Hé bien voilà, je viens de me mater cet anime et je suis plutôt déçu car il est présenté par beaucoup comme un véritable chef-d'œuvre.
Je n'ai malheureusement pas grand chose à dire de cet anime:
-les musiques, sans être affreuses, n'en restent pas moins très fades; heureusement, tout le reste de la bande sonore est impec' ( je parle ici de tous les "bruits" et autres "effets acoustiques") ce qui rattrape donc quelque peu la faiblesse des musiques; ha oui, j'oubliais, l'ending reste pas mal quand même...
-les graphismes sont sidérants de beauté; il s'agit incontestablement du plus pur régal que mes yeux aient jamais vu !!
-le scénario : alors là, il y en a qui vont sûrement gueuler mais je dois rester honnête avec moi-même, c'est très très très moyen; je ne dis pas "nul" car ce serait mentir mais c'est surtout qu'on a tellement envie de pouvoir dire que cet anime est génial... Tout est super lent, l'histoire se résume en 2 ou 3 paragraphes...
ATTENTION (non, ce n'est pas du spoil, rassurez-vous ^^) Toi qui lit ma jolie critique, ne te laisse pas influencer si tu considères, comme beaucoup, que l'oeuvre de Shinkai Makoto est une merveille et que tu as aimé ses autres réalisations. En effet, les critiques que j'apporte à cet anime, je fais exactement les mêmes à l'égard de "Hoshi no koe "et de" 5 centimeters per second"; donc, comme je juge tous ces animes d'une manière identique, il est fort probable que vous appréciez cet anime si vous avez aimé un des 2 cités ci-dessus. Voilà, je reste ainsi impartial et n'influence pas négativement les personnes (nombreuses) qui vont sûrement aimer Beyond the Clouds pour peu qu'ils n'aient pas les mêmes exigences que moi ^^
En conclusion, tout juste la moitié pour un anime qui aurait pu mériter bien mieux avec un scénario mieux géré (car le scénario de base est sympa, hein, c'est "juste" qu'il mal été utilisé); c'est ça qui me fait du mal, noter un anime ou l'on sent un fort potentiel qui a été bêtement gâché...
5/10 donc, en précisant que j'aurais voulu pouvoir dire mieux...
Coup de cœur de la soirée, KMYB réunit à mes yeux beaucoup de qualités :
Tout d’abord, ce film est une sacrée claque visuelle : chaque plan est un véritable régal pour les yeux. C’est un des plus beaux films de japanime qu’il m’ait été donné de voir à ce jour. Si les personnages ont un design plus classique et un peu moins soigné, il n’en sont pas moins réussis et ont beaucoup de charme.
Musicalement parlant, la majeure partie des pistes entrent dans la catégorie « colle très bien à l’ambiance du film mais parait assez fade écoutée seule ». Cependant, je retiendrai l’ending, chanson à la fois tendre et mélancolique. La chanteuse a de plus une fort jolie voix, ce qui ne gâte rien.
Outre le côté purement spectacle que j’ai décrit jusqu’à présent, KMYB nous offre une histoire originale et bien construite dans un futur à la fois extraordinaire (une tour vertigineuse qui défie les lois de la physique, la théorie des mondes parallèles) et terriblement proche de nous (le Japon présenté ressemble énormément à celui d’aujourd’hui, l’allusion à l’ONU, à la NSA, etc). Makoto Shinkai mêle avec brio rêve, mondes parallèles, guerre et insouciance d’étudiants (avec leurs promesses, leurs amitiés, leurs amours).
J’aimerai insister sur le contexte présenté dans le film : l’île de Hokkaidô a été annexée par un autre pays qui y a érigé une tour immense qui dépasse les nuages et ressemble à un fil ténu rejoignant la terre et le ciel. Le Japon et les Etats-Unis qui ont établi des bases dans l’Archipel déclarent la guerre à l’autre nation. Je trouve cette situation particulièrement riche en symboles. D’abord, le choix de l’île de Hokkaidô : celle-ci était habitée par le peuple des Aïnous et a été annexée par les Japonais pour être rattachée au Japon. On a l’impression ici que les Aïnous (considérés comme des barbares par leurs envahisseurs) se sont rebellés, ont gagné leur indépendance et en dressant cette tour ont montré que leur savoir dépassait celui de ceux prétendument supérieurs, au point de susciter la peur chez ces derniers. De plus, on fait mention dans KMYB des forces américaines au Japon. Or, l’armée américaine a justement une base établie dans l’archipel de Okinawa, cette base suscite encore aujourd’hui une vive polémique et un mécontentement des habitants japonais de l’archipel.
Cette fameuse tour autour de laquelle gravite tout le film paraît ainsi cristalliser à la fois l’angoisse du Japon (perte d’une partie emblématique de son territoire, fait de devenir elle-même une colonie de l’armée américaine et donc perte d’une partie de son identité et de son sentiment national, lequel est très fort habituellement) et l’espoir, le désir des gens (un idéal qu'ils cherchent à atteindre) : une sorte de tour de Babel des temps modernes.
Un film à ne pas manquer.
J'ai découvert Beyond The Clouds grâce à un AMV particulièrement bien réalisé, qui mettait en avant l'esthétisme de la série, et le côté mélancolique qui découle de l'histoire. J'ai donc décidé de voir ce film qui, à première vue, a l'air de claquer.
Esthétiquement, c'est vraiment vraiment bien fait. Les décors sont tout simplement sublimes ; les environnements sont extrêmement soignés. Les couleurs sont fantastiques, la plupart des images sont un bonheur pour nos pupilles. Petit bémol (enfin... petit), le chara-design fait un peu tache comparé au reste. Disons que si on le compare à ce qui se fait récemment, il a 2/3 ans de retard. Mais on ne bloque pas trop dessus une fois que l'on plonse dans l'histoire, ce qui reste tout de même l'élément le plus important de toute série et de tout film qui se respectent.
Scénaristiquement, c'est super impressionant. L'univers étrange, se mêlant à la fois à notre époque, au futur et au passé, est suffisamment déstabilisant pour que nous perdions tous nos repères. On se retrouve plongé dans un monde inconnu, où tout est possible. Suivre l'évolution des deux personnages principaux est très intéressant. On peut ainsi voir ce qui les oppose, ce qui les rapproche, comment chacun aura décidé de faire sa vie, etc... L'élément central du film, Sayuri (la jeune fille que vous voyez sur l'image en haut) est vraiment très bien travaillée. Encore une fois, grâce à elle, on navigue entre rêve et réalité. On se perd dans les méandres de deux mondes, proches l'un de l'autre, sans jamais savoir lequel on voit, lequel est le vrai, et surtout : y'en a-t-il un qui soit réel ?
La musique n'est pas particulièrement marquante. Mais si elle n'est pas marquante, elle n'est pas non plus désagréable ; elle se mêle bien à l'histoire, à l'ambiance. On ne notera pas de thème vraiment bon, de l'ordre de ceux qui font acheter les OST. Ici, rien de génial, mais rien de déplacé. Donc, rien à dire.
Dans l'ensemble, j'ai vraiment adoré Beyond The Clouds. D'une part pour son esthétisme réellement bluffante, et ensuite pour son scénario qui se met en place doucement et qui nous berce. Pas une minute d'ennuie, pas une minute où l'on décroche. Tout est beau, tout est intéressant. Toutes mes félicitations à Shinkai Makoto, l'auteur de ce super film.