Genshiken est un anime qui s'extrait de la masse, non pas par une intrigue originale et révolutionnaire, mais bien par son rythme et son originalité en terme de scénario.
Certains peuvent lui reprocher le manque d'action ou une intrigue sans fil directeur. Mais ce qui m'a impressioné dans Genshiken, c'est bien son coté narratif qui nous plonge dans l'univers très spécial des Otakus.
En effet, et sans aller dans la caricature, cet anime nous présente les différents "types" d'otaku, tels la cosplayeuse, le fan incollable, le joueur spécialiste ou encore le dessinateur, confronté à une vision externe de cet univers représenté par Kasukabe. La confrontation est d'autant plus marquante que chaque épisode nous fait découvrir une branche des otakus, tels les modèles en kit ou encore l'analyse d'un anime.
Le rythme, signalé assez lent pour certains, s'étale sur presque 2 ans en 12 épisodes. Inconcevable me direz vous et pourtant ce n'est pas si perturbant pour autant. D'ailleurs, vous pouvez commencer à regarder la série, arrêter pendant 2 mois et reprendre la ou vous étiez, vous ne serez pas perdus pour autant, car chaque épisode peut être vu dans le désordre puisque très peu d'éléments passés sont réintroduits dans ceux ci.
En terme de chara-design, c'est assez correct, le trait est soigné, les couleurs pâles, ce qui accentue le caractère réaliste du scénario. La musique quand à elle passe inaperçue, avec un opening quelque peu énervant et un ending affreux.
Pour conclure, Genshiken est l'une des meilleurs séries réalistes que j'aie vu et qui ne tombe pas dans le piège d'une fin trop surréaliste ( cf School Days ). Bref, pour les amateurs du genre ou encore les curieux de l'univers des Otakus, n'hésitez pas à regarder cet anime ^^
Ce sympathique animé nous plonge dans l'univers des Otakus, de manière amusante et intéressante, élément vital pour l'animé. En effet, on ne peut pas dire qu'il se passe beaucoup de chose. Il fallait donc une bonne accroche pour ne pas sombrer dans l'ennui.
Cette accroche s'appelle Kasukabe qui nous offre une vision extérieure. Elle a les pieds sur terre mais pour son malheur, elle s'est entichée d'un otaku pure souche. Le quotidien nous est conté par Kasukabe et non pas par le héros, lui aussi otaku. Ce point de vue est très intéressant. La pauvre tente de survivre dans tout ce qu'elle déteste par amour mais aussi parce qu'elle finit par être "contaminé" par ce virus. Ce n'est pas tellement les animés ou les maquettes qui al font changer petit à petit d'avis mais plutot le fait que ces jeunes qu'elles trouvaient louches vivent leurs loisirs avec passion. Son opinion va évoluer, parfois en mal, parfois en bien, mais elle s'ouvre progressivement. La conversion ne sera surement jamais totale mais elle fait l'effort de ne pas se limiter aux préjugés.
L'histoire est d'une simplicité évidente et c'est sans doute le meilleur animé sur la vie au quotidien dans les lycées. Pas de super pouvoir, pas de pétage de cable façon Berserk (suivez mon regard ^^), juste la vie normal d'un groupe soudé dans leur passion. D'ailleurs, la série est parfois lente et sans intéret. Je pense surtout à l'épisode 9 qui m'a paru étrangement long et chiant. C'est un peu la principale critique que j'ai relevé. Même si le sujet est intéressant, le tout manque de mouvement et stagne la plupart du temps, malgré quelques bons moments. Selon les jours où j'ai visionné les épisodes, je n'ai pas eu le même enthousiasme.
Les personnages, autres que Kasukabe, sont bons, surtout Kousaka qui, par son calme et son attitude simpliste, complète magnifiquement l'héroine dont le caractère est l'exact opposé. Leur relation paradoxale est un véritable délice. Elle est énergique et profondément amoureuse; il est fan amorphe, spécialiste des jeux de baston, toujours à la limite du "je-m'en-foutisme". Autour de ce duo étrange, gravitent des électrons libres, comme le "héros", qui n'a pas un grand role finalement. timide et réservé, il n'ose pas abordé les gens et recent presque de la honte pour ses loisirs mais le Genshiken l'aidera à s'affirmer et à s'assumer. Quant aux autres, ils se rapprochent plus des caricatures que de vrais personnages.
Un sujet intéressant mais qu'il faut regarder à des bons moments car le manque d'action ou de vrai scénario pourra en rebuter plus d'un. Les qualités l'emportent néanmoins sur le négatif et j'attends la saison 2 avec plaisir.
Pour moi, quantité rime très rarement avec qualité. Et lorsque je vois ce que la japanimation nous propose en terme de comédie, je me dis que je suis vraiment pas dans l’erreur. En effet, hormis les incontournables School Rumble et Oran High School Host Club, on ne peut pas dire que le genre permet de satisfaire mon plaisir à rire (sauf si j’aimais les gros lolos et les averses de petites culottes). Heureusement, la comédie n’est pas encore morte et Genshiken en est la preuve vivante.
Par contre, un petit avertissement tout de même, il faut connaître un minimum le monde des otakus pour comprendre et rire face à l’ensemble de cette série. Sinon, vous risquez de souvent rester de marbre devant certaines mises en situation, ce qui serait un peu dommage.
Mais plongeons allégrement dans l’histoire de cet anime. Genshiken nous propose de suivre au cours de 12 épisodes le quotidien d’une bande d’otakus (des vrais, des purs, des durs). Oui, c’est sûr que dis comme ça, ça n’a pas l’air très passionnant ; en réalité ça ne l’est pas. Mais bon sang ! Qu’est ce que c’est drôle ! Les scénaristes ont réussi à rendre le simple quotidien d’un club en un véritable petit théâtre en mouvement. On rit ou sourit facilement à cause des répliques ou situations dans lesquelles se retrouvent des différents personnages de la série.
Ces derniers sont dans l’ensemble vraiment réussis. Chacun est en quelque sorte la représentation d’un trait de caractère d’otaku (un aime les fanzines, un autre les maquettes, une autre le cosplay). Tout ce petit gravite autour d’une même passion et chacun apporte chacun sa pierre à l’édifice. Seul électron libre et véritable pilier de la série : Saki. En effet, ce personnage anti-otaku se retrouve propulsé au sein du Genshiken afin de garder la main mise sur son petit ami, otaku dans l’âme. Saki est réellement LE personnage important de la série car c’est au travers d’elle que nous, spectateur, nous observons cet ensemble. En elle, l’anime perdait sans aucun doute toute sa fraîcheur car ce fameux quotidien d’otaku deviendrait particulièrement ennuyeux.
Les différents épisodes sont dans l’ensemble de véritables petites réussites. On rit facilement, les situations faisant mouches à presque tous les coups et les personnages étant réellement attachants. On regrettera cependant que la série ne comporte que 12 malheureux épisodes et que certains soient un peu long dans la mise en situation comique (ex : la scène où Madarame est seul avec Saki dans le local est bien plus drôle dans le manga car plus expéditive). Mais les meilleurs épisodes (l’épisode du cosplay pour ne citer que lui) permettent largement de combler ce genre de lacune.
Je m’attarde quelques instants sur l’aspect technique. Le graphisme est plus qu’honorable pour ce genre de série, même si c’est un genre où on en attend pas énormément. Les couleurs sont agréables à l’œil et le charadesign fidèle à l’œuvre originale. La musique est sans identité mais les doublages sont vraiment excellents (même en français !).
Pour conclure, Genshiken est une comédie d’une qualité indéniable à classer parmi les meilleurs au côté de School Rumble et Oran. Vivement la saison 2 !
Une série très originale et très réaliste, sur le petit monde des Otaku. Bon, c'est sûr, il n' y a absolument aucune histoire, on suit juste au fil des épisodes les différentes "activités" (jouer à la console ou regarder un épisode de Kujian peut-il être considéré comme une quelconque activité???) de cet étrange club... Et pourtant, au fil des épisodes, on s'attache aux différents personnages, aux personnalités bien définies : Madarame est totalement cinglé :-), Saki a un caractère vraiment bien trempé, Ohno est totalement accro au Cosplay, mais d'ordinaire est très timide (ma petite préférée...), etc.
Il n'y a pas vraiment non plus de héros à proprement parler, mais je pense que celui à qui l'on peut donner ce rôle est Sasahara, dont on suit l'ascension parmi ce groupuscule...
Le graphisme, quant à lui, est sympatique, sans être transcendant non plus... Cependant, les animateurs n'hésitent pas à détourner les codes de l'anime pour servir l'humour (les personnages Kawaï de Kujibiki Unbalance en sont un bon exemple), qui est ici pour moi la plus grande qualité de l'anime!!! Car avec les membres du Genshiken (en particulier Madarame), n'importe quelle situation banale prend des proportions démesurées, comme s'ils étaient vraiment dans un de ces animes qu'ils affectionnent tant.
L'opening est représentatif de la série (on voit tous les personnages dans leur activité favorite, moi aussi j'aime beaucoup le passage où l'on voit Ohno en séance photo...), et l'ending est différent à chaque épisode, ce que j'ai trouvé vraiment original...
Quant aux très nombreuses références au monde de la japanimation, je pense que ça doit être vraiment sympa pour ceux qui connaissent les animes en question,ce qui n'était pas mon cas, mais j'ai trouvé ça marrant qu'ils casent ça dans n'importe quelle conversation!!!
Bref, un anime franchement drôle et original (pourquoi seulement 12 épisodes), qui fait passer un très bon moment à tous ceux qui aiment l'univers des mangas et de la japanimation!!!!
Genshiken a tout pour être une série qui passe inaperçue. Une fois que l'on commence à en parler, tout le monde dit "on suit le quotidien tranquille d'un club d'otakus". Pas d'évolution scénaristique, pas d'intro proprement dite, et pas de fin à proprement parler. Mais alors, pourquoi c'est si bien, Genhsiken ?
Visuellement, c'est correct. Sans rentrer dans le classicisme moche des animes du moment (gros yeux, gros seins, grosses cuisses), la série ne révolutionne pas le genre et opte pour un style lisse, mais pas particulièrement précis. Bref, c'est un visuel assez sommaire, pas déplaisant, mais vraiment pas sidérant non plus. C'est l'un des éléments qui permet à la série d'exprimer le sentiment principal qu'elle veut que l'on perçoive : la "normalité". On est très loin des séries surréalistes, avec des personnages hors du communs. Ici, il y a des gros, des maigres, pas mal de moches et des filles parfaitement normales. Peut-être que certains seront rebutés par ce partit-pris, mais pour ma part, je trouve qu'il correspond à merveille au scénario et à l'esprit de Genshiken.
L'animation est relativement bonne, SAUF pour les visages. Les yeux sont parfois mal placés, et suffisement pour que l'on s'en rende compte dès le premier visionnage. Pour le reste, aucun problèmes, les corps se déplacent de manière logique, rationnelle ; bref, ils se déplacent "normalement."
Les décors quant à eux sont franchement bons. Détaillés, variés, ils collent eux aussi à merveille avec la normalité de la série. On regrettera quand même l'utilisation abusive du même plan à chaque fois qu'une scène se déroule dans la faculté des protagonistes. On dira que c'est le petit côté Gundam de la série..
Les personnages sont très bien travaillés, à tel point qu'on pourrait croire qu'ils bénéficient tous d'un character-design particulier. Une fois de plus, Genshiken est en marge des autres séries, et propose un visuel unique pour chaque protagoniste, comme dans la vie, où personne ne se ressemble vraiment, que ce soit au niveau de corps ou au niveau du visage.
La première chose qui me vient à l'esprit à propos du scénario, c'est de vous dire qu'il n'y en a pas vraiment. Et c'est normal ! Imaginez, chaque jour vous allez au lycée, à la fac ou au travail. Y'a-t-il réellement matière à faire un scénario du quotidien de nos vies ? Non, mise à part pour quelques périodes bien particulières ; mais la plupart du temps, notre rythme est relativement monotome et routinier. C'est exactement pareil pour Genshiken. On suit tranquillement l'activité (ou la non-activité) du club et de ses membres. Bizarrement, cela permet au spectateur d'être très vite très proche de tous les personnages qui composent la série, car ils sont exactement comme nous. Sasahara est introvertie au possible, et lutte en permanence pour se lier aux autres ; Kousaka est toujours un peu à côté de la plaque et n'a pas vraiment conscience de ce qui se déroule autour de lui ; Kasukabe, folle de Kousaka, se retrouve entraînée dans ce club d'otakus alors qu'elle n'a pas la moindre attirance pour ce genre de choses ; Tohno est elle aussi très introvertie, mais change de comportement dès qu'on lui propose de faire du cosplay, etc, etc....
Tous les personnages ont des personnalités et des comportements particulièrement travaillés, et possèdent une indéniable humanité. On prend un réel plaisir à les suivre, même dans des situations à première vue particulièrement ininteressantes.
L'humour n'est pas en reste dans la série, bien au contraire. On s'amuse vraiment en écoutant les tyrades d'otakus sur tel série ou tel réalisateurs. Un épisode est particulièrement hilarant, celui où l'un des membres se retrouve seul avec une jolie jeune femme et essaie de reproduire la scène façon eroge (avec un ou deux choix d'action à chaque fois) pour savoir quoi faire. La série est donc vraiment plaisante à suivre.
Inutile de vous préciser que la trame est inexistante, chaque épisode s'auto-suffit.
Côté musique, c'est plutôt bon. Une fois de plus, il n'y a rien de transcendant, mais cela suffit amplement à accompagner la série. Les openings et endings, en plus d'être sympa à regarder (j'adore le passage avec Tohno en pleine séance photo), sont agréables à écouter. Le travail des doubleurs est parfait, et colle aux personnages. Ce sont donc des voix normales, bien loin du bad-boy classique et de la petite fille à la voix détestable.
En conclusion, je ne peux que vous conseiller cette série, qui s'écarte des sentiers battus pour nous proposer un concept vraiment sympa. En l'espace de 12 épisodes, on arrive sans problème à apprécier la série, sans qu'elle nous parraisse ni trop longue, ni trop courte. Un petit OVNI qui nous change un peu des productions classiques.
En gros: j'ai adoré. Rien de plus que la vie quotidienne de ce petit groupe d'otakus, et pourtant bien plus digne d'intérêt que beaucoup de séries qui refont le monde ou qui parlent de triangles amoureux dans un collège ou dans un harem manga... Des personnages comme nous-mêmes, non seulement par leurs habitudes et leur style que par leur passion des mangas et des animes ;p et dont les petits travers et les aventures sont absolument délectables et poilantes (et c'est le cas de le dire, vous comprendrez si vous la regardez...), de la bourde socio relationnelle aux petites satisfactions caractéristiques des otakus. Bref, tout otaku digne de ce nom devrait voir cette série et devrait en principe s'en régaler!
Alors pour l'histoire Genshiken nous plonge dans le quotidien d'une groupe d'étudiants faisant partie d'un club ayant pour nom "La Société pour l'étude de la Culture Visuelle Moderne" (on va dire que c'est ça). En fait c'est un club d'Otakus :) qui passent leur temps entres les animé, les mangas, les jeux video, le cosplay, les maquettes, les conventions... des gens comme vous et moi quoi :).
On suit donc l'évolution (la non-évolution?) de ce groupe d'étudiants dans leur passion (plus ou moins partagée).
C'est vraiment une série originale. Les persos sont "normaux" (c'est quand même des otakus), pas de sex symbol, ils s'habillent comme tout le monde, ils puent des pieds et ont des poils au nez, ça pourrait être n'importe qui.
Ce qui est bien dans cette série c'est que l'histoire n'a pas besoin d'un histoire sortie d'on ne sait où pour être intéressante, pas de planète à sauver, pas d'histoire d'amour dramatique, juste le quotidien d'un club d'étudiants et pourtant c'est vraiment très prenant, c'est super drôle sans rentrer dans les gros clichés des otakus.
Donc voilà regardez Genshiken, que vous soyez Otaku vous-même (vous vous sentirez moins seul dans votre tare :) et y a plein de clins d'oeil) ou juste curieux.