Le Château Ambulant

Informations générales
- Format: Film
- Année: 2004
- Titre original: Hauru no Ugoku Shiro
- Nombre d'épisodes: 1
- Site officiel: http://www.lechateauambulant-l...
- AKA:
- - ハウルの動く城
- - Howl's Moving Castle
Staff technique [liste]
- Studio d'animation: Studio Ghibli
- Réalisation: Miyazaki Hayao
- Chara-design: Miyazaki Hayao
- Auteur: Diana Wynne Jones
- Musique: Hisaishi Joe
- Diffuseur: Toho
- Animation clé: Ôira Shinya
- Décors: Fukutome Yoshikazu
Version française
- Licencié: oui
- Titre français: Le Château Ambulant
- Editeur: Walt Disney Studios Distribution
Doublage
Akihiro Miwa (Witch), Chieko Baisho (Sophie Hatter), Takuya Kimura (Howl)
Synopsis
Sophie est jeune chapelière égarée dans la rêverie et la solitude. Tressant jour après jour ses chapeaux, s'isolant à cause de son apparence, elle fait un jour la rencontre du magnétique Hauru, étrange magicien. Après ce rendez-vous improvisé, l'ancienne compagne du dandy, la Sorcière des Landes, prise d'une jalousie démesurée, use de ses pouvoirs contre Sophie, et la métamorphose en vieille femme. Celle-ci quitte son logis, à la recherche d'Hauru...
Synopsis soumis par Pharaoh
#Par Serleena le 20/06/2011 à 18:12
Il était grand temps que je fasse une critique du film qui m'a réconcilié avec Miyazaki et qui m'a permis de découvrir un autre chef d'oeuvre qu'est Le voyage de Chihiro (même si chronologiquement, j'aurais dû commencer par là)...
Le Château Ambulant, c'est pour moi un coup de coeur comme on en connaît peu. J'ai lancé le DVD, sceptique, ne sachant rien de l'histoire, et n'attendant rien de cet anime - je ne pouvais donc qu'être agréablement surprise. Dès les premières minutes, je suis rentrée dedans avec une facilité déconcertante. D'abord à cause du personnage de Sophie, la jeune fille timide et responsable à laquelle je me suis vite attachée et identifiée. Et puis, évidemment j'ai eu un gros coup de coeur pour Hauru dès sa première apparition.
Le rythme de l'anime est efficace: pas de temps mort, on enchaîne scènes légères et scènes plus prenantes qui donnent un bon souffle, de sorte qu'on ne s'ennuie pas une seconde. La trame est très similaire à celle de Chihiro: une jeune fille, suite à une malédiction, se retrouve éloignée de sa famille, vit plusieurs aventures et est secourue par un jeune homme énigmatique, dont elle finira par tomber progressivement amoureuse avant de réaliser qu'il n'est pas comme les autres et qu'il a besoin de son aide et de tout faire pour le secourir. En ce sens, Le Château Ambulant ressasse un peu l'intrigue de Chihiro, mais comme je l'ai dit, ma vision est biaisée par l'ordre dans lequel je les ai vus.
Là où j'avais trouvé Mononoké incroyablement manichéen, Le Château Ambulant s'acharne à déconstruire ce manichéisme: bien que la trame de fond comporte également une critique de l'industrialisation et un appel à la paix, on n'insiste pas dessus, il n'y a pas de réelle morale. Pas de réel "méchant" non plus: la Sorcière des Landes à qui Sophie doit sa malédiction, apparaît finalement comme un personnage pris à la dérision, jusqu'à ne plus être qu'une petite vieille rabougrie peu effrayante que Sophie elle-même prendra sous son aile. Mme Suliman, sous ses airs de bonne fées, sans être redoutable, n'est pas aussi bienveillante qu'on pourrait le croire. Hauru lui-même apparaît cruellement égoïste et immature (j'étais morte de rire à la scène où sa teinture de cheveux foire) alors que c'est le héros de l'histoire. Ce qui fait de chacun d'eux des personnages incroyablement fouillés. Et comment oublier Calcifer, la boule de feu, Navet, l'épouvantail, Hin, le chien, Marco, le petit garçon? Autant de personnages secondaires et souvent muets et pourtant tellement attachants et drôles!
Quoiqu'il en soit, j'ai été entraînée par ce mélange de poésie, d'humour, d'aventure et de romance.
De poésie, parce que sous couvert d'une réflexion sur la vieillesse, c'est surtout une ode à la paix, aux sentiments, à la magie.
D'humour, et devrais-je dire, de fraîcheur, de légèreté. L'anime n'est pas sombre ni jamais déprimant: et même Sophie, de jeune fille qui entre dans la vie à vieille femme qui n'a plus rien à en attendre, prend sa situation avec énormément de recul, et d'humour, sans se morfondre, au contraire, avec beaucoup de détermination, en tirant parti des avantages de sa condition. Je dois le dire, j'ai énormément ri devant ce visionnage: des premiers instants jusqu'à la magistrale scène de la montée des escaliers qui m'a coupé le souffle, j'ai ressenti une vraie bouffée de bonheur devant ce petit bijou. Attendrie, émue, amusée, sans cesse conquise.
D'aventure, car en vérité l'intrigue mêle plusieurs histoires très prenantes, plus ou moins importantes: du pacte entre Hauru et Calcifer que Sophie s'est engagée à défaire, à la malédiction de cette dernière, en passant par la guerre qui gronde et à laquelle Suliman appelle Hauru à prendre part, et sans oublier des intrigues très secondaires comme celle de Navet, les relations entre personnages sont enchevêtrées, et l'histoire gagne en complexité et en intensité car comprenant plusieurs problèmes à résoudre.
De romance, parce qu'il s'agit bien sûr d'une histoire d'amour qui ne pouvait qu'attendrir mon coeur d'artichaut. ♥ Le dévouement et le courage de Sophie m'ont énormément émue, elle qui n'est qu'un petit bout de femme face à Hauru et pourtant tellement plus forte - l'Amour donne des ailes, comme on dit!
De la même façon, j'ai beaucoup aimé le fait que ce soit souvent grâce à l'Amour qu'elle rajeunit: ainsi la scène où Mme Sulivan lui dit qu'elle est amoureuse, Sophie apparaît de nouveau jeune fille, l'espace d'un instant, et plus l'histoire s'accélère, plus son visage se déride, ses cheveux reprennent leur forme d'antan, jusqu'à la fin...
Visuellement, c'est bien sûr sublime. J'aime beaucoup l'aspect steampunk des décors (le château, les machines volantes) et du charismatique Hauru à l'affreuse Sorcière qui se décompose, tout est très visuel et intense, au point qu'on croirait que tous nos sens sont attaqués. Musicalement, c'est agréable et il y a quelques très bonnes pistes même si ce n'est pas transcendant. Le doublage est également très bon.
Bref, ce fut une vraie bouffée d'air frais, j'ai ri, pleuré, en somme, j'ai vibré devant ce petit bijou que je recommande à tous. Et un 10 bien mérité pour relever sa moyenne.
#Par Ariane le 21/01/2010 à 10:23
Après Le voyage de Chihiro, qui représente, à mon sens, le pinacle de l'art de Myazaki et des Studios Ghibli, je dois dire que les films suivants ont été des déceptions, surtout scénaristiques.
Au niveau de la qualité de l'animation et de la réalisation, les Studios Ghibli nous offre, avec Le Château ambulant, un magnifique spectacle, tout aussi haut en couleur que Le Voyage de Chihiro. Le travail sur les expressions faciales et la gestuelle de Sophie est particulièrement raffiné. Howl est tout en grâce et en ambigüité. La terrible Sorcière des Landes est monstrueuse à souhait et donne l'impression de littéralement se liquéfier au point de suinter à travers l'écran. C'est donc du grand art en terme d'animation.
Par contre, le scénario présente des lacunes qui rendent une bonne partie du film incompréhensible. Pourtant, l'histoire commence plutôt bien, puisqu'il s'agit d'un des très rares films d'animation à présenter une héroïne de 80 ans. En effet, les films qui mettent la vieillesse et ce qu'elle peut avoir d'héroïque, à l'honneur, se comptent probablement sur les doigts d'une main, dans toute l'histoire du cinéma (et de la télévision d'ailleurs). En général, le 3ème âge n'est représenté que comme une déchéance et une descente accélérée vers la tombe. Si le vieillissement soudain de Sophie, une jeune femme de 18 ans, qui se transforme en l'espace d'une nuit en une vieille dame de 80 ans, nous est d'abord présenté comme une malédiction (ce qui est le cas, puisqu'elle est victime d'un mauvais sort que lui a jeté la Sorcière des Landes), très rapidement, on nous montre les bons côtés du grand âge, notamment le fait de ne plus devoir prouver quoi que ce soit et donc la possibilité d'une certaine impertinence retrouvée. Même si Sophie n'arrive plus à se mouvoir avec autant d'agilité et de légèreté qu'auparavant, elle se découvre un courage, une endurance et une espièglerie qu'elle n'osait pas révéler en tant que jeune femme, trop timide et effrayée par le monde. D'ailleurs, le sort ne sera jamais complètement levé, parce qu'elle finit par s'accommoder de sa nouvelle situation. Le suivi de cette adaptation de Sophie à sa condition de vieille femme et son acceptation du fait que sa vie a été raccourcie en une nuit de plusieurs décennie constitue donc le point fort de ce film.
Par contre, on ne comprend qu'avec beaucoup de difficulté l'histoire de Howl et strictement rien au contexte de guerre dans lequel les protagonistes évoluent. Le film s'ouvre sur des scènes de guerre entre deux pays, mais on ne saura jamais lesquels, ni même les raisons de ce conflit. On comprend que tous les sorciers du pays sont recrutés pour se battre au côté de l'armée, que Howl refuse cet embrigadement, mais on ne nous dit jamais pour quelles raisons, et utilise ses pouvoirs pour se cacher, échappant ainsi à la "conscription", en quelques sortes. La partie concernant son affrontement avec Suleiman, la sorcière "en chef" du pays, qui sert aussi semble-t-il, de conseillère du roi, est incompréhensible, dans la mesure où l'on ne saisit ni le pourquoi ni le comment de ces scènes. Finalement, à la conclusion du film, lorsque le prince de l'autre pays est libéré du sort qui l'avait transformé en épouvantail à tête de navet (on ne sait ni par qui, ni pourquoi), Suleiman décide de mettre fin au conflit, sans expliquer pourquoi, ni même comment elle compte s'y prendre pour ramener la paix entre les deux nations ennemies, dont on ne sait toujours pas pourquoi elles ont déclenché cette guerre. L'histoire apparaît alors totalement abracadabrante.
Bref, on sent que l'histoire originale telle que racontée dans le roman dont est tiré le film est assez complexe et probablement difficile à adapter dans un film de 2h30. On a l'impression que les scénaristes ont décidé de l'aborder sous un angle particulier, l'histoire de Sophie et de son adaptation progressive à sa nouvelle condition de vieille femme, ainsi que son impact sur Howl, mais qu'ils n'ont pas su comment l'ancrer au cadre général du récit, qui est apparemment une histoire de guerre. Du coup, on reste vraiment sur sa faim.
J'ai remarqué le même problème avec le film suivant des Studios Ghibli, Les Contes de Terremer. Ayant vu tous leurs films, j'en suis venue à la conclusion que lorsqu'ils sont auteurs de l'histoire et la maîtrisent entièrement, les films qu'ils en tirent sont de vrais petits bijoux. C'est notamment le cas du tout dernier Ghibli, Ponyo sur la Falaise. Dans le cas où ils essayent d'adapter un roman, une nouvelle ou même un manga (dans le cas de Nausicaa de la Vallée du Vent), ils rencontrent tout de suite de gros problèmes au niveau scénaristique.
#Par nic la nique le 21/12/2009 à 12:56
Voila un très joli film de Hayao Miyazaki, une œuvre qui nous transporte encore une fois dans un monde magique peuplé d'êtres plus originaux les uns que les autres, des décors magnifiques avec des personnages attachants et pas trop "cul-cul", quand même un peu d'émotion mais sans jamais tomber dans le pathos.
La musique orchestrale bien travaillée et adaptée est a mon avis un des gros points forts de ce film, elle nous promène tout au long de ce voyage étrange au pays des magiciens.
Les vaisseaux métalliques et autres machines a vapeur sont époustouflants et remplis de détails étonnants, de même pour les décors et autres feux d'artifices qui nous éclatent au visage pendant le visionnage.
Pour ce qui est du scénario, c'est du lourd encore une fois avec une histoire vraiment prenante qui ne dure, a mon sens,pas assez longtemps.
Dommage que ce soit un peu trop gentillet, commercial et "tout public"!
J'ai donc bien apprécié ce nouveau film de miyazaki, mais je trouve quand meme qu'il pourrait faire des choses extraordinaires dans des registres plus extrêmes(et moins commerciaux), cela dit c'est réussi, et comme d'habitude, on attend le suivant!
#Par Scalix le 31/12/2008 à 13:27
Le château ambulant est à mes yeux l’une des œuvres les plus commerciales du Studio Ghibli. Je risque de reprendre l’opinion de Starrynight, de temps à autre, même si j’ai tout de même réussi à apprécier le film.
Dès le début, on se laisse happer par l’univers, comme dans pratiquement tous les Ghibli. Le film n’ayant même pas 5 ans, le visuel fin mêlé à une 3D sobre et très bien intégrée forme un ensemble homogène particulièrement agréable pour le spectateur.
Mais personne ne saurait réellement le contester, Ghibli règne en tant que maître dans le domaine du visuel sur le marché du long métrage. Les couleurs sont toujours aussi flashy, l’animation toujours aussi propre, pratiquement parfaite. Les décors sont pour le coup absolument somptueux. Certains environnements, comme la chapellerie de Sophie ou la chambre de Hauru regorgent tellement de détails et de couleurs qu’il est pratiquement impossible pour l’œil humain de tout analyser ; il ne peut que se délecter du spectacle qu’on lui offre.
Le scénario n’est pas en reste non plus, du moins au départ.
Sophie semble dès les premières minutes un personnage inexpressif, sans personnalité réelle. Bref, la pauvre n’a vraiment rien d’une héroïne. Beaucoup plus terne que les personnages gravitant autour d’elle, on sent l’insistance de l’auteur à vouloir la marginaliser, elle qui est plus sobre et plus sévère que tous les autres. Par exemple, alors qu’elle passe ses journées à confectionner des chapeaux extrêmement colorés et chargés, celui qu’elle porte est au contraire très simple.
Ce n’est qu’au moment de sa rencontre avec Hauru qu’elle va réellement devenir plus consistante et en un sens plus « colorée ». Sa métamorphose s’opèrera complètement dès que la Sorcière des Landes lui jettera son maléfice, lui donnant l’apparence d’une grand-mère décrépie.
Commence alors son périple vers Hauru, et par là-même le caractère très abstrait du scénario. Comme l’a mentionné Starrynight, on ne comprend pas réellement les motivations de Sophie. Elle décide très rapidement de s’installer au sein du château ambulant en tant que femme de ménage, et si les séquences s'y déroulant sont légères et agréables, on se sent un peu perdu, d’autant plus que le physique de notre héroïne est pour le moins changeant.
Le moment le plus significatif de ces modifications, qui bien sûr ne sont pas laissées au hasard, est clairement celui de la montée des marches vers le palais royal. Sophie et la Sorcière des Landes montent en même temps un escalier démesuré ; c’est une sorte de duel pour jauger leurs déterminations respectives. Alors que Sophie dépasse la sorcière, il semble que leurs physiques s’inversent. La sorcière, qui se tenait droite au départ va se tasser de plus en plus, tandis que Sophie va connaître le phénomène inverse, et va se redresser et s’amincir. Déroutant, d’autant plus qu’il n’y a pas de réelle explication.
Les personnages tournant autour de Sophie sont charismatiques, c’est indéniable. Entre Hauru, jeune éphèbe virtuose de la magie et Calcifer le démon du feu, le spectateur aura matière à nuancer le caractère un peu terne des premières minutes.
Le film ne fait pas exception à la règle des Ghibli, et nous offre une idéologie, ou du moins une sorte de philosophie de la vie. Mononoke était un film écologique, Le Château Ambulant est un film pacifiste. En effet, le royaume de Sophie est en guerre, et les magiciens doivent rejoindre les troupes et aider au combat. C’est pour cette raison que Hauru utilise un contrat passé avec Calcifer, lui permettant de libérer un terrible pouvoir. La contrepartie sera de ne plus être capable, à terme, de récupérer son apparence humaine. Ainsi, Hauru se bat contre alliés et ennemis sans distinction, puisqu’il les regroupe tous sous le nom de « destructeurs ».
Le final sera lui aussi très floue, à l’image du parcours de Sophie. Lors du premier visionnage, j’étais persuadé d’être passé à côté d’une symbolique ; lors du second, alors que j’étais moins passif, peu de choses m’ont frappé. J’en ai déduis que l’adaptation de la nouvelle était râtée, ou que Ghibli s’est amusé à rendre incompréhensibles certains passages du film. L’apparition d’un prince un peu ridicule brise l’atmosphère, au même titre que la conversion brutale de la Sorcière des Landes qui, dès la moitié du film, deviendra totalement inutile. De même, on ne connaitra pas réellement la position de Suliman, la sorcière qui a formé Hauru ; on ne pourra admettre autre chose que l’ambiguité de son personnage.
La musique passe relativement inaperçue le long du film, et l’on regrette de ne pas retrouver les envolées lyriques des films précédents.
Au final, le Château Ambulant n’est pas un mauvais film ; on sait juste qu’il aurait pu être encore meilleur. Certains passages tirés par les cheveux, cumulés au manque de profondeur de la thématique détruise considérablement le potentiel du film. Au final, il reste avant tout un divertissement, certes très agréable, mais le studio Ghibli, et surtout Miyazaki, nous avait habitué à bien plus. On regrette l’époque de Nausicaä, où le traitement du thème de la guerre était autrement plus poussé, plus mûr et plus poignant.
#Par xyplon le 18/04/2007 à 15:27
Encore un Miyazaki voila le premier constat que l'on peut faire le deuxième étant que ce dernier n'a toujours pas commis de faux pas dans l'animation. Comme à l'accoutumée, nous sommmes gratifiés d'une réalisation impeccable: dessins de qualité, imagination débordante, décors somptueux, animation au top et une ost qui colle a l'ambiance. A noter que Miyazaki réussit l'intégration de techniques modernes tout en conservant le charme qui caractérise ses productions. Le chateu ambulant et l'oeuvre du maître qui, pour moi, est la plus aboutie. En effet jamais les personnages principaux n'ont été aussi complexes de plus la galerie de personnages secondaires est attachante et varié particulierement calcifer et le chien. L'univers est d'ailleurs vraiment celui d'un conte de fée tout simplement merveilleux, dégageant une poésie délicieuse. Je pense que ce long métrage reste un de mes préférés parce qu'il a su pénétrer mon coeur, finalement peu importe l'argumentation je crois que c'est vraiment l'essentiel (cependant c'est encore plus subjectif et ne s'explique pas avec des mots).
Au final je m'y perds, donc pour clore cette critique décousue, ce film de Myazaki est comme tous les autres à conseiller vivement. La place qu'il se fera dans votre "top ghibli" dépendra plus de vos goûts que de sa qualité intrinsèque, en tout cas il figure dans le haut de mon classement, déjà un classique.
#Par kuchiki byakuya le 10/03/2007 à 16:06
Film d'animation tout droit sorti de l'esprit génial de Miyazaki, Le Chateau Ambulant est une merveille. Loin d'être le meilleur film du maitre nippon, ce film reste du très haut niveau par son coté rétro-futuriste et son imaginaire philosophique. Véritable conte de fée complexe par ses rapports entre les gens mais aussi sa conception de la liberté, Le Chateau Ambulant respire le respect et la tolérance, surtout à l'égard des personnes agés et met l'accent sur la bétise de la guerre.
Une fois de plus, il prouve que ses films se destinent à un public majeur car les enfants ne pourront pas apprécier pleinement le génie de Miyazaki. Méme si certains personnages enfantins apparaissent comme Calcifer (feu démoniaque mais doté d'une ame attendrissante), ils n'en restent pas moins des éléments complexes qui ont une utilité cachée et importante. Sophie est très intéressante car on ne sait jamais ce qu'elle pense vraiment et si ses changements physiques jouent un role important sur sa psychologie. Je regrette juste que le perso d'Hauru soit un peu raté. Pas trop mal au départ, je dois dire qu'il m'a vite énervé.
Visuellement, c'est toujours un régal et le jeu des couleurs reste encore sa spécialité. D'ailleurs, il semble que ce film soit moins "enchainé" que les autres et le visuel semble confirmer mes dires. En effet, Miyazaki laisse son imagination filer librement, chose que je n'avais pas ressenti dans ses précédentes oeuvres. Le début m'a particulièrement marqué: les couleurs sont chaudes, les décors sont magnifiques et l'animation est fluide. Mais ca ne m'étonne pas car les studios Ghibli nous ont habitué à un excellent travail.
La musique est toujours très bonne, peut-être un peu moins que dans ses autres films. Il faut dire qu'il avait déjà atteint des sommets avec Princesse Mononoké ou Le Chateau Dans Le Ciel ^^. Mais elle reste très bonne et mérite votre attention.
En tout cas, ne passez pas à coté d'une telle merveille, surtout quand elle est signée Miyazaki. Méme si vous n'étes pas fan de japanimation, ca n'est pas grave. La magie de cet homme vous convaincra et vous vous laisserez portés par le sentiment de liberté qui émane de ce film.
#Par Starrynight le 03/12/2006 à 18:12
Dernier film en date de Hayao Miyazaki, le Château Ambulant m'a un peu déçu.
On retrouve la patte du maître dans des instants de magie ou de beauté grandiose. Marque de fabrique des studios Ghibli, les paysages sont magnifiques, souvent fouillés et les couleurs bien choisies. Si la 3D est présente elle se fait relativement discrète (mais pas toujours, hélas) et on peut admirer le coup de crayon des dessinateurs. L’animation est également irréprochable.
Premier bémol : l'histoire est fouillie et le scénario peu accrocheur : que cherche Sophie au juste, une fois métamorphosée en vieille femme ? Tout le monde s’agite dans tous les sens, brasse de l’air, mais finalement on ne sait pas trop dans quelle direction on avance. J’ai lu le roman dont est inspiré ce film quelques mois après avoir vu ce dernier au cinéma et, si je me souviens bien, l’histoire était plus complexe avec davantage de personnages mais également peu claire et farfouillis.
Il manque à ce film une réelle trame du début jusqu’à la fin : il y a des historiettes qui se croisent ou se superposent mais le patchwork qui en résulte laisse un arrière-goût d’inachevé. Dans la trame de fond, on reconnaît des thèmes chers à Miyazaki comme l’industrialisation à outrance (voir le passage du train qui crache de la vapeur et noie les maisons et les rues) ou la guerre. Miyazaki qui a la passion des engins volants déploie à nouveau toute son imagination pour en concevoir des originaux.
Les personnages principaux sont charismatiques : Sophie, Hauru et ses agissements mystérieux ainsi que Calcifer, mais je leur préfère des personnages tels que Chihiro, Mononoke ou Porco par exemple. Peut-être est-ce dû au fait que Sophie nous apparaît la plupart du temps sous les traits d’une grand-mère, adorable et à l’esprit aiguisé, certes, mais malgré tout moins attachante. Notons également le chien, qui m’a bien plu par les mines qu’il prend. Par contre, les autres personnages ont beaucoup moins de saveur. Les espèces d’hommes latex qui servent de sbires à la Sorcière des Landes, sont, eux, parfaitement ridicules et sans intérêt.
Et le château me direz-vous ? J’avoue que je me demande ce que Miyazaki avait derrière la tête lorsqu’il l’a conçu ainsi. Fait de bric et de broc, il ressemble à un monstre hideux de l’extérieur et à une chaumière à l’intérieur. On peut voir ce château comme une métaphore : son extérieur est un résumé du monde dans lequel vivent les personnages : rassemble des tôles (l’industrie), des maisonnettes, des canons (la guerre), tandis que l’intérieur est nettement plus petit et rustique avec un grand feu qui chauffe en permanence et … un sacré capharnaüm avant que Sophie n’y mette de l’ordre.
Le château serait alors l’inverse de Hauru : l’apparence extérieure de celui-ci est impeccable et pleine de charme mais à l’intérieur il est rongé de souffrances et devient progressivement une bête ailée au grand pouvoir de destruction. Ou bien, je vais chercher trop loin ?
Par contre, l’idée de la porte qui ouvre sur plusieurs environnements selon le choix de la couleur est particulièrement bien trouvée.
La musique, maintenant. La bande originale du Château Ambulant est une de celle qui m’a le moins plu parmi l’ensemble des OST des films de Miyazaki. Quelques morceaux sortent cependant du lot, je pense notamment au passage où Hauru et Sophie sont environnés de bonhommes à tête d’étoile qui tournent autour d’eux en chantant. Même la chanson finale est jolie mais manque de panache. Je préfère largement la BO du Voyage de Chihiro ou du Château dans le Ciel.
Dans la liste des récriminations, je citerai encore un final avec pirouette très contestable (en rapport avec l’épouvantail) et un happy end très hollywoodien, décevant après ce à quoi Miyazaki nous avait habitué.
#Par AngelMJ le 06/11/2005 à 20:13
Chaque film de Miyazaki est pour un grand moment de bonheur. C'est donc les yeux fermés que j'ai foncé voir sa dernière création.
S'il y a bien une chose que j'aime dans les productions Ghibli, c'est cette obstinance à vouloir faire de l'animation traditionnelle, tout en y mêlant la 3D de façon discrète. Les dessins accrochent le regard, les couleurs choisies avec justesse, les personnages sont bien faits. En tout cas, nos pupilles ont de quoi se délecter. Ajoutez à cela une animation toujours aussi précise, qui rend le tout vraiment crédible.
Les personnages de ce film sont pour moi un peu moins intéressants que ce que j'ai pu voir dans les productions Ghibli. Ici, le personnage le plus intéressant est Sophie car très peu cernable. Le fait qu'elle change constamment de physique selon son humeur ou ses sentiments la rendent mystérieuse et difficile de savoir à quoi s'attendre. Un joli contraste face aux autres persos qui manquent parfois d'un peu de profondeur (note spéciale tout de même pour Calcifer, assez drôle par moment).
Là où j'ai tout de même le moins accroché, c'est concernant le scénario. Les thèmes abordés, chers à leur auteur, sont difficilement cernables dans cette oeuvre. Il y est bien question d'amour, de guerre, de magie, mais difficile d'y trouver un lien. C'est donc avec recul que l'on peut se dire que le Château Ambulant est un beau conte avec une jolie trame, mais qui souffre d'un scénario peu accrocheur ou manquant de suite logique.
Au niveau sonore, ça va avec l'ensemble. Les productions m'ayant toujours plus ébloui par le visuel que par le son, le Château Ambulant possède une bande sonore agréable et mignonne mais qui, pour autant que je m'en souvienne, ne m'a pas marqué. Niveau doublage, ayant vu le film en français, il est tout de même intéressant de voir (entendre) que c'est tout de même cohérent et bien traduit à quelques répliques près (les répliques finales... bof bof).
Je terminerai en disant que j'attends avec impatience la sortie Dvd du film. Sans doute pas le meilleur film de Miyazaki, mais une oeuvre de Miyazaki tout de même, donc forcément à voir.
#Par alce le 09/08/2005 à 20:20
Encore un film qui finit de mettre le maître sur son piedestal (on passera sur les évènements qui l'ont ammené à faire le film).
Toujours aussi maîtrisées, l'animation et l'histoire nous guident là où Miyazaki le veut bien pour une immersion totale dans ce monde.
Encore une fois, certains thèmes qui lui sont chers, la guerre et la pollution (plus discrète), sont évoqués ici.
L'animation du château à base de "collages" renforce l'impression d'étrangeté à l'ensemble.
On notera juste un raccourci facile en fin de film qui n'aurait pas forcément surpris si le film n'avait pas été signé de Miyazaki.
Encore un bon moment !
#Par Lessien le 15/01/2005 à 09:34
Le Château Ambulant est un conte de fées moderne qui est à la fois comique, poétique et léger.
Les dessins sont de très bonne qualité, l'histoire en elle-même bien recherchée (c'est une adaptation d'un roman) même si la fin (faites sonner les violons, messieurs, dames) est assez prévisible et un peu grosse... Mais bon, c'est un conte de fées, après tout.
Miyazaki nous offre une fois de plus un beau film. Peut-être pas le meilleur, certes, mais le plaisir reste entier.
On suit avec plaisir les aventures de Sophie, transformée en une vieille femme de 90 ans par une sorcière, mais qui garde les pieds sur terre, et dont les transformations tout le long du film relèvent de la symbolique.
Quand au beau magicien exubérant pour qui travaille Sophie, il est vraiment très beau, mais très particulier....
Les personnages de la sorcière des landes, et du chien-espion sont vraiment drôles. Des effets comiques et les jeux de mots abondent (notamment avec le démon-feu Calcifer (toujours le mot pour rire !)).
Belle romance, quelque peu philosophique sur les thèmes de la vieillesse, de l'amour et de la guerre qui frappe le pays.
Beau conte qui permet de passer un bon moment.
