Ghost in the Shell

Informations générales
- Format: Film
- Année: 1995
- Titre original: Kôkaku Kidôtai
- Nombre d'épisodes: 1
- Site officiel: http://www.production-ig.co.jp...
- AKA:
- - 攻殻機動隊
- - GITS
- Relations: 7 fiches en relation
Staff technique [liste]
- Studio d'animation: Production I.G
- Production: Bandai Visual, Production I.G
- Réalisation: Oshii Mamoru
- Chara-design: Hiroyuki Okiura
- Mecha-design: Kawamori Shôji, Takeuchi Atsushi
- Auteur: Shirow Masamune
- Musique: Kawai Kenji
Version française
- Licencié: oui
- Titre français: Ghost in the Shell
- Editeur: Manga Video
Doublage
Atsuko Tanaka (Major Motoko Kusanagi), Akio Ôtsuka (Bateau), Iemasa Kayumi (The Puppet Master), Kôichi Yamadera (Togusa), Tamio Ôki (Section 9 Department Chief Aramaki), Yutaka Nakano (Ishikawa)
Synopsis
Japon 2029, l'agent Motoko Kusanagi, un agent cyborg de la section 9 (de la police), lutte avec ses collègues contre le "Puppet Master" qui pirate des "ghosts". Cette affaire va l'amener dans les plus hautes sphères politiques...
#Par dregastar le 11/10/2011 à 08:49
Voyage a travers le temps dans le passé de la Japanime.
Ghost in the Shell et Major se débrouillent encore.
Bon moi perso j'étais décidé a faire un long break en ce qui concerne les critiques mais je ne pouvais pas m’empêcher de me réconcilier sur le divan avec mon stylo bic et venir ici vous faire partager mes impressions sur cet anime. Ghost in the Shell je l'ai revu y'a un mois environ et l'effet qu'il m'avait fait était plus que sympathique mais fâché avec mon bic j'ai laissé l'opportunité de rédiger ma critique et donc j'arrive ici aujourd’hui avec l'envie de rattraper le coup.
Ironie du sort j'ai le syndrome de la feuille blanche alors que j'en avait des masses a vous dire et pourtant c'est pas l'envie qui m'en manque.
Bon comme j'ai de la ressource je vais tchatcher en parler avec vous comme si entre amis nous discutions a la hâte entre deux cours dans les couloirs de la fac ou entre un casse dalle et deux coups de pioche sur un chantier en bâtiment.
Je vais être bref dans la bref'attitude qui me caractérise c'est a dire plutôt que de rédiger un pavé de rumsteck je vais juste vous mitonner une livre de chipolatas en espérant que ça le fasse et que la digestion vous soit agréable.
V'la un "Opening"qui débute bien et s'écoute avec attention car il a de la personnalité et une identité propre ne ressemblant a aucun autre et là c'est un bon début pour moi.
Assis sur mon canapé en cuir de buffle je ne peux qu'admirer sur mon écran large 127cm la qualité du design, du graphisme et la beauté des dessins si bien colorés pour une ambiance cyber-punk assuree et habilement animés pour ce bon vieux dessin animé.
Là d'entrée j'ai eu l’impression que cet anime est de ceux qui traversent les décennies pour s'inscrire dans la catégorie culte et démontrer qu'a l'époque pour peu qu'on le veuille comme de nos jours il était possible de faire de bonnes choses avec un gros effort de travail, des moyens techniques, des sous, du talent et de l'idée. Oui comme vous pouvez vous en douter mon impression s'est confirmé et na pas été démentie jusque la fin de cet anime et comme toujours il y'a un mais. Celui ci concerne le chara design de l'heroine, la belle brune froide nommé Major Motoko Kusanagi qui je trouve a béneficiée d'un traitement inégal sur la durée car là où je la trouvais belle sur la première demi heure malgré sa froideur, chose assez rare chez une belle brune qu'on qualifie plus souvent de piquante et bien sur la dernière demi heure elle ressemblait a un autre personnage. Car je la trouvais changé moins bien dessinée et pourtant mis a part les circonstances de l'aventure éprouvante quelle menait je ne trouvais pas d'autre justifications à cette inégalité de traitement qui me l'avait rendu semblable a un cachet d'aspirine sur pattes.
Sur le chara-design d'ensemble des autres personnages et bien je fut ravi tout me va!
Un autre point sympa et qui compte quant on fait parti de ceux qui habituellement ne regarde un anime japonais qu'en VOSF c'est le doublage français!
Je l'ai trouvé excellent et bien joué et si ils étaient tous ainsi peut être que je me mettrai de la VF plus souvent car on sent les doubleurs impliqués. C'est a souligner car de nos jours a contrario du dessin de de l'animation ça reste un domaine où quelques soient les différences d'époque ont est sur un pied d'égalité dans la création artistique. Le doublage on y met de l'application, du talent et de l'émotion si on veut que l'effet prenne et cette règle est immuable en 1995 comme en 2012.
Mis a part ça l'animation n'est pas en reste car je peux vous dire que dans la première partie du film on assiste a une course poursuite d'anthologie et encore aujourd'hui celle ci tiendrait la dragée haute a beaucoup de scènes d'actions de ce type.
Les combats sont réussi et le tout premier est un modèle du genre de combat au corps a corps et d'enchainements utilisant les arts martiaux qui me font penser qu'en plus d'avoir de belles gambettes le Major Motoko a un sacré jeu de jambes pour se taper contre ses adversaires.
Mon regret est d'avoir été sevré de ce type de scènes alors que certaines qui auraient pu être traitées de manière plus courte durent a l'infini et au delà, créant chez moi un sentiment proche de l'agacement qui a l'accoutumé est annonciateur d'un ennui probable et imminent.
Ceci dit je vous parle là du quasi monologue nécessaire et intelligent de la part d'un méchant dans l'histoire qui bien que surabondamment invité a rentabiliser son temps de parole ma mis le bourdon grave et ce malgré la réussite et l’intérêt suscité par celui ci.
Ha oui c'est le "the mechant of the story" qui fait partie de ceux me faisant penser un peu a des dieux omnipotent et omnicient sur l'univers dont ils dépendent. Un peu comme le héros invincible et tout d'un bleu scintillant du film Hollywoodien Watchmens (ou un truc qui se prononce comme ça donc désolé si j'écorche le nom).
Enfin tout va bien tout de même au niveau des impressions positive car sans aucun doute ce qui ma le plus emballé pour un film animé de cet époque c'est bien la réalisation que j'ai trouvé excellente. Car le génie était là de par la façon de présenter les personnages de choisir les scènes, les plans, de les faire évoluer et se succéder dans un style digne d'un thriller SF d'émancipation et d'action tout droit né des mains d'un magicien d'Hollywood. Comparable aux films que l'un de ces magiciens nous ont pondu tels Matrix ou celui que j'ai cité plus haut ou bien encore ceux cité par mon confrère en dessous, oui Ghost in the Shell a un coté grand cinema que j'aime. Il me revient en mémoire ces plans et ces moments filmé sous la pluie a mi jambe caméra a raz du sol dans une scène que je ne déballerait pas tout comme ce fameux premier combat avec sa musique en cloche lourde et du plus bel effet. En réalisation Japanimesque c'est le haut du panier de l'époque et qui n'a pas a rougir aujourd'hui quelque soit les progrès qui ont été fait car le style c'est justement d'en avoir un et de le demontrer avec audace.
Alors oui on peut dire que GITS n'a rien inventé et s'est nourrit de diverses oeuvres et qu'il n'apporte rien de neuf avec son coté cyborg qui ressent des émotions et se cherche a en espérer de devenir humain dans son besoin d'exister en tant qu'être a part entière. Mais voila a la réalisation le style est personnel et a ce niveau là il réussi tout de même au moins à se démarquer ou a se faire remarquer.
Là ces 3 dernières phrases que je viens d'écrire c'est le genre de celles que vous sortira en puissance mille notre ami the méchant qui mettra la section 9 sur les dents car oui notre héroine dépend d'une section d'élite en charge des affaires de cybercriminalité. Elle est soutenue et par sa hiérarchie dont les rouages ne nous échapperont pas tout comme son fidel coequipier Batou. Batou le fidèle avec son look à lunettes comme pas deux et avec son irrésistible voix me renvoyant a l'illustre acteur Scharzennegger version voix officielle made in France.
Je vais pas épiloguer longtemps et plutôt conclure sur le soin apporté au design, aux fonds, aux décors et oui bien sûr aussi sur celui concernant les plans en ville qui sont vraiment envoûtant apportant un réalisme certain a ce film. L'un des plus beaux plan filmé de pluie tombant sur une ville que j'ai pu voir en Japanime et bien c'est dans celui ci qu'il se trouve et j'ai toujours admirer les représentations de villes dans les dessins animés surtout quant elle sont particulièrement mises en valeur et réussie.
Quant à l'ending a lui seul on peut en faire une critique élogieuse alors ça se passera de commentaire pour ma part si je veux pouvoir conclure sur ce 8 que j'avait initialement en tête et que j'associe a un 5 étoiles mérité. Ce maximum d'étoiles je l'offre pour le respect et l'admiration que j'ai pour la réalisation éblouissante dans Ghost in the Shell le film. Cela malgré la deuxième et fin de partie pas complètement a la hauteur de la première qui elle était plus que réussie.
Enfin sinon N'hésitez pas avec la série ''Stand Alone complex" c'est du tout bon mais passez par ce film dans un premier temps si vous me permettez ce conseil.
Voila c'est fini pour les chipolatas que j'ai cuisiné en quantité plus que prévue et il me reste donc qu'a vous souhaiter une bonne séance que vous soyez néophyte ou que vous l'ayez deja vu.
Voila merci et c'est tout pour moi.
#Par Deluxe Fan le 07/11/2010 à 05:56
Ghost in the Shell : Classiques parmi les classiques.
Jusqu’à présent mes incursions dans le genre cyberpunk furent aussi rares que marquantes. Le premier anime pour adultes que j’ai vu n’était autre que Gunnm et j’en garde un souvenir impérissable (je n’avais qu’une douzaine d’années à ce moment là, alors un film comme celui-là ça marque ^^). Depuis j’ai acquis une petite expérience dans le domaine de la japanime qui me permet de dire que j’ai vu assez de classiques pour avoir une bonne idée de ce qu’offre le genre, même si je n’ai pas approfondi le sujet. Je sentais néanmoins que je n’en resterais jamais qu’aux balbutiements si je ne voyais pas au moins une fois Ghost in th Shell, d’autant que c’est mon premier contact avec un film de Mamoru Oshii.
La question va être de savoir si un film vieux de quinze ans, vu entre deux épisodes d’une série actuelle et à quatre heures du matin, saura m’offrir le même impact que tout ce que j’ai vu dans le genre depuis. La réponse est non, évidemment. Mais objectivement, GITS reste un très bon film.
Comme le fromage et le jus de raisin, l’animation japonaise des années 90 se bonifie avec le temps. GITS, malgré son âge relativement avancé, est superbe à regarder. Pas tant sur les personnages, pas bien beaux au demeurant, mais sur la réalisation technique et les décors. Le début du film m’a scotché, avec ses décors urbains magnifiques. Je suis de toute façon fan des décors de villes futuristes en tout genre, et je fus aux anges de voir que GITS faisait une énorme place aux décors, avec des scènes de plans larges qui permettent d’apprécier les arrières-plans minutieux et particulièrement réussis (y’a des moments où j’ai vraiment cru à des photos incrustées).
Bien sûr, une des scènes pivots du film est l’interlude situé à un peu plus du premier tiers, qui nous offre une sorte de tour de la ville sur fond du thème principal composé par Kenji Kawai (thème qui est quasiment la seule musique du film). Cette scène culte est intéressante à plusieurs niveaux : elle joue le rôle de transition entre la première demi-heure de film qui sert surtout à exposer l’univers, et en même temps elle présage de ce qui va arriver à la fin, puisque l’on voit le visage de l’héroïne se croiser avec ce qui semble être un autre elle-même, etc… En tout cas, cette scène seule résume tout ce qui m’a plu dans ce film.
Et on va donc passer à ce qui m’a un peu moins plu, ce qui coïncide avec mon étude du fond. Je ne vais pas étudier les personnages et l’histoire dans le détail, mes collègues s’en sont chargés et de bien belle manière. Permettez-moi de passer directement à ma thèse.
En voyant le film j’ai compris pourquoi il était considéré comme un classique. Parce que dans la sphère des animés cyberpunks, ce film est finalement très mainstream. Il recycle les thématiques que Tezuka, inspiré par Isaac Asimov, abordait il y a des décennies. De même, les animés cyberpunks plus récents appliquent toujours les mêmes recettes. Dans GITS : l’héroïne est une femme (comme Gally, Lain ou Re-l) ; cela se déroule dans un univers où la technologie a pris le pas sur la nature ; les cyborgs, robots et autres AI sont monnaies courantes ; l’histoire va systématiquement se centrer sur la limite de moins en moins claire entre l’homme et la machine, l’esprit individuel et le Réseau, le vivant et le synthétique. L’anime n’échappe pas aux références cinématographiques non plus : Oshii s’est inspiré du Blade Runner de Ridley Scott, et GITS a inspiré les frères Wachowski pour les Matrix. L’affaire du Puppet Master, entité informatique qui cherche à prendre son essor, rappelle de loin Skynet dans Terminator, l’agent Smith dans Matrix, le virus Cogito d’Ergo Proxy, Tima dans Metropolis, le court-métrage d’Otomo dans Manie-Manie, etc… (je n’ai pas le temps de chercher d’autres références pertinentes mais vous pouvez continuer chers vous). Et tout cela nous ramène encore et toujours au mythe de l’être artificiel qui veut posséder une âme humaine, telle que Carlo Collodi l’exploitait déjà dans Pinocchio au XIXe siècle.
Je me fous de savoir si ce film a été le premier, le dernier, le plus connu, le plus obscur du genre. Ce que je veux dire c’est que ce film manque furieusement selon moi d’une quelconque originalité, et qu’en fait c’est le genre tout entier du cyberpunk qui tourne en rond depuis longtemps. J’ai l’impression d’avoir déjà vu ces thèmes, ces personnages, ces histoires. Cela fait cinquante ans que ça dure, mais personne ne l’avait relevé puisque les animés cyberpunk offrent un travail souvent exceptionnel sur le forme, et cela suffit à tout le monde. Moi j’en demande un peu plus.
Ce qui ne nuit pas au plaisir que j’ai eu de découvrir la Section 9, le très charismatique Major Makoto Kusanagi (que l’on verra un peu trop souvent à poil, la pauvre), son équipier Batô (dont la voix française est celle d’Arnold Schwarzenegger) et les autres personnages. L’histoire en elle-même est assez bien faite : elle nous plonge dans le scénario de manière abrupte, mais elle est cohérente et d’un seul tenant (elle ne tranche pas dans le lard du manga original comme l’ont fait Akira et Gunnm). Les scènes d’action sont moins présentes que dans les deux films que je viens de citer mais elles sont bien spectaculaires, comme les affrontements entre personnes invisibles, ou encore le duel final entre le Major et un tank, rien que ça.
J’ai trouvé la fin du film assez triste, et elle m’a laissé une mauvaise impression. En tout cas elle ne donne pas lieu à une éventuelle suite, à première vue. Pourtant tout un tas de séries ont dérivé de la licence GITS, et j’ai bien envie d’aller voir à quoi ça ressemble ; car même si l’univers du film s’inscrit dans un genre sclérosé, il est suffisamment beau et riche pour qu’il donne envie d’y retourner.
Les plus
- Scénario palpitant
- Décors SF à tomber par terre
- Ambiance unique grâce aux musiques de K. Kenji
- Ne craint pas les années
Les moins
- réunion de tous les poncifs du cyberpunk
#Par El Nounourso le 02/08/2008 à 03:55
Un des tout premiers films d'animation jap' qu'il m'ait été donné de voir, il y a de ça... (pifomètre activé) 7 ou 8 ans j'dirais. Depuis, je l'ai revu un certain nombre de fois, jusqu'à ce que je bousille mon DVD, puis que je le rachète pour un ultime visionnage. Moi qui voulais tout bêtement me remettre en mémoire l'histoire, je me suis encore retrouvé scotché. Mamma mia, quel chef-d'oeuvre ! Quand on pense que tout cela remonte à 1995... c'est assez incroyable. Bon nombre d'animes actuels ne lui arrivent pas à la cheville, ne serait-ce que techniquement.
Véritable icône cyberpunk, Ghost in the Shell dégage une aura très particulière, celle propre aux films maîtrisés du début à la fin, où chaque plan transpire la virtuosité et la talent, à l'image des séquences muettes capturant l'essence de ce Hong Kong futuriste, immense et chaotique. La musique, principalement des chants en japonais ancien, joue elle aussi un rôle majeur, chargeant d'émotion ces errances urbaines. Les perspectives audacieuses et les jeux d'ombre travaillent de concert pour accentuer l'aspect tantôt oppressant, tantôt étourdissant de cette ville infinie. Sans aucun doute une des plus belles mégapoles jamais dessinées.
La finesse des décors est à l'image du reste de la réalisation : exemplaire. L'animation est fluide, les mouvements crédibles, le chara-design sobre et efficace (avec un soin notable apporté à la modélisation de Kusanagi). Même aujourd'hui, les séquences en CG sont loin d'être ridicules et certains effets graphiques ont bien la classe : combinaison thermo-optique, vision avec filtres assistée par ordinateur, point de vue subjectif "grand angle" avec proportions déformées, etc. Le souci du détail se ressent à chaque instant, comme par exemple le passage où l'héroïne cyborg, du fait de son poids, déforme la surface du toit d'un bâtiment en se réceptionnant.
Rien que pour ces aspects purement artistiques, Ghost in the Shell vaut le détour. Mais en plus de cela, le film possède un excellent scénario qui, bien qu'un peu déroutant au départ, se révèle finalement très bien ficelé. En marge de quelques impressionnantes scènes d'action (gunfights, poursuites, acrobaties diverses et variées), de passionnantes réflexions sont soulevées par Kusanagi et, vers la fin, par le Puppet Master, qui n'auront de cesse de questionner leur nature et le but de leur existence. Qu'est-ce qui différencie l'homme de la machine ? Un robot qui a peut-il accéder à la vie ? Qu'est-ce que l'âme ? Sans oublier les pistes au sujet des possibilités, des dérives, voire des finalités des réseaux d'information et des technologies informatiques.
Ghost in the Shell est d'abord une merveille visuelle et sonore que tout amateur de SF saura apprécier à sa juste valeur, mais c'est aussi un véritable polar futuriste bien mis en scène, avec une histoire aboutie dotée de personnages intéressants (au moins le couple Kusanagi / Batou). Troisième dimension : le film de Mamoru Oshii aborde avec talent des questions d'ordre philosophique voire métaphysique en se servant de l'habituelle opposition homme / machine. Et le miracle, c'est que toute cette mécanique fonctionne parfaitement !
#Par Solweig le 02/07/2007 à 16:17
A mon humble avis, GITS est avant tout une oeuvre précurseur qui tente de répondre à la question de l' humanité au travers des réseaux numériques naissants (nous sommes en 1995 ...). L' anime donne sa version de "la vie des machines", je cite une critique que je trouve particulièrement pertinente :
"Quelle est la différence entre Kusanagi et un mannequin ? Si une machine est capable de réfléchir, de devenir autonome, quelle distinction peut-on encore faire de l'extérieur ? Que faire si un bug permet d'acquérir la conscience, la liberté ? Le supprimer ? Le favoriser ? Le Puppet Master répond par lui-même à ces questions. Son incapacité à se reproduire mais pas à l'identique (comme on copie en programme ou un fichier). Il a besoin d'un mode de reproduction qui induirait une évolution. C'est une des raisons qui le pousse à se fusionner avec le "Major". Le corps d'un cyborg enfant contemple la mégalopole qui semble si étriquée par rapport au Net. On perçoit ces ambitions, sa capacité à "survivre". Où va l'humanité ? Où va la vie ? Masamune Shirow propose une réponse effrayante et optimiste pour la vie, alarmiste pour l'humanité."
Oeuvre magistrale, Ambiance particulière, "Machines" ayant des poses limite érotiques par instant pour renforcer le côté humain, le tout agrémenté par une musique qui colle au film. Une oeuvre pousse à la réflexion sur soi et sur les certitudes que nous pouvons avoir sur les bases de notre humanité.
#Par loveblood le 29/06/2007 à 10:24
Oeuvre magistrale de fin de siècle avec Akira, Ghost in the Shell reste la référence en matière de long métrage animé japonais. Réalisé par le talentueux Mamoru Oshii (Patalabor I et II, Avalon, ...) et musicalisé par son comparse Kenji Kawai (de nombreux Ghibli et Oshii), GITS (pour les habitués) conte l'histoire futuriste d'une brigade anti-terroriste.
Ce serait rentrer davantage dans le synopsis que de briéver l'histoire. C'est pourquoi en quelques lignes je vais essayer de déveloper un avis constructif.
Tout d'abord, à tout ceux qu le jugent rébarbatif, je répondrai que GITS est une oeuvre adapté des mangas de Masamune Shirow, mais aussi et avant tout la vision très personnelle de Oshii (on y remarque d'ailleurs pas mal de clins d'oeil à ses propres films). Il faut donc en déduire que, ces deux auteurs mondialement connus étant très intellectuels, et que contrairement à certains réalisateurs qui ne se basent que sur la violence pour acquérir de la notoriété, Shirow et Oshii quand à eux ont bati leur succès sur la force de leurs scénarios avant tout. Ces deux maitres du manga en ont d'ailleurs inspiré plus d'un (les réalisteurs de Matrix par exemple).
Il faut aussi recadrer l'époque de sortie du film. On est dans les années 90, le manga et l'animation nipponne n'ont pas encore percé mondialement et les studios de l'archipel ne sont connu pour le moment qu'avec les très contreversé manga d'AB (Ken, Goldorak, DBZ, les Chevaliers du Zodiaque, ...) et un certain Akira (rempli de violence inutile par rapport aux livres, il faut bien l'admettre).
Mamoru Oshii suit de près la série de Masamune Shirow et est assez tenté d'en faire un métrage. Il tente l'affaire (en collaboration avec les studios IG, a qui on doit par la suite la série GITS SAC, exellente aussi) et réussit avec brio grace à une bande-son originale, des techniques innovantes (3D, couleurs superposées...) et des scènes captivante. Mais ce qui fait avant tout son succès, c'est son scénario magistralement fusionné entre le manga et l'animation.
Pour finir, je dirai que GITS est sans conteste le meilleur long métrage animé du 20 siècle, suivi de près par Akira.
#Par deathangel le 28/04/2007 à 21:07
…Là faut qu’on m’explique… J’ai pas tout compris… hé hé…
En premier lieu : ça rime à quoi au juste ce film ? Où est l’action ? Où est ne serait-ce que le simple intérêt ?… Résumé de l’histoire : dans le futur, année 2029 me semble-t-il. Plein de cyborgs partout – la situation est gravissime. Heu… Y’a des problèmes avec une intrigue hypra-complexe que mon pauvre cerveau de blonde n’a pas entièrement assimilé. Soit. Kusanagi n’est pas une marrante, elle a elle aussi beaucoup de problèmes dans sa vie (et on compatit) qui font qu’elle est incapable d’esquisser ne nous serait-ce qu’un semblant de sourire. Ah oui il y a un grand méchant du nom de Puppet Master qui à plusieurs foi a failli me faire décoller de mon siège (humour ça va sans dire).
Soyons tout de même tolérant : ce film est {censé} être un chef-d’œuvre sans doute car il est {censé être} philosophique… Sauf que bon, perso, « la minute philosophique » quand notre superbe héroïne a fini son petit plongeon au milieu des poissons, ça le fait moyen. Dans le genre ‘qui je suis, qu’est-ce que mon passé’, de superbes expressions qui font cogiter dans la tête du spectateur… Enfin bon , moi j’ai plutôt eu envie de lui dire d’arrêter son speech à deux balles et d’aller se battre un peu histoire de faire avancer le film… Et le pire, c’est qu’à chaque fois j’espérais qu’il y ait quelque chose qui se passe… Ra la la, je me suis bien faite avoir…
Bon faut quand même dire que les graphismes sont d’une grande qualité, c’est certain. Mais voilà, au bout des dix premières minutes, j’espérais déjà : ‘ne me dites pas que tout le film va continuer sur cette lancée…’ C’est sur que chacun a ses préférences, mais là quand même, je comprends pas tout : y’a aucuns sentiments ; les persos rien que par leur attitude (et plus particulièrement la manière dont ils s’expriment – vous m’excuserez mais je n’ai pas un dictionnaire cyber-technique implanté dans le cerveau, et je dois dire que des fois, j’aurais bien eu besoin d’une petite traduction) ont l’air d’envoyer bouler tous ceux qui n’on pas eu leur diplôme d’ingénieur ; la musique est trop peu présente, et lorsqu’elle l’est, bizarrement ça ne colle pas franchement à l’ambiance (ouais parce que bon , les petites voix africaines moyen dans le décor futuriste… Quoique c’était peut-être pour faire réfléchir ? Mais oui voyons, soyons ‘nature’, regardons un peu ce que la technologie nous apporte… Attention made in Japan…) ; la fin n’était pas mal elle aussi… Faut juste que je m’en rappelle (c’est dire comme elle m’a marquée)…Bien sûr, comment ai-je pu oublier la superbe fusion très originale [on s’y attendait pas, non] , avec en prime un petit corps tout beau tout neuf [ben oui allons bon, c’est pas raisonnable de laisser notre héroïne avec un bras en moins, surtout que vu comme ça lui a fait mal, on peut vraiment pas la laisser dans cet état] mais dites moi, ça ça en jette comme fin ! Non sérieusement, c’est vrai que je ne suis pas très tendre avec ce film, mais il l’a un peu cherché tout de même… Enfin après chacun son avis, comme je l’ai dit précédemment (soupir…).
On va prévenir par sympathie tous ceux qui seraient curieux de voir ce « « chef-d’œuvre » » : ben y’a pas d’action, y’a pas d’humour, y’a certes une fille presque toujours à poil [heu oui d’ailleurs le côté ecchi c’était pour quoi faire ?] mais elle fait pas grand chose à part donner des directives et faire de la métaphysique {mais attention, c’est du travail de pro} – ah si sinon elle dialogue aussi avec son moi intérieur [c’est-à-dire le vilain maître des poupées] ; y’a quand même quelques micro-scènes gore mais bon vu l’ambiance globale ça fait plus pitié qu’autre chose. Heu ben sinon, le côté positif c’est que ça fait un bon somnifère… Bon courage…
#Par beber le 30/03/2007 à 22:08
Ouloulou, la grosse déception, que dis-je l’énorme déroute.
Que n’aurais-je jamais du m’aventurer sur les terres de ce film. Mais en même temps vu sa réputation, comment passer aux travers ? Voila en fait je ne pouvais pas deviner ce qui m’attendait là. Et qu’est ce qui m’y attendait finalement ? L’ennui. Mais pas l’ennui de basse cour, celui qui vous fait regarder votre montre et pousser un soupir lorsque vous vous rendez compte que la coupure de la pub n’est même pas encore arrivée. Nos je parle là de l’ennui le plus fatal, celui qui endort.
Car tel est bien l’effet que m’a suscité Ghost in the Shell. Plus d’une fois j’ai du lutter tel un héro de shonen contre cette force invisible qui voulait clore mes yeux. Bref il est temps pour moi d’expliquer pourquoi.
Tout d’abord il me faut reconnaître une qualité à GiTs. Le scénario en soit n’est pas mal. Attention, j’ai dit en soit. Parce que proposer une bonne histoire c’est bien (ça devrait même être le minimum syndical par ailleurs) mais il faut que l’ensemble suive. Est-ce le cas pour l’œuvre de Shirow Masamune ? Clairement non.
Bon, ce mélange de cybernetyco punko robotique a de la personnalité, une véritable « patte ». Néanmoins la réalisation fait à des moments peine à voir. Le doublage est mauvais. Je ne remarque que très rarement cela car il faut le reconnaître l’ensemble des séries japonaises bénéficient d’un traitement qui pourrait rendre jaloux plus d’un européen. Le problème du coup c’est que lorsque ce doublage est mauvais, cela se remarque plus aisément. Principale personne mise en cause (Motoko Kusanagi) qui nous gratifie d’une prestation d’une lenteur et d’un monocorde faisant pâlir le relief du plat pays.
L’animation pourtant parfois très correcte voir même bonne pour une série de cette âge, malheureusement flanche voir s’écroule lors des passages où l’action ne prédomine plus. Le contraste est saisissant, l’on passe d’une bande animée fluide à une bande sensée être animée, passant 5 images par minutes.
Autre aspect déplaisant (me concernant), la musique, Il est probable que son coté réfractaire ne soit finalement lié qu’à mes goûts personnels, mais je l’ai trouvé bizarrement en décalage avec les images, utilisée mal à propos, et pas assez variée.
Alors j’ai dit que le scénario proposait des pistes intéressante tout à l’heure. Oui mais proposer n’est pas tout. Il y a nécessité de convaincre le visionneur par la suite. Car on se demande pendant longtemps finalement quelle est l’histoire de ce film. Est-ce l’histoire de Motoko Kusanagi ? Est-ce celle de la section neuf ? Le coté Puppet Master vient à mon avis se poser sur la trame comme un cheveu sur la soupe. Certains trouveront le concept intéressant, j’évoquerais de mon coté la supercherie scénaristique (tout comme je pourrais le faire pour matrix dont on se demande si ce film n’a pas pompé en partie l’œuvre japonaise quand parfois certains éléments s’en rapprochent étonnement).
A noter également un coté echii qui, ben comme d’habitude pour le echii ne sert à rien (ah si montrer une nana à poil…animation japonaise quand tu nous tiens…soupir)
Bref conclusion : un départ intéressant, et un développement ennuyeux à mourir ou tout du moins s’endormir dans mon cas. Il parait que c’est un chef d’œuvre je cherche toujours aujourd’hui pourquoi.
#Par AngelMJ le 26/12/2005 à 11:35
Ghost In The Shell est une expérience unique qu'il faut voir au moins deux fois pour en comprendre tout l'intérêt. Car pour moi, deux visionnages sont indispensables à sa totale compréhension.
Constat du premier visionnage :
Déjà il va s'en dire que les graphismes sont fort agréables pour l'époque. Les détails fournillent, que ce soit en ville ou dans les pièces. Les couleurs ne sont ni trop claires, ni trop foncées, parfaites pour représenter une époque futuriste. L'animation est elle aussi des plus réussies. Bien qu'assez limitée lors des dialogues, elle prend toute sa spendeur lors des scènes d'actions (il suffit de voir les multiples détails d'un bras mécanique qui se casse... merveilleux de réalisme).
La BO est elle aussi très réussie : un générique énigmatique et limite angoissant, un long moment de pause dans le film servi par la même musique, un ensemble réussi et adapté à chaque scène.
Par contre, concernant les personnages et le scénario, ça reste assez confus au premier abord. J'avoue que lorsque j'ai vu le film la première fois, je n'ai rien compris. Mais sentant tout de même une certaine profondeur, j'ai décidé de le voir une deuxième fois.
Constat du deuxième visionnage :
L'avantage de revoir un film, c'est que l'on prête plus attention aux détails qui auraient pu nous échapper au premier abord. Après m'en être pris plein la vue et les oreilles, j'ai essayé de me concenter plus sur le scénario et les personnages. Et là, grosse surprise, j'ai compris l'intégralité de l'histoire!
Il faut avouer qu'il faut un certain temps d'adaptation avant de s'immerger totalement dans le monde de GITS. Mais une fois dedans, on n'en sort plus. Moi même qui trouve le sujet sur la relation homme/machine fort lourd et mainte fois utilisé, j'ai totalement accroché au thème dans ce film. Le personnage de Kusanagi y est pour beaucoup car si éloigné au premier abord, on se sent proche du perso par la suite et on arive à comprendre sa douleur mentale. Vraiment prenant.
Pour moi, ce film est un film culte que tout fan d'animation se doit de posséder ou au moins de visionner.
#Par alce le 08/08/2005 à 23:05
Arf ! Un autre film d'anthologie !
Les musiques de Kenji Kawai sont...déroutantes et sublimes ! Tout comme le film qui peut se prendre de plusieurs manières.
Ceux qui cherchent un simple divertissement trouveront là un film avec de l'action, un monde cyber-punk, un scénario qui tient la route. Bref, de quoi passer un moment.
Le meilleur reste à venir lorsque l'on décortique l'oeuvre. Mamoru Oshii a réussi à transcrire une bonne partie de l'oeuvre de Masamune Shirow tout en évitant le techno-blabla inhérent et à y incorporer ses propres visions.
Les critiques précédentes donnent déjà pas mal d'indication là-dessus.
Je voudrais rajouter que les bonus du DVD laissent envisager 3 directions possibles du scénario. Un véritable bonheur !
Tout le monde en a salué la prestation, n'hésitez pas à vous faire une opinion dessus !
#Par jayf le 22/11/2004 à 18:48
Je rajouterais à la critique précédente que pour comprendre pleinement l'ampleur de ce magnifique film, il faut chercher un peu du côté de la communication; notamment la cybernétique de Norber Wiener ainsi que les théories du connexionnisme. Ensuite, décortiquez chaque plan, ne serait-ce que le générique du début (la position de Kusanagi, l'évolution des couleurs, les paroles des chansons etc). Dépoussiérez vos livres de philosophie de Kant, et revisionnez le film...
Ghost in the Shell est une mine d'or, et je peux affirmer qu'après l'avoir vu une dizaine de fois, il me reste encore des choses à découvrir. C'est le point de départ d'une réflexion qui vous mènera jusqu'à Avalon de... Mamoru Oshii et tous ses autres films qui parlent d'un futur, qui remettent en cause l'existence de l'humanité et son but sur cette terre.
#Par Soul @ngel le 20/06/2004 à 19:43
Ghost In The Shell (GITS) est un anime qui mélange réflexion et action. A la fois action car de nombreuses scènes sont assez mouvementées et à la fois réflexion car le ton du film est sérieux et que le monde décrit par le réalisateur Mamoru Oshii est une société ou cohabitent humains et robots avec tous les problèmes que cela engendre.
Dans cet univers, les robots ne sont pas des faire-valoir des hommes, ni leurs esclaves, hommes et robots sont égaux. Ce n'est pas la même thématique que dans "Métropolis" où les robots sont de simples machines peu évoluées et complètement asservies.
Les différents protagonistes sont très équilibrés et charismatiques, notamment le major Kusanagi et Batou.
Ce film n'est pas aisé à comprendre et je vous conseille comme beaucoup d'autres animes, de le visionner plusieurs fois. Comme souvent dans ce genre d'univers, certaines questions métaphysiques réapparaissent: les robots ont-ils une âme, qu'est ce qui définit la vie, qu'est-ce qui différencie un robot d'un humain si ce n'est la structure de leurs corps... ?
L'animation est superbe, les décors sont très détaillés et les musiques sont du même niveau.
Ce film est l'exemple parfait du film de science fiction intelligent, avec une fin qui laisse de nombreuses ouvertures.
Pour conclure, GITS est une référence de la science-fiction animée bien qu'il faille parfois s'accrocher pour tout suivre. Mélangeant habilement action, politique, rélfexion et cyber-life, Ghost In the Shell est une oeuvre culte. Au même titre qu'Akira, c'est un film d'animation qui fait réfléchir avec un scénario où brillent profondeur psychologique et intrigues politiques complexes. Le nouvel opus, GITS Innocence va bientôt arriver, et après avoir vu GITS, je pense que vous serez comme moi, à attendre impatiemment cette "suite".
