Loveless

Loveless

Informations générales

Staff technique [liste]

  • Studio d'animation: J.C. Staff
  • Réalisation: Yuu Kou
  • Auteur: Yun Kouga
  • Chara-design: Kazunori Iwakura
  • Musique: Masanori Sasaji

Doublage

Junko Minagawa (Aoyagi Ritsuka), Katsuyuki Konishi (Agatsuma Soubi), Ami Koshimizu (Ai), Emi Shinohara (Katsuko-sensei), Jun Fukuyama (Yayoi), Kana Ueda (Hawatari Yuiko), Ken Narita (Aoyagi Seimei), Ken Takeuchi (Kaidoh Kio)

Synopsis

Après la mort de son frère, Seimei, dans des conditions mystérieuses; Ritsuka se retrouve abandonné aux côtés de sa mère et mentalement très fragile. Transféré dans un nouveau collège, il intrigue les autres élèves par son apparence impassible et son comportement froid. A la sortie des cours, il est rattrapé par Soubi, un adulte qui prétend avoir connu son défunt frère. Dans la suite, Ristuka découvre que ce dernier est le meurtrier de son frangin et qu'il souhaite faire ainsi de lui son Sacrifice.

Synopsis soumis par Mansairaku

#Par natsuo le 20/03/2008 à 19:24

Loveless... Le premier épisode m'avait un peu troublé, mais dès le deuxième, je suis devenu complètement fan. C'est d'ailleurs mon manga préféré.

Je commence par les points faibles (car même le meilleur anime a ses points faibles hélas) afin de terminer sur une note plus optimiste:

-Le Chara Design est certes très agréable, mais il reste très inferieur à celui du manga. Les personnages perdent tous énormément de leur charme (notamment Youji et Natsuo).

-Certains passages ont été coupés où modifiés. Il y a beaucoup d'effets dramatiques rajoutés. On notera une accumulation inutile de gros plans.

-La différence d'age entre Soubi et Ritsuka pourrait gêner certains, même si il ne se passe pas grand chose de grave entre eux (personnellement, cela ne m'a pas gêné).

-La série ne comporte que douze épisodes qui se terminent sur une fin incompréhensible pour ceux qui n'ont pas lu le manga. En effet, l'anime ne couvre que les quatre premiers Tomes

Pour les points forts (et il compensent largement les points faibles):

-Les personnages. Tous extrêmement riches et variés. Cela va de Soubi, au passé torturé, à Yuiko, la naïve camarade de classe de Ritsuka dotée d'une poitrine impressionnante, en passant par le "couple" Natsuo/Youji, des êtres sadiques et pervers à souhait qui peut à peut révèlent un une nature beaucoup plus attachante qu'il n'y parait au premier abord (ce sont mes préférés ces deux là^^).

-Les couleurs, très douces, voir pastelles, qui retranscrivent à merveille l'ambiance de la série.

-Le doublage franchement sublime. Les acteurs sont tous dans leurs personnages et leurs prêtent leurs voix avec un amour évident. (A noter la présence de Mitsuki Saiga dans le rôle de Natsuo qui est une de mes doubleuses fétiches).

-La musique composée par Sasaji Masanori et...YUKI KAJIURA!!!! La aussi, les musiques retranscrivent parfaitement l'ambiance de la série. L'opening est assez médiocre, mais l'ending est magnifique. Ma piste préférée est "Tragedies Seimei", chantée en français sur une orchestration sublime.

Au final: Loveless est une série à ne rater sous aucun prétexte. C'est beau, c'est intelligent, ça fait pleurer à chaudes larmes....

(ndlr: pas de publicité pour un site ou un blog dans les critiques, merci)

9/10

#Par deathangel le 21/10/2007 à 16:53

... Ahla, Loveless, quand tu nous tiens...

Je n'ai pas encore vu la série en entier, mais je ne pouvais pas ne pas poster de critique ^-^ - en étant largement étonnée d'être la première à le faire...

Je vais tenter d'être synthétique et pour cela je commence par le mot-clé de l'histoire: ambiguité.

Ce terme vaut autant pour le scénario que pour le coté sentimental et l'OST.

Première particularité: l'amour entre deux personnes du même sexe; je dirais d'ailleurs davantage amour discuté, car "amour indicible" (pour rester dans le thème =p) - et pourtant tellement prenant... On a d'une part Sôbi le torturé qui s'éprend du tout jeune Ritsuka, prototype de l'enfant/adolescent qui se cherche, se pose des questions, et qui découvre. L'amour? La souffrance? La mort? Tous ces thèmes communs au premier abord qui cependant n'échappent à personne; et qui ici, s'attaquent à une psychologie encore toute frêle, celle de ce Rituska autant en proie aux autres qu'à lui-même.
On est donc face à cet "amour" tourmenté, entre passion, désir ou tout simplement recherche affective; deux héros qui nous bouleversent donc, et dont la psychologie s'étale de manière étonnante sur une simple palette de 12 épisodes.

Par après, côté scénario, on est coincé entre passé et présent, et là aussi inévitablement l'on se pose des questions sur la personnalité de Ritsuka. Pourquoi un si cruel destin? Pourquoi des mots qui arrivent à tant nous toucher? Quel est ce passé qui hante notre protagoniste, quelle est cette fonction-clé du passé? Un anime qui ne peut laisser de glace et qui soulève questions sur questions. Je dirais qu'il est difficile de cerner entièrement ce scénario, mais la réside aussi tout son intérêt: on a ici une idée de base traduite par des notions et des images, idée qui arrive à la fois à se préciser de plus en plus tout en restant dans ce flou quasi "nécessaire". Ce flou san lequel Loveless ne serait plus Loveless..

... et qui est d'autant plus percutant car il fait partie intégrante de la trame poétique, élément absolument non-négligeable de l'animé. Citons ainsi, à titre d'exemples: la métaphore de la virginité qui plait et intrigue; l'importance des notions enfant/adulte; la beauté des images, notamment lors des combats, qui ne méritent que le qualificatif de magnifiques; la douceur ou la douleur des regards; enfin, l'aspect musical très soigné, avec notamment un chant en français (!) d'une toute beauté.

J'ai essayé de dégager les principaux aspects de cette série qui m'a immédiatement parlée et que je conseille tout de même d'aborder avec un certain recul: ce n'est pas Naruto ou Full Metal Alchemist ou il suffit de bêtement suivre l'action; il y un bon nombre de sous-entendus et de choses à constamment interpréter, d'après moi. Il n'empêche qu'une fois lancé, il est difficile de se séparer de la douce et pourtant blessante étreinte de cet anime qui fait part d'une rare sensibilité; le pouvoir d'un amour sans mots...

8/10