Innocence (Ghost in the Shell 2)

Innocence (Ghost in the Shell 2)

Informations générales

Staff technique [liste]

Version française

Doublage

Atsuko Tanaka (Motoko Kusanagi), Akio Ohtsuka (Batou), Kouichi Yamadera (Togusa), Tamio Ohki (Aramaki), Naoto Takenaka (Kim)

Synopsis

En 2032, cyborgs et androïdes ont pris le pas sur l'humanité, reléguant cette dernière au rang d'exceptions, tant les hommes ne se passent plus de modifications cybernétiques.

Le major Kusanagi a disparu, probablement quelque part dans les méandres de l'internet, et c'est donc accompagné d'un autre équipier, Togusa, que Batou va se lancer dans une enquête inhabituelle. Ainsi, plusieurs (sex)androïdes ont massacré leurs propriétaires, pour ensuite se suicider. Batou et Togusa seront lancés sur la piste d'un clan de yakusas, puis d'une mystérieuse entreprise nommée Locus Solus.

Synopsis soumis par marwen

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#Par El Nounourso le 12/08/2008 à 16:07

9 ans après Ghost in the Shell (GITS) déboulait Innocence. Pas évident d’offrir une suite digne de ce nom à une œuvre aussi complexe, reconnue et encensée dans le monde entier.

J’imagine que ceux qui s’intéressent à Innocence ont déjà vu GITS 1, je ne m’embarrasserai donc pas de balises spoiler. Le premier volet s’achevait par la fusion de Kusanagi avec le Puppet Master. Cette fois, la femme cyborg n’est plus au cœur du récit, ce dernier étant centré sur Batou et son nouvel équipier Togusa. Les deux compères mènent l’enquête sur une affaire d’androïdes « de confort » agissant de façon inattendue. En effet, un certain nombre de ces marionnettes sexuelles ont assassiné leurs maîtres et se sont ensuite suicidées, un comportement suspect pour des êtres dénués de conscience. Dans son déroulement, l’enquête est plus classique que celle de GITS 1 (passage au commissariat de quartier, avis d’expert, confrontation avec les yakuzas du coin pour remonter à la source des crimes, etc.), ce qui la rend, en contrepartie, très efficace.

Ce qui faisait la richesse du premier film était bien entendu la pertinence et la richesse des questionnements philosophiques autour de la condition des androïdes et des l’IA « pures ». Innocence s’engage dans la même voie en essayant de cerner ce qui caractérise l’humanité, de s’interroger sur la notion de corps « physique » et « virtuel ». D’excellentes trouvailles graphiques et narratives mettent en relief ces éléments, mais il n’y a finalement pas grand-chose de neuf sous le soleil. Les deux personnages principaux s’amusent à discuter par citations de penseurs interposées, ce qui, en plus d’être un peu ridicule, donne des dialogues pas toujours très construits. Ces derniers sont constitués essentiellement de pistes floues qui n’appellent finalement aucune réponse. En soi, ce n’est vraiment grave, car le très bon scénario compense cette relative stagnation de la réflexion, mais, sur la forme, ça reste dommageable. L’utilisation de ces « morceaux choisis » n’est heureusement pas systématique.

Quant à la psychologie des personnages, elle est beaucoup plus mise en avant que dans GITS 1. L’implication de Batou et de Togusa dans l’enquête, leur relation en tant qu’équipiers, leur rapport au virtuel… tout ceci est exprimé de façon à rendre nos deux héros crédibles et, quelque part, attachants. Je pense notamment à Batou, brute épaisse qui n’hésite pas à massacrer une bande de gangsters sans sommation. Dans Innocence, il retrouve une belle part d’humanité dans la connexion qu’il entretient avec son chien, ainsi qu’au travers du souvenir de Kusanagi. Par rapport au premier film, Batou et Togusa ont indéniablement gagné en épaisseur, un progrès qui mérite d’être souligné.

Techniquement c’est du très bon boulot, avec un joli mariage 2D / 3D et une animation sans faille. Plus variés et aussi plus originaux, les différents décors plantent une atmosphère surréaliste du plus bel effet, atmosphère renforcée par l’excellent travail du compositeur Kenji Kawai qui se retrouve une nouvelle fois aux commande de la musique. Même si c’est plus un clin d’œil qu’une marque de flemmardise, j’ai quand même un peu regretté de retomber sur le thème de GITS 1, quasiment à l’identique, au milieu du film. Cette scène du défilé est d’ailleurs une des moins réussies visuellement. La synthèse est bien trop omniprésente. Dans GITS 1, la scène équivalente (muette et accompagné de la même zik) était certes moins originale mais bien plus belle et poétique.

Innocence est une excellente suite dans le sens où elle évite le piège du remake. Au lieu de cela, elle nous offre un spectacle assez grandiose, dans un registre plus malsain et dérangeant. L’épaisseur des personnages et la trame convaincante achève de nous convaincre, même si la réflexion philosophique n’avance guère. A mon sens, le film reste inférieur à son aîné, mais il devrait pourtant séduire les fans, en laissant les détracteurs du 1 sur la touche, sans surprise.

8/10

#Par marwen le 09/05/2006 à 13:58

Enfin! J'ai enfin trouvé le courage de me plonger dans l'univers d'Innocence, moi qui, fanatique du premier opus, tremblais à l'idée d'être déçue.
Il n'en fut rien, car claque visuelle comme scénaristique et philosophique, Ghost in the shell Innocence ne pouvait que me combler, sans aucune forme de nuance.

Il me semble tout d'abord indispensable de parler de l'aspect artistique du film, qui bénéficie d'une aura toute particulière très agréable, grâce surtout au traitement original de la lumière qui confère parfois un halo de douceur dans le monde de ces brutes.
Si l'on est déjà scotché au siège par le générique, reprise directe de celui de GITS mais en digital, la scène du carnaval est tout bonnement parfaite du début à la fin, me laissant parfois songer aux délires oniriques d'un Final Fantasy. Du tout bon donc, même si pour chipoter l'on peut trouver ici et là quelques incrustations 3d un peu hasardeuses (mais faut VRAIMENT chercher la bête).

Niveau scénario, un deuxième visionnage ne m'a pas été nécessaire pour en saisir toutes les subtilités, à l'inverse du premier film. En effet, si les conversations philosophico technologiques de Batou traînent parfois en longueur pour dire peu de chose, elles sont toujours aussi jouissives et jamais inutiles. Je regrette simplement le traitement un peu simpliste du personnage de Togusa, qui fait un peu tapisserie, même lorsqu’il est censé être en pleine action.
L’enquête menée par les deux compères est en fait bien plus abordable qu’elle n’y paraît, pour peu que l’on connaisse un minimum Asimov et l’univers des robots, ainsi que toutes les interrogations qui leurs sont relatives.

Le travail de Kenji Kawai sur la musique est dans la parfaite continuité du premier film, c’est beau, maîtrisé et en accord total avec l’univers de Shirow revisité par Oshii.

Bref que du beau, du bon, du propre pour peu que l’on ait l’esprit vif et clair, même si encore une fois ce n’est pas un film destiné aux plus jeunes.

9/10

#Par AngelMJ le 25/11/2005 à 13:54

Innocence est un film à ne pas mettre entre toute les mains. Assez éloigné finalement du premier volet, ce film à l'esthétique parfaite et aux répliques ultraphilosophiques peut soit passionner, soit ennuyer.  
  
Graphiquement, c'est très beau et le mélange 2D/3D ne se voit presque pas (je dis bien presque). L'animation est de bonne facture, les décors sont sympas bien que pas excessivement variés. La palette de couleurs utilisées est assez sombre dans l'ensemble, mais ça colle à l'esprit du film donc bien adaptée.  
  
Les personnages sont travaillés, surtout au niveau psychologique. Je suis pas un fan de charadesign de ce film, mais il faut bien avouer qui colle au genre et à l'histoire. On retrouve avec plaisir les personnages du premier film, mais la présence du sergent Kusanagi aurait été souhaitable. Du coup, c'est Batou qui se retrouve à philosopher sur la vie et je trouve que ça ne lui va absolument pas.  
  
Voyons maintenant le scénario, qui est pour moi le point décisif pour savoir si on va accrocher au film ou non. Si l'aspect philosophique de premier GITS ne m'avait pas trop gêné, il a été pour moi un véritable frein au plaisir de voir Innocence. Je ne compte plus le nombre de fois où je me suis retrouvé complètement perdu dans la lecture des sous-titres, ou encore lorsque les dialogues étaient tellement hors de ma portée que je n'ai même pas eu le courage de les lire.  
De plus, les sujets traités et les thèmes abordés sont récurrents de ce genre de film et personnellement, je n'accroche plus. Il n'y a rien, dans le scénario, qui m'a captivé.  
  
Je pense que Innocence est un bon film, mais qu'il n'entre pas dans mon genre de prédilection. J'aime voir un film pour me détendre, pas trop pour me prendre la tête. Pour les fans du genre ou du premier film.

6/10

#Par HerrV le 05/11/2005 à 21:21

Oshii et Shirow ont revisité GITS en y superposant un hommage aux films des années 30. Bref, le design est un peu plus sombre, étudié pour que l'on retrouve quelques clins d'oeil au genre (la fusillade dans la boutique, les voitures, etc...). Le dessin, exclusiviment informatique, est absolument bluffant.  
 
Le scénario est complexe, il faut voir le film au moins deux fois pour en saisir tous les tentants et aboutissants. La réflexion comme d'habitude dans les GITS portera sur les limites de l'humanité dans un univers déshumanisé, contre l'esclavage, etc... Avec des références shintoïstes et confuciennes qui font parfois traîner le cours d'Innocence, le film enfoncera parfois le néophyte de Shirow dans l'ennui, et même ceux qui connaissent Shirow. Ce ne fut pas mon cas, je suis resté scotché d'un bout à l'autre. 
 
La musique est somptueuse, reprenant le néo-enka de GITS (le 1er film), en travaillant plus le côté orchestral sur des morceaux parfois très longs (une dizaine de minutes). 
 
Bref, c'est sublime, c'est culte... en VO (pitié pas de VF ! ! !).

9/10

#Par alce le 08/08/2005 à 23:44

Mamoru Oshii et Kenji Kawai nous reviennent en force pour un second opus sur les mystères de l'homme et de la machine.

Outre le scénario toujours aussi poussé, et la bande sonore très proche du premier opus, la production s'est mise à la 3D et nous le montre !

Il s'agit principalement d'un film visuel. C'est ce qui attire l'attention du dévut à la fin du film et on se laisse aller à laisser tomber l'histoire afin de contempler les images et l'animation du tout.

Du coup, un second visionage est nécessaire afin d'y comprendre un peu quelque chose !
L'histoire est une suite du premier film et l'on y retrouve les principaux personnages et le couple cyborg/humain Batou/Togusa.

La philosophie propre à Mamoru Oshii et Masamune Shirow est toujours présente et on a le droit à une version digitalisée de l'introduction du premier opus (création d'un cyborg).

A voir surtout pour les graphismes !

8/10