Ghost in the Shell 2.0

Ghost in the Shell 2.0

Informations générales

Staff technique [liste]

Doublage

Ohtsuka Akio (Batou), Yamadera Kouichi (Togusa)

Synopsis

La section 9 est une unité spéciale de la police spécialisée dans la lutte contre le cyber-terrorisme. Le Japon de 2029 a vu se développer les cyber-cerveaux, les cyborgs, les robots à l'IA développés qui sont autant de cibles potentielles pour des hackers peu scrupuleux. Emmenée par le major Makoto Kusanagi, la section 9 doit faire face à un nouvel inconnu qui se fait appeler le "Puppet Master".

Remake du film de 1995 supervisée par Mamoru Oshii lui-même, ce film a vu ses scènes 2D remasterisées et certaines nouvelles scènes 3D intégrées.

Synopsis soumis par Afloplouf

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#Par Nayre le 01/11/2010 à 21:45

Plus de 10 ans après la sortie du magistral Ghost in the Shell, Mamoru Oshii nous livre ici une version remastérisée de son film culte. Véritable chef d'oeuvre, ce film a révolutionné, à l'instar d'un Akira, le monde de l'animation, prouvant à ses détracteurs que la japanime pouvait accoucher de films intelligents, sensibles et pouvant faire réfléchir.
Cette remasterisation s'est attardée essentiellement sur 2 points : le son et l'image; ne vous attendez donc pas à voir de nouvelles scènes ou autres clins d'oeils rajoutés pour les fans, la trame principale est strictement identique au film de 1995.

Attardons nous donc sur les 2 points qui ont mobilisés cette ressortie :
Concernant le son, le film se dote ici d'une toute nouvelle piste 6.1 (!!), qui s'avère absolument bluffante, les fusillades et les musiques enchanteresses de Kenji Kawai occupent tout l'espace sonore, en un mot le remixage du son est une réussite sur tout les plans, nous plongeant dans une toute nouvelle expérience lors du visionage du film et permettant de se plonger dans le film instantanément.
De plus, le son n'a pas été le seul à avoir été remixé : l'image a elle aussi subit un lifting complet, les traits des personnages apparaissant un peu plus fin, les lieux étant évidemment plus beaux; concernant les couleurs, même si les couleurs sont beaucoup plus soutenues et apparaissent évidemment plus belle dans le film, il faut savoir que le ton vert du film a bizarrement totalement disparu, les scènes du début de construction du robot ou de parcours du réseau se pare désormais d'une couleur orangée.

Alors, cette ressortie est elle une réussite totale ? Eh bien, pas tellement, un point de la remasterisation d'image concerne le remplacement de certaines séquences dessinées par des plans en 3D; et là, c'est la catastrophe, pas que ces plans soient foncièrement moches (quoique parfois trop lisse, trop plastique comme la peau du major), mais ces plans ne s'intègrent pas bien du tout dans le film ; on assiste alors à un jonglage permanent entre les scènes dessinées et des plans en 3D complète.
Il y a là de quoi s'intérroger sur le choix de ce changement permanent, n'aurait il pas mieux valu refaire le film tout en 3D ou remasteriser les images dessinées ? Mamoru Oshii a visiblement tranché entre les deux en optant pour un peu de ces deux options, choix qui m'a vraiment dérangé. Par exemple, au début, lors de la fameuse scène du saut dans le vide, on a pas l'impression d'assister à Ghost in the Shell, le major Kusanagi apparaissant tellement froide, tellement différente de notre vision qu'on en avait, en un mot étrangère. On assiste alors à la cultissime scène du saut sans vibrer, en ayant l'impression de voir une cinématique d'un jeu vidéo ... Gloups !!

Alors finalement, que penser de cette ressortie ? S'imposait elle d'elle même ? Pour moi, pas tellement, le film de 1995 vieillissant très bien, même si revoir ce film dans des conditions sonores optimales permet une meilleure expérience lors du visionnage.
Ghost in the Shell 2.0 demeure ainsi aussi prenant que son ainé, aussi passionnant sur les thèmes qu'il aborde du fait de la conservation de la trame d'origine, mais le tableau général est plombé par ces plans 3D qui sont pour moi les gros points noir de ce remix.

5/10

#Par RadicalEd le 13/03/2010 à 14:36

Tout d'abord, ce film est un remake de Ghost in the Shell, je vous conseille donc de vous y reporter pour avoir différents avis critiques.
Les différences entre ces deux films, sont une remasterisation de l'image pour une édition haute définition et l'ajout de 3D pour remplacer l'animation traditionnelle dans certaines scènes. Ces ajouts 3D concernent principalement les effets visuels associés au réseau, quelques véhicules, quelques plans de la ville ainsi que certaines scènes entièrement refaites.

Je vais me limiter, ici, à une critique assez succincte du film qui est applicable à la version de 1995 ainsi qu'à ce remake, car à mon humble avis, il faut le voir pour tout simplement se faire un avis.

Tout d'abord, concernant le scénario, il faut voir le film au moins deux fois car il est quasiment incompréhensible la première fois. Pour rappel, l'histoire se passe dans un japon cyberpunk où la technologie et les réseaux jouent un rôle prépondérant. De plus, l'enquête s'effectue sur fond de géopolitique et est construite de telle façon que les éléments (qui s'imbriquent parfaitement au final) sont très difficiles à assembler lors d'un visionnage unique.

Maintenant, d'un point de vue plus technique : La réalisation de Mamoru Oshii est magistrale, alternant passage contemplatif et scènes d'action, le tout en symbiose avec la musique somptueuse de Kenji Kawai.
L'animation est fluide et détaillée, les décors magnifiques et le fait de refaire certains effets en 3D ou d'ajouter des CG, a rafraîchi le résultat dans cette version.
Un bémol, tout de même... Personnellement, je ne trouve pas que toutes les scènes refaites en 3D s'intègrent parfaitement au film (je parle en particulier de la scènes d'introduction ou de la scène de plongée). Au contraire la scène finale a été parfaitement réhaussée par l'apport de la 3D.

Au final, cette nouvelle version du chef d'oeuvre de Oshii permettra peut-être aux personnes n'ayant pas encore eu la chance de le voir, de découvrir un des monuments de l'animation japonaise.

10/10