Mind Game

Mind Game

Informations générales

Staff technique [liste]

Plus d'informations

Doublage

Koji Imada (Nishi), Jouji Shimaki (Chef des yakuzas), Kenichi Chujou (Atsu), Rintarou Nishi (Yakuza), Sayaka Maeda (Myon), Seiko Takuma (Yan), Tomomitsu Yamaguchi (Ryo), Toshio Sakata (Père de Myon et Yan)

Synopsis

Nishi est un mangaka méconnu, un type comme les autres, un type banal. Il retrouve un jour une amie du collège, Myon. Pendant toutes ces années, son amour pour Myon ne s'est pas éteint. Seulement, la jeune femme est fiancée, et pour lui présenter l'heureux élu, elle invite à Nishi à la rejoindre dans le bar tenu par son père.
Des yakuzas débarquent. Ils en veulent au gérant. Nishi se fait descendre. Accueilli par Dieu, il refuse de mourir et se lance dans une course avec le Saint Père, qu'il doit remporter pour réécrire le cours de son histoire. Vraiment un type banal, ce Nishi.

Synopsis soumis par Pharaoh

  • Mind Game - Screenshots #1
  • Mind Game - Screenshots #2
  • Mind Game - Screenshots #3
  • Mind Game - Screenshots #4
  • Mind Game - Screenshots #5
  • Mind Game - Screenshots #6
  • Mind Game - Screenshots #7
  • Mind Game - Screenshots #8

#Par azorni le 25/11/2010 à 13:23

"Mind Game" est selon moi un excellent film d'animation. J'ai passé un très bon moment, et pour tout dire ça faisait longtemps que je n'avais pas autant apprécié un film d'animation, car j'ai perdu l'habitude de ce format depuis que je regarde des séries.

Il y a beaucoup d'expérimentations, de délires visuels et scénaristiques dans ce film, mais ce qui est bien c'est que ça ne m'a jamais paru excessif, et ça ne nuit donc pas au récit.

Pas facile à mon avis de décrire ce film sans spoiler. L'histoire n'est pas particulièrement originale, mais elle est bien traitée et sans fioritures. Disons que c'est l'histoire d'un jeune homme qui se voit donner une seconde chance après avoir été tué de façon pitoyable. Il embarquera alors deux de ses amies dans une aventure assez classique car très "jonasienne".

Le point fort de cet animé c'est la forme. Le style de dessin, melant différentes techniques, peut paraître assez déroutant au début, mais c'est tout de même pas mal et il faut s'y faire, ça vaut le coup. Les graphismes sont extrèmement généreux : beaucoup de plans, pas toujours liés au récit, mais c'est pas grâve. Tout cela contribue à placer une ambiance et à défendre la "thèse" du film, parfaitement résumée par une phrase à la toute fin du film.

Bref : des couleurs, de l'action, des délires visuels, le tout servant assez bien une histoire assez classique mais rondement bien menée.

J'hésite entre 8 et 9. J'ai mis beaucoup de très bonne notes ces derniers temps, donc je me contenterai d'un 8 cette fois.

8/10

#Par Calinhorely le 18/11/2010 à 22:49

Je le dis sans exagération : VOUS DEVEZ REGARDER CET ANIME ! ! !
Avant d'aller plus loin, sachez que cette critique est 100% positive mais que c'est normal car on parle d'un chef d'oeuvre ultime ! Attention : critique de fan absolu !

On attendais une révolution artistique depuis longtemps,
on a d'abord cru que ce serait James Cameron qui nous l'apporterait, il a raté le coche,
on a ensuite préféré attendre patiemment sans trop rentré dans le lard de la création contemporaine...

L'attente est finie mes frères, le nouveau messie est arrivé ! Il se nomme MIND GAME !

MIND GAME c'est une révolution non seulement dans le monde de l'anime japonais, mais tout simplement dans le monde du cinéma ! ! !

Avec ce chef d'oeuvre ultime, nous rencontrons l'univers de Terry Gilliam qui se mélange aux mondes de Alexandro Jodorovsky, le tout réalisé par une espece de génie à la Stanley Kubrick sous amphétamines et par conséquent au somment de son art !

Vous lisez cette critique et vous vous dites sans doute que j'exagère !
hé bien j'aimerais exagéré ! mais non...tout ce que je dis est vrai !

Ne cherchez pas plus loin, après MIND GAME, le cinéma vous semblera avoir un nouveau goût, comme si l'animation japonaise venait d'ajouter une ultime épice dans le gloubi-boulga indigeste qu'est devenu le monde de l'image animée aujourd'hui, une épice qui apporte un nouveau goût, un goût explosif !!

Trêve de louanges non fondées, passons à une petite analyse plus technique :

L'animation : Elle est parfaite ! Les mouvements sont démesurément fluides et exagérés, les angles de vues sont dynamiques, les travellings sont révolutionnaire, la mise en scène est inventive à souhait et la photographie est signée par un génie !

Le film se paye même le luxe d'avoir trouver une solution ultime au grand défaut de l'anime japonais : l'immobilité constante des visages. On pensait avoir contourné l'obstacle avec le "Super Deformed", ici, on fonce la tête la première dans l'obstacle et on innove : on utilise de vrais visages, parce que, en plus d'être pratique, ben c'est plutôt joli !

Le scénario est quand a lui inexistant, ou plutôt sur-existant en réalité ! Trop tarabiscoté et trop danse pour que l'on puisse en saisir toutes les nuances. Nous voguons entre le film de gangster, le film d'action, le film d'aventure. Le tout enrobé par une immense réflexion philosohique ainsi qu'un délire Meta-physique digne des plus beaux penseurs de notre ère (la rencontre avec dieu présente dans l'anime est d’ailleurs l'une des plus belle et des plus réussie jamais imaginée).

A noter que la scène de le fuite hors de la baleine restera très longtemps sans égal, je prend le paris pour dire qu'il faudra au moins 20 ans pour faire mieux que cette scène en matière d'animation ! (Disney étant dépassé depuis longtemps, je m'adresse aux studios pixar, dreamworks, Gonzo...afin qu'ils se mettent au travail dés maintenant !).

Au final, MIND GAME c'est le dessin-animé dont rêvait Stanley Kubrick et Jean Koenen quand ils étaient petits...

10/10

#Par Kenji Endo le 03/04/2009 à 21:14

MIND GAME est un manga qui montre que le genre peut se transcender plastiquement.
Je ne préfère pas parler de l’histoire, je vous laisse le plaisir de la découvrir comme j’ai apprécié de le faire un matin sans savoir quoi regarder, sans m’attendre à quelque chose, est justement, c’est dans ces moments là, en plein beau temps, que Mind Game devient une perle.

Je peux vous assurer que ça fout la pêche ! Votre bonne humeur s’en souviendra. Il ne faut pas réfléchir, ni chercher d’histoire ou de logique, ce qui compte est de se laisser séduire par le graphisme et les personnages qui deviennent vraiment attachants malgré leur aura anonyme.
Ça évolue sans cesse, ça part de partout, c’est l’odyssée du spécial, un big bang de surréalisme super colorisé ça faisait bien longtemps que je n’avais pas eu un tel trip (depuis Bill Plympton sur « l’impitoyable lune de miel » ou « des idiots et des anges » récemment). Je suis encore sur les retombés du film et les visuels m’imprègnent encore dans des moments évasifs.
Grace à ce film, j’ai eu envie de me faire une rétrospective du Studio 4°c.
Ensuite, je comprends qu’il y en a qui ont détesté ce film, certaines approches graphiques sont inhabituelles (notamment l’utilisation de texture photo pour les gros plans.. enfin vous comprendrez), mais bon, pour ma part, Mind game vous envoie un message du type : « on s’en fout de l’histoire, de la façon de faire un film d’animation, il n’y a pas de règles, du moment qu’on est transporté, nous sommes libre de nous faire plaisir, sans prétention, on a pris notre pied à se déchainer pour chaque séquence, nous espérons ne pas vous avoir choquer. »

Je le conseille à ceux qui aiment les trips surréalistes à la Tankgirl, 1001 nights, Amer beton.

Je pense qu’il faudra retenir ce nom : Yuasa Masaaki

10/10

#Par El Nounourso le 17/12/2008 à 20:52

Il y a des films qu'il est préférable de visionner sans savoir de quoi il en retourne, et Mind Game est de ceux-là. Le scénario est tellement grotesque que je préfère ne pas spoiler pour ceux qui n'ont pas encore lu les (excellentes) critiques précédentes. J'essayerai donc de rester évasif quant au contenu de l'aventure.

En tout cas ce long métrage ne ressemble à rien d'autre, et on reconnait bien là la patte de Yuasa. Visuellement, j'aurais bien du mal à dire si c'est beau ou moche, mais en tout cas c'est stupéfiant d'inventivité. La fameuse scène de sexe est à ce titre un petit chef-d'oeuvre, une merveille graphique qui ne peut laisser de marbre.

Il arrive aussi qu'un passage nous scotche par son caractère insolite, sa vulgarité ou sa violence crue. On s'attend alors à ce que la plaisanterie s'arrête là, que le film rebondisse et embraye sur chose... mais non. Yuasa dépasse parfois les bornes et ose aller jusqu'au bout de ses délires. Du coup on ne sait pas vraiment comment réagir, on lâche un "putain !", un ange passe et, enfin, on sourit.

Car Mind Game est drôle. Vraiment drôle. On s'amuse de l'absurdité des situations, des réactions des personnages, des libertés du design ou de petits détails glissés avec malice. Alors bien sûr, tout ne fait pas toujours mouche. Il n'empêche que personnellement je ne me suis jamais ennuyé. Le manque de structure de l'histoire en déstabilisera plus d'un, c'est certain, mais l'expérience mérite d'être tentée.

Un OVNI j'vous dis !

8/10

#Par AngelMJ le 22/04/2006 à 22:04

Mind Game, ou le résultat du travail d'un studio où les réalisateurs fument sans aucun doute des substances illicites. J'entends pas là que Mind Game est un film complètement barge, très éloigné des productions classiques. Rencontre avec un film étonnant et original.   
   
Ce qui saute littéralement au visage du spectateur, c'est le graphisme. Bien que possédant un style conducteur, l'ensemble change souvent et brusquement. C'est pourtant le point fort du film. Les changements brusques et rapides de style graphique dynamisent l'ensemble, le rendent vivant. L'oeil du spectateur est captivé et n'en perd pas une miette. Que ce soit pas la 2D, 3D, des photos, de la peinture, Mind Game est une expérience visuelle à part entière, une oeuvre totalement contemporaine.   
   
Cependant, peut-on miser uniquement sur l'aspect visuel? Bien sûr que non. C'est pour cela que le Studio 4°C a trouvé un scénario pour son film à l'image de son visuel : déjanté. Coupé de façon visible en deux parties, le spectateur est invité à suivre les aventures de Nishi, jeune homme de 20 ans, un être assez banal. Et pourtant. Ce dernier va aller d'aventures en aventures, mangeant des brochettes avec une amie d'enfance à grosse poitrine, tapant la causette avec Dieu, faisant une course poursuite avec les Yakuzas, faisant de la danse dans le ventre d'une baleine, bref, que des choses banales quoi.   
Le côté fou et complètement invraisemblable du scénario et de ses personnages collent parfaitement avec le côté hétérogène du visuel, rendant l'ensemble très dynamique et extrêmement jouissif.   
   
Mais le gros problème de Mind Game, et qui justifira ma note, c'est en réalité sa chronologie et son déroulement, qui viennent littéralement obscurcir ce tableau haut en couleurs. En effet, le rythme accuse pas mal de temps mort ou de passages à vide. Les scènes s'enchaînent parfois très maladroitement et certaines sont carrément trop longues, plongeant le spectateur dans un ennui grandissant. Là est le point faible. Si certains passages sont réussis et vraiment agréables à suivre, certains sont complètement ennuyeux voire soporiphiques. Une réelle déception quand on voit la qualité visuelle du film.   
   
En résumé, Mind Game n'est pas un mauvais film. Il est visuellement impeccable, procure une expérience visuelle unique et possède vraiment un charme à part entière. Il accuse malheureusement beaucoup trop de longueurs et de schémas narratifs discutables. A voir au moins une fois, ne serait-ce que pour les graphismes.

6/10

#Par Pharaoh le 15/08/2005 à 11:48

Dès la première parcelle de celluloïd, les doutes s'évanouissent : nul besoin de discourir, cette excentricité-là est un enfant des studios de Morimoto. C'est bien cette même originalité formelle qui anime le film, cette même démence dont Mind Game s'est fait une incarnation. Osé par Masaaki Yuasa, le long-métrage est une pièce plus que jamais en marge des banalités.

La surprise surgit et ne cessera de surgir tout au long de l'histoire. D'abord, le visuel, mariage de toutes les techniques : tour à tour, l'animation prend des airs de long-métrage d'amour "live", de course-poursuite infernale aux allures de Dead Leaves, de danse improvisée sur fond de ventre de baleine ; les personnages s'agitent, sans trêve, galopent incessament, emportés dans une spirale d'absurdité absolument succulente. Mélange inédit et ravageur, un peu rude au premier abord mais vrai plaisir après assimilation. Il y a une volonté d'abolir les clivages presque tangible : c'est un broyage des principes, des préjugés et des poncifs auquel le spectateur est convié.

Jamais la structure n'avait été aussi malmenée : une frénésie s'empare du film, lui fait adopter les chemins les plus insensés et les plus jouissifs. Le contexte n'est plus qu'une abstraction, le prétexte devient pilier de toute une doctrine. Mind Game est un terreau pour toutes les folies narratives. L'expérience se place comme une tentative approfondie de Nekojiru-So. Car Mind Game est plus qu'une étrangeté, c'est un vertige. Et la musique déverse encore un peu de piment, légère et furieuse, certes sans virtuosité, mais présence obligatoire à toutes les acrobaties.

Et derrière ce dénigrement décapant des règles préétablies, derrière toute cette fulgurance, derrière cette intelligence du comique jaillissante, s'esquissent une morale et une diatribe, discrètes et simples. Car les protagonistes, embarqués malgré eux dans ces élancées lyriques hilarantes et déroutantes, vont apprendre à survivre, à s'aimer, à se considérer eux-mêmes, à vivre ensemble, à s'affranchir de leur servitude à l'égard de la technologie. Un message facile mais sans mièvrerie, nouvelle prouesse de Yuasa.

Ambitieux et nouveau, zigzag brindezingue entre alcoolisme et hallucination, symbiose totale entre un verre de ricard et le réalisateur, Mind Game n'est pas un tour de perfection. Des redondances, des longueurs, des cassures de rythme sans adresse, des erreurs de procédure ; les déviances de Yuasa semblent parfois incontrôlées, le tempo faiblit, l'acidité perd de son efficacité, devient un peu douce. Et comme le film y va sans ambage, grand déballage de verve, les plus réfractaires n'y saisiront rien, n'essairont pas même d'en saisir l'essence, d'en sentir les effluves.

Mais tout de même, ce jeu d'esprit est à vivre.

7/10