Dead Leaves

Informations générales
- Format: Film
- Année: 2004
- Titre original: Dead Leaves
- Nombre d'épisodes: 1
- Site officiel: http://www.deadleaves.jp/
- AKA:
- - デッド リーブス
Staff technique [liste]
- Production: Manga Entertainment, Production I.G
- Réalisation: Imaishi Hiroyuki
- Chara-design: Imaishi Hiroyuki
- Auteur: Imaitoonz
- Idée originale: Imaitoonz
- Musique: Fujiyama Fusanobu, Ike Yoshihiro
- Diffuseur: Shochiku
Doublage
Kappei Yamaguchi (Retro), Takako Honda (Pandy), Kiyoyuki Yanada (777), Mitsuo Iwata (666), Nobuo Tobita (Drill), Wataru Takagi (Quack Doctor), Yuko Mizutani (Galactica)
Notes
Malgré sa courte durée (45 minutes), Dead Leaves est un film et non une OAV.
Synopsis
Pandy et Retro se retrouvent perdus dans un lieu de désolation. Ils sont nus et ont perdu la mémoire. Ils se rendent dans une ville où ils se laissent aller à tous leur désirs en volant citoyens et magasins. Après une course poursuite extrêmement violente avec la police locale, ils sont incarcérés dans la prison "Dead Leaves"...
#Par Veji le 26/10/2009 à 14:40
"Mais qu'est-ce que...? C'est quoi ce bordel ?" Voilà ce qui résonnait dans ma tête, non pas pas exaspération mais par étonnement, durant le visionnage de ce film qui se révèle être un condensé de tout et n'importe quoi. Et fichtre que c'est bon !
Alors autant le préciser de suite, à déconseiller aux personnes soumises à des crises d'épilepsie ! Car le rythme de ce film est infernal, ça pète et clignote dans tous les sens, donc gare à vous.
L'histoire débute sur Terre, dans une ville où les 2 protagonistes Pandy et Rétro se réveillent, dénudés. De sacrés spécimens ces deux-là à en juger par leur look; un mec avec une tête de vieille TV, et une femme aux airs de panda. Rétro mate Pandy avec envie, le ton est donné; une ambiance perverse et vicieuse va sévir tout au long du film.
Nos deux personnages ont perdu la mémoire et se rendent en ville. Et les échauffourées commencent avec les forces de l'ordre ! Le rythme et l'animation s'accélèrent, tout comme la musique (techno) aux sons électroniques et futuristes. Les explosions se multiplient et ça mitraille de partout, les effusions de sang sont là, les démembrements aussi, humains ou robots, tout y passe. Là encore, ça va être comme ça durant tout le film ! En plus de la rapidité des actions, l'écran se retrouvent souvent scindés en plusieurs parties où chacune contient un élément de l'action, un peu comme quand on joue aux FPS en multi sur une console et une télé.
Un pur régal car c'est bien foutu, bien animé, même si ça esquinte les yeux !
La bataille sur Terre se solde par l'incarcération de nos deux zigotos dans un prison basée sur la Lune.
C'est finalement en ce lieu que va se dérouler la majeure partie du film, et donc le gros de la baston. Une prison renfermant des personnes complètement barrées et atypiques. Tout le contraire des citoyens honnêtes restés sur Terre, qui eux sont vides d'émotions, et se ressemblent tous physiquement.
Ce qui caractérise aussi cette prison, c'est surtout l'ambiance qui y règne: une ambiance malsaine. Les allusions au sexe (dialogues crus, sperme sortant à tout va d'objets censés représenter un pénis, par exemple une foreuse) et autres obscénités sont de mise, mais sont traitées de façons originales.
Puis le design très spécial, aux allures de cartoon pourtant, accentue cet effet malsain. L'humour salace et gras est omniprésent. Il m'est arrivé de sourire, mais pas plus, et surtout par dégoût ou effet d'étonnement, mais pas par drôlerie.
Les prisonniers sont sous camisoles de force, et sont ainsi dominés par les matons (sadiques) et sont complètement soumis aux actions répugnantes auxquelles ils font face. Ils sont traités comme des "merdes" comme le dit si bien un des matons.
Bref, ambiance malsaine, vraiment malsaine.
Bon, niveau histoire, j'ai pas tout compris, on apprend bien quelques trucs sur nos deux protagonistes, mais c'est un peu le bazar...mais en fait c'est normal, tout s'enchaîne de façon abracadabrantesque sans lien logique.
On l'aura compris, tout est pour l'action, et finalement ça nous convient.
Pour résumer: on a affaire ici à un anime unique, servit par une ambiance malsaine, des enchaînements sans logique apparente, des bastons dynamiques, survoltées, pleines d'explosions et d'hémoglobine, une animation très rapide et bien foutue, des graphismes colorés et cartoonesques ainsi que des personnages complètement barrés. Très jouissif !
Après on aime ou on n'aime pas, mais c'est quelque chose qu'il faut voir absolument.
Au delà de ça, je suis sûr que ce film veut délivrer un message au spectateur, notamment sur le clonage et la situation carcérale. Après, chacun interprètera comme il veut.
Moment étrange, à cause de l'ambiance, mais très divertissant tout de même passé devant Dead Leaves. Ce fut une expérience originale.
#Par nic la nique le 25/11/2008 à 18:12
Dead Leaves, c'est un moyen métrage de 53 minutes qui se démarque clairement des autres tout d'abord par son graphisme, mais aussi par son rythme.
Au niveau du graphisme on a droit a des explosions de couleurs, des dessins super-angulaires, d'ailleurs ça rappelle un tout petit peu les animations de Bill Plympton, tout en restant manga dans l'esprit, même si a certains moment on dirait qu'on est en train de regarder un cartoon.
En tout cas ce qui est sur c'est que ce film va a 100 a l'heure, et qu'avec nos deux héros déjantés ultra-violents et armés, ça pétarade dans tout les coins, et on ne s'ennuie pas.
Attention tout de même c'est un dessin animé pour adultes, car quelques scènes chaudes sont présentes et ça suinte un peu la perversion parfois (et je pèse mes mots).
Les idées originales fusent tout au long du scénario qui est relativement simple.
Ce film n'est pas parfait, j'avoue tout de même que le rythme et les couleurs m'ont un peu fatigué en règle générale mais c'est justement cela qui fait toute l'originalité de cette animation, alors ne vous en privez pas.
#Par Sacrilège le 09/08/2008 à 01:10
Dead Leaves n’est ni plus ni moins qu’un anime anticonventionnel qui mérite déjà le coup d’œil pour cette raison là.
Mais attention, qui dit anime anticonventionnel dit aussi « mieux vaut ne pas avoir peur de ce qu’on va regarder au risque de ne rien comprendre ou d’être choqué ». Car oui, ce film choque, ou du moins peut choquer, et se montrer plus d’une fois provocant. On assiste tout d’abord à une explosion de couleurs, une explosion d’événements et des explosions pures et simples. Ne vous forcez pas à comprendre toutes les scènes, cela à cause de la rapidité avec laquelle celles-ci se passent et l’aménagement un peu bizarre du charadesign. Charadesign original s’il en est mais pas déplaisant pour autant, simplement franchement original. Il en est de même des personnages, des dialogues et de l’histoire ; parce qu’il y en a une quand même, au beau milieu de tout cet amas de couleurs criardes et de corps inhumains.
On ne se perd pas au niveau des personnages principaux étant donné qu’il n’y en a que deux, ni au niveau des ennemis vu qu’ils sont vraiment différentiables des autres ; sauf lors de combats où tout est tellement sans dessus dessous qu’il apparaît difficile de deviner qui a l’ascendant sur qui. Je sais bien que cela est fait exprès mais il y a quand même le risque d’avoir mal à la tête au bout de le petite heure.
8 car c’est un bon anime, pas parfait mais qui remplit la fonction principale qu’on attend de lui, celui de faire passer du bon temps en le regardant.
Mais comme il ne faut pas abuser des bonnes choses non plus, un seul épisode reste amplement suffisant.
#Par El Nounourso le 23/07/2008 à 14:05
En fouinant dans un bac à DVD pas chers, quelle joie que de tomber sur une œuvre estampillée Star AK ! Sans même prendre la peine de lire le résumé au dos du boitier, je quittais le magasin après un bref passage en caisse, tout fier de mon achat. En introduisant la galette dans mon lecteur, je ne savais absolument pas à quoi ressemblait la bête. La surprise fut donc de taille.
Dead Leaves est un film d’action survitaminé au graphisme cartoon voire « comics ». Ce dernier qualificatif colle aussi très bien à la mise en scène, avec ses onomatopées apparentes à tout bout de champ. Il est vrai que c’est aussi le cas dans les mangas, mais le rendu visuel très dynamique m’a tout de suite évoqué les récits de super-héros. D’ailleurs, les extravagants personnages, plus ou moins humains, peuvent être assimilés à des héros de bande dessinée américaine de part leur design et leurs spécificités bien particulières : une bite-foreuse (le personnage en question a vraiment fait tripper l’équipe du film… ça revient tout le temps dans les interviews), une tête en forme de télévision ou encore une panoplie d’armes dissimulées on ne sait où. Pour achever ma comparaison, n’oublions pas que l’image est souvent éclatée en de multiples vignettes, à la « 24h chrono », ce qui permet d’afficher plusieurs évènements simultanément. Le spectateur ne sait plus où donner de la tête !
Cela nous amène à la narration, sans doute l’élément le plus marquant du film. Ici tout s’enchaîne à 300 à l’heure, sans temps mort ou presque. Certains flashs sont tellement rapides qu’ils relèvent presque du subliminal. L’histoire est extrêmement simple : on suit la destinée de deux amnésiques capturés par la police et enfermés dans une prison spatiale de haute sécurité. Les 45 minutes du film nous racontent l’évasion du couple Retro / Pandy, aidés par leurs multiples codétenus. Ajoutez à cela une couche de manipulation génétique et vous obtenez un scénario digne des meilleures séries B de SF des années 80. Dans le cas de Dead Leaves, je n’ai jamais vu un déballage d’images aussi rapide, une action d’autant plus intense qu’elle est servie par une animation incroyable et un rythme presque dément. Pas le temps de reprendre son souffle ! La bande son est du même calibre : super-speed. Mention spéciale pour les excellents dialogues, complètement barrés (avec pas mal d’improvisations d’après les bonus DVD), souvent vulgaires, parfois bien trash… Ca fleure bon la débilité et on en redemande !
En clair, Dead Leaves est un concentré de fun : un scénario minimaliste, des répliques crues, des combats ultra-violents à chaque couloir, d’interminables course-poursuites, des vannes salaces à revendre… Un vrai bonheur pour ceux qui ont su garder leur âme de préadolescent. Le réalisateur conseille d’ailleurs de ranger son cerveau et de picoler le temps du visionnage, c’est du propre ^^
#Par beber le 03/05/2008 à 14:40
Dead Leave fait parti pour moi des mystères de la « sélection Anime-kun ». Au même titre qu’un FLCL, j’ai beaucoup, mais alors beaucoup de mal à concevoir le pourquoi du comment de cette mise en avant.
Car, et vous l’aurez compris à la lecture de cette introduction, je n’ai pas aimé, mais alors pas aimé du tout cette infâme chose qu’est Dead Leaves. Alors énumérons les points positifs, d’une part parce qu’il y en a, et d’autre part parce que je suis gentil. Alors qu’est-ce qu’on peu dire de bien sur cet OAV. La réalisation, tiens. Cette dernière est assez intelligente et bien mise en valeur. Le cadrage type bande dessinée est suffisamment rigoureux pour que l’on puisse suivre sur le même écran, 4 cases en mouvement sans rien perdre des scènes. Bon ça c’est fait, quoi d’autre de positif ?
Heu ben franchement nan, je peux pas faire plus, c’est trop dur.
Dead Leaves ,c’est une sorte d’océan fangeux où navigue vulgarité et malsainité, à un volume tel que l’on pourra parler d’abondance à ce niveau.
Je comprends que le style puisse plaire à certains, que cet enchainement non stop d’action et de scènes puisse emballer. Après tout FLCL est bien apprécié par certain. Mais pour ma part, je dis niet, non, no, nada ! Au risque de passer pour quelqu’un de prude, je trouve que la vulgarité suintante de Dead Leaves est tellement exacerbée qu’elle en devient écœurante. A titre d’exemple, je trouve Bigard vulgaire – et pas drôle – et ben c’est exactement la même chose ici. Car je suppose que le scénario se veut amusant. Amusant car tout est décalé et poussé à l’extrême, et par la même, pas sérieux pour un sou. Seulement, si ça peut faire rire certains, moi ça me laisse de marbre.
Cette vulgarité est omniprésente. Que ce soit dans les dialogues, qui voient les divers personnages rivaliser de phrases toutes plus intellectuelles les unes des autres . Je n’ai pas compté le nombre « d’enculés » de « sale merde » de « chier » (utilisé ici au sens propre comme au figuré) « bite » et autre interjections plus ou moins fines. Bon pas de quoi fouetter un chat me direz vous, y a ça partout dans les films, animé, bd ….etc. Sauf que là c’est tout le temps ça. C’est : sujet-verbe-enculé (ou autre exemple cités ci-dessus). Ça va 5 minutes, mais 45 , ben ça saoule un petit peu en fait. En tout cas les amateurs de finesse.
Et le tout étant bien mis en valeur par la réalisation trasho psychédélique. Les fines allusions sexuelles , violence et scatos foisonnent ici et là sans que l’on puisse trouver de moment ou elles seraient absentes.
Le tout servant un scénario….enfin une histoire….enfin un truc…indéfinissable. Parce que d’une part, quelques mois après visionnage, j’ai vraiment du mal à rappeler de quoi il s’agissait, cependant je me souviens que j’avais pas capté grand-chose, sans doute hypnotisé par la cadence infernale des images défilant à 0.01 images par seconde. Bref tout juste suis-je capable de me souvenir qu’a la fin y a une chenille géante. Et que ca mitraille sec a tout va.
Car le problème de Dead Leaves, outre ce mauvais gout perpétuel, réside dans son rythme. Résolument tournée vers l’action, cette série va vite, très vite, trop vite. Avec des images et des couleurs flashy, une bande son ultra speed, soit on adhère, soit on souffre. Dans mon cas c’est la dernière option. Car cet OAV est de loin le plus épuisant que j’ai pu visualiser et lorsque vous rajoutez à cela un désintérêt total au scénario, et un dégout par rapport au style, vous comprendrez aisément une chose :
Je n’ai pas aimé, mais alors pas aimé du tout cette infâme chose qu’est Dead Leaves.
#Par Scalix le 10/03/2007 à 17:48
Dead Leaves est clairement un OAV qui ne plaira pas à tout le monde.
Pas besoin de grandes explications sur la profondeur de l’œuvre, sur la psychologie des personnages, ou encore sur la qualité du scénario ; ici, la seule chose que l’on peut juger est l’intensité du plaisir que l’on prend, pendant 45 minutes, à se prendre une gigantesque claque en pleine figure.
Un scénario simpliste et prétexte, des personnages principaux aussi déjantés que surpuissants, des scènes d’action dantesques, défilant à une vitesse folle, effleurant la limite de compréhension de l’esprit, et nous perturbant avec une débauche de couleurs agressives, harmonieusement disposées les unes par rapports aux autres. Voila, grossièrement, ce que cet OAV nous propose.
Il est évident que les fanatiques de la trame scénaristique clairement identifiable et du schéma classique des animes (où l’histoire correspond à l’accomplissement d’un but, ou d’un désir ; bref, un schéma cohérent quoi) ne supporteront pas l’absence totale de logique présente dans Dead Leaves. On ne s’attend à rien, et l’on se soumet inconsciemment au bon vouloir des concepteurs, les laissant nous emmener là où ils le souhaitent.
Visuellement, aucun doute, c’est « concept ». Les deux personnages principaux, l’un ayant une tête-télé, et l’autre un œil rouge façon panda, il était difficile que les choses soient conventionnels, sur le fond comme sur la forme. On patauge dans le style néo-trash, avec des anomalies génétiques omniprésentes, saupoudré d’ un côté cyberpunk, accompagné de sa caractéristique vulgarité ostentatoire, ici poussée à l’extrême. Dead Leaves, c’est dégueulasse, mais c’est quand même génial. Les personnages s’exhibent, subissent de « profondes » humiliations, meurent dans des bains de sang, bavent et pètent, le tout au beau milieu de bastons phénoménales. La différence avec les animes conventionnels est telle que l’on ne peut détacher son regard des scènes défilant à une allure folle, sans jamais nous laisser le temps de souffler.
L’animation est fabuleuse, le character-design unique et l’ambiance, rythmée par une techno old-school pêchue, colle parfaitement au style rétro-high-tech de l’OAV.
Dead Leaves, c’est de l’anticonformisme primaire, qui se joue des codes instaurés par les blockbusters et impose son style avec classe et puissance. On rit devant les carnages grisants et fluides, on s’esclaffe devant la perversité des taulards génétiquement anormaux, et on jubile devant l’invincibilité effarante des deux héros. Une expérience unique, un ouragan qui emporte tout sur son passage, en s’assurant bien de nous avoir chamboulé un maximum. Fabuleux.
#Par miero le 30/01/2007 à 19:11
Daed leaves est un de ces OVNI de l'animation japonaise que j'apprécie particulièrement.
Commençons par dire que c'est une folie de bout en bout, le scénar on s'en fout c'est vraiment pas important, ici on c'est la démence qui prédomine; ça va à 100 à l'heure, 45 min sans respirer en prenant des couleurs criardes plein la gueule avec des persos au design étrange (tête de TV, bite "foreuse"...) qui n'arrêtent pas de cavaler dans tous les sens sans savoir ou il vont...ouf, c'est que du bonheur.
Si vous cherchez quelque chose de sensé passez immédiatement votre chemin, il n'y a rien qui n'est pas complètement taré dans cet anime !
#Par Nours le 11/09/2006 à 14:30
Dead Leaves ou l'exemple même de l'anime qui avait tout pour être réussi. Ce film met en scène les personnages de Pandy et de Retro, qui se retrouvent incarcérés dans une prison spatiale appelé Dead Leaves. Accompagnés de leurs compagnons de cellules, ils mettent tout en oeuvre pour tenter de s'échapper de cet enfer.
Au premier abord, le scénario paraît séduisant. Et dans le fond il l'ai vraiment malgré une cruelle simplicité. On prend deux personnages, on les met dans une prison et on les poussent à s'échapper. Voilà à quoi ce tient le scénario. Pokémon lui même peut se vanter d'en avoir un plus poussé. Plus débile et nian nian, mais plus poussé.
Dead Leaves à un très gros point fort, le seul d'ailleurs, c'est son humour. Un humour bien noir et parfois bien gras qui fait de ce film un film à ne pas mettre entres toutes les mains. Humour frisant parfois même le mauvais goût (cf la scène où nos chers héros font leurs besoins grâce à un tube implanté de force ). Malgré quelques excès, le comique reste de grande qualité.
Passons à présent à ce qu'il reste, les défauts. Tout d'abord les graphismes. Laissez moi rire devant ce bijoux immonde. J'ai rarement ( jamais ? ) vu un graphisme aussi laid de toute ma vie. C'est laid et ça piquerait presque les yeux tellement c'est coloré. Les personnages sont affreux ( tête en forme de télévision pour l'un des protagoniste ) et les décors insipides.
L'animation quand à elle donne un horrible mal de tête. Beaucoup trop rapide à mon goût. On se croirait dans un mauvais comics. Préparez vous une bonne aspirine si vous comptez voir ce chef d'oeuvre de nullité. L'animation est tellement mauvaise qu'elle donnerait presque envie de vomir au bout de quelques minutes..
En conclusion, les 2 points que je lui donne sont pour l'humour. Le reste n'est qu'une bouillie inmangeable.
#Par Pharaoh le 05/01/2005 à 11:49
Studio dont la maîtrise technique est incontestable, Production I.G est également grand adepte des expériences visuelles. On ne s'étonnera donc pas d'apercevoir dans ses rangs Ghost in the Shell : Stand Alone Complex, Innocence, Blood the Last Vampire aux côtés de FLCL, Jin-Roh ou Dead Leaves. C'est aujourd'hui à ce dernier que nous allons porter notre attention.
Dead Leaves, qu'est-ce ? Un monument. De quoi ? De vulgarité, de sexe et de débilité, les choses sont claires. Des couleurs flashy absolument affreuses se mélangent harmonieusement, des décors qui se tordent et des personnages tordants, en 51 minutes, Dead Leaves manie avec délice mauvais goût, explosions de crâne et écrasements d'entrailles, use et abuse d'une déferlante d'originalités formelles, parmi lesquelles des onomatopées interminables.
Le sang gicle dans une humeur joviale et les scènes d'action sont survitaminées, le scénario est un simple prétexte et la musique est rythmée. Derrière la démence des images, on parle pourtant d'égarements génétiques illégaux, d'abus de pouvoir... Le message serait plus profond qu'on ne le croit ? Que nenni. Piètre déguisement pour des rencontres entre têtes de génitoires, zizis-forreuse et robots-carotte, avec à la clé un héros-tête de télé. Au final, une petite production sévèrement frappée : on adore, on abhorre, mais on ne reste pas indifférent. Décapant !
