisodes à la suite.

La seconde partie quant à elle, intitulée « le petit voyage de Yuji à travers l’espace, et l’évolution de sa relation psychopathique envers nos amis les bêtes ». Petit tournant dans la série, l’arrivée dans l’espace de notre « couple » permet à la série d’entrer véritablement dans un scénario concret, avec les explications aux questions restées en suspense auparavant. Cette facette permet de faire évoluer les relations entre les divers personnages, et parvient enfin à nous les rendre moins caricaturaux (le Yuji il était bien parti, lui). Dieu merci, serait on tenté de dire, car l’ennuie commençait à guetter, et se tournant scénaristique permet au spectateur d’éviter de sombrer dans la lassitude.

Concrètement, quelle synthèse puis-je faire de cette série ? Ses défauts sont tellement énormes, qu’ils occupent beaucoup de place dans cette critique. Ce qui est paradoxale, car au final, j’ai bien aimé Blue Gender. Quels en sont donc les qualités, me demanderez-vous, alors ?

Tout d’abord, hormis le design « mocheting » des « Blue », les dessins, sont plutôt soignés, et la séries bénéficie du style du studio AIC. Ainsi le charadesign est plutôt agréable, l’animation est pour l’époque assez soignée, permettant aux combats de paraitre moins ridicules. D’autre part, fait assez rare pour le souligné, ça meurt beaucoup, et pas seulement à la fin de la série.
Le scénario, quoique basique offre largement de quoi contenter, si tant est bien sur que l’on ne cherche pas une série explosant les neurones. Toutefois, il est suffisamment bien construit pour laisser peu de temps morts à l’action.

Finalement, tout dépend de ce point. Si vous n’avez pas cette faculté à prendre du recul sur ce genre bien peu « intellectuel », je vous conseille de fuir Blue Gender. Si toutefois, vous êtes à la recherche d’une série bien bourrine, pas mal gore (un gore très spécial je vous l’accorde), et que vous êtes capable de pardonner au studio des mutants moches, ben comme moi, vous devriez apprécier a minima cette série.

6/10

#Par beragon le 22/05/2008 à 21:39

Oui, j'avoue j'ai dépoussiéré ma DVDthéque dernièrement (c'est le printemps après tout).

Poètes, âmes romantiques, esthètes, passez votre chemin pour plusieurs raisons. Blue Gender, c'est pour les mâles, ceux qui aiment la tripaille et l'épandage de décalitre d'hémoglobine (en plus de ceux qui aiment torturer les mouches). L'animation et la réalisations sont en dents de scie, c'était honorable au début, mais la production fut très clairement fauchée sur la fin tant c'est en dessous du minimum syndical avec une abondance sidérante de plans fixes. A cela vient s'additionner une BO de J-pop en carton avec des thèmes sonores irritants (mais qui cadrent avec l'ambiance). En revanche, bonne surprise, la plupart du doublage français est potable et bien fait (jamais pu entendre la VO).

*Bouscule du pied l'anime* Encore moribond mais pas tout à fait mort..

Blue Gender c'est de la SF à tendance gore, Le design des méchas et personnages est moyen, c'était probablement dans la tranche haute à l'époque. L'anime est sauvé du nanar absolu par son histoire, rien de transcendant j'entends. Très basique mais efficace dans l'ensemble couplé à une ambiance de fin du monde et de désespoir. La trame principal porte sur le combat des deux protagonistes principaux Yuji et Marlene et sur l'évolution de leur relations et rôles respectifs ; (qui iront jusqu'à s'inverser). La thématique de fond est une récurrente de la plupart des animes de SF de l'époque et est desservie par une fin très moyenne (tant technique que scénaristique) avec un message plat et aussi moralisateur que du Barjavel mal inspiré dans Ravage ( à vos lectures).

Il ne faut absolument pas rechercher une anime marquante en visionnant Blue Gender, c'est de la série B voir du Z. On ne s'ennuie "presque" pas en visionnant cette anime du moment qu'on oublie son cerveau.

4/10