Un anime qui se passe en Italie ? Youpi ! Certes tout le monde parle japonais, mais pas la peine de feindre la surprise, ce problème est récurrent dans le monde du dessin animé nippon. N’empêche ça craint un peu… mais on peut se consoler avec de magnifiques décors soigneusement retranscrits et un graphisme aussi chaud que lumineux : on sentirait presque le soleil méditerranéen nous dorer la peau. Bref, ça flatte la rétine. Par contre le chara-design est un poil moins réussi à mon avis : le coup des sourcils dessinés en surimpression et le côté très carré des visages (surtout chez les fillettes) m’ont un peu gêné. Cependant, ça reste très beau et parfaitement animé.
Si l’originalité de l’histoire promet de grandes choses au début de la série, on reste malheureusement sur notre faim. Que le fonctionnement de l’agence et les excellentes scènes d’action laissent la vedette aux passages plus psychologiques, moi je dis OK, mais les interrogations soulevées ne vont pas assez loin. Troubles physiques et psychiques liés à leur condition de cyborgs, ambiguïté des relations au sein de chaque fratello, soucis d’éthiques liés à l’exploitation et au conditionnement… tous ces thèmes passionnants auraient mérité d’être plus longuement traités. Cela dit, l’émotion est bien là, notamment grâce au poignant contraste fillette de 12 ans / assassin méthodique.
Le parti pris de ne pas développer de scénario et de se concentrer alternativement sur le ressenti de chaque petite fille apparaît quand même comme assez audacieux, et je mentirais si j’affirmais n’avoir jamais baillé au cours d’un épisode. Dommage aussi que certains cyborgs soient un peu en retrait au niveau du temps qui leur est consacré, on aurait aimé mieux les connaître. J'allais oublié de mentionner la bande-son, vraiment classieuse, ainsi que le très bel opening. Du grand art. En conclusion cette série possède beaucoup de qualités (thèmes intéressants, réalisation technique, personnages…) mais se révèle trop courte pour exprimer pleinement son potentiel.
J'appréhendais un peu le visionnage de cette série. La principale est, qu'ayant lu le manga, je sais que c'est une oeuvre à part, ne possédant pas vraiment de scénario mais constituée d'un enchaînement d'évènements, visant à nous montrer l'évolution des différents personnages présents dans la série. Mais rien n'y fait. Gunslinger Girl est pour moi un excellent manga, et cette homologue animé est tout aussi bon et aurait presque pu surpasser la version papier.
Abordons très rapidement l'aspect technique. On a droit à une très belle série. Le charadesign de Yu Aida rend très bien à l'écran, le tout accompagné par de très belles couleurs et des jeux de lumières intéressants. L'animation n'est pas en reste. Même si on est loin d'une série d'action, les quelques scènes de fusillades rendent bien dans l'ensemble. Le tout est accompagné par une OST d'une excellente qualité. De la musique classique certes peu originale, mais qui se marie très bien avec les images. On peut donc dire, sans problème, que du point de vue technique, Gunslinger Girl est une belle réussite.
Au niveau du "scénario", pas de surprise finalement, puisque l'on a droit à une adaptation très fidèle des 2 premiers tomes de la série. L'ensemble est ponctué par 2 épisodes dits HS mais qui, et c'est rare, sont d'une excellente qualité et renforcent d'autant plus le scénario. Les 13 épisodes nous font donc découvrir les différentes fillettes de l'organisation, ainsi que leurs rapports avec leur tuteur au cours de leurs missions, ou tout simplement au cours de simples conversations.
Si j'arrête mon analyse là, on peut dire que Gunslinger Girl est une adaptation de qualité à laquelle je donnerais volontiers un 9/10. Hors, elle n'obtiendra de ma part qu'un 8/10. Pourquoi? Parce que malgré la qualité, cette série a un énorme potentiel que je trouve sous exploité. Explications.
Ceux qui ont lu le manga le savent, Gunslinger Girl est un manga très dur et violent, surtout sur le point de vue psychologique. Déjà, on peut difficilement rester insensible de voir ces fillettes d'à peine 12 ans tuer des hommes de sang-froid. Si cette sensation de mal-être était palpable dans le manga, elle est d'autant plus dans l'anime, couleur et musique aidant. De plus, vu que le manga ne s'attarde que sur les 2 premiers tomes, soit la présentation psychologique de chacunes des cyborgs, l'anime baigne dans une atmosphère spéciale, mélange malsain entre parfum de poudre et innocence de l'enfance.
C'est difficile à expliquer, mais devant un épisode de Gunslinger Girl, on ne se sent pas forcément très à l'aise. La situation des fillettes, leur reconditionnement, l'attitude de certains tuteurs, rien ne semble juste, rien ne semble normal. L'affaire Elsa, qui s'étale habilement sur 3 épisodes, en est l'exemple le plus flagrant. C'est là que l'on se rend compte de la dureté du propos de la série, dureté que l'on ressent pas mal dans le manga, mais qui nous explose littéralement au visage dans cette adaptation.
Et là sera mon seul regret. Pour moi, cette série est faite pour être adapter en anime car ce format semble le mieux correspondre pour réellement faire passer le propos de l'auteur. Mais pourquoi avoir seulement adapter deux tomes? Pourquoi ne pas avoir attendu un peu pour adapter Gunslinger? Car croyez moi, les tomes suivants auraient un sacré potentiel en version anime.
Je terminerais sur ce point. Pour moi, Gunslinger Girl est une excellente d'adaption d'un manga tout aussi bon. Dommage que le contenu se limite seulement à une présentation des protagonistes et ne développe pas plus l'univers du manga. A voir si vous comptez lire le manga ou si vous avez déjà lu ce dernier et que vous voulez voir comment cela rend en couleur et avec une musique adaptée. Seule, la série représente une excellente introduction à un univers riche et complexe, mais qui doit du coup doit être compléter par la version papier pour exposer tout son savoir faire.
Et voilà, encore un anime qu'il est bien, encore un anime que tout le monde il l'encense alors hop c'est mon tour!
Ben ouais paske moi aussi j'ai aimé gunslinger girl et je sais c'est pas très novateur mais bon c'est pas ma faute paske y a des tas de raisons pour aimer gunslinger girl:
1° C'est chouette gunslinger girl ( trop succint? pas assez argumenté? trop orienté?... bon Ok... )
2° C'est beau gunslinger girl, très beau même, voire lêché. Animation géniale, design fort sympa, colorisation bien choisie et décors grandioses ou du moins très soignés.
3° C'est plein de persos attachants gunslinger girl. Ben ouais on en oublierai presque que c'est des robots ces gamines en fait et bien sûr chacune a son histoire, ses faiblesses,... Le tout est bien ficelé et nous permet de nous intéresser vraiment à leur sort pourtant c'était pas forcément gagné
4° C'est accompagné par de la chouette musique gunslinger girl. Bon passons sur l'opening ou ma cure de désintox n'aura servie a rien et je me remettrait à le chanter à tue-tête sans m'arrêter ( j'ai quand même perdu 12 Kg car j'avais plus le temps de manger... souvenir douloureux... ) mais oui ça veut dire qu'il est chouette. Ending tout à fait sympa aussi ( sauf qu'on le saute facilement pour retrouver un nouvel épisode de sa série favorite [celui qui pensait à arnold et willy peut sortir c'était pas ça... ] ou simplement revenir à l'opening précité :D ). Dans l'anime même, la musique, si elle n'est pas inoubliable se marie bien avec les scènes soutenues. Une mention spéciale pour la scène de fin.
5° C'est un format sympa gunslinger girl. En effet, 13 épisodes, c'est bien ça s'enchaine facilement et ça évite les longueurs surtout quand finalement y a pas tant de choses à dire que ça. ( certains diront plutot que c'est trop court et que quand on aime on en veut toujours plus... c'est leur droit )
Mais gunslinger girl a aussi des défauts... enfin un en fait... déjà identifié en plus si vous avez été attentif ou simplement si vous avez lu certaines critiques précédentes... Mais c'est un gros défaut quand même ( ça peut même paraître rédhibitoire dit comme ça... ): Y A PAS DE SCENAR!!!
Mais en fait on s'en tape, on s'en rend compte qu'à la fin quand on se demande pourquoi on a regardé. Réponse: parce que c'est bien gunslinger girl et pis c'est tout!
Donc vous aurez compris ( si c'était pour dire "non j'ai pas compris" c'était pas la peine de revenir mr arnold et willy! ) moi j'ai bien aimé cette série, finalement accessible à un large public car si elle est violente cela reste raisonnable ( la violence se ressentirait d'ailleurs plus dans les personnages que dans les scènes d'action proprement dites même si oui bon y a du sang... ).
Bref allez zou un 8 et arrêtez de m'obliger à me justifier à chaque fois!!
Ah là là, que c'est dur de faire une critique sur cet animé.
Gunslinger Girl est un animé très déroutant, au principe accrocheur. Des jeunes filles transformées en tueuses après avoir subit un traumatisme, celà peut en choquer plus d'un car ne vous y trompez pas, Gunslinger Girl est très violent. Violent certes, mais pas bourrin. La violence est essentiellement psychologique et nous fait poser des questions. Peut-on encore voir ces fillettes comme des êtres humains ou ne sont-elles plus que des machines à tuer? C'est cette question qui revient perpétuellement chez les Fratellos. Chacun d'entre eux la voit d'une façon différente, allant de "l'amour" à l'indifférence la plus totale. Vous l'avez donc compris, Gunslinger s'intéresse avant tout aux rapports humains (la violence n'étant là que pour accentuer le problème psychologique) et c'est ce qui fait sa force. Dur mais juste et recherché, cet animé est doté d'un chara-design impeccable qui accentue cet effet de malaise.
Toutes les jeunes filles ne sont pas intéressantes. Je pense notamment à Claes ou Rico qui sont effacées à mon sens. Par contre, Triela ou Henrietta sont attrayantes car plus humaines et plus réceptives au monde qui les entourent. Si elles sont plus attrayantes, c'est du également aux rapports qu'elles entretiennent avec leur Fratello, ces rapports étant assez ambigus.
Toutes éprouvent des sentiments vis à vis de leur tuteur. Mais là encore, ces sentiments sont complexes, naviguant entre respect et amour, mais ce qui est intéressant, c'est de voir ce qu'éprouve ces tuteurs. Certains les voient comme leur propre fille (ce qui ajoute au malaise car ils savent que leur travail n'est pas moral) et d'autres comme des outils remplacables (donc n'ont aucun sentiment pour elles).
Mais si Gunslinger Girl est si bon, la musique y est pour beaucoup. Quel bonheur! Cette OST est absolument fantastique, sauf peut-être l'opnening que j'ai trouvé moins bon. Mais le classique se mélant à un décor somptueux... celà tient du génie. Le dernier épisode est le plus touchant car il se termine par la 9ème symphonie de Beethoven sur un fond de grande émotion. Très, très belle fin, très émouvante.
Mais..... mais il y a un point qui me géne énormément: le manque de scénario. Je m'explique. Certes, on suit la vie tumultueuse et complexe de ces filles mais il n'y a pas vraiment de ligne directrice. Ce n'est qu'une suite d'histoire personelles (celle des jeunes filles) sans scénario, sans but. La fin est magnifique oui, mais elle conclue quoi? Une histoire? Laquelle? La fin est belle pour son esthétisme et son émotion mais pas parce qu'elle ponctue brillamment un bon scénario: il n'y en a pas. Ce manque est difficile à gérer vers la moitié de l'animé car on marche les yeux bandés. Oui, on s'émerveille devant une psychologie et une philosophie intéressantes mais non, car il n'y a aucun but à atteindre.
Sans ce problème majeur, Gunslinger Girl aurait été bien meilleur. Au lieu d'y trouver du plaisir, j'ai trouvé la déception. Dommage, vraiment dommage.
Gunslinger Girl, malgré (ou grâce à) sa brièveté, touche profondément.
Oui, il y a de la violence, oui, on y vide pas mal de chargeurs et le sang coule, mais …
Gunslinger Girl, contrairement aux apparences, est avant tout une histoire de gens. Cet anime présente quelques jeunes filles que l’on a sauvées de la mort, mais que l’on a en retour déshumanisées en remplaçant des parties de leurs corps par des membres robotisés et en leur faisant subir plusieurs lavages de cerveau. Comble de l’horreur, on a mis une arme dans les mains de ces poupées mécaniques, puis on leur a appris à tirer et à tuer.
La question est là : ne sont-elles plus que des robots assassins – des simples machines dont on répare les pièces lorsqu’elles cassent, que l’on jette pour les remplacer lorsqu’elles ne peuvent plus servir, et que l’on « réinitialise » régulièrement en leur lavant le cerveau pour une plus grande efficacité – ou conservent-elles encore une part d’humanité ?
La réponse n’est pas simple. On ressent un malaise quand on les voit nettoyer leurs armes au lieu de jouer à la poupée ou quand elles expriment le souhait de continuer un boulot qu’elle semblent prendre très au sérieux.
Pourtant on s’émeut lorsqu’elles jouent, bavardent et rient entre elles. Elles sont conscientes de leur condition, mais s’en accommodent et sont heureuses ainsi. Leur corps est peut-être robotique, mais grâce à lui, elles peuvent continuer à vivre, éprouver à nouveau des sensations et des émotions. Elles ont une vie en partie différente de celle des jeune fille de leur âge, mais elles trouvent une reconnaissance dans leur travail, aussi répugnant soit-il. Finalement, la plus à plaindre est sûrement Claes qui ne peut plus prétendre au boulot et qui devient cobaye de laboratoire.
En fait, elles-mêmes cherchent leurs réponses à la question citée plus haut. Nous qui n’avons plus de souvenirs d’avant notre récupération et dont le corps est partiellement mécanique, nous qui tuons sans remords parce qu’on nous l’ordonne, pouvons-nous encore aimer et être aimées ? Et comment savoir si les sentiments que nous éprouvons sont réels ou bien un produit de notre conditionnement ? Plus simplement, pouvons-nous encore nous comporter comme de jeunes filles normales ? Là encore, la réponse dépend de la personne et du moment. Leur réaction oscille entre l’automatisme (lorsqu’on leur donne le moindre semblant d’ordre, elles obéissent immédiatement sans discuter) à l’émotion incontestablement humaine (par exemple Henrietta qui rougit). Toutefois, l’équilibre est fragile, et lorsque, par manque d’expérience, elles ne trouvent pas de réaction humaine appropriée, le conditionnement reprend le dessus et nous frappe durement, voir notamment la relation entre Rico et le garçon.
Face à elles, chaque tuteur a son propre comportement. Car, les relations vont par couple fille/tuteur. Le tuteur, c’est le mentor, l’instructeur, le grand-frêre, presque le père, celui qui est à son chevet lorsqu’elle se réveille après son opération, celui qui l’entraîne au combat, celui qui la chaperonne en missions.
Eux aussi se posent cette question obsédante. Certains d’entre eux estiment qu’ils ne peuvent continuer ce travail que s’ils considèrent ces filles comme des instruments. D’autres éprouvent de l’affection pour eux et les voient comme des enfants que l’on peut gâter et choyer. Et nous, spectateurs, avons envie de côtoyer José pour dorloter Henrietta (sans doute la plus adorable de ces petites filles) et de donner des baffes à Jean pour lui apprendre à respecter Rico.
Le dernier épisode est sublîme, tout en douceur (ah, ces jeunes filles qui observent la pluie d’étoiles filantes en chantant la symphonie n°9 de Beethoven !) et clôt parfaitement la série sur un message d’espoir pour les gunslinger girls et leurs tuteurs.
Cadre des missions, on admire une Italie magnifiquement rendue (Rome, Florence, Sienne, …), comme une invitation au voyage. Le chara-design est également réussi, l’animation bonne malgré quelques ratés.
Gunslinger Girl, c’est aussi une musique de piano, douce, mélancolique et qui contient quelques notes d’espoir, à l’image de la série.
Très très bon!
Ne pas se fier à l'aspect guerrier des images. Gunslinger girls touche au plus profond, dans nos consciences refoulées et nos désirs mortifères.
Lorsque le corps d'une fillette n'est plus qu'un pantin criminel... Les relations tueuse-instructeur sont significatives des positions morales que peut générer cet anime.
L'histoire en elle-même importe peu, et la dérive fasciste de l'organisation voire de l'Etat qui utilise cette organisation n'est pas non plus vraiment le centre des propos de gunslinger. D'ailleurs, le fait que l'action se passe en Italie, loin du Japon habituel, que tout semble indiquer que nous soyons à une période contemporaine à la nôtre, mais qu'il y ait cette technologie utilisant le corps de jeunes filles mortes, finit par convaincre qu'on cherche avant tout à sortir la portée de 'histoire du contexte.
A voir absolument!
Pfffffff..... que c'est bon
Avis à l'amateur de flingue et de série style Black Lagoon. Tu as été interloqué par le titre et la photo te montre une jeune fille armée. Tu te dis: ca va saigner, ca va bouger à fond. En plus en lisant l'histoire, tu te léches les babines. C'est qu'elles sont nombreuses en plus ces girls !!!! Ca va exploser de partout.................................. bah nan en fait. Si tu veux assister à ce genre de spectacle, je te préviens de suite, ne regarde pas Gunsliger. Mais tu ne sais pas ce que tu vas manquer.
A ce propos, j'avais décidé de regarder un truc qui bouge pour me sortir de la lethargie dans laquelle m'avait plongé Noir.... comme quoi, les images sont trompeuses..... mais pas les notes.
Gunsliger est une série ou une athmosphere de violence régne dans tous les épisodes. Mais ce n'est pas de cette violence là (présente, mais comme alibi à l'histoire) dont il s'agit. Et à choisir, la violence style Black Lagoon est bien plus supportable. Si l'on regarde cette série telle qu'elle est véritablement, c'est un spectacle dur à supporter psychologiquement. Les scénaristes appuient là ou ca fait mal. Dans une série moins profonde mais au même théme, nous aurions sans doute eu des situations caricaturales avec de multiples questionnements pseudo philosophiques trop souvent infligé au spéctateur dans ce genre de série. La grande force de Gunsliger, c'est que justement elle ne nous y oblige pas.
Chaque Fille à perdu une part d'humanité dans son opération. Toutefois sont elles tout de meme encore humaines ? Chaque personne semble avoir un avis sur la question..... sauf les girls. Et finallement quoi de plus normal quand on connait l'age de chacune? Elles sont toutes à la recherche de ce qu'elles ont perdu, à savoir l'amour parental, paternel en l'occurence. Mais aucune ne parviendra à réellement établir ce type de relation. En effet, le seul faisant vraiment preuve d'humanité, le tuteur d'Henrietta, donne l'impression de plus soigner ses remords, même si son affection pour Henrietta est réelle.
les autres relations tuteurs-filles sont elles plus inhumaines les unes que les autres. Et ce sont les humains qui sont en causes, ne considérant ces filles pour certains que comme des machines à tuer....ce qu'elles sont au final. Mais la faute à qui ? Quand on voit dans le deuxiéme épisode les réactions de Rico, on frissonne devant ceux qui l'ont conditionné ainsi.
En fait chacun se fera un avis sur les relations des uns avec les autres. C'est, comme je l'ai dit, la grande force de cette série: elle ne t'oblige pas à penser comme elle veut.
Coté technique maintenant: Certains lui reprocheront une certaine lenteur. Personnellement ca ne m'a pas marqué une seconde, mais comme plusieurs personnes m'ont fait la reflexion, je me permet de le mentionner.
L'animation est de bonne qualité, avec un chara design au dessus de la moyenne. Les décors sont chaleureux et trés réalistes. Pour un peu, on se croirait en Italie, d'ailleurs. Chaque personnage posséde son propre caractére qui sera au moins developpé dans un épisode pour chacun. La musique est ... parfaite, un regal pour les oreilles.
On en vient presque à regretter qu'il n'y ai que 13 épisodes.
Gunslinger Girl est une belle série, très belle même. Elle comporte une scénario intéressant, un chara-design vraiment superbe, une ambiance pesante et de splendides musiques. Essayons de développer un peu tout ça ^^
Tout d'abord, le scénario. Il est franchement bon. L'histoire est essentiellement basée sur les couples filles/tuteurs, tous observés et comparés. Les 13 épisodes qui composent la série sont bien rentabilisés, on n'a pas le temps de s'ennuyer, et ce malgré une histoire plutôt lente. En effet, ici, pas de scènes d'action, pas de combats sanglants, juste une calme observation, un désespoir pesant. La série se concentre principalement sur l'aspect psychologique des jeunes tueuses, toutes plus ou moins amoureuses de leur tuteur. Ici, on trouve un concet original et intéressant. Déjà un bon point pour la série.
Esthétiquement, c'est la grande classe. Le chara-design de cette série est l'un des plus beaux que je connaisse. Il ne reprend pas un style stéréotypé et passe-partout, c'est un genre nouveau et vraiment agréable. Rien à dire là dessus, Abe Hisashi a vraiment fait un excellent travail. Les environnements extérieurs sont eux aussi très soignés. Le tout donne une sensation de propre, de délicatesse ; sentiment conforté par les adorables petites demoiselles.
Le travail des doubleuses est lui aussi vraiment bon. Chacune donne une aura particulière à son personnage, le rend unique. En effet, tour à tour, nous allons observer le quotidien de ces jeunes filles, véritables machines à tuer enfermées dans des corps d'enfants. Inutile de préciser que se retrouver dans une telle situation doit être particulièrement troublant. De plus, le conditionnement, méthode permettant de rendre les filles plus obéissantes, et donc moins humaines, donne un côté profondément dramatique à la série. Elles ne vivent plus vraiment, et sont condamnées à mourir rapidement. Les doubleuses jouent le jeu, et le jouent vraiment bien.
Passons maintenant aux musiques. Et quelles musiques ! Elles sont tout simplement splendides. Toshihiko Sahashi, qui s'est aussi chargé de l'OST de "The Big O", crée ici de véritables perles. Loin de ce qui se fait récemment, la quasi totalité des morceaux sont classiques, ce qui n'a pas été pour me déplaire. Les musiques renforcent grandement le côté dramatique de la série, et occupent une place importante. Les scènes, à l'esthétisme particulièrement soigné, sont renforcées par une musique qui se mêle merveilleusement bien au contexte. Du bonheur, et encore du bonheur. On en redemande. Inévitablement, ceux qui n'aiment pas le classique auront du mal à supporter l'ensemble, pourtant d'excellente qualité.
Dans l'ensemble, Gunslinger Girl est une petite série vraiment très soignée. Tout est beau, tout est propre, délicat. Rien de violent, juste de l'observation, de la réflexion. L'histoire marque les esprits, la musique aussi. Je recommande sincèrement cette série, vraiment originale, qui vous changera un peu des animes récentes, misant tout sur une action en général de mauvaise qualité, et délaissant totalement l'aspect scénaristique. A tous les fans d'animes frustrés par le manque de qualité des séries récentes, faites-vous plaisir, regardez Gunslinger Girl, une VRAIE série.
Bon, une fois après avoir fini de visionner l'intégralité (d'une traite de surcroit) de ce monument de l'animé, il est impossible de ne pas laisser une critique plus que favorable.
Outre une réalisation soignée au niveau technique et maîtrisée du point de vue spatio-temporel, nous avons le droit à une ambiance sombre mais réaliste, touchante et à la fois sobre.
La psychologie et les états d'âme sont les points cruciaux de cette oeuvre très profonde et adulte (ça change).
Une musique (classique) magnifique, des génériques qui donnent le frisson, un scénario original et extrêmement bien découpé et mené, avec des thématiques récurrentes fortes (mémoire, amour, fidélité, mort, relations humaines...).
L'un des meilleurs animés.
Au départ, quand j'avais lu le résumé de Gunslinger girl, je m'attendais à des meurtres en série.
Mais heureusement, cet anime change vraiment des "shoot them up" qu'on voit dans les jeux vidéo.
Dans Gunslinger Girl, c'est la psychologie qui joue. Et ces petites filles, qu'on aurait pu penser aussi froides et sans sentiments, vu ce qu'elles font dans leur vie, sont vivantes et bien vivantes.
Elles ont des sentiments et les expriment, malgré leur petite bouille parfois inexpressive.
Gunslinger Girl, c'est une grande histoire d'amour entre les personnes qui surveillent ces jeunes filles et elles. Cela montre tout ce que peuvent cacher les gens, le meilleur comme le pire, lorsque l'amour dirige votre vie.
Cette série, qui est à mon avis un chef d'oeuvre, n'est pas à comparer avec Noir. Elle va plus loin que Noir, elle dérange plus, elle choque plus. Elle est émouvante, frappante, et surtout nous permet de réfléchir sur l'humanité.
Doit-on sauver des jeunes filles au seuil de la mort pour qu'elles deviennent outils de meurtre ?
La science et la médecine doivent-elles servir à l'acte de tuer ?
Comment vous comporteriez-vous si vous cotoyiez ses filles artificielles ?
Un anime que j'ai beaucoup aimé!
J'ai bien aimé le style graphique, assez particulier, et me suis laissé emporter par un scénario des plus originaux!
J'adore le paradoxe que crée cette série entre l'apparence innocente des fillettes et leur côté tueuses sans merci. Je trouve les personnages attachants, surtout Rico et Claes.
J'aime aussi la relation entre les fillettes et leur "frère", qui est plus ou moins differente selon celui qui les dirige.
Les décors sont somptueux, et montrent des beaux paysages de l'Italie.
La musique m'a rendu fou, et je ne cesse de me repasser l'OST en boucle!
Sinon que dire??
Je trouve juste dommage qu'il soit si court et j'aurais aimé qu'il y ait plus d'intrigue!
Sinon, il s'agit pour moi d'un très bon anime, que je conseille à tous!
Comme beaucoup je pense, je m'attendais à un remake de Noir. Si l'on retrouve effectivement quelques similitudes, notamment la mélancolie ambiante et le fait que l'histoire se déroule en Europe, Gunslinger Girl et Noir n'ont pas grand chose à voir.
Même si on ne peut pas dire que Noir soit un simple anime d'action, il faut tout de même admettre que c'est l'action qui est la base de son scénario. C'est grâce à elle qu'il évolue. Gunslinger Girl a une construction complètement différente puisque les scènes d'action se comptent sur les doigts d'une main et qu'elles n'ont pour but que de déranger. Ce qui crée un réel malaise chez le spectateur, c'est que ces petites filles de 8/9 ans ressemblent à s'y méprendre à n'importe quel enfant de leur âge. Et les voir tuer de sang-froid avec une mitraillette ou un fusil de sniper des dizaines de terroristes n'est pas une scène qu'on a l'habitude de voir.
Mais ce qui dérange le plus, c'est le comportement des tuteurs vis-à-vis de ces jeunes filles. D'ailleurs, c'est la base de l'histoire de Gunslinger Girl. Chacun de ces tuteurs a une attitude différente. Si certains d'entre-eux se substituent plus ou moins à un parent, comme Jose avec la petite Henrietta, d'autres ne voient en ces filles artificielles qu'une arme à l'apparence humaine juste destinée à tuer et à obéir aux ordres. A ce sujet, certaines scènes sont réellement choquantes. Le comportement du très antipathique Jean vis-à-vis de Rico en est le meilleur exemple. Il se fiche totalement des blessures que subit la jeune Rico. La seule chose qui compte, c'est la réussite des opérations.
Et pourtant, le groupe de fillettes montre à de nombreuses reprises qu'elles ont les mêmes sentiments, les mêmes envies et les mêmes petits tracas que des enfants normaux. Un des membres de l'organisation le dit lui-même lors d'un épisode: "Elles sont des êtres humains [...] Elles font l'expérience de la puberté". Et quand on voit le traitement qu'elles subissent, on en vient à se demander qui sont les plus humains des tuteurs ou des fillettes.
Gunslinger Girl est à n'en pas douter un anime de réflexion à la tristesse profonde et à l'ambiance dérangeante. Malgré la note d'optimisme finale, le malaise et l'ambiguité perdure. On est partagé entre le sentiment que les jeunes filles sont heureuses de leur condition et celui de la compassion. Une seule question subsiste: ont-elles un avenir?
Vous comprendrez aisément que j'ai été vraiment touché par cet anime. Si vous ajoutez à ce scénario surprenant un chara-design de très bonne facture, des décors splendides, une animation des plus correctes, vous obtenez une production de haut vol.
Gunslinger Girl sort des sentiers battus et marque l'esprit de son empreinte. Toutefois, les idées que cet anime véhicule peuvent sans doute faire l'objet de différentes interprétations. La frontière entre l'acceptable et l'inacceptable me semble très fragile. Si les images ne sont pas terriblement violentes, les idées, elles, le sont.
En tout cas, pour moi, c'est une grande réussite.