Ninja Scroll (Film)

Informations générales
- Format: Film
- Année: 1993
- Titre original: Jubei Ninpucho
- Nombre d'épisodes: 1
- Site officiel: http://www.madhouse.co.jp/work...
- AKA:
- - 獣兵衛忍風帖
- - Wind Ninja Chronicles
- Relations: 1 fiche en relation
Staff technique [liste]
- Studio d'animation: Madhouse
- Production: JVC, Madhouse, Movic, Toho
- Réalisation: Kawajiri Yoshiaki
- Chara-design: Minowa Yutaka
- Chara-design original: Kawajiri Yoshiaki
- Auteur: Yamada Futarô (roman)
- Musique: Wada Kaoru
Version française
- Licencié: oui
- Titre français: Ninja Scroll
- Editeur: Manga Video
Doublage
Emi Shinohara (Kagerou), Kouichi Yamadera (Kibagami Jubei), Takeshi Aono (Dakuan)
Synopsis
Jubei est un vagabond, un soldat errant, le sabre en main, le chapeau enfoncé sur la tête et la langue bien pendue. Jubei aime taquiner les gens, faire le mauvais plaisantin avec les géants monstres qui veulent sa peau et faire le charmeur avec les jolies demoiselles. Parallèlement, au plus profond de la forêt, une petite armée de samouraïs se fait massacrer par un étrange assassin et seule une jeune femme survit. Jubei va se mêler bien malgré lui à une aventure macabre...
Synopsis soumis par Pharaoh
#Par dregastar le 03/12/2011 à 14:17
HEIN QUI ? QUOI ? HEUU... NINJA SCROLL.
HOOWWW WHAT'S THE FUNK !?
Acte 1: ANTICIPATION.
Ninja Scroll est peut être le mal, qui sait..?! Il date, il use et abuse à outrance de scènes à caractère sexuel et ose même à un moment donné aller trop loin pour les plus sensibles et/ou les plus puritains, et ça se comprend autant que cela se respecte. Ninja Scroll se déverse et nous baigne dans des hectolitres de sang et de violence à répétition jusqu'à nous en abrutir ou presque. Mais j'en suis pas loin de me demander à quoi peut bien servir ce film..
Ninja Scroll fait sûrement tout ça pour masquer une faiblesse de scénario et un manque de travail sur les personnages, c'est ce qui me vient à l'esprit là.
Alors en gros on a une pseudo-intrigue un peu politique où un ronin va s'allier à un p'tit vieux sorti de nulle part et à une femme ninja qu'est là pour jouer la potiche de service et remplir le quota de lolos dans l'anime. Ok, et puis ensuite le héros, on lui met une bonne gueule, un humours cinglant, on évite de le faire trop parler pour qu'il ait l'air classe, paraisse mystérieux et masquer ainsi un cruel manque de dialogues. On va le suivre à s'embarquer comme dans un jeu vidéo pour défoncer et découper tout ce qui bouge et se présente devant lui. On essaiera faussement de nous faire croire qu'il a des difficultés, car ses adversaires sont de plus en plus forts et que lui paradoxalement il a de plus en plus de mal, mais gagnera encore et toujours.
Aucune surprise en faite de ce coté, c'est téléphoné et cliché au possible. En plus de ça, on devine facilement qu'il va séduire la potiche jusqu’à s'enticher d'elle pour que le film puisse remplir son quota de romance et s'en sortir avec un scénario qui ressemblerait presque à une vraie histoire. De celles qui jouent sur toutes les palettes d’émotions, proposent du grand spectacle et, ici surtout, essaient d’atténuer l'idée qu'on lui prête qui n'est que de vouloir nous choquer. En réalité ce film ne montre rien du tout et a le culot de se faire passer pour une grande oeuvre. J'applaudis et c'est là l'idée en spectateur lambda (ou même en amateur) que je me fais du genre mais je suis déçu d'un anime qu'il vaut mieux éviter comme la peste, lui comme ses congénères tout aussi crus et sans coffre ni intelligence qui pullulent assez fréquemment sur nos écrans en cette époque folle et bien décomplexée.
Acte 2: RÉACTION.
Bon là, je vous avouerais que je viens de mentir outrageusement et volontairement ! Oui, parce que en réalité, je suis fan de ce genre et de ce film. Ce que j'exprimais plus haut n’était pas mon opinion mais celle d'un proche qui a réagi ainsi mot pour mot ou presque. Bon alors, en ce qui me concerne ce film que je viens juste de découvrir, je vais en parler en sachant que tout a été bien dit avant moi par mes confrères plus bas sur cette page. Sachez que Ninja Scroll le film ma giflé et correctement en plus. Mais je l'en remercie et j'en redemanderai bien une autre.
On a là une oeuvre d'un genre bien précis et ça a été un ovni à l'époque où elle est sortie en proposant ses codes du genre comme : le sexe, le sang, la violence et la démesure. L'univers de Ninja Scroll est particulier et il peut choquer un grand nombre de gens (encore aujourd’hui) et diviser, ça c'est sûr. A cause ou grâce à son pseudo-coté vulgaire et superficiel et bien assumé, notons le. Mais Ninja Scroll peut plaire au néophyte ou aux aficionados d’œuvres du genre assez brutal et manichéen comportant des combats a foison. Ninja Scroll c'est un mix ou un cocktail molotov de ce que tout fan de films ou d'animes d'action, d'arts martiaux, de supers pouvoirs, de créatures bizarres et de femmes pulpeuses, rêverait. C'est un eldorado de l'imagination sans limite où sont conjugués le Japon féodal, la tradition des films de sabres, le glamour et le gore avec une mise en scène a la Ricains pour dynamiser et sublimer la violence. De ce fait, pour qu'elle nous soit montrée telle qu'elle est et qu'elle pourrait être, on retrouve aussi, peut être inconsciemment, de cette violence qui est en chaque être humain et que chacun cache en lui. Ceci-dit elle est magnifiée parce qu’il y'a quand même une morale dans ce film, elle n'est pas juste gratuite et nous présente l’éternelle opposition du bien contre les forces du mal. Ici il s'agira pour notre ronin de défier et vaincre des démons, car le parti pris de l'auteur est que ce héros évolue dans un monde brutal et sans pitié. On n’est jamais spectateur pour rien car on apprécie, c'est une oeuvre qui sait utiliser les ingrédients pré-cités et mettre en lumière tout ces personnages, les principaux comme les secondaires, les méchants comme les gentils. Et ça plait, bien qu'ils puissent paraître clichés ou peu approfondis pour certains. Le cas du héros principal ? Eh bien il me parle et pas qu'à moi, pour la simple et bonne raison qu'il est bon de voir un héros dans ce style carnassier et qui en dit peu sur lui. Pour lui, tout est possible et on voudra le voir suer et souffrir avant de s'en sortir, non sans qu'il se soit départi d'une certaine "idée" de la classe que beaucoup apprécient chez ce type de héros solitaire. L'action et les personnages c'est le moteur de cet anime et le réacteur qui lui permet de décoller et de défiler devant nos yeux. C'est pas trop le scénario j'ai envie de dire mais plutôt l'imagination luxuriante, débordante, insolente et généreuse de l'auteur qui porte Ninja Scroll vers les sommets.
Celui-ci propose du divertissement pur et dur et se donne vraiment de la peine pour le rendre crédible, et ça marche!
Combien de fois j'ai lâché des oeuvre parce que c'était trop gros? Je ne les compte pas, mais là le tour de force est somptueux parce qu'on y croit et on a envie d'y croire.
Comment il fait, je ne sais pas mais j'adhère et je conseille ce film aux amateurs de mix ou de cocktails de ce genre.
Combien d’œuvres utilisent de manière pèle-mêle: le sexe, le sang,la violence à outrance et se cassent les dents ou nous ennuient? Énormément, car ils sont dépourvus d'âme, de scénario ou de ce p'tit détail qui rend crédible la chose et nous donne envie de poursuivre. Il manque du talent, et celui qui est à la barre de ce film en a à revendre, et je me vois me le refaire Ninja Scroll et partir aussi découvrir les autres oeuvres de cet auteur, que je découvre tout juste ceci dit en passant.
Alors Ninja Scroll est à ranger à coté de ces bijoux de l'animation qui, avec un genre pouvant laisser penser qu'on joue sur de grosses ficelles et de subterfuges pour attirer les voyeurs en masse, va en fait réussir le tour de force de proposer un anime qui ne sera pas exempte de défauts bien sûr, mais sera néanmoins bourré de qualités qui en feront une oeuvre capable de traverser le temps et de marquer des générations. Quoi qu'on en dise ou pense, c'est un fait, cet anime fait le boulot, encore mieux que ne le feraient des productions actuelles et même futures. Je veux pas casser du sucre sur d'autres mais voilà..
Ninja Scroll fera jaser et/ou sera sujet à divers reproches, sera détesté mais au prix de combien d'heureux qui auront trouvé là une oeuvre qui propose du lourd comme pas deux!
Acte 3 : CONCLUSION.
Je suis bien obligé de terminer cette critique pour dire que le seul défaut c'est peut-être que j'aurais voulu que le passé de certains personnages soit plus approfondis, que la romance dans l'anime le soit aussi, et qu'il soit réalisé avec les moyens d'aujourd'hui. Mais bon sur ce dernier point j'ai rien à dire. Rien à dire parce qu’il a bien traversé les années .. Je suis bluffé. Alors je le situerai tout de même en dessous de Kenshin Tsuiohi Hen au niveau de la romance, car celle-ci aurait rendu les chose plus épiques et consistantes peut être. Et je le mets au-dessus d'Afro Samurai, même si ce dernier excelle dans la violence et le surpasse dans l'animation. Ninja Scroll est beaucoup plus violent et possède des personnages au charisme supérieur je trouve.
Je rajouterai qu'à l'instar d'un Redline c'est du "200% ACTION", avec un peu plus de neurones quand même. En tout cas l'histoire et les combats s'y enchaînent avec les mêmes vitesse et nervosité que les bolides furieux de ce dernier.
LES PLUS : Ça date et c'est du tout bon encore - Japon féodal et surnaturel - Violent et cru- Des combats d'enfer - Des personnages charismatique - Une histoire correcte, une mise en scène dynamique, talentueuse et une OST digne des films de samurai du grand cinéma des années 80 et 90.
LES MOINS : Ça date et ça peut en rebuter certains mais (je me répète) c'est pas un vrai défaut, car je trouve qu’il a bien traversé le temps et a été créé au moment où il a été créé, on n'y peut rien ma foi - Manque de temps ou de travail pour bosser, pour donner plus de profondeur à certains personnages et à certaines connexions - D'après les observateurs il existe une série du même nom, mauvaise. Et c'est bien dommage car le héros Jubei, j'aurais volontiers encore suivi ses aventures sur un autre format.
Là où je le situe en comparaison des animes que j'ai cité plus haut et dont j'ai déjà fait la critique, c'est à 8,5 car c'était grandiose, du bon travail de la part de l'auteur et de l'équipe technique de l'époque. Un grand bonheur pour l'amateur d'action et de divertissement que je suis.
Donc 8,5. Un grand merci et tout mon respect à monsieur Yoshiaki Kawajiri, qui me fait penser et bien croire que je viens de découvrir là un maître du genre..
Je vous souhaites une agréable séance et bien sûr vous devinerez qu'avec son contenu ce film est "reservé a un public averti".
Voila j'en ai fini, merci de m'avoir lu et c'est tout pour moi.
#Par GTZ le 03/06/2011 à 18:31
Ninja Scroll, le Kakana dans toute sa splendeur !
Ninja Scroll, c'est quoi : une pure explosion de violence faite avec soin et passion. Kawajiri Yoshiaki, dans son élément, nous livre un spectacle puissant dans les règles de l'art.
Une histoire prenante, avec son lot de rebondissements, interpréter par des personnages charismatiques, bien construit. En gros c'est simple et efficace, la machine est bien huilée pour nous offrir un pur moment d'action.
Un Ronin, des Ninja et des mecs vénères
Avec un rythme effrénée, dans Ninja Scroll on n'a pas le temps, on suit les aventures de Jubei le Rônin (samouraï sans seigneur), maître de l'art du sabre, accompagné de Kagero la ninja à la triste destinée. Jubei, prit dans une histoire qui ne le concerne pas mais dans laquelle il va se révélé étroitement impliqué, va nous offrir le spectacle tant attendu. Drame, affrontement mortel, combat au sabre de folie, Ninja Scroll ne lésine pas sur les moyens. Tout est là pour bien nous divertir. Les antagonistes ne sont pas en restes, véritable méchant, ils ont eux aussi leurs différentes histoires et implications. Mais surtout ils sont là pour nous donner ce qu’on attend le plus en regardant ce film : de la bête de baston !
Et ça tranche sévère !
L’action est au rendez-vous, on nous l’a promit et on ne nous a pas mentit. Kawajiri, à sa recette : de l’action, de l’action et de l’action. Jamais un temps mort, dans Ninja Scroll, ça se fout dessus non stop. Je vous l’ai dit, il a pas le temps le Jubei. Et ce n’est pas n’importe quelle baston qui nous est servit. Non, non, c’est du grand art. Les affrontements contre les commandants du Shogun de l’ombre, sont violent, brutale. Caméra collé au combat, on n'est au plus près de l’action, les images frappent (ou plutôt tranche), le rythme est là. Pas de virvoletage, ni de surenchère, juste l’efficace, le tranchage net, le coup de bourrin, les passes d’armes déchainés, l’anime de sabre dans toute sa splendeur.
Et ça finit à l’ancienne !
Le film est un déchainement d’action, qui se poursuit en montant de manière presque exponentielle. Les affrontements se font de plus en plus violents, jusqu'à un final, dans la plus pure tradition. Jubei, il blague pas !
On pourra bien entendu reprocher, une histoire simpliste, des personnages assez stéréotypés pour certains, de la violence et du sexe souvent gratuits, mais bon c’est à l’ancienne. C’est de la bonne anime où le créneau sexe et violence est ici, non pas un défaut, mais l’empreinte d’un style. La bonne pâte de Kawajiri. Vous voulez de l’action, des samouraïs, des ninjas, du sexe, de la violence, du bon gros divertissement poilus. Ninja Scroll est pour vous.
Bam, tient prend des coups de tête ! C’est efficace !
#Par Deluxe Fan le 05/01/2011 à 23:33
Ninja Scroll : No More Heroes
Je continue ma découverte de l’œuvre de M. Kawajiri en m’attaquant à Ninja Scroll, qui est après tout son film le plus célèbre.
L’histoire de ce long-métrage d’aventure/action, vous la connaissez tous. Non pas que vous ayez tous vu le film, mais celui-ci propose une ligne scénaristique vraiment simple et classique. Le héros Jûbei est un rônin, un samurai sans maître, qui vagabonde dans ce Japon médiéval. Bien vite il va se retrouver impliqué dans un conflit opposant divers clans, ainsi que le gouvernement et le... Shogun des Ténèbres !... Par un concours de circonstances, il va faire équipe avec Kagero, une femme ninja et Dakuan, un vieux croûton envoyé par le gouvernement pour faire la lumière sur cette affaire. Leur but ? ben tout défoncer sur leur passage et vaincre le vilain méchant.
En voyant le changement d’univers par rapport aux autres Kawajiri que je connais, je me suis dit que j’y trouverais d’autres notions. En réalité j’ai retrouvé dans ce film tout ce que j’avais vu dans Wicked City et Demon City.
On a donc droit à une succession de combats ininterrompue, sauf pour quelques dialogues rapides. Les combats sont toujours fantastiques, les ennemis ayant des pouvoirs toujours aussi impressionnants. Plus de huit combats en une heure trente, ça ne s’arrête pas une seconde, vous en aurez pour votre argent.
Le trio des personnages est plaisant, mais en 90 min il est toujours difficile de développer convenablement ce côté-là. J’ai néanmoins grandement apprécié le fait que les personnages ne se battent pas tant pour des grands idéaux abscons mais par devoir, voire par nécessité. Au début tout du moins, car les motivations évoluent au fil du scénario (pour Jûbei c’est flagrant).
Le film comporte énormément de combats mais aussi une touche romantique, la relation entre Jûbei et Kagero se mettant en place de manière naturelle et progressive. Elle m’a rappelé un peu la relation Tomoe-Kenshin dans Tsuioku Hen… Ça spoile grave, hein ?
Comme prévu, un peu de sang et un peu de sexe seront à prévoir. Pas au niveau de certaines des œuvres précédentes du réalisateur, mais on aura quand même un viol ou deux, et des serpents qui sortent du vagin… Mais bon quand on connaît le monsieur, rien de bien méchant.
Au niveau de la réalisation, Madhouse nous fournit encore un petit joyau, un condensé de tout ce qui fait que j’adore l’animation des années 90. Le fait que l’ambiance soit un peu moins sombre que dans les films précédents me faisaient penser que l’on profiterait moins des couleurs particulières des films précédents, mais la scène de combat dans un bâtiment éclairé par le coucher de soleil, entre autres, a dissipés mes doutes. Le tout, bien sûr, accompagné d’instruments japonais traditionnels comme on aime.
Je conclurais en disant qu’il est logique que Ninja Scroll soit un des Kawajiri les plus connus, l’ambiance étant moins trash et l’univers plus abordable pour le grand public, à mon humble avis. Et au risque de paraphraser mes collègues là-dessous, je dirais que Ninja Scroll est un très bon divertissement animé, en plus d’être un classique de la japanime. N’hésitez pas si vous en avez l’occasion.
Les plus
- Du combat, du combat et encore du combat
- Très bon personnages
- Assez cru
Les moins
- Kawajiri = kitsch
#Par El Nounourso le 08/12/2009 à 01:34
Ninja Scroll, c'est un film d'aventure comme on n'en fait plus. Le genre qui ose un scénario bébête prétexte à une suite d'épreuves sous forme d'affrontements à mort. Trois personnages s'allient contre une bande de démons sanguinaires avec, pour chacun, des motivations propres. Ainsi, Jubei est contraint par la bonne vieille technique du "je t'empoisonne donc tu m'obéis afin de récupérer l'antidote", Kagero mène une enquête pour son clan et Dakuan bosse pour le gouvernement des Tokugawa (car oui, les démons sont à la solde du shôgun des ombres, un revanchard Toyotomi). Du coup, nos trois larrons forment une équipe assez hétéroclite : un vagabond beau gosse, un ninja belle gosse et un vieux croûton. Forcément, un truc se passe rapidement entre les deux premiers...
Rien de foncièrement original, c'est certain, mais une fois de plus Kawajiri parvient à mettre en place une atmosphère de grande qualité. Comment me direz-vous ? Eh bien c'est simple ma bonne dame : des méchants mitonnés avec amour, des combats extrêmement dynamiques (mise en scène et animation vraiment top, surtout pour 1993), une bonne louche de gore et une pincée de sexe. Pas du genre ecchi, ça non, plutôt de l'explicite, de la tentative de viol ou des trucs du genre "j'ai un serpent venimeux qui me sort du vagin" ou "viens là que je t'immobilise avec des cordes pour te glisser mes doigts baveux où je pense". Quel coquin ce Kawajiri, mais on ne lui en veut pas, tant ça colle à l'ambiance démoniaque de son histoire.
Ninja Scroll possède un charme désuet qui le rend irrésistible et éminement sympathique. De l'aventure, de la baston, de la romance, de la cruauté... Tout ce qu'il faut pour s'amuser le dimanche après-midi.
#Par kuchiki byakuya le 07/09/2007 à 03:43
Pas fan des histoires de samouraïs et de ninjas en temps normal, j'avoue avoir été séduit par celle-ci, notamment grace à un héros charismatique.
Catalogué dans la catégorie action, il ne fait aucun doute que ce fim nous divertit parfaitement, sans que l'on ait besoin de réfléchir. Un gentil, un méchant, une histoire d'amour, le cocktail idéal pour faire un bon divertissement. Cependant, il faut quand même admettre que l'histoire tente de sortir de ce schéma simpliste en pimentant un peu le scénario. Rien de grandiose, non, juste de quoi avoir ce petit truc en plus qui le diversifie des autres films du genre. Et le pari est gagnant car les petites histoires de chaque personnage pimentent un peu le contenu, le tout enrobé par une musique traditionnelle de toute beauté.
Ninja Scroll se distingue aussi par son héros, comme je l'ai mentionné plus haut. Jubei est exactement le type de héros que j'affectionne pour son coté "je m'occupe que de ma gueule" mais qui, en réalité, cache un grand coeur. Il est très bien secondé par une jeune femme ninja au passé tragique et par un pépé rusé comme un renard. Quant au méchant, là aussi, je dis oui car son secret est original et laisse présager de bonnes choses (sans parler des 8 démons qui l'accompagnent, eux aussi réussis).
Mon seul gros reproche concerne le chara-design. Certains peuvent le trouver charmant mais, personnellement, il m'a vraiment énervé. Les persos sont plutot réalistes, le décor est bien fourni mais il y a ce quelque chose de "vieux" qui m'a désappointé. Au début, je n'y prétais pas d'attention particulière mais au fur et à mesure, je n'ai pas pu m'empécher de regarder les défauts.
Je dois aussi admettre que la fin me laisse perplexe. Ce n'est pas du tout celle que j'imaginais et, bien que ce ne soit pas un problème en soi, elle m'a beaucoup déçu, surement à cause de l'issue trop facile à mon gout. Je pensais vraiment voir quelque chose de plus recherché mais au final, c'est exactement ce à quoi je m'attendais.
Film de divertissement, le pari est rempli. malgré les quelques bémols que j'ai relevé, j'ai passé un agréable moment. Mon sentiment final est plutot positif.
#Par HerrV le 05/11/2005 à 20:22
Un peu décevant. Le dessin reste encore bon, et n'a pas trop vieilli, les musiques cadrent avec l'ambiance, même si elles restent plutôt discrètes, c'est le mix' " histoire de samouraï/ninja" & l'ambiance plutôt SF/fantastique japonais qui ne m'a pas trop convaincu.
L'histoire aurait pu être superbe, et le film devenir un animeé culte, s'il n'avait manqué ce petit quelque chose qui distingue un aimé d'un autre ; j'oubliais, l'animé n'est pas pour enfant, même si la violence est contenue, il y a une scène de cul un peu crue, et le fond général de l'animé reste plutôt sombre. C'est pas un Disney... :p !
Il n'empêche que ça se regarde très bien une fois, mais pas plus. On pourrait rapprocher le film de l'ambiance d'un Rurouni Kenshin, le dessin étant bien entendu différent, mais avec quelques similitudes dans l'approche traditionnelle de l'imaginaire Nippon du guerrier japonais.








