Macross, une série de science fiction, populaire dans les années 1980 et qui conserve encore dans ses rangs une bonne ribambelle d'otakus. Après avoir vu Macross Zero et Macross Plus, j'ai voulu me plonger aux sources de l'univers Macross (a.k.a Robotech). Ce film d'animation d'à peu près deux heures, ce qui est long pour un film d'animation, résume la série Macross de 36 épisodes.
Le film se fait remarquer par son excellence technique. Il nous agresserait presque par son insolence. Son année de sortie est 1984, et je dois dire qu'il fairait pâlir certaines productions actuelles. Le mérite revient surtout au réalisateur qui a su magné les techniques d'animation de l'époque pour nous offrir ce bijou. En effet, on observe une multitude de plan différents maîtrisés à la quasi-perfection, les combats sont fluide même sans 3D : on a l'impression que ça coule de source. De plus les émotions parviennent à nous toucher.
Une animation sans chara-design de même niveau, c'est comme un gâteau sans la cerise. On observe un dessin typique des années 80, un visage très régulier et une tendance à l'arrondi. Ce sont surtout les yeux qui se distinguent car c'est de là que provient la décharge émotionnelle. Avec tous ses reflets, on y voit défilé toutes les émotions possibles en adéquation avec l'animation des visages. Même si ces changements d'émotions se font parfois de manière basique, il faut rappeler que malgré tout le poids de l'âge commence à se faire sentir. Mais cela reste d'un très haut niveau, la simplicité n'est pas synonyme d'inéficacité.
L'ambiance musicale est pour beaucoup dans la réussite du film. Elle se veut mélancolique et calme, mais elle peut très bien accélerer lorsque le besoin s'en fait sentir. Tout au long du film, on se laisse voguer, on rêvasse. De plus, de nombreuses chansons viennent accompagner l'action, certes les paroles sont parfois niaises (cf le titre du film) , mais c'est à l'image du film: une portée idéologique simple.
Ainsi, il ne faut pas chercher un scénario très poussé car ce n'est pas le cas dans les relations des personnages. Même si le background camoufle bien la simplicité du scénario et de la fonction des personnages, on regrette ce manque de profondeur. Néanmoins, les personnages sont humains, et l'histoire est cruelle encore une fois lorsqu'il le faut. A noter que la violence, malgré le fait de combats meurtiers, est très peu présente. On suit surtout l'évolution psychologique des personnages. Des personnages simples sans être des caricatures, facile à comprendre, peut-être trop...
En conclusion, j'oserai presque dire qu'on a affaire à un chef-d'ouevre d'animation surtout pour l'époque, cependant le scénario et le côté quasi simpliste des personnages abaissent le niveau général du film. Toutefois, l'ensemble est très bon voire excellent. A la question do you remember love ? je réponds oui, je me suis souvenu grâce au film la passion que j'éprouve pour la japanimation.